Nés sous X…(Part Two)

Posté le Dimanche 8 février 2009

Retrouver la suite sur   Les sentiers de ma jeunesse

lafternews @ 23:19
Enregistré dans Breaking the news, Too Net
Good Vibrations

Posté le Lundi 2 février 2009

 Walk On the Blue Line est heureux d’accueillir Nathalie Giraud, la fondatrice de Piment Rose…Elle est la première a avoir répondu favorablement à notre invitation et inaugure ainsi le cycle d’entretiens, intitulé « Speak easy » .

Il y a sur votre site une sous – rubrique « sex – toys » designer et une autre intitulée ambiance déco, l’esthétique semble avoir une grande importance pour vous . Quelle est la part de la création dans vos produits ?

La part de création pure, dans le design produit ? C’est très peu à l’heure actuelle. Il nous faut faire un choix entre la distribution vente pure et la « création – distribution ».

Aujourd’hui, on se place au niveau de la distribution du produit et le conseil qui s’y associe.

La création, c’est aussi une question d’opportunités. Il faut tout à la fois respecter la demande (du consommateur) et maîtriser les impératifs techniques.

Comment se dispatche la distribution ?

On peut dire qu’à ce jour Internet représente, 60% des ventes, le reste se répartissant de façon égale entre la vente par téléphone / catalogue, l’activité grossiste et les soirées sex – toys.

Le capital confiance joue un rôle prépondérant : certes, les clientes et clients viennent vers nous après avoir découvert nos catalogues, notre site, ou par le bouche à oreille mais ils ou elles sont motivées également par le plus du conseil.

Y a-t-il des « collections » dans votre secteur comme on en retrouve dans la haute couture ?

Enfin un secteur où la sexualité ne varie pas en fonction des soldes et des modes ! Ce

que je veux dire c’est qu’on ne peut pas parler de réelles collections, comme dans le prêt-à-porter. Par contre depuis trois ans il y a des tendances nettement affichées : le mauve (il y a 2 ans), le pastel, ou le rose tendre.

La luminosité influe aussi sur le comportement des acheteurs : ils peuvent en fonction de l’ensoleillement de leur région être à la recherche de couleurs douces ou au contraire plus vives.

D’où viennent les produits ?

Nous en trouvons en Europe, au Canada, aux Etats-Unis, et en Chine. La Roumanie, par exemple, se distingue par ses fabrications en verre et en pyrex.

Quels sont les projets de Piment Rose ?

Un nouveau site arrive, plus épuré, habillé, relooké de façon à mettre en avant nos spécificités, la philosophie de Piment Rose sera davantage exposée. Il sera éclectique et ouvert sur le monde.

Le discours se doit être en adéquation avec notre message : ce qui nous importe c’est la relation aux autres.

 Y aura-t-il des nouveautés, je pense aux jeux vidéos, à la B.D. ?pipi78bd01.jpg

Selon moi, les opportunités ( d’offrir de nouveaux supports) naissent d’abord de rencontres que l’on peut, par la suite, développer avec nos partenaires. Nous sommes, alors, en mesure de traduire les besoins des personnes. Nous pouvons ainsi adapter l’offre partenariale aux attentes des client(e)s.

Piment Rose et vous-mêmes êtes l’objet d’une couverture presse dont nous nous sommes fait l ‘écho dans ces colonnes. Comment l’approche du sujet, encore tabou il y a quelques années, se fait-elle aujourd’hui ?

Nous avons beaucoup de feed back (retour) des articles qui nous sont consacrés, des interviews accordés et des émissions auxquelles nous participons.

Côté journalistes, on ne trouve plus cette peur de traiter de la sexualité et l’on colle, ainsi, au plus près à la réalité.

Nous assistons même parfois à une surenchère dans la façon d’aborder le sujet, dans le cas des chaînes TV, ce qui donne des approches très directes.

Les thérapeutes nous aident aussi sur notre chemin de la re-connaissance tel Alain Héril dans son dernier livre les Continents Féminins (un chapitre est consacré à Piment Rose) ou encore le Dr Gérard Leleu dans Le Traité des orgasmes pour lequel j’ai écrit l’annexe sur les sextoys.

Les médias continuent-ils à agrémenter leurs programmes de Piment Rose ?

Ma façon de s’exprimer sur le sujet de la sexualité et de la relation amoureuse interpelle car elle est directe, franche et claire, dans le respect et le non jugement ! Si conseils il y a, ils sont souvent pratiques et ancrés dans une réalité de vie concrète. Je donne des clés, libres à chacun de les adapter pour ouvrir leur propres portes et

Je participe très souvent à des « talk-show » sur les radios comme

Radio Parenthèse, Sud Radio ou France Bleu Azur et nous aurons peut-être une nouvelle expérience télé avec Canal +.

Quant aux magazines presse ou sur Internet, notre collaboration reste variée et très présente.

La réponse sans question

J’avais l’étiquette « marchande de sex-toys » , avec mon livre « Plaisir » , j’ai pu être associée à autre chose que la vente, le commerce. J’ai acquis une « légitimité de terrain », d’expérience. Le produit nous permet de vivre, mais ce qui nous intéresse avant tout c’est de faire bouger les choses, que l’on se pose les bonnes questions, que l’on soit à l’aise dans sa propre sexualité, dans les relations à soi d’abord, et puis aux autres.

arton195704efc1.jpg Merci à Nathalie

A celle qui ose

A celle qui marie

Le Piment à la Rose.

lafternews @ 10:57
Enregistré dans Speak Easy
Vallourec….A l’ombre des derricks

Posté le Dimanche 25 janvier 2009

Vous souvenez-vous de cet album de Lucky Luke, intitulé « A l’ombre des derricks » ? Un scénario construit à partir de la découverte d’un gisement de pétrole, au lieu-dit Old Creek, près de Titusville, en Pennsylvanie, le 27 août 1859, par le « colonel » Edwin Drake. Cet évènement provoqua la ruée vers l’or noir.04522csu1.jpg

http://www.drakewell.org/

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=18590827

http://www.bangbangluckyluke.com/tele_cinema/tele_cinema_detail.php?no_episode=114

Aujourd’hui, le célèbre cow-boy aurait fort à faire, pour faire régner l’ordre, dans l’univers très « raffiné » du brent…Voici quelques pistes pour mieux comprendre le groupe, spécialiste des tubes sans soudure.  

L’histoire de Vallourec se joue des deux côtés du Rhin. Elle mérite qu’on s’y attarde car cette société para-pétrolière cotée en « bourses » (Londres, Francfort, New-York) fait régulièrement parler d’elle : tantôt Vallourec rime avec OPA, tantôt avec Bolloré…Rimes riches bien sur.

En ces temps de crise où les annonces d’O.P.A. sont assimilées à des sauvetages in extremis(Alitalia, Fortis), on a prêté l’intention, à plusieurs reprises par le passé, notamment à des milliardaires russes souvent proches du pouvoir, de s’intéresser de prés à Vallourec, ce qui avait pour effet immédiat de faire monter les cours.

A tel point qu’on se demandait si le seul moyen de faire grimper le cours était cette Arlésienne Publique d’Achat, qu’on ne voyait jamais venir.

Et pourtant les articles de presse annonçant l’opération étaient d’une précision helvétique…(NDLR : une banque suisse, sensée être impliquée dasn le montage, avait été citée par les médias )

Exemple :

« Sur Tradingsat.com – Vallourec serait l’objet d’une offensive russe.

« A1574r242621.jpg en croire un article du Sunday Times, le milliardaire Alisher Usmanov aurait décidé vendredi d’acquérir auprès de Vincent Bolloré une participation d’une valeur de 570 Millions d’euros au capital de Vallourec.Les choses ne s’arrêteraient pas là et Usmanov, qui siège au conseil d’administration du géant Gazprom, aurait chargé BNP  Paribas de le conseiller en vue d’une OPA sur Vallourec. Une offre pourrait être lancée au cours des deux prochaines semaines, par l’intermédiaire de Metalloinvest, le conglomérat dans lequel Alisher Usmanov détient une participation majoritaire. »

Lundi 12 Novembre 2007

http://www.lavf.com/news-bourse/Vallourec_Cible_d_une_OPA-VK-0000015284.html

A Paris on la connaît sous le nom de VK, et le moins qu’on puisse dire c’est que chaque publication de résultats fait l’objet de nombreux commentaires sur les forums des sites boursiers.

Il faut préciser aussi qu’elle est étroitement liée au nom de Vincent Bolloré, l’homme d’affaires se manifestant par de fréquents « allers-retours » (vente et achat de titres), sa participation ou son retrait provoquant même de véritables séismes au niveau des cours.

Le petit monde de la finance se disant que si Bolloré se retire, la valeur ne vaut plus rien !

Aujourd’hui il détient 2,12 % du capital …(sources site Vallourec)

On estime que les plus values réalisées entre 1998 et 2004 ont participé à la construction de sa fortune actuelle. (Wikipedia)

Exemple :  Le 22.03.2007   Vallourec: Bolloré gagne 12 fois la mise

 « J’ai acheté pour 1 000 euros d’actions en Bourse. Hier, j’ai revendu mes actions en encaissant 12 000…C’est ce que nous a expliqué hier Vincent Bolloré, via un communiqué de l’AMF annonçant se descente sous les 5% du capital de Vallourec. Le golden breton précise 100415091.jpgqu’il a cédé pour 377 millions d’euros de titres avec une plus-value de 345 millions…Qui dit mieux ? Par l’odeur du gain alléché, et dans le sillage de l’homme d’affaires, nombreux ont été les investisseurs à se ruer sur le fabricant de tubes dont la capitalisation a enflé jusqu’à faire son entrée dans le CAC 40. Depuis ce coup de clairon qui a porté le titre à la une de la presse boursière, Vallourec pique du nez. En 3 mois l’action a ainsi perdu plus de 20%. Et rien ne dit que la correction soit suffisante pour acheter. Selon Eric Meniger (Natexis Bleichroeder), il faut s’en méfier.   Mais la simple évocation d’une rumeur sur le sujet fait piquer du nez le titre. Le destin de Vallourec, sauf coup de barre stratégique, est celui d’une valeur comme Total : une tirelire brinqueballée par le marché pétrolier. Ni plus ni moins. Bolloré, lui, a visiblement trouvé mieux ailleurs. »

http://bourse.blogs.challenges.fr/archive/2007/03/22/vallourec-bollor%C3%A9-gagne-12-fois-la-mise.html

On se penchera donc, d’une part, sur l’histoire de Vallourec, ses activités, l’historique de son cours de Bourse, ses projets et d’autre part sur la galaxie Bolloré.

L’or du Rhin…

« En 1886, les frères Mannesmann, issus d’une famille de forgerons et qui possèdent une fabrique réputée de limes, déposent un brevet révolutionnaire. Ils réussissent à fabriquer des tubes d’acier sans soudure par simple laminage. Leurs tubes servirent en 1890 dans le Caucase à poser le premier pipeline au monde. Un second oléoduc, terminé en 1907, fut pendant des décennies le plus long pipeline du monde.»

http://www.europipe.com/22-2-Historique.html

Stratégie et Diplomatie…  c’est L’Atlas !

« 1556669wm1.jpgDans  la région de Fédala, les frères Mannesmann avaient fait, dés 1902, l’acquisition d’une grande  superficie de terres qu’ils avaient mises en exploitation suivant le système d’associations agricoles. Les frères Mannesmann, originaires de Remscheid, étaient au nombre de six, l’aîné s’appelait Reinhard. Ils s’attachèrent par eux-mêmes et par un réseau d’informateurs  à obtenir des renseignements sur les gîtes possibles et ils prenaient des options par différents intermédiaires sur les terrains. C’est ainsi qu’ils fondèrent une compagnie spéciale pour l’exploitation du Maroc, la Marokko Mannesman Cie….»

PORT DE MOHAMMEDIA : Histoire

http://www.mtpnet.gov.ma/Vpm/Maroc%20Maritime/ports/PortsAtlantiques/Mohammedia/historique.htm

«Pendant les années 1909 et 1910 une nuée de chercheurs de fer allemands s’abattirent sur la future Libye, symptôme assez effrayant au moment même où les frères Mannesmann, d’accord avec la diplomatie impériale, donnaient tant de tablature aux ambitions marocaines de la France .»

http://www.cosmovisions.com/ChronoLibye.htm

Naissance d’un tube….

« Les sociétés qui constituent les racines du groupe Vallourec ont été créées, pour la plupart, au cours des dix dernières années du 19ème siècle en France et en Allemagne suite à la découverte des frères Mannesmann en 1884. L’une d’elle, située à Montbard, en Bourgogne, a été introduite à la bourse de Paris dès 1899.

Le groupe, né du rassemblement de ces différentes sociétés prend le nom de Vallourec en 1957: il est coté à la bourse de Paris.

Au fil des années, suite à diverses acquisitions, Vallourec devient, en France, le seul fabricant 731039841.jpgde tubes sans soudure et de gros tubes soudés et le plus important producteur de petits tubes soudés et de tubes étirés à froid. Le Groupe se développe dans des débouchés variés, en particulier les joints premium pour l’industrie pétrolière, les produits pour l’automobile, ainsi que les travaux publics.

En octobre 1997, le Groupe se hisse à la position de leader mondial dans le domaine des tubes d’acier sans soudure en regroupant ses usines de tubes sans soudure avec celles de Mannesmannröhren-Werke au sein de VALLOUREC & MANNESMANN TUBES, détenue à 55 % au démarrage, puis à 100 % courant 2005. »

http://www.vallourec.com/fr/decouvrir/historique.asp

 Sur le site de la société on trouve toutes les informations relatives aux filiales, aux activités (Pétrole & gaz, Energie électrique, Mécanique, Pétrochimie, Automobile ), son implantation, l’organigramme….

http://www.vallourec.com/fr/decouvrir/activites.asp#

C’est la Samba Japonaise…

Quand VK s’associe avec le géant Sumitumo, en vue de l’implantation d’une usine au Brésil : 

 «Moreover, we decided to invest in a company in Brazil established by the French steel manufacturer Vallourec Group and Sumitomo Metal Industries, Ltd. Through this joint venture, we plan to carry out integrated operations from blast furnace processing to the production of seamless pipes beginning in 2010.»

 http://search.sumitomocorp.co.jp/english/index.php?q=vallourec&site[]=ir&page=2

Acquisitions chez l’Oncle Sam 

aa0004281.jpg «Boulogne-Billancourt, le 5 mai 2008 – Vallourec, leader mondial de la production de tubes en  acier sans soudure, annonce ce jour avoir obtenu toutes les autorisations réglementaires (dont celle du Department of Justice américain) nécessaires à l’acquisition auprès de Grant Prideco des sociétés Atlas Bradford® Premium Threading & Services, TCA® et Tube-Alloy™. »»

http://www.info-financiere.fr/upload/FCCNS010441_20080505.pdf

Verluca  …L’Homme du serrail

«Né le 22 janvier 1944, à Chambéry, en Savoie, il poursuit des études élitistes. Il est en effet un des illustres élèves de l’Ecole Polytechnique, Promotion 1963. Il y cotoie Guy Dollé (ancien président d’Arcelor) et Jacques Attali (conseiller de François Mitterrand). Pierre Verluca complète sa formation par un diplôme de Génie chimique à l’Ecole Nationale Supérieure des Industries Chimiques de Nancy. Il obtiendra également un diplôme d’Etudes Comptables Supérieures. »

http://www.edubourse.com/guide/biographies.php?bio=pierre-verluca

 «Le président du groupe Vallourec a fait ses études aux lycées d’Aumale, à Constantine (Algérie), puis au lycée Saint-Louis. Dans ce lycée parisien, Pierre Verluca était interne en même temps que Jean Chabanne. « Nous n’avons jamais été dans la même classe ni en hypo ni en taupe, précise-t-il. Mais je garde le souvenir d’un garçon sérieux, bosseur et bon camarade. »Denis Linglin n’était pas non plus dans la même classe de maths spé au lycée Saint-Louis. Les deux jeunes hommes se sont ensuite mieux connus à Polytechnique qu’ils intègrent en 1963. « Pierre Verluca n’était ni meneur, ni chahuteur, se souvient le camarade de promo. Il n’était pas membre de la « khômiss » comme moi, chargée des chahuts et animations à l’X. » A la sortie de l’école, Pierre Verluca se classe 220e sur 300. « Ce qui veut dire que, comme pas mal de taupins ayant travaillé dur pour réussir le concours, il s’est laissé quelque peu vivre pendant ses deux années d’études et que sa tête était ailleurs. »

http://www.journaldunet.com/economie/magazine/dossier/grands-patrons-comment-etaient-ils-au-lycee/pierre-verluca-s-est-relache-a-polytechnique.shtml

J’ai du bon tabac ls0084651.jpg

Le groupe Bolloré, créé en 1822, figure aujourd’hui parmi les 500 premiers groupes mondiaux.  

A lire absolument…  Vincent Bolloré : l’ex-roi du papier à cigarettes, nouvel empereur des médias ?

Publié le 17 novembre 2004 par Daniel Sauvage

«Grandiose destin que celui de cet héritier dont la famille  avait fondé en Bretagne le papier à cigarettes OCB : une PME dont le nom, OCB, signifie Odet-Cascadec-Bolloré. L’héritier, formé à la finance au sein de la Compagnie Financière Rotschild

C’est ainsi que, avant de s’attaquer véritablement aux médias, Vincent Bolloré a construit en peu de temps un conglomérat : transports maritimes, plantations tropicales, lignes ferroviaires en Afrique, fabrication de papiers spéciaux, de papiers à cigarettes (Zig Zag, Job, OCB) et de films plastiques, commerce de cigarettes en Afrique francophone, distribution de produits pétroliers en France, activités financières, et participations minoritaires dans des entreprises industrielles  Et il a pris des positions stratégiques dans des entreprises sans rapport évident les unes avec les autres : Vallourec, Ingenico, Mediobanca (grande banque d’affaires italiennes)…»

http://www.acrimed.org/article1823.html

Le web propose d’accéder directement ou indirectement à un grand nombre d’informations sur Vincent Bolloré et son groupe.  Le « copier/coller » ne serait pas d’une grande utilité…

 http://wwwbollore.com/

 ca2341.jpghttp://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Bollor%C3%A9

http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Bollor%C3%A9

http://direct8.directmedia.fr/

 Par contre certaines filiales sont au coeur des « dessous de l’actualité ».

Africa…. 

Je suis amoureuse d’une terre sauvage

Un sorcier vaudou m’a peint le visage  

Avant de s’interesser à une composante du Groupe Bolloré à travers le regard du journalisme d’investigation, une mise au point s’impose.

  1. Depuis l’antiquité les marchands se glissent dans le sillage des gouvernants, parfois ils en sont même les émissaires (Exemple : Charlemagne et Isaac, son émissaire auprès du Khalife de Bagdad ) donc rien de nouveau sous le soleil ….

  2. Par ailleurs, le monde merveilleux du business étant ce qu’il est, il faut se rendre à l’évidence : l’appel d’offre, quand il existe, ira au plus rapide, au plus audacieux, au plus « persuasif ».

  3. Le troisième point et ce n’est pas le moindre : les sociétés et leurs dirigeants, sans être philanthropes,  veillent à  garantir du travail à leurs salariés, avant d’envisager des solutions « alternatives » : chômage ou délocalisation.

  4. En conclusion, les relations commerciales des compagnies Françaises, notamment avec le continent Africain, empruntent parfois des chemins de traverse : le plus difficlile est de savoir à quel endroit se situe la ligne rouge .

  5. Pour ce qui est de l’attribution des marchés internes, je ne suis pas suffisamment au fait de la Rex Publica, pour m’autoriser des commentaires….Le « volatile », c’est ainsi que le Général de Gaulle appelait le Canard Enchainé fait cela mieux que moi.

Logistique …Paris Dakar ?bld0570981.jpg

«SDV Logistique Internationale est l’un des groupes leaders dans l’organisation du transport et  de la logistique.

D’origine française, déployé aujourd’hui sur 88 pays avec 26 000 collaborateurs, SDV Logistique Internationale appartient au Groupe Bolloré qui rassemble 31 000 personnes à travers le monde.

Spécialiste reconnu dans tous les métiers du transport et de la logistique, SDV Logistique Internationale conçoit pour ses clients des solutions sur-mesure en utilisant les moyens les plus modernes»

 http://www.sdv.com/sites/sdv/corporate/profil.aspx

Bakchich et Rue 89, consacrent régulièrement des papiers au Groupe Bolloré…En voici deux extraits :

« Le FMI lui-même a trouvé à redire à l’attribution « de gré à gré » du terminal à container du port d’Abidjan. Un léger « manque de transparence ». Chinois, saoudiens et dubaiis sont à l’affut. D’autant que ces derniers ont déjà réussi à dribbler Bolloré à Dakar. Et ce malgré l’intense cour faite à Abdoulaye « Gorgui » Wade. »

«D’abord invitation sur Direct 8, la télé de Bolloré, pour laisser aller le président sénégalais à son péché mignon, la médiatisation. Puis envoi d’émissaires réputés proches de la smala présidentielle. Alain Madelin, François Léotard…  . Las, la Dubaï Port World a remporté le contrat de 534 millions de dollars. Vexant, Bolloré n’a terminé que bon dernier de l’appel d’offres. « D’abord ils ont voulu nous la faire à l’ivoirienne, sans appels d’offres, confie un conseiller de Gorgui. Ensuite, Dubaï promet la livraison du port du futur en 2011 et de nouveaux investissements dès 2008, quand Bolloré a proposé 2012 pour le réaménagement et 2022 pour la livraison du nouveau port ».

 http://www.bakchich.info/article1345.html

stk17797cte1.jpg«Il faut dire que le groupe Bolloré est lui-même très présent au Gabon, comme ailleurs en Afrique, dans le transport et la logistique portuaire. Le journal de Bolloré n’allait donc pas compromettre un tel lien en évoquant frontalement les sujets qui fâchent, abordés via les déclarations du Parlement gabonais ….»
http://www.rue89.com/2008/04/11/dans-ses-journaux-bollore-caresse-bongo-dans-le-sens-de-lego

On retiendra quand même, pour en revenir à Vallourec, que le cours a connu une progression incroyable, et Vincent Bolloré n’y est pas totalement étranger  :

Plus haut 10 ans (18/06/2007)

243.25

Plus bas 10 ans (03/03/1999)

4.96

 http://www.zonebourse.com/VALLOUREC-4723/cotations/

Un monde sans pitiè

Le principal concurrent de Vallourec s’installe fermement sur le marché américain. Début 2007, l’Argentin Tenaris rachète l’Américain Hydril pour 1,7 milliard d’euros après avoir acquis Maverick, un autre industriel américain, quelques mois plus tôt. Une offre sur laquelle Vallourec n’a pas souhaité surenchérir.

Mais le duel entre le Français et le groupe argentin installé au Luxembourg pourrait devenir plus frontal. Il y a quelques mois encore, Vallourec faisait l’objet de rumeurs de rachat par… Tenaris.

http://www.journaldunet.com/economie/magazine/tendances/global-challengers-boston-consulting-group/5.shtml

http://www.tenaris.com/en/default.aspu108716081.jpg

Il est temps de quitter ce « Far-west » non sans avoir poussé la chansonnette :

I’m a poor lonesome cowboy
I’ve a long long way to home

lafternews @ 19:54
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Ma petite entreprise… les Préliminaires

Posté le Mercredi 14 janvier 2009

Pierre Lazareff, Pierre Desgraupes, Pierre Dumayet et Igor Barrère vous présentent Cinq colonnes à la une,

Ce soir un reportage exceptionnel sur les sex-toys….

Est-ce par goût de la provocation, ou le fait de mon imagination, mais j’aurais aimé voir   la stupéfaction de la France des années soixante,

  • celle Du Général, et du très érudit Georges Pompidou ( il fut l’auteur de l’Anthologie de la poésie française, éd. Hachette, 1961), 2001914400011.jpg

  • la France de feu l’Ortf qui censura, le 13 décembre 1971, Maurice Clavel, ce dernier quittant le plateau de l’émission « A Armes Égales » après la diffusion de son film avec cette phrase : « Messieurs les censeurs bonsoir ! »,

  • en bref j’aurais voulu voir le choc des générations…Un remake de la Douce et Vieille France prise dans l’explosion de mai 68, le tout en prime – time.

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I00019053 

J’aurais souhaité être le témoin privilégié de ce face à face avec notre société des années 2000, et son corollaire la liberté sexuelle.

Les mots sont lachés : sexe et liberté….

Les uns vous citeront en exemple le combat mené par les associations, les avocats, les médecins, Simone Veil et Lucien Neuwirth et disserteront  sur cette liberté qui fut aussi gagnée sur les bancs de l’Assemblée.

D’autres vous parleront de misérabilisme et de criminalité, en expliquant que derrière l’expression « industrie du sexe » se cachent la prostitution, la pornographie, et toutes les dérives liées au sexe.

Le sujet ne sera donc abordé ni à la façon du « Droit de Savoir » ou de « Confessions Intimes» , ni à la manière de « Vie Privée, Vie Publique» , encore moins dans le style « Capital » ou « Zone Interdite »…

Je ne sais pas faire…

L’article de ce jour va parler d’amour, et du jeu de l’amour, (un petit coucou à Marivaux) à travers une société et sa fondatrice, qui ont donné du sexe une image romantique sans être coupée de la réalité.

px0880241.jpg Pour ceux qui l’auraient oublié : si l’on se retrouve à deux, d’un commun accord cela va de soi, sur un oreiller, ( et ailleurs…) à se conter fleurette, c’est peut être, d’abord, parce qu’on s’aime.

Certes ce n’est pas tous les jours la fête mais comme le disait Musset : le plaisir des disputes c’est de faire la paix !

L’amour se conjugue, se décline : il y a donc des imparfaits, des passés simples, des conditionnels, quelques impératifs, et surtout des futurs.

C’est le message de Nathalie Giraud, créatrice de Piment Rose…

Petite parenthèse historique : les sex toys et la lingerie au fil des siècles

La Lingerie :

Si vous avez un peu de chance vous tomberez, nez à nez avec ce superbe reportage de Playboy

« An Overview of Ladies’ Underwear » by William Iversen, models photographed by Frank Laffitte and Richard Fegley – Playboy Juillet 1972

Sinon, on peut se diriger vers d’autres portails : la lingerie fait recette sur la toile :

Deux extraits puisés chez Blue et Capstyl…

« Avec l’apparition dès nouvelles matières (nylon en 1936, Lycra en 1960…) et de technologies permettant les imprimés et fantaisies, les soutiens-gorge et la culotte deviennent des objets de séduction alliant confort et esthétisme. Le Strech, le satin, la soie, la résille, la mousseline… s’emparent du marché des sous-vêtements. De nouvelles formes également, les strings et tangas dans les années 90 qui se fondent sous les vêtements. La tendance est au couvert invisible »

http://www.blue.fr/femme/histoire-lingerie.html0493601.jpg

« Trois siècles plus tard, nouveau bouleversement: montrer la naissance des seins est chose permise, sinon souhaitée. Dans le duché de Bourgogne, les femmes arborent une ceinture sous la poitrine pour remonter le corsage. Même si certains prédicateurs et le clergé s’en offusquent, les seins sont dressés, mis en évidence. Immortalisée par Jean Fouquet, Agnès Sorel (favorite de Charles VII) lance même la mode du sein dévoilé. Un seul, suggestif. »

http://capstyl.chez.com/histling.htm

Les Sex Toys :

L’intégralité du texte qui suit se retrouve sur Press and Play

« On retrouve même des illustrations de godemichés dans le Kâma-Sûtra, preuve qu’il

n’existait pas autant de tabous en Orient et que la notion de plaisir avec un accessoire était pleinement assumée.

En Occident, ce n’est qu’à partir du XVIIème siècle que l’ on assiste à l’apparition des

marchands de godemichés confectionnant des modèles sur-mesure.

En 1869, Georges Taylor invente le premier vibrateur à vapeur. Très vilain, encombrant, il laissera vite sa place à un vibrateur mécanisé à manivelle, alors largement utilisé pour soigner l’hystérie féminine, grâce au massage clitoridien. Pour l’anecdote : on pouvait soigner 6 patientes en une heure ! En 1900, figurez vous qu’une collection de vibromasseurs électriques et à essence a été présentée, lors de l’ Exposition Universelle à Paris ! Et oui !

 Après 1900, on assiste en un siècle seulement, à une véritable révolution : le 0878261.jpgvibromasseur devient plus petit et portatif (1905), et est intégré dans des catalogues de vente par correspondance (1918). Le vibromasseur arrive peu à peu dans la publicité et les féministes revendiquent son utilisation dans les années 70… »

http://www.pressandplay.fr/presse/sextoys.pdf

Le blog Chocolat Cannelle présente quant à lui le livre et le DVD de Christian Marmonier Godes’story – L’histoire du sex toy

http://chocolatcannelle.canalblog.com/archives/2008/11/01/11188323.html

Nous reviendrons par la suite sur l’ouvrage co-écrit par Nathalie Giraud.

Fermons la parenthèse

 Je vous convie, tout d‘abord, à lire deux interviews accordés par l’ordonnatrice de nos plaisirs, pour mieux appréhender la genèse de Piment Rose : de Sex in the City à aujourd’hui.

Nous poursuivrons, ensuite, cette vue en rose, par le blog et le site de celle que la blogosphére appelle « La bonne fée ».

Nous terminerons, enfin, sur la toile, à la Poursuite du Diamant …Romancing the Pink Pepper.

Il y a quelques années, j’avais écouté avec assiduité l’intervention de notre Working Girl sur RMC. Brigitte Lahaie l’avait invitée dans son talk show.

http://www.rmc.fr/blogs/brigittelahaie.php

Après l’émission j’ai bondi sur le téléphone pour appeler le standard de Piment Rose. Le dialogue qui suit est absolument véridique :

Question : Quel sex-toy me conseillez-vous d’offrir à une femme qui n’en a jamais essayé.ispc0280411.jpg

Réponse : le premier sex-toy qu’un homme offre à sa femme, c’est une rose..

Depuis leur dossier de presse n’a cessé de s’épaissir : Le Midi-Libre, Elle, Radio France Bleu Azur, Sud Radio, RMC, M6 Zone Interdite….

Par l’étrange lucarne

«  L’idée de créer Piment Rose est vraiment née d’une rencontre entre amies autours de pop corn et de chocolat en regardant la série américaine Sex in the City ! en direct des USA en 2002. »

« le concept Piment Rose répond aussi à une véritable philosophie dont le partage d’information est clé. Je pense que son originalité vient de ce qu’il renvoie non seulement une belle image du couple mais qu’il favorise le dialogue.  »

Interview Nathalie Giraud par Frédéric Vignale Le 7 mars 2006

http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article1957

Préjugés et tabous

Nathalie explique dans un autre interview paru le 15 décembre 2008, sur Wikine:

« On ne trouvait rien en France, j’ai demandé qu’on me ramène des produits des Etats-Unis pour pimenter ma propre vie amoureuse. J’ai répondu à un désir personnel et à une attente des femmes.»

W : L’introduction des sex-toys en France, ça s’est passé comment ?

600195bl1.jpg « Je me suis beaucoup inspirée du modèle anglais. J’ai vécu 15 ans en Angleterre et ils avaient une approche beaucoup plus ouverte de la sexualité qu’en France. Les réunions sex-toys, c’était très courant. Les boutiques étaient ouvertes sur la rue, ça ne gênait plus personne, il y en avait même à l’aéroport.»

 « En France, il a fallu d’abord vaincre la gène et instaurer le dialogue. Avant 2005, les principales ventes que nous faisions, c’était de la lingerie : 80% de lingerie et 20% d’accessoires érotiques. Maintenant c’est le contraire, on vend 5% de lingerie et le reste c’est des sex-toys.»

http://www.wikine.fr/interview-de-nathalie-de-piment-rose_2445.html/2

Le Site  

Dans sa recherche de la bonne stratégie marketing, la société se devait avant tout de mettre en avant une conception de l’amour (spirituel), le concept Piment Rose, en étant la traduction (matériel) .

La réussite tient au refus du modèle classique que l’on connaît sur Internet, c’est-à-dire l’approche commerciale agressive avec une connotation érotique parfois douteuse, à la limite de la vulgarité.

Plus qu’un site marchand, l’espace se devait être convivial avec des infos, des services, une boutique où les mots clefs sont le jeu et la gourmandise. Bref il fallait qu’une femme ou un homme s’y sente bien au point d’y revenir souvent. Par ailleurs, il y a un effet de surprise, les brésiliens parlent de « jogo de cintura», qui agit de telle sorte qu’on ne sait jamais quel nouveau « lapin », quelle nouvelle rubrique, la Fée du Web va nous sortir de son chapeau.  L’objectif a été largement atteint.   http://www.pimentrose.biz/ 

Le Blog :

                                        « Tu verras mon stylo emplumé de soleil

Neiger sur le papier l’archange du réveil »

Claude Nougaro

Elle aime écrire et manie la plume avec dextérité. Ses coups d’cœur, ses coups d’balai,u200835201.jpg  ses thématiques, ses secrets d’alcôve, sont autant d’occasions de donner libre cours à son imagination, de distiller dans ses billets quelques gouttes d’un esprit féminin aiguisé, saupoudré d’une passion culturelle pluridisciplinaire…et comme le dit Cyrano : à la fin de l’envoi , elle touche.   

http://nathalie.pimentrose.net/

« Le livre s’intitule Plaisir, il est signé Hilda Hutcherson et Nathalie Giraud : son originalité ? Il est « livré » avec un sex toy ! Il ne parle pas d’orgasme à tout prix ni de culte de la performance, mais donne des conseils intelligents et avisés pour répondre à toutes les questions pertinentes et impertinentes que vous vous posez sur votre sexualité.

Le Dr Hilda Hutcherson est gynécologue et enseigne l’obstétrique et la gynécologie à l’Université de Columbia. Elle signe également la rubrique « Sexe » du magazine Glamour et est auteur de nombreux best-sellers aux Etats-Unis. »

http://www.mylittlebuzz.com/?post/Le-livre-Plaisir-vendu-avec-un-sex-toy-721

Bruits et Chuchottements

Apparemment cette variété de solanacée a séduit le web…

http://forum.doctissimo.fr/doctissimo/fantasmes/piment-rose-sujet_152918_1.htm

http://www.elle.fr/elle/site/wikio/novembre-2008/love-sexe/4-piment-rose

http://www.psychologies.com/liens-utiles.cfm/lien/677/Piment-rose.htm

http://www.impudique.net/2008/02/le-1er-et-le-2-mars-piment-rose-fait-chauffer-le-moteur/

42165456151.jpg Dans une deuxième partie nous  aborderons les projets de Nathalie, ceux de Piment Rose,  l’aspect économique sera aussi évoqué : le développement des differents types de  vente, la création, la distribution …et l’ultime question : la Toy’s Story est-elle aussi victime de la crise ?

lafternews @ 21:55
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Evariste Galois…Le génie romantique ( Part One)

Posté le Mardi 13 janvier 2009

Vous rependrez bien un peu de Lagarde et Michard

De ce siècle, sur lequel on a tant écrit et tant parlé, on dit qu’il est celui du Romantisme : aa0110761.jpgun  immense mouvement social, politique et culturel où s’entremêlent, passions et révolutions, épopées et tragédies historiques.

C’est le temps des grandes plumes : Zola , Lamartine, Hugo, et des pinceaux inspirés : Monet, Van Gogh ou Renoir….le temps de la Reine Victoria et de Karl Marx.

La fièvre romantique déferle sur tout l’Europe.

Les musiciens, peintres, sculpteurs, écrivains et poètes révèlent leur génie créateur : ce siècle est passion.

La révolution industrielle se propage avec son cortège d’inventions, de découvertes, d’innovations mais aussi avec les premières prises de conscience des classes sociales : ce siècle est raison.

Les scientifiques, médecins, physiciens, astronomes, botanistes, archéologues, laisseront aussi leurs empreintes dans la mémoire collective de l’humanité…Pasteur, Champoléon, Laennec; mais c’est au coeur de cet univers bien souvent impalpable, que découvrent les mathématiciens, que nous allons nous transporter.

La France se relève peu à peu de la tourmente Napoléonienne…Nous sommes en 1815. Les personnages qui vont défiler tout au long de cet article sont réels et pour la plupart célèbres. Ils ont pour nom, Chasles, Gauss, Legendre. Leurs travaux font autorité dans le monde scientifique. Le destin ou le hasard, a voulu que certains d’entre eux croisent la route à un moment donné de leur vie, du plus romantique des mathématiciens, du plus scientifique des romantiques : Évariste Gallois.

Voici quelques éléments puisés sur le web et dans des ouvrages historiques, pour mieux connaître cette vie brève, tumultueuse, faite d’engagements et d’emportements, de violence et d’amour, une vie qui résolut trop rapidement son équation par la mort.

Des Lettres sur les chiffres

zav700021.jpg Son biographe de référence : c’est sans nul doute Paul Dupuy, La vie d’Évariste Galois, Annales scientifiques de l’École normale supérieure, (1896 & Réédition Paris, Gabay 1992.) L’acte de naissance complet y figure en annexe, ainsi que de nombreux documents (notes, lettres).

Une grande partie de ces travaux  ont été repris dans Wikipedia…

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89variste_Galois

Il existe toutefois de nombreux ouvrages, parmi lesquels on peut citer

  • Un souvenir d’enfance d’Évariste Galois de Jean Gourmelin et Pierre Berloquin

  • Évariste Galois d’Alexandre Astruc Éditions Flammarion, 1994.

  • René Taton « Évariste Galois et ses contemporains », in Présence d’Évariste Galois, Publication de l’APMEP (1982)
  • Laura Toti-Rigatelli, Évariste Galois (1811-1832), Bâle, Birkhäuser, 1996.
  • Norbert Verdier (dir.), Évariste Galois, le mathématicien maudit, Collection « Les Génies de la science »  Pour la Science, 2003.
  • Jean-Paul Auffray, Évariste (1811-1832), Éditions Aléas, 2003
  • Leopold Infeld,Whom the Gods Love (1957) ; traduction française Le roman d’Évariste Galois, 364 pages, Éditions La Farandole (premier trimestre 1978).
  • Bruno Alberro, Évariste Galois, mathématicien, humaniste et révolutionnaire, éditions Elan Sud 2008.

Ce qui surprend au premier abord c’est la passion des mathématiques qui semble habiter l’esprit de Galois.

Nous verrons par la suite que ce jeune homme tourmenté et révolté éprouve, pour diverses raisons, les plus grandes difficultés à persuader ses maîtres puis ses pairs du bien fondé de ses théories, à commencer par le très royaliste Cauchy.

Ses deux échecs à l’examen d’entrée à l’École Polytechnique, partie intégrante de sa légende resteront une plaie qui ne cicatrisera pas, même s‘il intègre l‘École Préparatoire future École Normale Supérieure (Ulm).

Son engagement politique, s’inscrit dans le bouillonnement politique des années 1830 : il estu100031611.jpg  excessif mais visionnaire. Galois est arrivé trop tôt dans ce monde.

Fabrice Del Dongo, Julien Sorel…

Evariste Galois le Stendhalien ?

Parmi toutes les « bios », nous retiendrons celle qui suit  extraite de

BibMa@th, un portail très convivial consacré uniquement aux mathématiques…

« Évariste Galois est né à Bourg-la-Reine le 25 octobre 1811, d’un père maire libéral de la commune. Sa mère, Adélaïde Marie Demante, fille de magistrat..

Dès 1827-1828, la fureur des mathématiques domine. Galois lit Legendre (Éléments de géométrie), Lagrange (textes sur la résolution des équations), Il obtient le 1er prix au Concours Général de mathématiques, mais échoue à l’entrée à Polytechnique.
Il entre en octobre 1828 en spéciales à Louis le Grand.

Le professeur, Mr Richard, admire le génie mathématique de son élève et garde les copies qu’il confiera à un autre de ses élèves : Charles Hermite. C’est l’époque où il publie son premier article dans les Annales mathématiquesde Joseph Gergonne (il démontre un théorème sur les fractions continues périodiques). Il rédige aussi un premier mémoire sur la théorie des équations, envoyé à l’Académie des Sciences, il sera « perdu » par Cauchy ».

http://www.bibmath.net/bios/index.php3?action=affiche&quoi=galois

La vie de Galois est tout naturellement présentée sur de nombreux sites universitaires, parmi lesquels on trouve celui de la Bibliothèque de l’Université Libre de Bruxelles.

http://bib7.ulb.ac.be/uhtbin/cgisirsi/sfF6EawatA/S.HUMAINES/146190091/9#

On y lit ce texte qui vaut le détour et que les matheux se feront un plaisir de traduire :

«  la vie de Galois fut dominée par la politique et les mathématiques. Ardent républicain, il était dans une position inconfortable; en effet le seul mathématicien français capable de comprendre ses travaux était Cauchy, royaliste tout aussi ardent.

bxp399871.jpg En 1829 il publia son premier article sur les fractions continues suivi d’une démonstration prouvant l’impossibilité de résoudre l’équation générale du cinquième degré par radicaux. Cela conduisit à la théorie de Galois, une branche des mathématiques traitant de la résolution des équations algébriques.

Célèbre pour sa contribution à la théorie des groupes, il découvrit une méthode déterminant quand une équation pouvait être résolue par radicaux.. Cette théorie apportai ainsi une réponse à des problèmes fort anciens tels que la trisection de l’angle et la duplication du cube.

Il introduisit le mot « groupe » en considérant le groupe de permutations des racines d’une équation : c’est la théorie de groupes qui rendit possible la synthèse de la géométrie et de l’algèbre.

En 1830 il résolut f(x) = 0 (mod p ), avec f(x) polynôme irréductible, en introduisant le symbole j, pour une des solutions de l’équation; cela conduisit aux corps de Galois GF (p).

L’oeuvre de Galois apporta une contribution importante à la transition entre l’algèbre classique et moderne. Après avoir passé quelques temps en prison pour délits politiques, il fut tué en duel à l’age de 21 ans peu après sa remise en liberté. »

Pour les bilingues, l’Université écossaise de Saint Andrew

« The 19thCentury saw rapid progress.

Fouriers work

on heat was of fundamental importance. In geometry Plückerproduced fundamental work on analytic geometry and Steinerin synthetic geometry. Non-euclidean geometry developed by Lobachevsky and Bolyailed to characterisation of geometry by Riemann. Gauss, thought by some to be the greatest mathematician of all time, studied quadratic reciprocity and integer congruences. His work in differential geometry was to revolutio nise the topic. He also contributed in a major way to astronomy and magnetism.

The 19thCentury saw the work of

 Galois on equations and his insight into the path that mathematics would follow in studying fundamental operations. Galois introduction of the group concept was to herald in a new direction for mathematical research which has continued through the 20th u115994661.jpgCentury.

Cauchy, building on the work of Lagrange on functions, began rigorous analysis and began the study of the theory of functions of a complex variable. This work would continue through Weierstrass and Riemann.

Algebraic geometry was carried forward by Cayley whose work on

matrices and linear algebra complemented that by Hamilton and Grassmann.

 The end of the 19thCentury saw  Cantor invent set theory almost single handedly

 while his analysis of the concept of number added to the major work of Dedekind

and Weierstrasson irrational numbers »

http://www-groups.dcs.st-and.ac.uk/~history/Biographies/Galois.html

Polytechnique…..

  »En 1828 se trouvait dans la classe de rhétorique du Lycée Louis le Grand, un élève nommé Évariste Gallois. C’était un garçon irritable et frondeur qui paraissait avoir en mathématiques d’étranges idées. A la fin de l ‘année scolaire, s’étant préparé seul, Galois se présenta à l’École Polytechnique. Il ne fut pas reçu.

Sautant la classe de Mathématiques élémentaires, Galois entra en spéciales. Il y trouva un jeune professeur extrêmement remarquable, Richard, qui portait un égal intérêt à la recherche scientifique et aux élèves qu’il était chargé de former.

Richard découvrit immédiatement ce qui en Évariste Galois paraissait étrange : il avait du génie. Séduit par cette découverte, il favorisa la publication des premiers travaux de Galois et l’encouragea à présenter un mémoire à l’Académie des sciences.

Cauchy fut chargé par l’Académie de fournir un rapport sur ce manuscrit. Il le perdit, selon son habitude…( certains prétendent que Cauchy avait égaré volontairement le document)

Mais lors du concours de 1829, une immense stupéfaction s’empara des professeurs et des candidats à l’École Polytechnique. Galois était encore refusé.

Les deux examinateurs d’entrée qui portent la responsabilité d’avoir refusé Galois sont Lefébure de Fourcy et Binet.

Si l’on en croit la version fournie par les Nouvelles Annales de Mathématiques, la responsabilité de ce lamentable échec devrait être partagée entre l’un des examinateurs et Galois lui-même. Ce dernier, en effet, ayant présenté l’une de ses plus brillantes démonstrations , non seulement l‘examinateur la repoussa mais encore il en rit bruyamment. Galois, furieux, lui jeta à la tête le chiffon à effacer…

aa0488421.jpgSi Évariste Galois avait été reçu à Polytechnique, il n’aurait pas été tué à vingt ans, puis que le cours de sa vie n eut été changé. Que n’aurait alors accompli ce génie, qui dans les quelques années de son adolescence, amoureux (il s’était épris de Stéphanie Poterin du Motel après son transfert en clinique)  et plus occupé de politique qu’il n’était raisonnable, ouvrit des portes nouvelles sur l’éblouissant domaine de l’analyse transcendante. Il eut probablement été, non seulement le premier mathématicien du monde, mais encore, un mathématicien d’une espèce inconnue. » 

Extrait de l’Histoire de l’École Polytechnique (de JP Callot) avec tous nos remerciements à l’AX (Association des Anciens Elèves de l’Ecole Polytechnique) 

Le Testament de Galois

« A 16 ans, trop brillant sans doute, et peut-être un peu brouillon…, il fut incompris par Poisson qui rejeta les travaux qu’il voulait présenter à l’Académie des sciences (1831). Auparavant son mémoire fut perdu par Cauchy en 1827, et ignoré par Fourier (qui mourut en 1830). Il rédigea, peu de temps avant sa mort, son testament mathématique qu’il confia, avec divers autres manuscrits, à un ami en le priant de le transmettre à Jacobi ou Gauss. »

http://serge.mehl.free.fr/chrono/Galois.html

Dans la nuit du 29 Mai 1832, Evariste Galois sait sa mort proche. Il écrit une lettre-testament adressée à Auguste Chevalier, dans laquelle il charge son ami de faire en sorte que les meilleurs arithméticiens de l’époque : Gauss et Jacobi reconnaissent publiquement la valeur de ses idées.

Mon cher Ami,

J’ai fait en analyse plusieurs choses nouvelles. Les unes concernent la théorie des équations algébriques; les autres, les fonctions intégrales. Dans la théorie des équations, j’ai recherché dans quels cas les équations étaient résolubles par des radicaux ; ce qui ma donné occasion d’approfondir cette théorie, et de décrire toutes les transformations possibles sur une équation, lors même qu’elle n’est pas résoluble par radicaux.

On pourra faire avec tout cela trois Mémoires. (…)

Tu feras imprimer cette lettre dans la Revue encyclopédique. Je me suis souvent hasardé dans ma vie à avancer des propositions dont je n’étais pas sûr. Mais tout ce que j’ai écrit là est depuis bientôt un an dans ma tête, et il est trop de mon aa0516161.jpgintérêt de ne pas me tromper pour qu’on me soupçonne d’avoir énoncé des théorèmes dont je n’aurais pas la démonstration complète. Tu prieras publiquement Jacobi et Gauss de donner leur avis, non sur la vérité, mais sur l’importance des théorèmes. Après cela, il y aura, j’espère, des gens qui trouveront leur profit à déchiffrer tout ce gâchis. Je t’embrasse avec effusion.

Le 29 mai 1832,

E. Galois.

http://langevin.univ-tln.fr/notes/Galois/

Les sites consacrés à l’Histoire des Maths

Les maths passionnent sur le net, deux exemples parmi tant d’autres.

http://matoumatheux.ac-rennes.fr/divers/histoire/accueil.htm

http://www.math93.com/galois.htm

Les sites qu’il faut avoir vu

Le premier sort de l’ordinaire par la qualité du travail accompli.

http://www.galois-group.net/dupuy/trans1/texts/Hopital.txt

Le second pourra donner même aux non initiés, le degré d’avancement de Galois par rapport à ses contemporains.

http://serge.mehl.free.fr/chrono/Galois.html

Un deuxième article sera consacré au contexte politique des années 1810 -1832 et aux mathématiciens contemporains.

Galois était un scientifique engagé….

lafternews @ 10:23
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Ce lapin n’est pas crétin !

Posté le Lundi 29 décembre 2008

 Les  lecteurs chanceux qui maîtrisaient la langue de Shakeaspeare dans les années 60, pouvaient, u299444841.jpgoutre les photos de Playmates, se delecter d’articles, souvent visionnaires des meilleures plumes de l’époque, mais aussi de clichés de photographes hors pair, au fil des pages du mensuel au lapin….

Hugh Hefner, le créateur du magazine, avait un sens de la communication hors du commun, et savait dénicher les talents..

Voici une sélection de « papiers et reportages » parus dans Playboy ainsi qu’un bref hommage à deux hommes remarquables Arthur Knight, l’historien du cinema, et Hollis Alpert, critique et auteur.

Entre les deux parties, on fera un retour en arrière ou flashback sur cette révolution esthétique que fut l’intrusion de la nudité frontale dans les journaux de charme.

The Rabbit

  »Le célèbre logo, qui représente un profil stylisé de lapin portant un nœud papillon de smoking, a été dessiné par l’artiste Art Paul pour le deuxième numéro du magazine et est apparu sur la couverture de chacun des numéros depuis. Le lapin est caché dans le graphisme de l’image de couverture et les lecteurs peuvent joue à le retrouver. Hefner a dit qu’il avait choisi le lapin comme mascotte pour sa « connotation sexuelle humoristique ». Le premier choix avait été un cerf à grands bois, et c’est au dernier moment que sa tête a été remplacée par celle du lapin. »  http://fr.wikipedia.org/wiki/Playboy

Des noms, des noms !!!

u149367071.jpgLes grands moments de Playboy, (anniversaires et  numéros hors série non compris).

« The Cellophane Society » par Cecil Beaton  en Octobre 1957.

« The Short-Short Story of Mankind » par John Steinbeck  en Avril 1958.

Article & Photos of Charlie Chaplin, as well as a New suspense novelette par Ian Fleming  (Jame’s Bond 007) en Mars 1960.

« Hemingway Speaks His Mind » par Ernest Hemingway en Janvier 1961.

« TheIllustrated Woman » par Ray Bradbury en Mars 1961.

« The Wonderful Clouds, Part One » par Francoise Sagan en Avril 1962.

« Mortmain » by Graham Greene  » en Mars 1963.

Interview  de Malcolm X en Mai 1963.

Discussion
« The Playboy Panel: 1984 and Beyond »  : Poul Anderson, Isaac Asimov, James Blish, Ray Bradbury, Algis Budrys, Arthur C. Clarke, Robert A. Heinlein, Frederik Pohl, Rod Serling, Theodore Sturgeon , William Tenn , A.E. Van Vogt en Juillet 1963. 

Discussion
« The Playboy Panel: Jazz — Today and Tomorrow » avec Julian « Cannonball » Adderley,
u135999651.jpgDave Brubeck, John « Dizzy » Gillespie, Ralph J. Gleason, Stan Kenton, Charles Mingus, Gerry Mulligan, George Russell and Gunther Schuller en Février 1964.

Interview d’Ingmar Bergman en Juin 1964.

« BB: The Sex Kitten Grows Up » (Brigitte Bardot) by Andre Maurois, photographiée par Ghilian Dussart en Juillet 1964.

Interview de Martin Luther King Jr en Janvier 1965.

Interview  des Beatles (Paul McCartney, Ringo Starr, George Harrison and John Lennon) par Jean Shepherd en Février 1965.

Interview de Jean-Paul Sartre en Mai 1965.

Ursula Andress photographiée par John Derek en Juin 1965.

Interview de Marcello Mastroianni en Juillet 1965.

Jeanne Moreau photographiée par Douglas Kirkland Teddi Smith (cover) photographiée par Larry Gordon en Septembre 1965.

Interview  de la Princesse Grace de Monaco en Janvier 1966. 

Interview de Fredrico Fellini en Février 1966.

573010111.jpgInterview de Fidel Castro par Lee Lookwood en Janvier 1967.

Interview d’Orson Welles par Kenneth Tynan en Mars 1967.

Interview de Woody Allen par Sol Weinstein en Mai 1967.

Interview de Truman Capote en Mars 1968.

Interview de John Kenneth Galbraith  en Juin 1968.

Interview  de Stanley Kubrick  en  Septembre 1968.

Interview de Bill Cosby par Lawrence Linderman en Mai 1969.

Interview de Gore Vidal en juin 1969.

The Americanization of Vietnam »  par David Halberstam
« Reconciling the Generations » par le Senateur U.S. George McGovern en Janvier 1970

Satyricon Pictorial essay par Federico Fellini en Mai 1970.

Personnalité  : « All She Needs is Love » (Janice Joplin)  par John Bowers en Août 1970.

  »The High Cost of Fame (Symposium) with Michael Crichton, James Dickey, Sam Houston Johnson, Joe McGinniss, Mario Puzo, Gay Taliese, Studs Terkel, Kurt Vonnegut Jr., Dan Wakefield en Janvier 1971573009991.jpg.

The Age of Awakening  Modèles photographiés par David Hamilton en Août 1971.

Interview de Jack Nicholson par  Richard Warren Lewis en Avril 1972.

Interview  de Bernadette Devlin par  Eric Norden en Septembre 1972.

Maria Schneider photographiée par Raymond Depardon en Févier 1973.

Interview  de Milton Friedman par Geoffrey Norman en Février 1973.

Interview de Tennessee Williams par C. Robert Jennings en Avril 1973.

Interview  de Groucho Marx par Charlotte Chandler en Mars 1974.

Instant Warhol
Patti D’Arbanville, Dominique Darel and Dalila Di’Lazzaro Polaroids par Andy Warhol en Août 1974.

 Interview de Dustin Hoffman par  Richard Meryman en Avril 1975.

Interview Francis Ford Coppola by William Murray en Juillet 1975

En 1976 le Lapin s’ntéressera  à Elton John, Bruce Springsteen, David Bowie, à Walesa en 1981 et 1982, à Gabriel Garcia Marquez et Stephen King en 1983.

itf179s0361.jpghttp://www.playboy.com/

http://www.playboyenterprises.com/

http://www.aeolia.net/playboy/pb-a.htm

Perfumo di donna …parfums de scandale

 Jennifer Jackson est née le 6 février 1945 à Chicago. Elle est sélectionnée playmate du mois par Playboy en mars 1965. Elle est la première afro-américaine à être playmate.

Les Playmates du Mois d’octobre 1970 sont  les jumelles Mary and Madeleine Collinson (en première de couverture) photographiées par Dwight Hooker .

La première Playmate Asiatique, Porto Ricaine, New-Yorkaise, la première à porter des lunettes ou celle qui est entièrement épilée (voire siliconée)..retrouvez-les sur le blog Playboy. 

http://www.playboy.fr/blog/index.php?Playmates-les-premieres-fois/p2

La nudité frontale… en anglais

Paula Kelly la première dont le pubis était visible par réflexion d’un miroir

She is primarily noted for being the first woman to have shown pubic hair in Playboy magazine. Kelly posed in the August, 1969 issue of Playboy with her backside facing the camera and her pubic region visible in the reflection of a mirror. Classic Playboy logo. …

Liv Lindelandu283254951.jpg la première Playmate intégralement nue en page centrale…

As Miss January 1971, Liv Lindeland became the first centerfold to feature fullfrontal nudity, and the first Playmate to show pubic hair in a pictorial. Pictures of Liv clearly showed blondish pubic hair in several shots. (the first appearance of pubic hair in Playboy was in an August 1969 pictorial featuring actress Paula KellyPaula Kelly (born October 21, 1943 in Jacksonville, Florida) is an American dancer and actress in motion pictures and television. …

http://www.nationmaster.com/encyclopedia/Liv-Lindeland

Arthur Knight et Hollis Alpert : professionnels et érudits, ils donnèrent du Sexe au Cinéma une vision lucide. Leurs articles remarquablement documentés ne se contentaient pas du simple commentaire de l’image. 

Born Arthur Rosenheimer, September 3, 1916, in Philadelphia, PA; died of a heart attack, July 25, 1991, in Sydney, Australia; son of Arthur and Claudia (Oppenheimer) Rosenheimer; married Mary Ann Nyberg (a costume designer; divorced); married Anne Elizabeth Hall (a writer), September 25, 1981.

http://www.filmreference.com/film/82/Arthur-Knight.html

ALPERT–Hollis, Author and Film Critic, died November 18, 2007 in Naples, FL. In 19501956, he was fiction editor at The New Yorker, a film critic for Saturday Review and  Woman’s Day, a book reviewer for The New York Times, and contributor of short stories and essays of famous film personalities to Playboy, Esquire and Cosmopolitan. He then gs2190321.jpgbecame managing editor of World Magazine, and editor-in-chief of American Film Magazine. In 1966, he founded the National Society of Film Critics with Pauline Kael. He wrote nine novels and several biographies of Hollywood personalities. A compilation of his life’s work resides at Lawrence and Lee Theater Research Institute at Ohio State University. For further details contact Lacey King at (239) 591-8470. Published in the New York Times on 11/25/2007

http://groups.google.com/group/alt.obituaries/browse_thread/thread/8d9d69e9847cc73b

The National Society of Film Critics was founded in Hollis Alpert’s New York City living room in 1966 by a group of film critics who had been denied membership into the New York Film Critics Circle, a group favored by critics who worked in newspapers.

Tentative d’Index chronologique… 

Playboy March – 1959 -  »The Horror of It All » by Hollis Alpert and Charles Beaumont.

Playboy April – 1960 -  »The Far Out Films » by Arthur Knight.

Playboy April – 1962 -  Cinema on a shoestring  by Arthur Knight

Playboy April – 1965 -   The History of sex in Cinema – Part one The Original Sin by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy May – 1965 -   The History of sex in Cinema – Part two  Compounding The Sin by 573010381.jpgArthur Knight and Hollis Alpert

Playboy June – 1965 -   The History of sex in Cinema – Part three  The Twenties Hollywood’s Flaming Youth by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy August – 1965 -   The History of sex in Cinema – Part Four  The Twenties Europe’s Decade of Decadence and Delirium  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy September – 1965 -   The History of sex in Cinema – Part Five  Sex Stars of The Twenties  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy February – 1966 -   The History of sex in Cinema – Part Seven  Europe’s Decade of Unbuttoned Erotica   by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy April – 1966 -   The History of sex in Cinema – Part Eight Sex Stars of The Thirties  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy August – 1966 -   The History of sex in Cinema – Part Nine  War and peace in Hollywood  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy September – 1966 -   The History of sex in Cinema – Part Ten  War and peace in Europe  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy October – 1966 -   The History of sex in Cinema – Part Eleven Sex Stars of The 2002262740011.jpgForties  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy January – 1967 – The History of sex in Cinema – Part XIV Sex Stars of The Fifties  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy April – 1967 – The History of sex in Cinema – Part XV Expérimental films : A cinematic survey of the underground avant-garde by Arthur Knight and Hollis Alpert

 Playboy June – 1967 – The History of sex in Cinema – Part XVI The Nudies by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy Novembre – 1967 – The History of sex in Cinema  « The Stag Film. » by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy April – 1968 –  The History of sex in Cinema – Part XVII The Sixties by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy July – 1968 – The History of Sex in Cinema, Part XIX: The Sixties Eros Unbound in Foreign Films

Playboy January – 1969 – The History of Sex in Cinema, Part XX: Sex Stars of the Sixties

 Playboy December – 1970 – « Sex Stars Of 1970″   by Arthur Knight & Hollis Alpert

Playboy November –  1971 -  « Sex In Cinema 1971″ by Arthur Knight & Hollis Alpert

Playboy December –  1972 -  « Sex In Cinema 1972″ by Arthur Knight & Hollis Alpert

Playboy December –  1973 –   »Sex Stars of 1975″ by Arthur Knightu140969461.jpg

Playboy February  –  1974 – Interview Clint Eastwood by Arthur Knight.

Playboy December –  1974 -   »Sex Stars of 1974″ by Arthur Knight

Playboy December –  1975 –   »Sex Stars of 1975″ by Arthur Knight

Playboy December -  1976 -    »Sex Stars of 1976″ by Arthur Knight

Playboy December  – 1977 -    »Sex Stars Of 1977″  by Arthur Knight

Playboy November – 1978 – « Sex In Cinema 1978″ by Arthur Knight

Playboy November – 1979 –   »Sex In Cinema 1979″ by Arthur Knight

Les Sources :

http://www.whosdatedwho.com/what/magazine_view.asp?ID=229&year=1972 

http://usedmagazines.com/cgi-bin/adult.cgi

http://unique-antique.org/default.aspx

Et demain..

f00218291.jpgChristie Hefner: from Playboy to Obama?

by Robin Jennings, OregonLive.com  Monday December 08, 2008,

After 20 years at the helm of Playboy Enterprises, Hugh Hefner’s daughter Christie has announced that she is stepping down from her position as chief executive officer. She plans to stay on the board until a new CEO is installed.

 But what will she do next?

« Last month marked my 20th anniversary as CEO, » said Christie Hefner. « Just as this country is embracing change in the form of new leadership, I have decided that now is the time to make changes in my own life as well. »

« What does Barack Obama have to do with your decision to step down from Playboy? » asked CNBC’s Larry Kudlow in a televised interview.

« I have long wanted to be more involved in public service, » she said.

« Like many Americans, I’ve been struck by the call to service that was the hallmark of the campaign, and I was an early supporter of Senator Obama — now President-elect Obama — and I believe deeply in what he wants to do for our country, » she explained. « I’ll be looking for ways to serve in which I can be helpful in that regard. »

« I haven’t spoken to anybody on the transition team — yet, » conceded Hefner, when pressed for her possible upcoming role.

 http://www.oregonlive.com/idahosportugal/index.ssf/2008/12/christie_hefner_from_playboy_t.html

Playboy n’était pas un simple journal de sexe….le lapin avait  trop de classe pour se contenter de ce genre de carottes ….

lafternews @ 23:00
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Le Fabuleux Destin de Pierre Samuel…

Posté le Lundi 22 décembre 2008

Lorsque nos mères et nos grands-mères voient arriver les troupes alliées en 1944,

(mis à part les épisodes tragiques enfin révélés ces dernières années sur le comportement sauvage de soldats  »yankee » en Europe, www.cairn.be/load_pdf.php?ID_ARTICLE=VING_075_0109  )

elles découvrent un certain nombre de produits révolutionnaires pour l’époque. Elles sont en fait  confrontées à une des plus belles et plus subtiles campagnes de communication  qui ait été mise sur pied  par les USA…   

« Les Américains apportent dans leurs bagages des denrées dont la France occupée a perdu le goût depuis des mois, voire des années. Pour les enfants d’alors, le débarquement reste associé au chocolat distribué à la volée par des GI’s juchés sur des jeeps.

La jeunesse européenne découvre aussi le Coca-Cola. La célèbre boisson gazeuse est transportée avec les moyens de l’armée en même temps que les vivres et les munitions. Les installations d’embouteillage suivent l’avancée des troupes. On fume des cigarettes au tabac de Virginie, Camel 739244471.jpget Raleigh, les ménagères essaient, avec plus ou moins de bonheur, toute une gamme de produits déshydratés: du café à… l’omelette en poudre. Pour leurs « girlfriends », qui avaient pris l’habitude de peindre leurs jambes à la peinture ocre, les soldats américains ont apporté des bas nylon, « le bas qui ne se reprise plus ». Les mélomanes découvrent le disque-microsillon qui va, peu à peu, remplacer le 78 tours. « 

http://old.rtbf.be/rtbf_2000/bin/view_something.cgi?type=article&id=0164371_article&menu=default&pub=RTBF.PORTAIL%2FPORTAIL.FR.la_taille.SP.SOCI

A cet instant, un voyage dans le temps s’impose….

On quitte donc les Patton, Bradley, et Eisenhower, pour nous retrouver en France à l’époque de Louis XV.

Le propos n’est pas de retracer, ici, la vie du premier   »Dupont de Nemours » mais de découvrir quelques faits marquants de son parcours franco-américain, au fil du web… 

Disons d’entrée que s’il est un homme qui semble être placé sous la protection d’une  bonne étoile (pour ne pas employer une expression française plus triviale où il est question de nouilles…) c’est P.S.Dupont.

Ce prostestant qui nait dans le très catholique royaume de France, le 14 septembre 1739, au sein d’une famille d’artisans du luxe, son père étant horloger du roi, va se retrouver aux premières loges de l’histoire de France ainsi que celle des futurs Etats-Unis, puisqu’il participe activement à la rédaction du Traité de Versailles, de 1783, qui met fin à la guerre d’Indépendance.

Aussi verra-on défiler tout au long de sa vie, les noms de Turgot, Voltaire, Lafayette, et Thomas Jefferson.

Les  articles suivants évoquent la carrière du père du fondateur d’un des fleurons de l’industrie, mais il faut insister, en premier lieu, sur le rôle prépondérant de François Quesnay, médecin de la maîtresse du roi, Madame de Pompadour.  Le nom du médecin apparaît dans la présentation de Larousse :

Dupont par Larousse

« u111392961.jpgDisciple de Quesnay, collaborateur de Turgot (1774), de Vergennes, de Calonne, il fut élu député du tiers état en 1789 par le bailliage de Nemours. Il inspira les principales réformes financières de 1780 à 1791. Royaliste, il fut emprisonné après l’arrestation du roi. Libéré en thermidor, il fut élu au Conseil des Anciens par le Loiret, puis partit pour les États-Unis, où il collabora avec le président Jefferson. Rentré en France en 1803, il retourna aux États-Unis pendant les Cent-Jours. » http://www.larousse.fr/ref/personnage/Pierre-Samuel-Dupont-de-Nemours_117417.htm

Quesnay par Universalis

 Économiste français, fondateur de la première école systématique d’économie politique ou physiocratie, F. Quesnay, reçu docteur en médecine en 1744 puis médecin consultant de Louis XV, ne publia aucun ouvrage avant l’âge de soixante ans ; il produisit d’ailleurs essentiellement des articles anonymes. Mais, à Versailles, où il bénéficiait du soutien de Mme de Pompadour, on trouvait autour de lui et de Jean C. M. V. de Gournay (1712-1759) la « secte des économistes », qui comprenait notamment Victor Riquetti de Mirabeau (Père d’Honoré Gabriel), Nicolas Baudeau, P. P. Le Mercier de La Rivière, G. F. Le Trosne et P. S. Dupont de Nemours ; ils considéraient Quesnay comme leur maître, et, enthousiastes, propageaient ses doctrines. Turgot faisait aussi partie du groupe. Adam Smith fit la connaissance de Quesnay et tenait ses idées en grande estime.En dépit des particularités de son expression et bien qu’il accordât une extrême importance à l’agriculture dont il faisait l’unique activité économiquement productive, créatrice d’un « produit net », par opposition à la « stérilité » de l’industrie et du commerce, Quesnay a fourni d’intéressantes contributions à la pensée économique et surtout à la systématisation de l’analyse économique, qui introduisit la période classique en Angleterre et en France.(…) http://www.universalis.fr/encyclopedie/T313702/QUESNAY_F.htm

La Physiocratie

Etymologie : du grec Phusis, nature et kratos, pouvoir, autorité : gouvernement de la nature. Le terme semble avoir été créé par Dupont lui même. La physiocratie est une doctrine économique et politique du XVIIIe siècle qui base le développement économique sur l’agriculture et qui prône la liberté du commerce et de l’industrie. Cette école, qui est sans doute l’une des toutes premières théories économiques, est née en France vers 1750 et atteint son apogée dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Elle considère que la richesse d’un pays provient exclusivement de son agriculture qui est la seule création annuelle de richesse.

http://www.toupie.org/Dictionnaire/Physiocratie.htm

En 1766, Du Pont de Nemours épousa Charlotte Marie Louise le Dée de Rencourt qui devait lui 573408081.jpgdonner deux fils : Victor Marie et Eleuthère Irénée.

http://www.pennock.ws/surnames/fam/fam20444.html

et en secondes noces, Françoise Robin du Livet le 27 septembre 1795. Bernardin de Saint-Pierre qui essaya de la séduire en vain, écrira Paul et Virginie à la suite de cette déception. 

Lavoisier et les Dupont de Nemours.

Pierre-Samuel Du Pont de Nemours (ou Dupont de Nemours), le fondateur de la dynastie, s’appelait à l’origine Dupont. Anobli en 1784, il devient Du Pont et il précisera « de Nemours » pour se dissocier d’un autre Du Pont lorsqu’il sera élu à l’Assemblée Constituante, en 1789. Pierre-Samuel Dupont est, à ses débuts, l’ami et le disciple du docteur Quesnay. Il a d’abord une carrière d’idéologue et d’économiste, puis, de 1774 à 1776, il est un des grands collaborateurs de Turgot et c’est à cette occasion qu’il devient l’ami de Lavoisier qui reprendra plus tard beaucoup de ses idées politiques.

Sous le premier ministère de Necker, Dupont se voit un peu mis en disgrâce mais continue à remplir des offices administratifs. Puis, en 1785, Du Pont participe, avec Lavoisier, à la création du Comité d’administration de l’agriculture, sorte de ministère de l’Agriculture. Il est, par la suite, un des promoteurs des Assemblées provinciales puis, lors des États Généraux, il est élu à la Constituante où il fait de très nombreuses interventions dans les questions économique, financière et fiscale. À la fin de 1791, comme tous les députés de la Constituante, il fait le serment de ne pas se présenter à la Législative. Il se retrouve alors sans travail et Lavoisier lui prête de l’argent pour acheter l’imprimerie de l’hôtel de Bretonvilliers, ancienne imprimerie de la Ferme générale qui vient d’être supprimée.

Pierre-Samuel Du Pont de Nemours est emprisonné à la veille de thermidor; ayant échappé à la guillotine grâce à la chute de Robespierre, il mène une existence assez discrète de 1793 à 1799. En 1799, voyant qu’il ne peut espérer aucune carrière politique en France, il part pour les États-Unis, accompagné de son fils cadet, Éleuthère-Irénée, qui sera le créateur de l’actuelle firme Du Pont de Nemours.

 Petite Parenthèse qui nous éclaire sur le rôle des loges maçonniques durant la révolution …

Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande (1732-1807) est un grand astronome français, qui fonda en 1776 la Loge des Neuf Sœurs (dont il fut le Vénérable jusqu’en 1779), après avoir fondé la Loge des Sciences et fut un des fondateurs du Grand Orient de France.

Pendant la Terreur, Lalande cacha, à l’observatoire, Dupont de Nemours et l’abbé Garnier. Si on vient, vous direz que vous êtes astronomes, leur recommanda-t-il. Mais ce serait mentir, répondit l’abbé. Que non l’abbé, vous êtes astronome : Ne vivez-vous pas que pour le ciel ?

http://chansmac.ifrance.com/docs/lalande.html

Fermons la parenthèse… 

Éleuthère-Irénée était le filleul de Turgot et a bénéficié, dès son jeune âge, de l’amitié entre son père et Lavoisier qui l’a d’ailleurs pris comme jeune chimiste à la poudrerie d’Essonne. Éleuthère-Irénée a appris là les techniques de fabrication de la poudre et, aux États-Unis, c’est lui qui a suggéré de créer une fabrique de poudre parce que la poudre qu’on y vendait alors était de la poudre importée d’Angleterre, de très mauvaise qualité. Il a acheté un terrain dans le Delaware, cb0504671.jpgprès de Wilmington, et il y a créé sa fabrique de poudres.

Malgré des débuts assez difficiles, la société progresse rapidement. Lorsqu’il faut choisir le nom de cette nouvelle société, Éleuthère-Irénée propose alors Lavoisier Mills. Finalement, la société prendra le nom de Du Pont de Nemours et Cie. À la mort d’Éleuthère-Irénée, en 1834, l’entreprise commence vraiment à avoir une ampleur industrielle. Plusieurs générations de Du Pont de Nemours se succéderont dans la firme jusqu’aux actuels tenants du titre. http://www.arts-et-metiers.net/musee.php?P=157&id=10302&lang=fra&flash=f

Quand Pierre Samuel Dupont de Nemours décida en 1799 de s’installer aux États-Unis, il demanda à son ami Thomas Jefferson de lui indiquer le meilleur endroit pour acheter des terres. Le Virginien lui déconseilla toute opération foncière, le moment étant inopportun, et lui suggéra par contre d’utiliser les compétences de son fils Eleuthére-lrénée en matière de chimie (il avait été l’élève de Lavoisier) pour créer une fabrique de poudre, ce qu’il fit. La famille Dupont de Nemours n’a pas, jusqu’à présent, eu à regretter ce sage conseil de délaisser la terre pour l’industrie.http://www.paradigme.com/sources/SOURCES-PDF/Pages%20de%20Sources10-3-1.pdf

L’image traditionnelle d’Antoine Laurent Lavoisier, fondateur de la chimie moderne et fermier général, guillotiné à Paris sur la place de la Concorde le 8 Mai 1794, en pleine Terreur, doit beaucoup aux ouvrages écrits lors du premier centenaire de la Révolution française. Quatre chimistes en sont les auteurs: Jean-Baptiste Dumas, Édouard Grimaux, Marcelin Berthelot et Adolphe Wurtz, père de la formule célèbre: « La chimie est une science française: elle fut constituée par Lavoisier, d’immortelle mémoire. »

http://historyofscience.free.fr/Comite-Lavoisier/f_chap1_lavoisier.html

Pour être savant on en est pas moins homme….

Où l’on découvre que les rapports entre Lavoisier, son épouse, et Dupont sont dignes d’une comédie de boulevard.

« En réalité, Marie-Anne n’aimait pas cette vie champêtre; elle préférait rester à Paris et y recevoir cb0474791.jpg

leurs amis. Parmi eux, Pierre-Samuel Dupont de Nemours tomba en

admiration devant le charme de Marie-Anne. Leur idylle commença en

1781, pendant l’une des nombreuses absences de son mari. La date de

1781 serait confirmée par deux lettres de Dupont à Marie-Anne Lavoisier : l’une,

datée du 23 octobre 1798, évoque «dix-sept années d’intimité»; l’autre, d’avril 1815, rappelle

 «l’inviolable et tendre attachement qu’il lui a voué depuis trente-quatre ans» « .

http://www.bium.univ-paris5.fr/ishm/vesalius/VESx2000x06x02x105x113.pdf

On raconte que l’épouse de Lavoisier aurait pu obtenir la grâce de son mari mais qu’elle s’y refusa…

Voici le texte tiré de l’ouvrage :  La science et l’amour, Madame Lavoisier (2004) [ Jean-Pierrre Poirier   Editeur : Flammarion  

« En effet, Lavoisier occupait trois emplois de très haute responsabilité au sein de la monarchie, ce qui lui prenait beaucoup de temps et l’obligeait à de nombreux voyages. De son côté, Marie-Anne Pierrette n’attendait pas, esseulée, son Ulysse. Elle profitait de ce temps pour apprendre le dessin avec le peintre David. Son intelligence atypique et ses talents de communicatrice faisaient que son salon devint rapidement le lieu le plus couru de Paris. Mais bien qu’au cœur de l’histoire, ils ne virent pas poindre la révolution. Ils eurent même la naïveté, ensuite, de penser que la Révolution réclamerait leurs talents pour construire le nouvel état. La famille n’était pas spécialement opposée aux idées de la révolution mais le poste de Fermier général du Roi et de procureur au parlementde Paris des deux pères signaient d’emblée leur arrêt de mort dans une France qui se souciait plus de faire des exemples et de régler des comptes qu’à penser aux destin des sciences. Comble d’aveuglement, alors que Marie-Anne Pierrette avait la possibilité de sauver son mari de la guillotine elle préféra refuser de s’abaisser à mendier aussi honteusement son salut. De plus, on ne lui proposait de sauver que son mari et pas son père. Elle ne voulait pas sacrifier l’un pour l’autre. Au final la révolution étêta les deux.
On pour
aa0403321.jpgrait penser alors que, Lavoisier étant mort, l’histoire de Marie-Anne Pierrette, seule et sans enfant, s’achèverait à l’âge de 36 ans. Il n’en fut rien ! Marie-Anne Pierrette traversa la Révolution tant bien que mal et parvint à récupérer une grande partie de la fortune plus que gigantesque de son mari. Elle constituait donc un parti des plus intéressants en Europe et les courtisans étaient légions. Elle avait gardé son réseau d’influence et n’hésitait pas à le faire fonctionner. C’est alors qu’elle rencontra le comte de Rumford, aventurier et inventeur américain. Elle retrouvait dans cet homme l’intelligence et la stimulation qui l’avait transportée chez Lavoisier. Elle se maria avec lui mais leurs cultures trop différentes finirent par les éloigner et en 1814 le comte mourut seul. Pendant les vingt-deux années qui lui restèrent à vivre, elle fit ce qu’elle faisait le mieux, c’est-à-dire tenir salon dans sa demeure parisienne et y faire venir le tout Paris. Elle finit aussi de rassembler les derniers écrits de Lavoisier pour les faire publier. Elle mourut à l’âge plus qu’honorable de soixante-dix-huit ans, seule. »

http://www.revue.crdp-nice.net/fiche_ouvrage.php?ouv_id=216

 La Stratégie Politique …

Il fut à l’origine de l’achat de la Louisiane par les États-Unis en 1803 négocie pour les Etats-Unis un compromis destiné à éviter des conflits entre les populations françaises et américaines sur place, mais, surtout, à redonner à Napoléon les moyens de reconstruire une flotte et de contrer l’Angleterre en Europehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Samuel_du_Pont_de_Nemours

La Firme Aujourd’hui….

Comme dans les romans de John Grisham il y a les bons aspects et les moins bons… 

Si l’on retrouve tout au long de l’article des photos de câbles pour informatique, de jeune femme portant bas nylon, de surfer, ou de poêle à teflon, c’est tout simplement pour donner un aperçu des multiples domaines dans lesquels s’illustre la multinationale…..Kevlar, Teflon, Nylon…Dupont touche à tout de l’informatique au nucléaire, du textile à l’agriculture, de l’armement à l’agro alimentaire, sans oublier la construction sous toutes ses coutures…

Et sans faire de jeux de mots, il ne faut tout de même pas se voiler la face, comme l’explique cet article du Monde Diplomatique…  

« La multinationale E. I. Du Pont de Nemours  emploie 141 000 personnes ; elle a réalisé, en 1995, un chiffre d’affaires de plus de 42 milliards de dollars et déposé 454 brevets d’invention .

Formidable puissance financière et scientifique, Du Pont a son siège à Wilmington dans le u111319621.jpgDelaware. Outre le Nylon, le Dacron et les chlorofluorocarbones (CFC), la firme produit des pesticides, des médicaments, du caoutchouc synthétique et les armes Remington.

Elle est, par ailleurs, copropriétaire de la centrale nucléaire de Salem, connue par ses fissures et ses fuites d’eau radioactive. Du Pont, qui a toujours fourni le Pentagone, se vanta, à une certaine époque, d’être « l’armurier de la République ». De fait, les explosifs ont fortement contribué à sa fortune. La firme a également pris part à la fabrication des bombes atomiques A et H, fourni du plutonium militaire et acquis la compagnie pétrolière Conoco, propriétaire d’énormes réserves minières d’uranium et d’usines de traitement de ce minerai.« 

« A ses débuts, en 1970, le Benlate DF (alias Benomyl) – premier fongicide systémique jamais commercialisé – connut un succès foudroyant ; après 1972, il devint le pesticide  le plus profitable pour la firme. Pourtant, sa mise au point fut laborieuse : les premières moutures avaient des effets si désastreux sur les testicules et la prostate des animaux qu’on envisagea de l’utiliser comme stérilisant chez l’homme . »

A lire ou à redécouvrir de la première à la dernière ligne…

Source :  Mohamed Larbi Bouguerra

Universitaire, auteur, notamment, de La Pollution invisible, PUF, Paris, 1997.

 http://www.monde-diplomatique.fr/1997/03/LARBI_BOUGUERRA/8000

Les grandes maneuvres dans l’énergie… 

Une petite promenade sur le portail de la société ConocoPhilips, fait effectivement apparaître le nom de DuPont….

 Conoco est une société américaine spécialisée dans l’extraction, le transport et la transformation du pétrole ainsi que dans sa distribution .

Company Transformation 1979-1990
« In 1981, Conoco was challenged by an even more formidable foe than angry motorists. In the spring of 1981, Canada’s Dome Petroleum made overtures about acquiring a Conoco subsidiary, Hudson’s Bay Oil and Gas. This simple proposal sprung into motion a series of events that made the company vulnerable to a takeover.Unsolicited bids came from many companies. For a while it looked like Seagram, which had assembled a large block of Conoco stock through a tender offer to shareholders, would acquire the company. As regulators neared approval of the acquisition, executives searched for a more suitable match, a company financially strong, highly regarded on a global basis and one that would not merge Conoco out of existence. That company was DuPontCompany executives approached DuPont, about a merger of the two giants. With both boards’ approval, a deal was struck. The terms called for DuPont to acquire 100 percent of Conoco’s stock in a transaction worth about $7.4 billion — the largest merger in U.S. history at the time. On Sept. 30, 1981, Conoco became a wholly owned DuPont subsidiary.Bu101912681.jpg y 1987, Conoco was highly regarded for project management and cutting edge technology. Major gas deposits were found in the North Sea’s « V » fields — christened by Prime Minister Margaret Thatcher in September 1988. Other big projects included building tension-leg (TLP) platforms in both the North Sea and the Gulf of Mexico. The floating TLP, derived from government studies on floating airfields, was an industry first, permitting deep-water production at less cost than conventional fixed production platforms. « 

http://www.conocophillips.com/about/who_we_are/history/conoco/index.htm

Le même évènement  côté DuPont :

When DuPont bought petroleum manufacturer Conoco, Inc. in 1981, it was the largest merger in corporate history. The purchase gave DuPont a secure source of petroleum feedstocks needed for many of its fiber and plastics operations. Conoco also manufactured profitable commercial petroleum products and coal, produced by the wholly owned subsidiary Consolidated Coal Company. DuPont sold all of its Conoco shares in 1999 in order to free up capital for investment in other businesses.

http://heritage.dupont.com/touchpoints/tp_1981/overview.shtml

 

Retour en France : La Ville de Nemours

Cette dernière  est fière de ses enfants (Le Vicomte de Noailles)  et de ceux qui y ont séjourné (Hugo, Stendhal).

 Pierre Samuel Dupont de Nemours : Grand serviteur de l’Etat, cet économiste familier de Turgot né à Paris en 1739 devient député du baillage de Nemours en 1789. Elu à l’assemblée un an plus tard, il est contraint de se cacher dans la région avant de s’exiler à Wilmington, aux Etats-Unis en 1795. C’est là qu’il fondera les bases de la multinationale industrielle qui porte encore son nom. Après un dernier séjour à Paris, où il occupe les fonctions de secrétaire du gouvernement provisoire en 1814, le retour de Napoléon l’incite à regagner les Etats-Unis où il mourra trois ans plus tard.

http://www.ville-nemours.fr/perso_celebres.html

En faisant ses emplettes sur la toile on trouvera surement d’autres informaions sur les correspondances de Voltaire et Pierre Samuel, ou sur les destins croisés de Dupont et Gilbert de Lafayette….

A bien y réfléchir il est surprenant que cette vie n’ait encore inspiré aucun scénariste…. 

lafternews @ 14:52
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Feuille de Match

Posté le Jeudi 11 décembre 2008

Hier soir j’ai reçu un drôle de mail : j’étais convié à une conférence de presse du ministre558432011.jpg de l’Education Nationale, pour une communication de la plus haute importance.

Prière de ne pas oublier sa carte de presse, car les places étaient chères.

Ce qui me surprit d’entrée c’est que l’évènement avait lieu avenue d’Iena, dans les locaux de la 3F (Fédération Française de Football)…Sans doute un partenariat de plus  me suis-je dis.

Dans la salle de presse il y a avait trois chaises sur une estrade, une table avec des micros, et en arrière plan, un panneau où l’on pouvait lire des noms comme Hachette, TF1, Gallimard ou Samsung.

Le ministre fit son entrée, suivi comme son ombre par la réalisatrice Josée Dayan ( mais que venait-elle faire dans cette galère ?), et Monsieur Corti, l’instit de ma fille;  il prit immédiatement la parole :

« Madame, Monsieur, nous allons vous donner la composition de l’équipe sélectionnée pour les programmes 2009-2010, je laisse la parole à Monsieur Corti »

- Bonjour….voici la liste des 22 qui ont été retenus, vous pourrez poser vos questions après…

2003624840011.jpgGardiens : Louis IX dit Saint-Louis, Louis XV, Louis Philippe

Défenseurs: Pépin le Bref, Philippe II Auguste, Louis XI, Louis XIII, Louis XVIII,

Mac Mahon

Milieux: Charlemagne, Jean le Bon, Henri III, Louis XIV, Napoléon III, Adolphe Thiers

Attaquants : Clovis, Philippe IV le Bel, François 1er, Louis XVI , Napoléon 1er,

Charles X , Sadi Carnot

  »Comme vous pouvez le constater il n’y pas de gros changements à part le retour de  

Louis XVI tenu éloigné des terrains pour une mauvaise blessure à la tête.

Napoléon 1er  qui joue  en Angleterre au Saint – Hélène FC, s’est montré convaincant,

même s’il n’est pas au top de sa forme, il nous sera très utile…

Une question ?  Oui Monsieur Saccomano ?

- Louis XVIII , il a joué outre-rhin,  c’est votre nouveau Ribery ?  

- La question n’est pas de savoir qui est le nouveau Zidane, ou le nouveau Pelé…Mon deu04711.jpgrôle de sélectionneur  est de trouver ce que chacun peut apporter au collectif …L’expérience de Louis XVIII pourra être un plus, une restauration en quelque sorte…

Un autre question … Pierre Louis Basse, je vous écoute 

- François Ier, est lié par son contrat en Espagne, pensez vous qu’il pourra jouer ?

- Je sais qu’il a mal vécu son transfert de Lombardie vers Madrid, mais je compte sur le président Carlo Quint pour le libérer à temps.

- Les Danton, Desmoulins, Robespierre, Saint-Just, Mirabeau…quand les verra-t-on en équipe première ?

-Pour l’instant ils jouent chez les Espoirs, cher Jean-Michel Larqué, ils auront le  temps qu’il faut pour faire la révolution…

- Et Madame Dayan ? Va-t-elle nous faire un remake du film de Meunier  » Les Yeux dans les Bleus »?

- Une adaptation télévisée, n’est pas exclue…

- Henri IV, comment pouvez-vous vous priver d’Henri IV ? 

- Henri IV….vous savez ce qu’il a déclaré ? « Paris vaut bien une messe » ! Eh bien Monsieur ce n’est pas ma conception de la vie…

- Mais vous ne pouvez tout de même pas balayer d’un revers de manche, la Saint Barthélémy, Sully, la Poule au Pot, et Ravaillac… 

cwe42931.jpg- Enfin Pierrot, vous permettez que je vous appelle Pierrot, Monsieur Ménès ?

- Je vous en prie…

- Est ce à vous que je dois rappeler à quel niveau sont les autres équipes ?

Niveau, Niveau, Niveau, Niveau, Niveau….

- Papa, Papa !!! c’est sept heures…tu t’es rendormi…réveille-toi

- Sept heures …Ok je me lève…on va déjeuner ensemble

 - Dis moi ma puce, je sais que c’est le matin mais j’ai besoin de te poser une question

- Vas y …dis toujours

- Tu sais qui est Henri IV bien sur ?!

- Un lycée qui porte le nom d’un people.

- Oui, si on veut…mais à part ça

- Non je vois pas….Si il fallait que je retienne le nom de tous les types qui sont sur Internet, je perdrais mon temps !!!

- Ton temps ? Perdre  ton temps ? Mais, toi élève de Cm2, tu ne peux tout de même pas balayer d’un revers de manche, la Saint Barthélémy, Sully, la Poule au Pot, etis7879611.jpg Ravaillac… 

- Je comprends rien à ce que tu racontes….prends pas trop de café !!

- Tu as raison ….I have a bad dream tonight…

                               *************************************

Que du Bonheur ?

Chaque Président, chaque Ministre apporte sa réforme au moulin de l’éducation nationale. Notre société est ainsi faite. C’est pour le bien de nos enfants, c’est du moins ce qu’on a dit à mes grands-parents, à mes parents et aujourd’hui à votre serviteur.

Bien souvent le message passe si mal qu’on se retrouve dans de drôles de grèves, qui sont faites au nom de la réussite de nos enfants et des acquis sociaux, et quelques fois, mis à part certains juristes (sans oublier les politiques et les journalistes), sans aucune lecture approfondie du projet de loi, du décret, ou de la circulaire. 

 Le jeu de la démocratie et le respect des droits reconnus pas la constitution, nécessitent un dialogue permanent et constructif. 

Certaines voix se font entendre pour expliquer que la tâche est immense mais qu’il faut affronter le problème en face : le niveau des élèves, s’il est plus performant dans certaines disciplines (traduction : les enfants maîtrisent bien les nouvelles technologies) , laisse à désirer dans des classiques comme le français par exemple.

Mais prenons garde à ne pas faire endosser tous les maux de l’école par les enseignants et le personnel d’encadrement, qui donnent en temps et en passion  : si il y a un malaise peut-être en suis-je un des premiers responsables, moi le père, moi le citoyen… 

Alors à quand un carton rouge collectif ?

000802c8040018clhs1.jpgA découvrir le texte : « l’école face à la diversité culturelle » par Geneviève Zoia Maître de Conférences en Ethnologie – Université Montpellier 2 

 

http://www.culture.gouv.fr/culture/editions/documents/cr114-115_p66-67.pdf

                                     ******************************

Epilogue de très mauvaise foi…

A midi j’ai rencontré Mr Corti, professeur des écoles : il m’a confirmé, sans pour autant  généraliser, ce que je n’osais pas dire. La plupart des enfants devront faire beaucoup  d’efforts s’ils veulent « suivre » au collège et au lycée..

Ah cher Monsieur Corti…Elle est loin de nous l’époque où nous nous exercions à ne pas faire trop de fautes sur la Dictée de Mérimée

- De qui ?  Je connais celle de Pivot …mais l’autre

- L’autre comme vous dites l’a écrite pour l’Empereur Napoléon III : il s’appelait Prosper Mérimée

Voici donc le texte de la dictée :

  »Pour parler sans ambiguïté, ce dîner à Sainte-Adresse, près du Havre, malgré les effluves embaumés de la mer, malgré les vins de très bons crus, les cuisseaux de veau et les cuissots de chevreuil prodigués par l’amphitryon, fut un vrai guêpier.

Quelles que soient et quelqu’exiguës qu’aient pu paraître, à côté de la somme due, les arrhes qu’étaient censés avoir données la douairière et le marguillier, il était infâme d’en vouloir pour cela à ces fusiliers jumeaux et mal bâtis et de leur infliger une raclée alors04020119414976as1.jpg qu’ils ne songeaient qu’à prendre des rafraîchissements avec leurs coreligionnaires.

Quoi qu’il en soit, c’est bien à tort que la douairière, par un contresens exorbitant, s’est laissé entraîner à prendre un râteau et qu’elle s’est crue obligée de frapper l’exigeant marguillier sur son omoplate vieillie. Deux alvéoles furent brisés, une dysenterie se déclara, suivie d’une phtisie.

- Par saint Martin, quelle hémorragie, s’écria ce bélître ! À cet événement, saisissant son goupillon, ridicule excédent de bagage, il la poursuivit dans l’église tout entière. »

http://www.merimee.culture.fr/fr/html/ress/ress_6_1.html

lafternews @ 11:51
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Sexe cathodique….Le petit écran

Posté le Mercredi 3 décembre 2008

A l’occasion de la Saint-Valentin 2008, l’Ina ( Institut National de l’Audiovisuel ) mit en ligne sur son site plus de 160 vidéos sur le sexe à la télé.

Mais c’est sur Mediapart et également dans l’ouvrage de Jean Jacques Ledos, intitulé « L’âge d’or 800877621.jpgde la Télévision 1945-1975″, publié par l’Harmattan, que se trouve le nom de l’oeuvre qui mit le feu aux poudres :

  »Le téléfilm en question s’appelait L’Exécution. Le scénario était d’Antoine-Louis Dominique, pseudonyme de Dominique Ponchardier (1917-1986), compagnon de la Libération, créateur de la série «Le Gorille», qui popularisa le mot «barbouze» à la fin de la guerre d’Algérie, après avoir repris du service contre l’OAS. L’Exécution avait pour directeur photo le grand Ghislain Coquet. Le réalisateur n’était autre que Maurice Cazeneuve, né en 1923, directeur de la deuxième chaîne (couleur !) de 1968 à 1971, père d’un autre réalisateur de talent, Fabrice Cazeneuve »

http://www.mediapart.fr/club/blog/antoine-perraud/070708/d-une-inobservation-de-mm-schneidermann-et-jeanneney-sur-si

Le dos nu de Nicole Paquin (ne pas confondre avec Orlane Paquin qui joue dans  la série TV « Vive la vie » et au cinéma dans « La Horse »)  http://www.serietele.com/serie-889.html) va, en ce 29 Janvier  1961 http://www.bide-et-musique.com/artist/3497.html , inciter Raymond Janot directeur de la RTF à instituer le Carré Blanc.

En  1964, c’est «  l’extrême pudibonderie de la télévision des années gaulliennes qui révoque la speakerine Noëlle Noblecourt pour de simples genoux dénudés »

A découvrir  Le Voile, Le Miroir et l’Aiguillon par Agnès Chauveau  http://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2001-4-page-97.htm

 ( Agnès Chauveau est maître de conférences à l’Université de Paris X-Nanterre, directrice du DESS « Consultant culturel, projet culturel et environnement social », chargée de séminaire à l’IEP de Paris dans le cycle d’histoire du 20esiècle et chercheur associé au CHEVS.

Elle a publié notamment L’audiovisuel en liberté ? Histoire de la Haute Autorité, 1982-1986 (Presses de Sciences Po, 1997) et plus récemment en collaboration avec Philippe Tétart, Introduction à l’histoire des médias, 1881-1998 (Armand Colin, 2000). Elle a également participé à L’écho du siècle. Dictionnaire historique de la radio et de la télévision en France, dirigé par Jean-Noël Jeanneney (Hachette Littératures/Arte-La Cinquième, 2000).

2002124210011.jpg En 1966 La Tour de Nesle de Jean-Marie Coldefy, fait l’objet d’une censure et sera gratifiée d’un magnifique petit carré blanc

Voici ce qu’en dit l’Ina :

« Adaptation du roman d’Alexandre Dumas dont l’action se situe en 1314, à Paris, sous le règne de Louis X le Hutin, à la taverne d’Orsini, à la Tour de Nesle, au Louvre (où le roi de France a élu domicile) et dans un cachot du Châtelet. – L’impétueuse reine Marguerite de Bourgogne et ses deux soeurs, Jeanne et Blanche, se livrent la nuit, dans des chambres de la Tour de Nesle, à de somptueuses orgies. A l’aube, leurs partenaires sont égorgés par des hommes de sac et de corde. L’un des jeunes gens sacrifiés est le frère jumeau du favori de Marguerite. Celui-ci qui n’est au courant de rien clame vengeance. L’aventurier Buridan jure de dénoncer la criminelle. Il exercera d’effroyables chantages sur Marguerite, deviendra le premier personnage du royaume, sera jeté au cachot et aura, à l’issue de ce drame fertile en meurtres, en duels et en machinations de toutes sortes, une fulgurante révélation. »

Les somptueuses orgies auxquelles il est fait allusion, n’ont rien de commun avec celles que l’on peut découvrir au cinéma dans un film tel que Shortbus, par exemple. Je n’ai visionné que l’extrait proposé sur le site de l’Ina, occasion de revoir quelques visages connus, mais il est fort probable que le carré blanc fut apposé tant pour la moralité que pour quelques corps dénudés. Question d’anticiper le courroux de téléspectateurs bien pensant, qui auraient été rapidement relayés par le courrier des lecteurs des magazines télé de l’époque (Télé 7 Jours, Télé-magazine, Télé-poche)…Les internautes semblent d’ailleurs avoir porté leurs choix sur la version d’Abel Gance avec Pierre Brasseur.

Les cabarets

Si le sexe ne peut entrer dans les chaumières par le biais du cinéma, il le fera par celui du Paris Canaille : Folies-Bergère , Lido, Moulin Rouge, Concert Mayol, Casino de Paris, Crazy Horse….tous ces noms, synonymes d’une permission de minuit accordée à une province qui regarde encore Paris comme un fruit défendu.

Le Tabarin

« Le 3 juin 1966, l’enseigne du Tabarin s’allume une dernière fois pour un gala de charité au profit de l’orphelinat des artistes, avec un parterre de personnalités : Marcel Achard, Yves Robert, Danièle Delorme, Marcel Amont, Bernard Blier, Francis Blanche, Raymond Devos, René-Louis Lafforgue, Suzy Delair, Juliette Gréco… »564055191.jpg

Ces phrases sont extraites de l’Encyclopédie Encarta. Il faut rectifier l’erreur concernant l’adresse de cet établissement situé au 36 rue Victor Massé et non Victor Hugo.

Mais je dois avouer que mes souvenirs étaient plutôt flous, en dehors de l’étrange vision d’un carrousel de jolies filles ..

C’est un extrait de Catherine Certitude de Modiano qui vint à mon secours:  

« La mère de Denise était l’une de ces cavalières de Tabarin que l’on voyait sur le grand manège aux chevaux de bois. Le manège tourne, tourne de plus en plus lentement, les chevaux se cabrent et les cavalières se renversent en arrière la poitrine nue, les cheveux dénoués. »

(Portraits de l’artiste dans l’oeuvre de Patrick Modiano Par Annie Demeyère publié aux Editions de l’Harmattan)

Le cabaret représentait l’innovation en matière de salle de spectacle ainsi que Jacques Pessis l’explique sur ce portail :

http://cabaretsworld.com/index.php?option=com_content&task=view&id=180&Itemid=37

L’Ina conserve propose deux émissions extraites de ses archives

« La rétrospective du célèbre cabaret Tabarin, démoli le lendemain du passage de « Cinq colonnes à la une » à la télévision, réalisée grâce aux témoignages de ceux qui y ont travaillé et à l’aide de films d’époque retraçant les ballets et spectacles du Tabarin.

 En direct du cabaret Tabarin qui sera détruit très bientôt, Pierre Tchernia assiste à la préparation de la soirée d’adieu organisée par Juliette et Marcel Achard et interviewe les personnalités qui vont participer à ce dernier spectacle : Gérard Calvi au piano, Marcel Achard et Robert Dhery, Dominique Perrin, organisateur du gala, Paul Pacini qui dirige le spectacle, Raymond Devos qui incarnera Foutit le clown et Marcel Amont qui chantera « la caissière du grand café ». »

 http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&full=Higgins%2C+Robert&num_notice=6&total_notices=6

stk66843cor1.jpg

Les Folies Bergère

Le 2 mai 1969 les Folies-Bergère fêtent leur centenaire.

L’évènement est commenté ainsi sur le portail du music-hall :

« Antonia Derval, dont la direction ne s’était jusqu’alors exercée que sur les ateliers de couture du théâtre, succéda à son mari. En 1968, elle fit représenter pour célébrer le centenaire de son établissement Et vive la Folie, revue rétrospective traçant l’histoire des Folies. Pas de vedettes, mais toujours l’avalanche de décors, costumes, broderies, plumes et paillettes. »

http://www.foliesbergere.com/127ans/p08.html

Il n’est pas fait mention de cette étonnante version du Lac des Cygnes, mi classique, mi moderne, où l‘on prend conscience que ces danseuses qui étaient souvent dévêtues avaient une solide formation classique…

Je vous parle d’un temps disait la chanson…c’était l‘époque des Coquatrix, des frères Clérico, des Derval, d’Hélène Martini, et d’un décorateur d’origine hongroise nommé Michel Gyarmathy… Le directeur artistique avait expliqué que l’introduction de nu intégral féminin dans les revues et de nu masculin, pour être dans l’air du temps n’avait pas correspondu à l’image que le public se faisait des Folies-Bergère…

Le Moulin Rouge

C’est la revue Fantastic (1970-1973) qui restera dans ma mémoire avec comme principaux tableaux

Un hommage à la télévision : Télé Soir Moulin Rouge avec Léon Zitrone et Igor Barrère, la 573010031.jpgrêverie japonaise, avec Kiki le dauphin et son amie Gillian, les années folles de 1930 et ce tour du monde de l’amour, où l’on savoure cet intermède rafraîchissant : des Amoureux de Peynet, plus  vrais que nature se déclarent leur flamme : « je t’offre mon cœur, je te donne le mien » et la jeune femme ouvre son corsage pour montrer son sein gauche à son compagnon…

Aujourd’hui une revue à la télé n’est plus un évènement, même si c’est le Crazy le 31 décembre….

Les feuilletons d’access prime time

Après « Bonne nuit les Petits» , « Aglaé et Sidonie » ou le « Manège Enchanté » les grands avaient leur feuilleton..

Janique Aimée, l’Abonné de la Ligne U, Allo Police, captivent autant que Belphégor au point de protester lorsque la fin d’une série n’est pas conforme aux désirs du public. Mais il y aussi d’autres pépites…

La Révolte des haïdouks est un feuilleton télévisé d’aventures franco-roumain, en 20 épisodes de 26 minutes, diffusé à partir du 1er janvier 1972 sur l’ORTF.

Aux XVIIIe siècle, la lutte de héros du peuple roumains (les haïdouks) face à l’envahisseur Turc.

Jusque là rien de problématique jusqu’au jour où quelques hommes font irruption dans des lieux réservés aux femmes. Au centre de cette pièce, un bassin où s ’ébattent de jeunes femmes nues.

Il est étrange que cet épisode ne soit pas relaté sur la toile, car la question qui fut posée à l’époque, celle du visionnage d’avant diffusion, fit débat.

La production franco-roumaine fut suivie d’un autre feuilleton tout aussi controversé.

E2004055880011.jpgn effet La Marche de Radetzky, surprit les téléspectateurs, dans sa première version pour la télévision adaptée du roman de Joseph Roth qui retrace la chute de l’Empire austro-hongrois et la désintégration de la société autrichienne à travers trois générations de la famille von Trotta…Quel était l’objet du délit ? Pas grand-chose. …juste quelques officiers en galante compagnie dans une maison close tentant de se changer les idées dans le décolleté de ces dames…Pas de  quoi fouetter un chat…(quoique l’expression ne soit pas tout à fait adéquate).

Littérature, Comédie Française, et grands réalisateurs

Les Rois Maudits

Un ingénieur de feu l’ORTF, m’avait confié il y a quelques années, que le tournage des séquences de la Tour de Nesle, avait été suivie avec une grande assiduité par toute l’équipe technique. Cette anecdote, dont je ne remet pas en cause la véracité, atteste du virage, déjà amorcé par d ’autres que prend la réalisation et l’adaptation : on peut désormais, introduire le nu et l’érotisme à la télévision avec d’excellents comédiens issus pour la plupart du Français et ainsi respecter fidèlement l’essence de l’œuvre.

Adaptée de l’œuvre de Maurice Druon par Marcel Jullian, et réalisée par Claude Barma, la série Les Rois maudits, qui comporte six épisodes de 102 minutes, a été diffusée entre le 21 décembre 1972 et le 24 janvier 1973 sur la deuxième chaîne de l’ORTF.

Jean Piat est Robert III d’Artois , Hélène Duc (Mahaut d’Artois) , Louis Seigner (Spinello Tolomei) , Jean-Luc Moreau (Guccio Baglioni) , Catherine Rouvel (Béatrice d’Hirson) José Maria Flottas ( Philippe V le Long ) , Georges Ser (Louis X le Hutin ), Geneviève Casile (Isabelle de France) , Jean Deschamps (Charles de Valois) , André Luguet (Hugues de Bouville) , Michel Beaune (Edouard VII d’Angleterre) ,Claude Giraud (Lord Roger Mortimer) , Georges Marchal (Philippe IV le Bel) , Muriel Baptiste (Marguerite de Bourgogne) , Catherine Rich (Jeanne de Bourgogne) , Catherine Hubeau (Blanche de Bourgogne) , Monique Lejeune (Clémence de Hongrie) , Anne Kreis (Marie de Cressay) , Jean-Louis Broust (Edoaurd III d’Angleterre) , Benoît Brione (Philippe VI de Valois) , André Falcon ( Enguerrand de Marigny), Henri Virlojeux (Le Cardinal Jacques Duèze/Jean XXII)…

Les comédiens avaient été choisi avec discernement, et il y avait dans la réalisation, un aspect théâtral qui ajoutait de l’intensité aux quelques scènes « osées » : La Tour de Nesle, la nuit de noces de Clémence de Hongrie, les pillages de Robert d‘Artois…

Les internautes pourront retrouver celle qui eut un de ses plus beaux rôle avec Marguerite de Bourgogne, Muriel Baptiste.

L’actrice nous a quitté tragiquement à l’âge de 52 ans, le 7 septembre 1995.

http://fansdemurielbaptiste.oldiblog.com/

http://patricks829.skyrock.com/

La Duchesse d’Avila est un feuilleton télévisé français en 4 épisodes de 70, 130, 55 et 100u137841901.jpg  minutes, créé par Philippe Ducrest et Véronique Castelnau d’après l’œuvre de Jean Potocki intitulée Manuscrit trouvé à Saragosse, réalisé par Philippe Ducrest et diffusé du 4 au 25 juillet 1973 sur la deuxième chaîne de l’ORTF.

Si l’adaptation télévisée respectait l’œuvre on aurait du être face à ce que Dominique Fernandez appelle Les mille et une nuits andalouses :
« Formidable hymne à la vie et au plaisir de vivre, roman picaresque, conte libertin, drame d’amour, roman dans le roman, le Manuscrit trouvé à Saragosse…. »
Dominique Fernandez, Le Nouvel Observateur, 10 août 1989

http://www.jose-corti.fr/titresromantiques/manuscrit-saragosse.html

Et d’ailleurs La Duchesse d’Avila est présentée par les magazines « télés » comme un moment d’érotisme à la télévision. Hélas on reste sur sa fin, et les deux princesses maures, Emina & Zibelda nous laissent espérer une scène qui ne vient jamais ; nous sommes en 1973 et la France Pompidolienne, ne saurait accepter sur ces petits écrans, un remake des Contes de Canterburry, du Décaméron, ou des Mille et Une Nuits…

On laisse cela à Pier Paolo Pasolini…

La Confession d’un enfant du Siècle d’après Alfred de Musset avec Marie-Christine Barrault et Sami Frey en 1974…Santelli parvient à restituer tout cet univers du roman sans doute autobiographique, où le personnage principal est partagé entre les soirées de débauche dans les bordels et un amour romantique.

Le Père Amable réalisé par Claude Santelli en novembre 1975, d’après Guy de Maupassant avec Geneviève Fontanel et Fernand Ledoux.

Une nouvelle version fut produite pour France 2 par Jacques Santamaria et Gérard Jourd’hui, la réalisation confiée à Olivier Schatzky.

« Le jeune fermier Césaire épouse Céleste contre la volonté du père Amable, son vieux père qui refuse d’entretenir l’enfant que Céleste a eu d’un autre homme. La famille s’installe néanmoins à la ferme. Césaire s’épuise au travail et meurt, laissant le père Amable et Céleste seuls, face à face. »

http://dvdtoile.com/Film.php?id=47078#resume

 

u194996211.jpg Les Peupliers de la Prétentaine (1975) de Jean Herman avec une Catherine Hubeau, très séductrice, et un Jacques Alric gargantuesque. Odette Joyeux en étant l‘auteur….

Claude Santelli

On ne peut parler de télévision sans consacrer quelques lignes à Claude Santelli. Producteur, réalisateur, scénariste, il était l’homme aux multiples facettes :

  • Celui qui avait fait aimé la littérature aux enfants par le biais du Théâtre de la jeunesse en leur faisant découvrir la Comtesse de Ségur ou Charles Dickens;

  • Celui qui produisit « Les cent Livres des Hommes » en collaboration avec Françoise Verny. Sa version de l’Enfer de Dante Alighieri, diffusée à une heure tardive, saura traduire sans trahir, sans crainte de choquer par ce qui pouvait constituer alors des audaces ou des provocations.

France Dougnac, Marie-Christine Barrault, Isabelle Huppert, Geneviève Fontanel, Brigitte Fossey, se virent offrir de magnifiques rôles, voire parfois leur première apparition à l’écran.

L’Opéra

Pour donner une idée assez précise de l’ampleur d’un mouvement qui prend naissance après les années 70, j’ai relevé cet article sur le site de Radio Canada.

Du Classique au Glamour Émission du 10 janvier 2003

L’opéra se déshabille ( journaliste : Josée Dupuis – réalisatrice : Kathleen Royer )

Dans un monde où la concurrence est omniprésente, le milieu des arts n’échappe pas à la tentation d’oser pour attirer les foules. Il est de plus en plus fréquent de voir des scènes de nus dans les opéras ou, à l’opposé, de voir des interprètes de musique classique se faire habiller par de grands couturiers.
Le sexe, l’obsession du look et de l’effet choc sont de plus en plus utilisés par des metteurs en scène à la recherche de nouveaux publics. Or, plusieurs artistes craignent qu’on en arrive à 07369frl1.jpg sacrifier la qualité de l’interprétation au profit du spectacle.

Cet été en Autriche, le Festival de Salzbourg a proposé un Don Giovanni très aguichant, au point où les musiciens de l’orchestre ont connu de légers problèmes de concentration durant les répétitions. Sur scène, le célèbre Don Juan était entouré de femmes en soutien-gorge et petites culottes, une gracieuseté de la lingerie Palmers, qui commanditait cette production. Une nouvelle tendance, selon la chef d’orchestre Agnès Grossmann. « Ce qui m’étonne surtout, c’est qu’on a eu 50 ans de féminisme pour éviter que la femme soit un objet de désir, on fait tout pour ne pas être utilisée comme femme et là, on a exactement le contraire ! »

Ce qui faisait scandale il y a à peine 20 ans ne cause plus grand émoi aujourd’hui. L’an dernier, à Londres, on a présenté un Rigoletto plutôt décadent, avec orgie sur scène, un spectacle à la limite de la pornographie.

Et l’Amérique n’y échappe pas. L’opéra n’est plus ce qu’il était. Toutes les audaces sont permises. L’opéra ne connaît pas vraiment de problèmes d’assistance, mais les productions coûtent cher et elles doivent être rentables. De plus, il faut penser à rajeunir la clientèle. Les grands responsables de ce changement de style sont les metteurs en scène de cinéma et de théâtre, qui travaillent de plus en plus à l’opéra. Les chanteurs doivent se plier désormais à leurs nouvelles exigences. http://www.radio-canada.ca/actualite/zonelibre/03-01/look.html

Le Grand Macabre de Gyorgy Ligeti

« Les mélomanes branchés se pâment déjà. Peter Sellars, l’enfant terrible de la mise en scène lyrique, revient à Paris avec le sulfureux Grand Macabre. L’ouvrage de Ligeti, monté au palais Garnier, en 1981, par Daniel Mesguich, déclencha l’ire des critiques («Bouffonneries émaillées d’obscénités», «fantasmes de collégien», «pornopéra intellectuel») et provoqua un scandale mémorable, au point que l’on croit souvent que cette «poubelle post-historique» – selon la définition de son créateur – fut ouverte pour la première fois à Paris. Elle fut en réalité créée à l’Opéra de Stockholm, le 12 avril 1978, dans une mise en scène du colibrettiste Michael Meschke, qui, directeur d’un théâtre de marionnettes, introduisit le personnage d’Ubu roi en Suède. »

http:/gs2191341.jpg/www.lexpress.fr/informations/macabre-grand-macabre_627105.html

Daniel Mesguich crée le scandale en faisant se déshabiller intégralement des jeunes femmes sur la scène de l’opéra en décembre 1981. On concevait jusqu’à ce jour la nudité dans certains spectacles de danse contemporaine ou encore dans des Comédies Musicales tel que Oh Calcutta …

« Dix acteurs jouaient et dansaient nus. Ils simulaient les gestes de l’acte sexuel. Cette série de sketches érotiques avaient notamment été écrits par Samuel Beckett, Dan Greenburg, auteur de comédies à succès, et John Lennon mais l’apport de chaque auteur était laissé délibérément dans l’anonymat. Un inspecteur de la brigade des moeurs de New York était présent dans la salle : afin que la police n’intervienne pas, il avait été décidé avec les comédiens que les parties les plus intimes de leurs corps n’entreraient jamais en contact. La distance réglementaire qui devait séparer les comédiens avait été fixée à l’épaisseur de trois kleenex! Léo Sauvage, le correspondant permanent du Figaro, avait alors déclaré que « l’avenir du nouveau théâtre se joue au millimètre près« . Avant la première, les critiques s’étaient demandées si Oh Calcutta! serait plus scandaleux que Che. Cette pièce avait été écrite en hommage à Che Guevara. Le président des États-Unis, vêtu du seul haut-de-forme étoilé de l’Oncle Sam et le révolutionnaire, également nu, pratiquaient en scène la sodomie et la fellation. Cette pièce était présentée par son auteur comme un pamphlet politique mais son argument publicitaire était très vendeur : pour la première fois, la salle pouvait assister à un accouplement authentique entre comédiens. Cette pièce très scandaleuse fut suspendue après la générale. Oh Calcutta! fit tout de même apparaître Hair comme une revue de patronage et fut vivement critiqué »

Source : 01/09/2001, Marie-Véronique Guilmont

http://www.regardencoulisse.com/articles/article.php?num=363

Moise et Aaron de Schoenberg

Moïse et Aaron , est un opéra en trois actes d’Arnold Schoenberg créé à Zurich en juin 1957.

« Au second acte, Moïse a quitté son peuple pour recevoir les tables de la Loi. Livré à lui-même, le peuple doute et prend pour argent comptant les paroles d’Aaron, maître à bord. Orgie, chaos, adoration du Veau d’or et des images païennes: l’humanité abandonnée se détourne de la parole divine, en l’absence de Moïse. A son retour, ce dernier brise les idoles, casse les tablesu121405821.jpg  de la Loi, accable son frère pour son esprit pernicieux et manipulateur. »

http://www.classiquenews.com/applaudir/lire_article.aspx?article=1077&identifiant=2007512SG7711V85FRLAFLUICFPZSL0Z

 

Ceux qui ont vu cet opéra inachevé, d’un abord difficile car la musique y est ici dodécaphonique, n’oublieront pas la scène du Veau d’or, qui est beaucoup plus expressive que la chasteté hollywoodienne de Cecil B de Mille.

Même Le Prince Igor d’Alexandre Borodine sera donné dans une version moins voilée avec des danses Polovtsiennes très tendance…

Il y aurait encore bien des choses à dire sur la danse, la magie, le cirque, le théâtre, le festival d’Avignon, le festival d’Aix en Provence avec ses adaptations des œuvres de Rameau libres et libérées, et le Grand Magic Circus.

D’ailleurs l’éclectique Jérôme Savary, pourrait faire l’objet d’un article à lui seul…Revoyez son Bourgeois Gentilhomme, par exemple…

Finalement, chers parents vous avez sans doute bien fait de m’interdire la télévision, j’y ai gagné en curiosité. 

 

 

 

 

lafternews @ 23:42
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Sexe cathodique : Bonbons, caramels, Esquimaux…

Posté le Mardi 25 novembre 2008

Va dans ta chambre ! Ne regarde pas ! Ce n’est pas de ton âge ! Va te coucher ! Chérie mets lui les mains devant le visage ! C’est pas pour les enfants ! Il y a le petit carré blanc…allez au lit; le rectangle blanc ? vite disparais de notre vue ! Je me lève et j’éteins la télé ! ( époque jurassique où il n’y avait pas de télécommande et une seule chaîne). Et je suis en dessous de la vérité…

7070081.jpg Je continue ? Je ne crois pas que cela en vaille la peine. 

 Chère maman, cher papa, puis-je vous poser une question ? Qu’y avait-il de si dangereux et de si « Top Secret » dans l »étrange lucarne que vous en arriviez à décréter que le moindre morceau de dentelle, n’était Rien que pour vos yeux ? 

La mémoire vous joue des tours ? Eh bien je vous propose de faire resurgir   » La Caméra explore le temps » avec un regard très « olé, olé »…car c’était bien cela que vous disiez à l’époque ?

Vous ne comprenez toujours pas ? C’est pourtant simple : tout ce que vous m’avez interdit de voir depuis l’apparition de la télévision dans le foyer familial, je l’ai gravé dans le disque dur de mon enfance ( et de mon adolescence !) et j’en ai fait une sauvegarde….

Silence sur la plateau, on tourne, moteur, action !!!     

On commence avec Madame Edwige Feuillère dans Lucrèce Borgia  d’Abel Gance  en 1935 où elle apparaît nue, brièvement et de profil. Jean-Louis Barrault jouera nu, lui aussi, le temps d’un plongeon, dans Drôle de Drame de Carné en 1937.

Autre « Atmosphère » avec Arletty dans Le jour se lève sorti le 9 Juin 1939. Cet autre film de Marcel Carné ne fut autorisé qu’après la coupe d’une scène la montrant nue sous la douche…On lui doit aussi cette réplique d’après guerre, en raison de sa liaison avec un officier allemand  « Mon cœur est français, mon cul est international ! »

Simone Simon, Françoise Arnoul, Nadine Tallier,

be18011.jpgSimone Simon,  obtient de Jacques Tourneur le premier rôle de La féline (1942), celui d’une femme panthère. Elle incarne magnifiquement cette sorcière involontaire qui se change en panthère au moment de faire l’amour.(…) A l’âge de trente-cinq ans, elle décide de privilégier les compositions dramatiques. Elle tourne ainsi deux chefs-d’oeuvre de Max Ophüls. Elle apparaît en soubrette dans La ronde (1950) puis tient le rôle d’un modèle nu, répudié, qui se suicide de désespoir dans Le plaisir (1951). Sa dernière apparition au grand écran est celle d’une guest star nostalgique dans La femme en bleu (1972) de Michel Deville.

http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/imprime/imprime.php?pk=46887

«  Françoise Arnoul n’avait pas pu, en 1949, montrer ses seins dans l’Epave : elle n’avait que 18 ans et Willy Rozier, le réalisateur, n’avait pas osé braver l’ire des gardiens de la morale   Elle fut donc doublée mais, crânement, attendit d’être majeure pour s’exhiber, dans Le fruit défendu  (Henri Verneuil, 1952). Elle récidiva –après avoir entre-temps, révélé son postérieur dans Le diable et les dix commandements(Julien Duvivier, 1961) – dans  Le congrès s’amuse, Geza Radvanyi, RFA, 1965.  »

http://drorlof.over-blog.com/article-1953847.html

Nadine de Rotschild  lorsqu’elle s’appelait encore Nadine Tallier tournera dans les Grandes Familles en 1958 et Marina la Fille sans Voile en 1953. On la voit apparaître dans des déshabillés transparents, et autres tenues plus ou moins légères.  Elle aura même joué les muses auprès d’un de nos grands troubadours : 

« La baronne et le gorille. Régine Monpays, grande prêtresse brassenienne, me l’a  u100951001.jpgconfirmé : Oui, Brassens fut amoureux de Nadine de Rostchild, du temps où elle s’appelait Nadine Tallier et faisait la starlette dans les films polissons. C’est à la future baronne qu’est dédiée la chanson « Une jolie fleur dans une peau de vache ». Mais lorsqu’il fallut choisir entre le baron et le chanteur, Nadine n’hésita pas et choisit le richissime banquier. »

http://www.opisline.com/lettre/lalettre45.pdf

1953 : Michèle Morgan et Gérard Philipe, se retrouvent dans un  film d’Yves Allégret tourné au Mexique, Les orgueilleux….même en soutien-gorge blanc, Morgan a une classe infinie. 

Ah les Belles Bachantes de Jean Loubignac sur un scénario de Robert Dhéry en 1954…Les branquignols dans leurs oeuvres…et beaucoup d’effeuillages dans l’esprit cabaret du « Pigalle » des années cinquante.

Gervaise de René Clément en 1956 avec Suzy Delair et Maria Schell, d’après Emile Zola. La jolie paire de fesses aperçue au cours de la bagarre féminine opposant Gervaise à Virginie appartient à une danseuse du Crazy Horse qui sera souvent citée par Alain Delon, Rita Cadillac. (Développement de l’article le 18 décembre 2008 grâce aux recherches des internautes : merci à tous ! ) 

De l’autre côté des Alpes, on voit poindre deux noms : Sophia Loren, d’une part, que l’on voit seins nus dans Era, Lui, Si Si de Marcello Marchesi (1951) ou Deux nuits avec Cléopâtre (Due notti con Cleopatra, 1953) de Mario Mattoli et une sculpturale Gina Lolobrigida, d’autre part, dans Les Belles de Nuit (1952), Venus Impériale (nue de dos) (1963).

Dany Carrel, de son vrai nom Yvonne Chazelles du Chaxel, « Piège Pour Cendrillon » en 1961 ou « Maternité Clandestine » (1953) : joli minois, charme exotique, sont les expressions qui reviennent le plus souvent pour parler de cette très jolie  comédienne à qui la vie ne semblait pas vouloir faire de cadeau et qui se réalisa par le cinéma.

http://boomer-cafe.net/version2/index.php/Stars-et-vedettes-des-annees-50/Dany-Carrel-un-souffle-d-exotisme.html

Martine  Carol http://martinecarol.free.fr/

En France, Marie-Louise Mourer, devient Maryse Arley puis Martine Carol. On la dit is30321.jpg emblématique des fifties, à juste titre,         Caroline chérie de Richard Pottier (1950),  Un Caprice de Caroline Chèrie (1952),   Lucrèce Borgia (1953), permettent de découvrir la magnifique plastique de celle qui aurait subi  la violence des sbires de Pierrot le Fou pour s’être refusée à l’ennemi public Numéro1 de l’époque .  http://cinemanageria.ifrance.com/cine_typologie/cine_erotique.html

Le secret du chevalier d’Eon (1959) sorti le 6 juin 1960, scénario co-écrit par Cecil Saint-Laurent avec Andrée Debar et Dany Robin. Il ne vous aura pas échappé qu’on retrouve à l’écriture, l’un des pseudos de Jacques Laurent, Prix Goncourt 71 pour les Bêtises. Les ressemblances avec les rôles interprétés pas Martine Carole ne sont évidemment pas fortuites. (on reverra avec plaisir cette scène, où l’on comprend que les serrures ne sont pas uniquement destinées aux clefs.)

Robert Hossein n’est pas encore Geoffrey de Peyrac, lorsqu’il réalise Toi le venin en 1959, en s’appuyant sur les deux soeurs Poliakoff : Marina Vlady et Odile Versois. 

C’est Truffaut qui nous offre en 1960,  la future Marquise des Anges, Michèle Mercier, nue, dans Ne Tirez Pas sur le Pianiste.

Les années Bardot

 « Elle vit comme tout le monde en n’étant comme personne. » C’est ce que disait Jean Cocteau…Et Dieu Créa la Femme, Le Mépris, En cas de Malheur, Les Bijoutiers du clair de lune . En couleur ou en noir et blanc,  vue par Godard, Vadim ou Companeez, BB incarnait peut-être malgré elle, tout ce que la France puritaine des années 50 & 60 essayait de refouler…   

Le site suivant a effectué un travail remarquable de classement, et plus que cela puisque chaque film est répertorié avec son nombre de scènes érotiques, la minutels0117461.jpg  à laquelle elles interviennent dans le long métrage, la possibilité de visionnage en arrêt sur image et même d’achat sur Amazone. 

http://elles-se-mettent-nues-pour-nous.fr/partie.php?koi=0

Un travail similaire a éte fait ici, qui peut venir en complément du précédent.

http://home.tele2.fr/as3/guide3.htm

On pourrait compléter par ce classement des films refoulés par la censure entre 1937 et 1962 : les motifs de refus doivent inciter à la réflexion.

http://www.rcq.qc.ca/la_regie/Films%20censur%C3%A9s%201937-1962.pdf

Catherine Deneuve,

Belle de Jour (1966) , la bourgeoisie croquée par Luis Bunuel, mais aussi Répulsion, Benjamin ou le Mémoires d’un Puceau (1968),  La Femme aux Bottes rouges (1974)….On semble loin de la « Deneuve » des Parapluies de  Cherbourg et des Demoiselles de Rochefort, quoique… si l’on lit l’analyse de Raphaël Lefèvre,  »Le Puritain Malicieux – Jacques Demy et le Sexe », on comprend que l’affirmation est loin d’être évidente.  

http://www.critikat.com/Jacques-Demy-et-le-sexe.html

 http://toutsurdeneuve.free.fr/Francais/Pages/General/Accueil.php

Jeanne Moreau

Dans son texte intitulé « Sexe et Images de femmes dans le cinéma de la Nouvelle Vague : un contre exemple de domination », Frédéric Gimello-Mesplomb écrit :  » En 1958, si la centrale catholique demande le boycott du film de Louis Malle, Les Amanu111685551.jpgts, pour « incitation à la débauche », c’est que l’on y voit Jeanne Moreau manifester de réels signes de jouissance lors de la scène d’amour avec Jean-Marc Bory. L’année suivante, des voix s’élèvent contre l’érotisme, d’Hiroshima Mon Amour d’Alain Resnais, mais là encore, c’est moins contre les gros plans du couple, elliptiques et fortement esthétisés, que par la façon dont Emmanuelle  Riva tourne son film au Japon (en prenant un amant de passage…).

Diffusé le soir dans le cadre des tranches d’horaires consacrés aux films d’auteur, découvrez Sirocco d’Hiver – (1969)  Un drame de Miklós Jancsó, avec Jacques Charrier (Marko Lazar), Marina Vlady (Maria), Eva Swann (Ilona), qui se déroule en Hongrie pour décor, mais se joue sur fond de crise politique en Yougaslavie, dans les années 30;  des scènes sensuelles réunissent les principales actrices…Le réalisateur hongrois ira beaucoup plus loin avec son remake de Mayerling « Vices Privés et Vertus Publique » (1976) : on y découvre une Teresa Ann Savoy, terriblement impudique, dans le rôle de la Baronne Marie Vetsera, avant d’endosser la tunique transparente de Drusilla au côté de Malcom Mc Dowell dans le Caligula de Brass.. 

Que la fête commence (1974) de Bertrand Tavernier Avec Philippe Noiret, Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Marina Vlady, et la regrettée Christine Pascal. Un film sur le libertinage à l’époque de la régence de Louis XV.

Après le cinéma à la télévision, la  deuxième partie de Sexe Cathodique sera consacrée aux feuilletons, séries, oeuvres de fiction, émissions de divertissements et opéras, contenant des séquences de nudité ou de sexe.

lafternews @ 16:06
Enregistré dans Culture, Le Petit Carré Blanc, Un oeil dans le Rétro
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