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Archive pour la catégorie « Un oeil dans le Rétro »

Alice en illimité…

Nous reproduisons ici, un texte écrit par Blue Pepper pour le blog de Nathalie de Piment Rose en y incluant un extrait dont le contenu est réservé aux adultes…. 

csc030431.jpg Rassure toi, ami internaute, toi qui maîtrise les arcanes de la lecture en diagonale, je ne vais pas t’infliger une nième critique du film de Tim Burton.

Ceux qui me connaissent savent que, généralement je trempe ma plume dans des fioles parfumées à l’érotisme suranné….

Bon, si on pouvait me mettre un petit thème de Francis Lai ou Royal Canin par Ennio Morricone en fond sonore, pour l’ambiance, ce serait pas de refus…

Revenons donc à Alice.

Lewis Caroll, l’auteur, la dote d’un caractère d’exploratrice curieuse, pas terrorisée pour deux sous à l’idée de suivre un lapin dans son terrier, ce qui lui fait déjà un point commun avec la créatrice de ce blog dont la passion pour les rabbits n’a jamais été démentie.

C’est en jouant sur cet aspect du personnage que fut tourné en 1976,  Alice in Wonderland, le premier film musical pornographique.  

On reconnaîtra bien volontiers que la partition et les lyrics n’ont pas laissé un souvenir impérissable dans les annales (désolé…) x103467881.jpg

Le réalisateur   Bud Townsend fut épaulé par le producteur William Osco, qui avait saisi  l’opportunité d’adapter une oeuvre dont les droits étaient tombés dans le domaine public. Osco s’était déjà distingué par une parodie érotique de Flash Gordon ( Flesh Gordon) en 1975. 

Il ne restait plus qu’à trouver une Alice juvénile et majeure. Ce fut Kristine Debell (lien réservé à un public averti), playmate d’Avril 1976.

Ce long métrage rapporta près de 90 millions de dollars; et la Fox qui flairait les bons coups, avait sorti les ciseaux pour obtenir une déclassification du film.

Depuis décembre 2007, une version restaurée et non censurée est disponible en Dvd. 

En bon nostalgique des seventies, je souhaitais évoquer ce passage peu ordinaire de l’autre côté du miroir.



Lecture pour tous…..

Le 15 mars 1968, Le Monde publie un article de Pierre Viansson-Ponté, « Quand la France s’ennuie », titre qui fait référence à une phrase d’Alphonse de Lamartine «La France est une nation qui s’ennuie.».

 Certains passages sont d’une troublante actualité. 

k25631191.jpg  »Ce qui caractérise actuellement notre vie publique, c’est l’ennui. Les Français s’ennuient. Ils ne participent ni de près ni de loin aux grandes convulsions qui secouent le monde. La guerre du Vietnam les émeut, certes, mais elle ne les touche pas vraiment. Invités à réunir « un milliard pour le Vietnam », 20 F par tête, 33 F par adulte, ils sont, après plus d’un an de collectes, bien loin du compte.

D’ailleurs, à l’exception de quelques engagés d’un côté ou de l’autre, tous, du premier d’entre eux au dernier, voient cette guerre avec les mêmes yeux, ou à peu près. Le conflit du Moyen-Orient a provoqué une petite fièvre au début de l’été dernier : la chevauchée héroïque remuait des réactions viscérales, des sentiments et des opinions en six jours, l’accès était terminé. Les guérillas d’Amérique latine et l’effervescence cubaine ont été , un temps, à la mode elles ne sont plus guère qu’un sujet de travaux pratiques pour sociologues de gauche et l’objet de motions pour intellectuels.

Cinq cent mille morts peut-être en Indonésie, cinquante mille tués au Biafra, un coup d’Etat en Grèce, les expulsions du Kenya, l’ « apartheid »sud-africaine, les tensions en Inde : ce n’est guère que la monnaie quotidienne de l’information. La crise des partis communistes et la révolution culturelle chinoise semblent équilibrer le malaise noir aux Etats-Unis et les difficultés anglaises.pha0550000291.jpg
 

De toute façon, ce sont leurs affaires, pas les nôtres. Rien de tout cela ne nous atteint directement : d’ailleurs la télévision nous répète au moins trois fois chaque soir que la France est en paix pour la première fois depuis bientôt trente ans et qu’elle n’est ni impliquée ni concernée nulle où que ce soit dans le monde.

La jeunesse s’ennuie. Les étudiants manifestent, bougent, se battent en Espagne, en Italie, en Belgique, en Algérie, au Japon, en Amérique, en Egypte, en Allemagne, en Pologne même. Ils ont l’impression qu’ils ont des conquêtes à entreprendre, une protestation à faire entendre, au moins un sentiment de l’absurde à opposer à l’absurdité. Les étudiants français se préoccupent de savoir si les filles de Nanterre et d’Antony pourront accéder librement aux chambres des garçons, conception malgré tout limitée des droits de l’homme.

Quant aux jeunes ouvriers, ils cherchent du travail et n’en trouvent pas. Les empoignades, les homélies et les apostrophes des hommes politiques de tout bord paraissent à tous ces jeunes, au mieux plutôt comiques, au pis tout à fait inutiles, presque toujours incompréhensibles.

c0021756ts1.jpgHeureusement, la télévision est là pour détourner l’attention vers les vrais problèmes : l’état du compte en banque de Killy, l’encombrement des autoroutes, le tiercé, qui continue d’avoir le dimanche soir priorité sur toutes les antennes de France.
 

 Le général de Gaulle s’ennuie. Il s’était bien juré de ne plus inaugurer les chrysanthèmes et il continue d’aller, officiel et bonhomme, du Salon de l’agriculture à la Foire de Lyon. Que faire d’autre ? Il s’efforce parfois, sans grand succès, de dramatiser la vie quotidienne en s’exagérant à haute voix les dangers extérieurs et les périls intérieurs. A voix basse, il soupire de découragement devant la « vachardise »de ses compatriotes qui, pourtant, s’en sont remis à lui une fois pour toutes de leurs affaires. Ce qui fait d’ailleurs que la télévision ne manque pas une occasion de rappeler que le gouvernement est stable pour la première fois depuis un siècle.

Seuls quelques centaines de milliers de Français ne s’ennuient pas : chômeurs, jeunes sans emploi, petits paysans écrasés par le progrès, victimes de la nécessaire concentration et de la concurrence de plus en plus rude, vieillards plus ou moins abandonnés de tous. Ceux-là sont si absorbés par leurs soucis qu’ils n’ont pas le temps de s’ennuyer, ni d’ailleurs le cœur à manifester et à s’agiter. Et ils ennuient tout le monde. La télévision, qui est faite pour distraire, ne parle pas assez d’eux. Aussi le calme règne-t-il.k22141561.jpg

La réplique, bien sûr, est facile : c’est peut-être cela qu’on appelle, pour un peuple, le bonheur. Devrait-on regretter les guerres, les crises, les grèves ? Seuls ceux qui ne rêvent que plaies et bosses, bouleversements et désordres, se plaignent de la paix, de la stabilité, du calme social.


L’argument est fort. Aux pires moment des drames d’Indochine et d’Algérie, à l’époque des gouvernements à secousses qui défilaient comme les images du kaléidoscope, au temps où la classe ouvrière devait arracher la moindre concession par la menace et la force, il n’y avait pas lieu d’être particulièrement fier de la France. Mais n’y a-t-il vraiment pas d’autre choix qu’entre l’immobilité et la tempête ? Et puis, de toute façon, les bons sentiments ne dissipent pas l’ennui, ils contribueraient plutôt à l’accroître.

Cet état de mélancolie devrait normalement servir l’opposition. Les Français ont souvent montré qu’ils aiment le changement pour le changement, quoi qu’il puisse leur en coûter. Un pouvoir de gauche serait-il plus gai que l’actuel régime ? La tentation sera sans doute de plus en plus grande, au fil des années, d’essayer, simplement pour voir, comme au poker. L’agitation passée, on risque de retrouver la même atmosphère pesante, stérilisante aussi. On ne construit rien sans enthousiasme.

fst0560311.jpgLe vrai but de la politique n’est pas d’administrer le moins mal possible le bien commun, de réaliser quelques progrès ou au moins de ne pas les empêcher, d’exprimer en lois et décrets l’évolution inévitable. Au niveau le plus élevé, il est de conduire un peuple, de lui ouvrir des horizons, de susciter des élans, même s’il doit y avoir un peu de bousculade, des réactions imprudentes.
Dans une petite France presque réduite à l’hexagone, qui n’est pas vraiment malheureuse ni vraiment prospère, en paix avec tout le monde, sans grande prise sur les événements mondiaux, l’ardeur et l’imagination sont aussi nécessaires que le bien-être et l’expansion.
 Ce n’est certes pas facile. L’impératif vaut d’ailleurs pour l’opposition autant que pour le pouvoir. S’il n’est pas satisfait, l’anesthésie risque de provoquer la consomption. Et à la limite, cela s’est vu, un pays peut aussi périr d’ennui. »

PIERRE VIANSSON-PONTE
Le Monde du 15 mars 1968

 



Caligula…épuisant mais pas épuisé

Ça y est c’est décidé, je passe au viagra !!!k06725881.jpg

Le Bain de Lucrèce a encore frappé avec un article très hot sur le film de Tinto Brass ou  plutôt sur les scènes additives de Caligula… 

Et si vous prenez le temps de lire les interviews et les infos cachées derrière chacun des liens, vous en apprendrez de « belles » sur Laurie Wagner et ses copines…pour peu que vous compreniez l’anglais.

Mais je suis persuadé que vous allez apprendre très vite !



Bordel sans tendresse

k02681791.jpg Comme tous les mois la rédaction se réunit pour trouver le sujet « hot » qui ralliera le plus de suffrages. On a bien pensé faire une photo de charme en page centrale, style le Le String du Jour mais la Tourte était déjà sur le coup …..

Les silences commençaient à devenir pesants, quand soudain l’un d’entre nous s’est écrié : « on va bien finir par trouver, bordel ?! »

Et là une voix a hurlé : « ça y est !! on le tient »

Le lupanar, la maison close, le bordel de l’antiquité à nos jours, au cinéma, et plus généralement dans tous les arts, majeurs ou mineurs : la source est inépuisable et c’est tant mieux.

Les internautes seront particulièrement comblés dans leurs recherches : le bordel est accommodé à toutes les sauces : littéraire, artistique, religieuse; généralement très documentés les auteurs des textes apportent chacun, au moins, un élément original…

Il va de soi qu’on ne pouvait passer sous silence, le volet « présent » de la prostitution en maison close à l’ étranger, puisque comme tout le monde le sait, elles sont sensées avoir disparu du paysage hexagonal depuis 1946, par la volonté de Sainte Marthe… Ce ne sont pas les bataillons de Mme Claude qui diront le contraire…

Tout n’est pas répertorié dans cet exposé, loin s’en faut; on peut cependant espérer qu’il incitera les plus curieux à se plonger dans cet univers sulfureux.

Les fresques érotiques retrouvées dans la zone archéologique de Pompéi  (le portail de  l’Unesco nous renseigne sur les sites inscrits au patrimoine mondial de l’humanité) feront office d’introduction.

Rappelons tout de fois que le but de cet article de vulgarisation, est d’offrir au lecteur quelques pistes d’investigation, comme celles qui suivent en notes :

A Noter :

  1. Le Numéro 601 d’Historia intitulé « Les Maisons closes De la Grèce 1574r286921.jpgAntique aux clandés d’aujourd’hui » , et paru en 1997, survole, comme le montre son sommaire, les grandes étapes de la prostitution en maison… « A Athènes, la prostitution revêt un caractère sacré – Dans les lupanars romains les louves se prostituent – Au moyen âge, les bordels ont pignon sur rue – sous la Régence, la libération des moeurs se généralise – le XIX° siècle, âge d’or de la prostitution – grâce aux prières des filles de Bernay, Piaf recouvre la vue – la vertueuse Marche Richard était une ancienne prostituée – des clandés sous la protection d’agents très spéciaux » On peut le trouver notamment sur Price Minister

  2. L’Histoire N°64 Maisons Closes et Traite des Blanches : Le Commerce du Sexe sur Price Minister

  3. Voir aussi le numéro 4 de la Revue « La France Pittoresque » d’octobre – novembre – décembre 2002. 

  4. Dans La Bible, Genèse (38-15 ), on peut lire : « Juda la vit et la prit pour une prostituée; car elle avait voilé son visage. »  Cette précision donnée, on en déduira que le sujet beaucoup moins « léger » qu’on pourrait le supposer et qui remonte à la nuit des temps, est un thème qualifié de sensible par les grandes religions …On se reportera au lien suivant concernant la Bible et la Sexualité sur Sexodoc  ainsi qu’aux anecdotes qui fourmillent au sujet du mot Epectase : la mort pendant l’orgasme…Bonheur ultime que connurent un archevêque et un Président de la République….C’est à propos de ce dernier (Félix Faure) que furent prononcées les deux phrases :« Il a perdu sa connaissance ? On l’a faite sortir par l’escalier de service ! »  et « Il voulait être  César, il ne fut que Pompée » (Clémenceau)

  5.  A titre d’information la prostitution dans la Grèce Antique fait l’objet d’un article fort complet sur Wikipedia

    Suétone dans son Histoire des Douze Césars fait un récit que certains pourront accompagner d’une illustration sonore de circonstance, s’ils ont k06082501.jpgquelques images en mémoire . Le « bienvenu au bordel impérial !! » lancé par Malcom Mc Dowell alias Caligula est tiré de ces lignes :

    «  Les femmes prostituées furent taxées précisément au prix où elles se vendaient, et il fut ordonné qu’on tiendrait registre de celles qui faisaient commerce, fussent-elles mariées. (….)

    Pour faire de l’argent à quelque prix que ce fut, il établit un lieu de débauche dans son palais. De petites cellules furent construites et ornées selon la dignité du lieu. On y plaça des femmes libres et des jeunes gens d’une naissance honnête, et les esclaves nomenclateurs allaient autour des places publiques et aux portes des palais, inviter les vieillards et la jeunesse. On leur prêtait de l’argent à usure pour payer leurs plaisirs, et l’on prenait leurs noms comme pour leur faire honneur d’augmenter le revenu de César. » (Traduction de Laharpe novembre 1868).

    On peut également se rendre sur le site de l’Université Catholique de Louvain une traduction avec le texte en latin vous y attend…

    Traduction de Nisard, Paris, 1855 ou M. Cabaret-Dupaty, Paris, 1893

« – Je vous prie, la mère, lui dis-je, sauriez-vous par hasard où je loge ? » 

Cette plaisanterie un peu simple parut lui plaire : « Pourquoi non ? » répondit-elle. Et, se levant, elle se mit à marcher devant moi. Après tout, elle était peut-être sorcière…

Tout à coup, dans un endroit écarté, elle ouvre le manteau qui la cachait et me dit d’un air fin : « C’est ici que vous devez loger. »

J’allais protester que je n’avais jamais vu la maison quand j’aperçus à l’intérieur des tapettes et des femmes nues qui allaient et venaient avec un air de mystère. Je compris un peu tard, ou plus exactement trop tard, qu’elle m’avait mené tout droit au bordel. Envoyant à tous les diables la maudite vieille, je me cache la figure et me sauve à travers le lupanar en cherchant une autre issue. »

Ceci est un extrait du Satyricon de Pétrone que l’on peut retrouver sur le superbe u151751041.jpgsite de Philippe Remacle consacré à l ‘Antiquité grecque et latine.

La traduction du Satyricon par Henry de Montherlant est disponible en livre de poche.

Le moyen-âge voit une évolution prononcée qui va de l’interdiction à la tolérance..

Sur le site Batiweb, on a choisi de s’intéresser à ce sujet sous un angle constructif et professionnel…

« Les dames de petite vertu s’installeront dans des baraques en bords (planche) en dehors de la ville, qui prendront le nom de bordes ou bordeau d’où bordel. »

Quand Architecture rime avec Luxure Les éléments que présente Batiweb se  retrouvent sur Médieval où l’on se précipitera, car le « papier » proposé est riche d’informations, les sources y étant citées de façon précise. (exemple : Dallayrac, Dominique. Dossier prostitution. Éditions Robert Laffont, Paris, 1966)

Sur Patrimoine de France quelques exemples tel que celui ci : « Maison Close dite Maison du Petit Soleil à 37 (Tours)  : Maison close construite entre les deux guerres (style art déco) ; pourrait être l’ oeuvre de l’ architecte Victor Gasc ; intérieur : décor stuqué et mosaïque de Novello (?) ; plan centré autour d’ un vaste hall circulaire avec éclairage zénithal. Secteur sauvegardé daté du 18 octobre 1983 »

On relèvera ce passage à propos de Saint-Thomas d’Aquin…

« La véritable « …rationalisation de la tolérance de la prostitution » fut donnée par nul autre que Saint-Thomas d’Aquin, dans sa Somme théologique. Il fait allusion trois fois dans cet ouvrage à la prostitution, mais toujours d’une manière détournée. Il commence donc par insinuer que l’on doit se montrer tolérant envers la prostitution, puis va plus loin en mentionnant que l’on peut accepter les fruits de ce commerce en toute conscience. On peut donc conclure que malgré le fait qu’il n’approuve pas le geste, il se montre tolérant envers de telles activités. »

Parmi toutes les dates que l’on pouvait choisir  dans l’Histoire de France, des campagnes Napoléoniennes au bourbier de Dien Bien Phu, la Régence retient toutes k08480001.jpgmes faveurs avec un lien cinematographique évident : Que la fête commence 

Dans cette séquence tirée du film de Betrand Tavernier, toute l’atmosphère érotique des petits soupers du Régent, le Duc d’Orléans, est restituée sans vulgarité aucune. La force réside dans la suggestion plus forte que l’exhibition. Réussite due aux acteurs, metteur en scène, scénaristes (Aurenche et Tavernier) et dialoguiste. 

Les rumeurs et les faits avérés ne manquent pas en ce domaine depuis l’initiation de l’officier Charles De Gaulle par son colonel, un certain Philippe Pétain jusqu’à cette affaire de ballets roses en 1958, provoquant l’inculpation du Président de l’Assemblée Nationale, André Le Troquer…Collection « Ceci n’est pas un fait divers », chez Grasset, Ballets roses de Benoît Duteurtre

Films abordant le Thème de la Prostitution   : à chaque lettre son ou ses longs métrages parmi lequels on retiendra le  Pretty Baby de Louis Malle

« le prototype du cinéaste provocateur sans le vouloir. Au cours de sa carrière, il a certes affiché une prédilection pour les sujets tabous mais jamais on ne trouvera dans ses films une volonté patente de choquer.

Pourtant, il parvint à scandaliser la France gaulliste en filmant le plaisir sur le visage de Jeanne Moreau (les amants) avant de créer des remous en abordant des sujets comme l’inceste (Le souffle au cœur), la collaboration (Lacombe Lucien) ou encore la prostitution infantile dans La petite.  »

(La petite 1977 ) de Louis Malle avec Brooke Shields, Keith Carradine, Susan Sarandon ).

On aurait pu y ajouter L’empire des Sens, dont l’héroine est une ancienne prostituée, et quelques westerns, tel que John Mac Cabe (1971), qui raconte l’ouverture d’un bordel dans l’ouest américain ou encore La Vie, l’Amour, La Mort de Claude Lelouch (1968)

En litterature, les noms de Zola, Flaubert et Maupassant  ( La Maison Tellier ) reviennent de façon récurente mais il ne faut pas oublier Kessel, Robbe-Grillet; labld0697941.jpg peinture n’est pas en reste avec Vincent Van Gogh ou  Henri de Toulouse Lautrec.

Les ouvrages récents et les mémoires, sont assez nombreux, en voici trois parmi tant d’autres :

La Vie quotidienne dans les maisons closes 1830 – 1930 par Laure Adler

« On les nommait courtisanes, filles de joie, de nuit, d’allégresse, de beuglant, d’amour, filles en circulation, filles à parties, à barrière, pierreuses, soupeuses, marcheuses, cocottes, hétaïres, horizontales, trotteuses, visiteuses d’artistes, lorettes, frisettes, biches, pieuvres, aquatiques, demi-castors, célibataires joyeuses, vénus crapuleuses…

Même si elle est exemplaire d’une certaine réalité, la tragique histoire de Nana, d’Emile Zola ne résume pas la prostitution au XIXe siècle. Dans ce livre, Laure Adler restitue au quotidien la vie des prostituées, avec toutes les différences qui séparent la mondaine entretenue de la prostituée de rue. Au-delà de l’histoire des moeurs, ce livre cherche à rendre aux prostituées leur dignité.  »

L’âge d’or des Maisons Closes par Alphonse Boudard et Romi

« Les maisons closes vivent leur âge d’or sous notre IIIe République. Avec l’institution de la tolérance, le Milieu prend ses aises et les bordels prospèrent. On en parle et on s’y rend, chacun selon ses moyens et ses goûts.
Haut de gamme, le Chabanais, le One two two, le Sphinx offrent une prostitution de luxe dans les décors les plus fous : chambres d’amour à l’antique ou à la vénitienne, chambre de torture et filles de tous les plaisirs… Le client, aussi capricieux soit-il, reste le roi ! En bas, le bar est très fréquentable et très bien fréquenté : Colette, Carco, Gabin, Piaf, Michel Simon, Tino Rossi, Marlène Dietrich certains soirs, ou Humphrey Bogart…»

Sur le site de l’Express de latges Extraits de 1940 – 1945 Années Erotiques :

 « Les années 1940-1945, années érotiques? Patrick Buisson a osé. Et il a k16691101.jpgconvaincu, l’an dernier, avec Vichy ou les infortunes de la vertu (Albin Michel). Le directeur général de la chaîne Histoire et conseiller écouté de Nicolas Sarkozy poursuit aujourd’hui sa lecture historico-libidinale de l’Occupation, avec De la Grande Prostituée à la revanche des mâles, second tome de son diptyque, dont L’Express publie des extraits en avant-première.

Il y est surtout question de ce qu’il est convenu d’appeler la «collaboration horizontale». Celle de vedettes comme Arletty, bien sûr, mais aussi et surtout celle, plus anonyme, de toutes ces adolescentes ou femmes mûres des villages de France à l’heure allemande. »

Il me paraissait difficile de ne pas dire quelques mots sur le Jazz. Les musiciens qui parcouraient la France des Festivals dans les années 70, racontaient quelquefois, le rôle joué, dans leur destin, par les maisons closes de Storyville, à la Nouvelle-Orléans, notamment. Parmi eux Satchmo, lui-même enfant de prostituée :

 «Il se lie d’amitié avec Joe «King» Oliver, le plus important chef d’orchestre de La Nouvelle-Orléans. En août 1917, les ministres de la Guerre et de la Marine font évacuer le district de Storyville, quartier réservé à la prostitution, trop fréquenté par les militaires. Devenus chômeurs, beaucoup de musiciens partent vers le nord. «Début de la diaspora du jazz», comme l’écrit Michel Boujut dans son livre Louis Armstrong »  Frank Tenot dans l’Express le 2 Aôut 2001


Ni bleues, ni roses…les maisons closes …un point de vue sur la prostitution à lire sur  le portail de la Fédération Anarchiste. (Janvier 2003) 

« Les maisons closes ajoutent aux fantasmes masculins et elles feront l’objet d’ouvrages divers décrivant un univers faussé par l’imaginaire produit par l’éducation judéo-chrétienne de domination des hommes sur les femmes. Exaltées par Zola, Maupassant ou Boudard en passant par Sartre et Céline, elles n’en demeurent pas moins des espaces de transactions commerciales, avec un fonctionnement militaire hiérarchisé. » (….)  « Joséphine Butler, féministe anglaise protestante, fait le parallèle entre l’esclavage des noirs et la réglementation de la prostitution qui met en esclavage les personnes prostituées. Elle entame ce qu’elle appellera une « grande croisade » qu’elle mènera toute sa vie et trouvera des appuis 2980241.jpgde personnalités telles que Victor  Hugo, Victor Schoelcher… »

Un récit pétillant

 « Les pensionnaires des maisons closes faisaient toujours, et de plus en plus, consommer le champagne, aussi longtemps tout au moins que ces lieux n’ont pas été supprimés par la Loi, qui les avait longtemps tolérés alors que la morale les réprouvait. Au Sphinx, établissement célèbre de Montparnasse, certaines ne «montaient» pas, trouvant plus lucratifs leurs gains sur le nombre de bouteilles de champagne de leurs clients. Certains soirs, les ventes d’une maison se montaient à un millier, et il y en avait où pour augmenter la consommation on installait le client à un guéridon de style Louis XVI cerclé d’une élégante rainure ; la fille faisait semblant de boire et y versait le champagne de son verre, qui s’écoulait par un petit orifice situé sous le guéridon, d’où il terminait sa course dans une vasque. Monsieur constatait bientôt que la bouteille était vide et il en demandait une autre.
       Les cabarets et night-clubs profitèrent de la fermeture des maisons closes et,
  après la dernière guerre, devinrent en vogue. Les dames avaient l’avantage de pouvoir y aller entre amies et en couple et d’y boire du champagne. Quant aux entraîneuses, elles poussaient à la consommation des messieurs isolés et tiraient de ce travail «au bouchon» un bénéfice analogue à celui des pensionnaires des maisons  closes, versant discrètement comme elles le contenu de leur verre dans le seau à glace.»

Enfin pour vous mieux vous imprégner encore de cette atmosphère si particulière du Chabanais, du Sphynx et surtout du One Two Two allez vers Chimères , treize remarquables pages sont dédiées à ce lieu et à celle qui régnait sur ce microcosme : Fabienne Jamet. Puis reportez-vous à nouveau à l’ouvrage de Patrick Buisson.

Toutes les formes de prostitution internationale sont répertoriées sur le net, mais les bizarreries de l’histoire ont provoqué le phénomène suivant :   le flux des espagnols qui passaient la frontière pour venir voir des films érotiques à Perpignan du temps de Franco a été inversé, aujourd’hui nos compatriotes prennent la route de la Catalogne, direction La Jonquera …les limites entre bordel, hôtel de luxe, strip-tease et night-club sont vraiment très floues….

Il peut arriver que le monde de la finance et celui du sex se rapprochent à ce point qu’on en frise la grosse farce; c’est ce qui se produisit en 2003, où un bordel de Melbourne en Australie, le Daily Planet, fut introduit en bourse, ainsi que le relate un article repris dans Courrier International  : les actions ont eu une érection.  Si vous êtes interessés ciquez ici

Les temps modernes

Second life en eaux troubles

bxp271671.jpg « Dans ce jeu de rôle sur Internet, des joueurs décident de vendre le corps de leur personnage. Un site recense et note ces « escorts ». L’éditeur Linden Lab ferme les yeux. Pour l’instant. Second Life promet aux internautes une « deuxième vie ». Né aux Etats-Unis, il fait partie de la famille des « jeux de rôle multijoueurs en ligne ». Avec 150 000 joueurs, Second Life est bien plus modeste que le leader World of Warcraft, un jeu de combat. Sa particularité est de laisser une grande liberté aux joueurs, sans leur assigner de but précis. Ceux-ci sont appelés à co-inventer ce deuxième monde. »

Bref, ne nous voilons pas la face, le plus grand bordel de la planète c’est Internet.

Pour conclure ce tour d’horizon, sachant que l’on aura jamais totalement fait le tour de la question voici les sites d’associations qui oeuvrent aux côtés des prostituées.

La Fondation Scelles   connaître, comprendre, combattre l’exploitation sexuelle ;

Le Mouvement du Nid  pour construire une société sans prostitution.

et l’Institut National de la Prostitution Infos de France et du Monde, et articles sur ce portail voué à la  défense d’une prostitution juste et humaniste en France.

 Bien que ces vaches de bourgeois {x2}
Les appell’nt des filles de joie {x2}
C’est pas tous les jours qu’ell’s rigolent
Parole, parole
C’est pas tous les jours qu’elles rigolent

Georges Brassens – La complainte des filles de joie

 



That’s entertainment ?

k12535601.jpg En découvrant le spectacle donné, il y a quelques semaines, par nos chers représentants, un show qui, je vous rassure, est ce qu’il y a de plus « soft », si on se réfère aux séances qui secouent les chambres de pays européens ou asiatiques, j’ai imaginé Monsieur le Président Bernard Accoyer se tournant vers les caméras pour prononcer les mots suivants :

« La pièce que nous avons eu le plaisir de jouer devant vous, « La chambre », est une production A.n.p.e. : Assemblée Nationale Producteur Exécutif. Les décors sont de Roger Hart et les costumes de Donald Cardwell.» (tant qu‘à faire).

En guise d’illustration deux extraits de « passe d’armes » entre hommes politiques français.

Les liens hypertextes sont livrés tel qu’on peut les lire sur Rue89 et LePost :

la Marseillaise dans l’hémicycle : où est le scandale ?

Altercation à l’Assemblée : comportement indigne de deux députés socialistes

Les débats de notre représentation nationale, ont, par moments, il est vrai, un côté « Au  Théâtre ce Soir »…tout étant formaté par les usages, on sait qu’il ne se passera jamais rien d’extraordinaire.

Pourtant « en 1967, après avoir traité le député UDR René Ribière d’abruti au cours k06188071.jpgd’une session de l’Assemblée Nationale, Gaston Deferre se voit assigné en duel par ce dernier, un combat plus ou moins légal, qui ne se voulait pas à mort, mais « au premier sang », c’est-à-dire à la première estafilade. »

Les images du dernier duel en noir et blanc sur Vidéo Spider TV…

On a tendance à oublier un peu vite que nos députés sont avant tout des femmes et des hommes….Il faudrait rediffuser cet image, hors de tout best of, où l’on voit, le 23 mars 1999, Philippe Douste-Blazy , tenter de ramener à la vie Michel Crepeau , député Maire de la Rochelle. (ce dernier décéda quelques jours plus tard)

Amené à siéger plus ou moins volontairement sur les bancs de l’hémicycle ou en coulisses, l’humour politique à son Prix décerné sous l’égide du Press Club de France. Parmi les meilleures phrases répertoriées par Wikipedia, en voici trois :

« Saint Louis rendait la justice sous un chêne. Pierre Arpaillange la rend comme un gland ( André Santini ). »

« Les coupures de presse sont celles qui cicatrisent le plus vite (Patrick Devedjian , citant Yvan Audouard) »

« ( Jean-François Copé ) disant au président Nicolas Sarkozy: «Tu as prévu de filer les clés de l’UMP à Xavier Bertrand; tu devrais en garder un double». 

k02688561.jpgLe député maire d’Issy les Moulineaux, André Santini, est passé maître dans l’art du trait d’esprit, c’est-ce qu’on appelle un bon client. Il fut également lauréat du Prix Iznogoud .

Institutions branchées : Le site de l’Assemblée Nationale et celui du Sénat et leurs chaînes TV respectives Lcp An d’une part, Public Sénat d’autre part.

Et chez nos voisins : vie politique et parlementaire sont-elles aussi marquées par une sérénité sans borne ?

Qui ne se souvient pas  de  l’entrée fracassante du Colonel Antonio Tejero , dans l’enceinte des Cortes, le parlement espagnol, le 23 février 1981 ? Une tentative de coup d’État fromentée par des nostalgiques du franquisme. Juan Carlos que l’on peut retrouver dans les archives de la tsr quelques années avant son couronnement, veillera à ce que la jeune démocratie espagnole ne soit pas étouffée par Le défilé des chars de Milan del Bosch dans les rues de Valencia.

Sa Majesté quelques années plus tard..

« Le ton est encore monté lorsque Chavez, à quelques minutes de la clôture du sommet, a attaqué les chefs d’entreprises espagnols puis de nouveau José Maria Aznar, en ces termes: «Un fasciste n’est pas humain, un serpent est plus humain qu’un fasciste.»  Source : liberationk00368121.jpg

Le roi Juan Carlos, blême, a tenté d’arrêter le président vénézuélien en lui lançant, visiblement furieux: «Pourquoi tu ne te tais pas ?» Après l’incident, Chavez a laissé entendre que le souverain d’Espagne avait perdu la face : «Celui qui a perdu la face, c’est celui qui n’a pas pu se contrôler, qui nous a dit de la boucler, comme si nous étions toujours des sujets comme au XVIIe ou au XVIIIe siècle», a-t-il dit à des journalistes.»

Hugo Chavez et Juan Carlos : Amor de mis amores ?

Italia ? comediante, tragediante !

 L’ombre d’ Aldo Moro   (mort le 9 mai 1978) plane toujours sur la scène politique italienne. Les articles de presse accreditent la théorie selon laquelle l’intransigeance de la classe politique italienne de l’époque aurait scellé le sort de l’homme d’état contre la volonté de sa famille.  

Plus souriant, en juillet 1987 le Cicciolina, ancienne gloire du « X », fait son entrée au Montecitorio, représentante du Parti Radical :

Paris Match : Llona Staller au Parlement Italien

Un article du Nouvel Obs  pour mieux souligner le culte du paradoxe dans ce pays très catholique :                                  
Un transgenre au Parlement italien

k10184121.jpg « Les machos de l’Hémicycle ne lui épargnent pas leurs sarcasmes. Mais elle poursuit avec flegme et élégance son combat pour les droits des homosexuels de son pays »

(Par Marcelle Padovani – semaine du 18 mai 2006 -)

Luxuria la scandaleuse

 

Du scandale à la baston il y a une marge mais les extraits cités ci-après démontrent que les convictions politiques poussées à l’extrème conduisent parfois à de curieux dérapages. 

 

Vers un top ten des meilleures bagarres ?

bagarre au parlement Bolivien publié le 24 août 2007 (sur Wat TV)

bagarre au parlement de Taiwan sur Teepik

bagarre au parlement Ukrainien publié le 13 novembre 2008 (sur lvdm.fr)

bagarre au parlement Sud Coréen le 3 janvier 2009    Sur Vidéo France 3

bagarre au parlement européen le 14 juin 1990 (Document Ina) 

 Une photo d’Istanbul…

Un direct du droit au parlement Turc.. (sur Algérie-dz.com) f00036011.jpg

Au Bénin aussi, mais sans les images… (sur le blog d’Illassa Benoit)

Au Bénin sur un autre site… (sur Linguatastic WordPress.com) 

Au Maroc encore et toujours pas de vidéo…    (Sur Tel Quel On Line)

Ce n’est plus de la politique c’est l’Actors Studio !

Le numéro de duettiste est réglé comme du papier à musique. Tous les registres sont utilisés : l’émotion, le cynisme, la solennité, l’étonnement.

Le président de la République et le député Européen semblent se donner la réplique.

Deux vidéos parmi tant d’autres, à savourer, sans modération.

Nicolas et Dany le 10 juillet 2008

Dany et Nicolas le 16 décembre 2008

Et tout le monde sera d’accord pour dire que la politique spectacle n’est qu’une invention des journalistes.



Quand Joséphine sortait le Grand Jeu

« Aux Trois Ilets de la Martinique, un matin du règne de Louis XVI, la devineresse caraïbe f00015871.jpgEliama vit entrer deux jeunes créoles dans le taboui où elle demeurait, une case toute fleurie de bougainvillées et de jasmins, située à l’embouchure de la rivière « Croc – Souris ». La devineresse connaissait bien l’une de ses visiteuses puisqu’elle était la fille de Mr Tascher de la Pagerie, dont la plantation se trouvait toute voisine.

Elle se nommait Rose.

L’autre, sa lointaine cousine et amie de pension portait le nom d’Aimée du Buc de Riverny.  Tout en riant pour cacher leur émotion, les deux jeunes filles expliquèrent le but de leur visite : connaître leur avenir.

La caraïbe prit la main d’Aimée, la regarda, puis lui déclara :

- Tu seras Reine un jour

Quelques temps plus tard en effet, le vaisseau sur lequel s’était embarqué Aimée du Buc fut capturé par des corsaires turcs. Vendue comme esclave à Alger, la jeune fille sera offerte par le Vieux Dey au Sultan Selim III, et le Commandeur des Croyants fera d’elle sa favorite. C’est ainsi que le sultane Française, la sultane « Validé » autrement dit la première du Palais, devdifli0171.jpgiendra la mère de Mahmoud II.

Eliama contempla ensuite, la main, que tremblante, lui avait tendue Mlle de la Pagerie, puis releva la tête et la regarda éblouie :

 - tu te marieras bientôt, murmura-t-elle. Cette union ne sera point heureuse, tu deviendras veuve, et alors…

Il y eut un temps d’arrêt pendant lequel Rose sentit battre son cœur; enfin la devineresse acheva :

- Et alors tu seras plus que reine… »

Rose Tascher de la Pagerie   après un premier mariage malheureux deviendra l’Impératrice Joséphine…André Castelot, qui est l’auteur du texte ci-dessus, note que son sang coule dans les veines des plus grandes familles d’Europe.

Voici un autre extrait du livre de cet homme passionné du passé   ( et sans doute au passé trouble) , « Joséphine » , paru aux Éditions Librairie Académique Perrin.

« Il est de bon ton aussi de consulter les cartomanciennes, diseuses de bonne aventure et 2003862650011.jpgautres devineresses, que Rose, superstitieuse comme le sont les créoles, ne manque pas d’aller voir. Cela lui rappelle la Martinique.

Accompagnée de Thérésia, de Mme Hamelin, ou de Julie Talma, elle rend visite à la fameuse Mademoiselle Lenormand, 5 rue de Tournon, la maison existe toujours, qui détenait treize  manières de répondre aux questions de ses clientes : « l’examen des cadavres, l’évocation des ombres, l’apparition des spectres, l’eau réfléchie dans un miroir, les cendres jetées au vent du nord, les chandelles, le laurier, la verveine, le blanc d’œuf, les ongles, le feu, les oiseaux, un coq nourri d’un grain spécial et placé au milieu de lettres de l‘alphabet »

La diseuse de bonne aventure donna un conseil à Joséphine, pour régler ses fournisseurs : se faire entretenir.»

Qui mieux qu’un historien de renom pouvait « ouvrir » un article consacré à une des multiples facettes de Joséphine de Beauharnais : son goût prononcé pour l’ésotérisme. (pour ce qui est de l’érotisme, cela nécessiterait plus d’un article)

k03103691.jpgSi l’on en juge par la biographie de Mademoiselle Lenormand, la future impératrice n’était pas la seule à fréquenter le célèbre cabinet de voyance.

« Selon ses dires, elle aurait prédit à Marat, Robespierre et Saint-Just qu’ils mourraient de mort violente, mais l’Abbé Migne qui semble bien informé, prétend que tous ses récits ne sont qu’affabulation, écrits après coup pour les besoins de la cause. Ce qui reste établi c’est qu’elle reçut à son cabinet tous les grands révolutionnaires, qu’elle conseilla Fouché, Barras, Mme de Staël, Talleyrand et Talma, que Joséphine et Napoléon Bonaparte la consultèrent à plusieurs reprises. »

La Bio de Mademoiselle Lenormand

Comme beaucoup de parapsychologues, elle connaît quelques problèmes de trésorerie, ainsi qu’en atteste   le document   intitulé   « La voyante de Joséphine en fâcheuse posture ».

Avec Mademoiselle Lenormand, la transition est toute trouvée pour dire quelques mots, sur l’histoire d’une société connue des habitués de jeux de cartes…

Si les marques « La Ducale » ou « Le Héron » vous sont familières, vous irez sur quelques sites découvrir la piste du « Jeu » qui va de Paris à Mérignac, via Nancy.

« Baptiste Paul Grimaud fut le créateur de la fabrique de cartes à jouer qui porte son nom. Il ev2080481.jpgrachète alors l’atelier du Maître Cartier Arnould, installé depuis 1750 au 54 rue de Lancry à Paris. » Baptiste-Paul Grimaud

« En 1946, Monsieur Jean-Marie Simon crée sa marque : »La Ducale ». D’abord, il sous-traite  et puis très vite, face à une demande très importante, il investit et produit lui-même ses cartes. Il a malgré tout des difficultés à s’imposer ayant, devant lui l’importante marque « Baptiste Paul Grimaud ». Malgré cela, il progresse grâce au sérieux et à la qualité de sa production. Après une quinzaine d’année de production lorraine, il rachète la Société Grimaud et ainsi devient le numéro un de la carte à jouer avec les marques: « Grimaud et Ducale ». » planetmagie.com Rencontre Yves Weisbuch

« En 1989, la petite entreprise basée à Saint-Max frôla même le dépôt de bilan. C’est Yves Weisbuch, le père de l’actuel patron et responsable grands comptes de la société, qui la sauva en la rachetant pour un franc symbolique. Sa méthode ? Attaquer de nouveaux marchés, notamment les cartes à jouer publicitaires, fabriquées sous licence pour les grandes marques comme Vuitton ou Hermès… avec succès. Son fils Laurent se souvient encore de l’opération Marlboro : «en quatre mois, nous avons dû produire 9 millions de jeux de cartes aux couleurs de la marque. C’était la plus grosse commande qui avait jamais été faite !»

b00109811.jpgLe savoir faire-français : les cartes Grimaud

J’ai eu la chance de croiser la route d’Yves Weisbuch au printemps 1988 dans le cadre du Sofitel Pharo de Marseille. A cette époque, il préparait Le Bicentenaire de la Révolution Française, et avait fait un détour par le Musée du vieux Marseille, pour acquérir les droits de reproduction et de diffusion d’un jeu de cartes.

  • Anecdote 

Nous avions ébauché les contours d’un produit de cartomancie pour lequel il nous manquait un dessinateur. Yves Weisbuch avait avancé le nom du peintre Benn,  ce dernier ayant créé un jeu  pour une compagnie d’aviation, mais il s’était montré inquiet quant à la disponibilité de l’artiste. Benn est décédé en 1989 et ce n’est qu’en 1998 que j’appris par le plus grand des hasards qu’il faisait parti d’un cercle d’amis très proches de ma famille. Il est difficile de trouver le juste équilibre entre le stratégique secret des « affaires » et le nécessaire jeu des relations.

Il fallait le connaître !

Le musée du Vieux Marseille est né dans la mouvance du Félibrige – Ecole littéraire provençale fondée par le poète Mistral – afin de constituer, selon la volonté de ses fondateurs, le comité du Vieux Marseille, une documentation historique sur la ville de Marseille. En 1971, le dernier des cartiers marseillais, la maison Camoin s’adressait au musée pour sauvegarder sa collection. Pendant la période de prospérité de Marseille elle avait fournit des centaines de millions de jeux de cartes dans le monde entier. Musée du Vieux Marseille

A lire aussi dans L’Expansion

Les 15 patrons les plus influents par Gilles Fontaine. – 01/05/2004

« Yves Weisbuch, l’as de la carte à jouer

Sa devise : travailler sérieusement, sans jamais se prendre au sérieux. Entré à France Cartes 2005303290011.jpgcomme simple vendeur en 1962, il a gravi patiemment toutes les marches de l’entreprise, jusqu’à racheter l’affaire en 1989. Ce jour-là, il est tellement fier de sa réussite qu’il fait deux fois le tour de la place Stanislas en interpellant tous les passants pour leur annoncer la nouvelle. Aujourd’hui, Yves Weisbuch dirige la société avec sa femme et son fils Laurent, auquel il compte transmettre les commandes prochainement. Deuxième fabricant mondial de cartes à jouer, présent partout sur le globe, de Macao à Las Vegas, France Cartes réalise un chiffre d’affaires de 27,2 millions d’euros et compte 168 salariés. »

Comment faire son beurre avec Lenormand

Voici deux grands classiques de la cartomancie. 

« Grand Lenormand »

 Marie-Anne Adélaïde Lenormand, née en 1772, fut la plus grande diseuse de bonne aventure de son temps. Elle prédit la fin tragique de Marat et de Robespierre. 54 cartes et un livret trilingue vous initieront à cette méthode d’interprétation subjective selon le type planétaire. Étui carton. 54 cartes.

« Petit Lenormand »

Réplique exacte mais en miniature du grand jeu de Mademoiselle Lenormand, ce jeu de 37 cartes contient une notice bilingue expliquant les diverses figures et méthodes de consultation. D’une grande maniabilité, ce jeu initie son utilisateur au monde symbolique et divinatoire. Étui carton. 37 cartes.

Même s’il n’y paraît pas au premier abord, cet article, qui voulait avant tout présenter la façon dont s’est fait le passage de la petite histoire de France à l »économie moderne, est d’une actualité brûlante. 

La crise, d’une part, génératrice d’angoisses est le fournisseur officiel des médiums, voyants et autres chiromanciens. On consulte beaucoup de nos jours comme on le faisait sous la Révolution et l’Empire.

La success story de France Cartes, d’autre part, est un message d’espoir pour tous ceux qui souhaitent entreprendre, même si la pèriode est délicate.

Il reste à espérer que l’issue de la crise ne se trouve pas dans des cartes… d’États-majors.



Evariste Galois…Le génie romantique ( Part One)

Vous rependrez bien un peu de Lagarde et Michard

De ce siècle, sur lequel on a tant écrit et tant parlé, on dit qu’il est celui du Romantisme : aa0110761.jpgun  immense mouvement social, politique et culturel où s’entremêlent, passions et révolutions, épopées et tragédies historiques.

C’est le temps des grandes plumes : Zola , Lamartine, Hugo, et des pinceaux inspirés : Monet, Van Gogh ou Renoir….le temps de la Reine Victoria et de Karl Marx.

La fièvre romantique déferle sur tout l’Europe.

Les musiciens, peintres, sculpteurs, écrivains et poètes révèlent leur génie créateur : ce siècle est passion.

La révolution industrielle se propage avec son cortège d’inventions, de découvertes, d’innovations mais aussi avec les premières prises de conscience des classes sociales : ce siècle est raison.

Les scientifiques, médecins, physiciens, astronomes, botanistes, archéologues, laisseront aussi leurs empreintes dans la mémoire collective de l’humanité…Pasteur, Champoléon, Laennec; mais c’est au coeur de cet univers bien souvent impalpable, que découvrent les mathématiciens, que nous allons nous transporter.

La France se relève peu à peu de la tourmente Napoléonienne…Nous sommes en 1815. Les personnages qui vont défiler tout au long de cet article sont réels et pour la plupart célèbres. Ils ont pour nom, Chasles, Gauss, Legendre. Leurs travaux font autorité dans le monde scientifique. Le destin ou le hasard, a voulu que certains d’entre eux croisent la route à un moment donné de leur vie, du plus romantique des mathématiciens, du plus scientifique des romantiques : Évariste Gallois.

Voici quelques éléments puisés sur le web et dans des ouvrages historiques, pour mieux connaître cette vie brève, tumultueuse, faite d’engagements et d’emportements, de violence et d’amour, une vie qui résolut trop rapidement son équation par la mort.

Des Lettres sur les chiffres

zav700021.jpg Son biographe de référence : c’est sans nul doute Paul Dupuy, La vie d’Évariste Galois, Annales scientifiques de l’École normale supérieure, (1896 & Réédition Paris, Gabay 1992.) L’acte de naissance complet y figure en annexe, ainsi que de nombreux documents (notes, lettres).

Une grande partie de ces travaux  ont été repris dans Wikipedia…

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89variste_Galois

Il existe toutefois de nombreux ouvrages, parmi lesquels on peut citer

  • Un souvenir d’enfance d’Évariste Galois de Jean Gourmelin et Pierre Berloquin

  • Évariste Galois d’Alexandre Astruc Éditions Flammarion, 1994.

  • René Taton « Évariste Galois et ses contemporains », in Présence d’Évariste Galois, Publication de l’APMEP (1982)
  • Laura Toti-Rigatelli, Évariste Galois (1811-1832), Bâle, Birkhäuser, 1996.
  • Norbert Verdier (dir.), Évariste Galois, le mathématicien maudit, Collection « Les Génies de la science »  Pour la Science, 2003.
  • Jean-Paul Auffray, Évariste (1811-1832), Éditions Aléas, 2003
  • Leopold Infeld,Whom the Gods Love (1957) ; traduction française Le roman d’Évariste Galois, 364 pages, Éditions La Farandole (premier trimestre 1978).
  • Bruno Alberro, Évariste Galois, mathématicien, humaniste et révolutionnaire, éditions Elan Sud 2008.

Ce qui surprend au premier abord c’est la passion des mathématiques qui semble habiter l’esprit de Galois.

Nous verrons par la suite que ce jeune homme tourmenté et révolté éprouve, pour diverses raisons, les plus grandes difficultés à persuader ses maîtres puis ses pairs du bien fondé de ses théories, à commencer par le très royaliste Cauchy.

Ses deux échecs à l’examen d’entrée à l’École Polytechnique, partie intégrante de sa légende resteront une plaie qui ne cicatrisera pas, même s‘il intègre l‘École Préparatoire future École Normale Supérieure (Ulm).

Son engagement politique, s’inscrit dans le bouillonnement politique des années 1830 : il estu100031611.jpg  excessif mais visionnaire. Galois est arrivé trop tôt dans ce monde.

Fabrice Del Dongo, Julien Sorel…

Evariste Galois le Stendhalien ?

Parmi toutes les « bios », nous retiendrons celle qui suit  extraite de

BibMa@th, un portail très convivial consacré uniquement aux mathématiques…

« Évariste Galois est né à Bourg-la-Reine le 25 octobre 1811, d’un père maire libéral de la commune. Sa mère, Adélaïde Marie Demante, fille de magistrat..

Dès 1827-1828, la fureur des mathématiques domine. Galois lit Legendre (Éléments de géométrie), Lagrange (textes sur la résolution des équations), Il obtient le 1er prix au Concours Général de mathématiques, mais échoue à l’entrée à Polytechnique.
Il entre en octobre 1828 en spéciales à Louis le Grand.

Le professeur, Mr Richard, admire le génie mathématique de son élève et garde les copies qu’il confiera à un autre de ses élèves : Charles Hermite. C’est l’époque où il publie son premier article dans les Annales mathématiquesde Joseph Gergonne (il démontre un théorème sur les fractions continues périodiques). Il rédige aussi un premier mémoire sur la théorie des équations, envoyé à l’Académie des Sciences, il sera « perdu » par Cauchy ».

http://www.bibmath.net/bios/index.php3?action=affiche&quoi=galois

La vie de Galois est tout naturellement présentée sur de nombreux sites universitaires, parmi lesquels on trouve celui de la Bibliothèque de l’Université Libre de Bruxelles.

http://bib7.ulb.ac.be/uhtbin/cgisirsi/sfF6EawatA/S.HUMAINES/146190091/9#

On y lit ce texte qui vaut le détour et que les matheux se feront un plaisir de traduire :

«  la vie de Galois fut dominée par la politique et les mathématiques. Ardent républicain, il était dans une position inconfortable; en effet le seul mathématicien français capable de comprendre ses travaux était Cauchy, royaliste tout aussi ardent.

bxp399871.jpg En 1829 il publia son premier article sur les fractions continues suivi d’une démonstration prouvant l’impossibilité de résoudre l’équation générale du cinquième degré par radicaux. Cela conduisit à la théorie de Galois, une branche des mathématiques traitant de la résolution des équations algébriques.

Célèbre pour sa contribution à la théorie des groupes, il découvrit une méthode déterminant quand une équation pouvait être résolue par radicaux.. Cette théorie apportai ainsi une réponse à des problèmes fort anciens tels que la trisection de l’angle et la duplication du cube.

Il introduisit le mot « groupe » en considérant le groupe de permutations des racines d’une équation : c’est la théorie de groupes qui rendit possible la synthèse de la géométrie et de l’algèbre.

En 1830 il résolut f(x) = 0 (mod p ), avec f(x) polynôme irréductible, en introduisant le symbole j, pour une des solutions de l’équation; cela conduisit aux corps de Galois GF (p).

L’oeuvre de Galois apporta une contribution importante à la transition entre l’algèbre classique et moderne. Après avoir passé quelques temps en prison pour délits politiques, il fut tué en duel à l’age de 21 ans peu après sa remise en liberté. »

Pour les bilingues, l’Université écossaise de Saint Andrew

« The 19thCentury saw rapid progress.

Fouriers work

on heat was of fundamental importance. In geometry Plückerproduced fundamental work on analytic geometry and Steinerin synthetic geometry. Non-euclidean geometry developed by Lobachevsky and Bolyailed to characterisation of geometry by Riemann. Gauss, thought by some to be the greatest mathematician of all time, studied quadratic reciprocity and integer congruences. His work in differential geometry was to revolutio nise the topic. He also contributed in a major way to astronomy and magnetism.

The 19thCentury saw the work of

 Galois on equations and his insight into the path that mathematics would follow in studying fundamental operations. Galois introduction of the group concept was to herald in a new direction for mathematical research which has continued through the 20th u115994661.jpgCentury.

Cauchy, building on the work of Lagrange on functions, began rigorous analysis and began the study of the theory of functions of a complex variable. This work would continue through Weierstrass and Riemann.

Algebraic geometry was carried forward by Cayley whose work on

matrices and linear algebra complemented that by Hamilton and Grassmann.

 The end of the 19thCentury saw  Cantor invent set theory almost single handedly

 while his analysis of the concept of number added to the major work of Dedekind

and Weierstrasson irrational numbers »

http://www-groups.dcs.st-and.ac.uk/~history/Biographies/Galois.html

Polytechnique…..

  »En 1828 se trouvait dans la classe de rhétorique du Lycée Louis le Grand, un élève nommé Évariste Gallois. C’était un garçon irritable et frondeur qui paraissait avoir en mathématiques d’étranges idées. A la fin de l ‘année scolaire, s’étant préparé seul, Galois se présenta à l’École Polytechnique. Il ne fut pas reçu.

Sautant la classe de Mathématiques élémentaires, Galois entra en spéciales. Il y trouva un jeune professeur extrêmement remarquable, Richard, qui portait un égal intérêt à la recherche scientifique et aux élèves qu’il était chargé de former.

Richard découvrit immédiatement ce qui en Évariste Galois paraissait étrange : il avait du génie. Séduit par cette découverte, il favorisa la publication des premiers travaux de Galois et l’encouragea à présenter un mémoire à l’Académie des sciences.

Cauchy fut chargé par l’Académie de fournir un rapport sur ce manuscrit. Il le perdit, selon son habitude…( certains prétendent que Cauchy avait égaré volontairement le document)

Mais lors du concours de 1829, une immense stupéfaction s’empara des professeurs et des candidats à l’École Polytechnique. Galois était encore refusé.

Les deux examinateurs d’entrée qui portent la responsabilité d’avoir refusé Galois sont Lefébure de Fourcy et Binet.

Si l’on en croit la version fournie par les Nouvelles Annales de Mathématiques, la responsabilité de ce lamentable échec devrait être partagée entre l’un des examinateurs et Galois lui-même. Ce dernier, en effet, ayant présenté l’une de ses plus brillantes démonstrations , non seulement l‘examinateur la repoussa mais encore il en rit bruyamment. Galois, furieux, lui jeta à la tête le chiffon à effacer…

aa0488421.jpgSi Évariste Galois avait été reçu à Polytechnique, il n’aurait pas été tué à vingt ans, puis que le cours de sa vie n eut été changé. Que n’aurait alors accompli ce génie, qui dans les quelques années de son adolescence, amoureux (il s’était épris de Stéphanie Poterin du Motel après son transfert en clinique)  et plus occupé de politique qu’il n’était raisonnable, ouvrit des portes nouvelles sur l’éblouissant domaine de l’analyse transcendante. Il eut probablement été, non seulement le premier mathématicien du monde, mais encore, un mathématicien d’une espèce inconnue. » 

Extrait de l’Histoire de l’École Polytechnique (de JP Callot) avec tous nos remerciements à l’AX (Association des Anciens Elèves de l’Ecole Polytechnique) 

Le Testament de Galois

« A 16 ans, trop brillant sans doute, et peut-être un peu brouillon…, il fut incompris par Poisson qui rejeta les travaux qu’il voulait présenter à l’Académie des sciences (1831). Auparavant son mémoire fut perdu par Cauchy en 1827, et ignoré par Fourier (qui mourut en 1830). Il rédigea, peu de temps avant sa mort, son testament mathématique qu’il confia, avec divers autres manuscrits, à un ami en le priant de le transmettre à Jacobi ou Gauss. »

http://serge.mehl.free.fr/chrono/Galois.html

Dans la nuit du 29 Mai 1832, Evariste Galois sait sa mort proche. Il écrit une lettre-testament adressée à Auguste Chevalier, dans laquelle il charge son ami de faire en sorte que les meilleurs arithméticiens de l’époque : Gauss et Jacobi reconnaissent publiquement la valeur de ses idées.

Mon cher Ami,

J’ai fait en analyse plusieurs choses nouvelles. Les unes concernent la théorie des équations algébriques; les autres, les fonctions intégrales. Dans la théorie des équations, j’ai recherché dans quels cas les équations étaient résolubles par des radicaux ; ce qui ma donné occasion d’approfondir cette théorie, et de décrire toutes les transformations possibles sur une équation, lors même qu’elle n’est pas résoluble par radicaux.

On pourra faire avec tout cela trois Mémoires. (…)

Tu feras imprimer cette lettre dans la Revue encyclopédique. Je me suis souvent hasardé dans ma vie à avancer des propositions dont je n’étais pas sûr. Mais tout ce que j’ai écrit là est depuis bientôt un an dans ma tête, et il est trop de mon aa0516161.jpgintérêt de ne pas me tromper pour qu’on me soupçonne d’avoir énoncé des théorèmes dont je n’aurais pas la démonstration complète. Tu prieras publiquement Jacobi et Gauss de donner leur avis, non sur la vérité, mais sur l’importance des théorèmes. Après cela, il y aura, j’espère, des gens qui trouveront leur profit à déchiffrer tout ce gâchis. Je t’embrasse avec effusion.

Le 29 mai 1832,

E. Galois.

http://langevin.univ-tln.fr/notes/Galois/

Les sites consacrés à l’Histoire des Maths

Les maths passionnent sur le net, deux exemples parmi tant d’autres.

http://matoumatheux.ac-rennes.fr/divers/histoire/accueil.htm

http://www.math93.com/galois.htm

Les sites qu’il faut avoir vu

Le premier sort de l’ordinaire par la qualité du travail accompli.

http://www.galois-group.net/dupuy/trans1/texts/Hopital.txt

Le second pourra donner même aux non initiés, le degré d’avancement de Galois par rapport à ses contemporains.

http://serge.mehl.free.fr/chrono/Galois.html

Un deuxième article sera consacré au contexte politique des années 1810 -1832 et aux mathématiciens contemporains.

Galois était un scientifique engagé….



Le Fabuleux Destin de Pierre Samuel…

Lorsque nos mères et nos grands-mères voient arriver les troupes alliées en 1944,

(mis à part les épisodes tragiques enfin révélés ces dernières années sur le comportement sauvage de soldats  »yankee » en Europe, www.cairn.be/load_pdf.php?ID_ARTICLE=VING_075_0109  )

elles découvrent un certain nombre de produits révolutionnaires pour l’époque. Elles sont en fait  confrontées à une des plus belles et plus subtiles campagnes de communication  qui ait été mise sur pied  par les USA…   

« Les Américains apportent dans leurs bagages des denrées dont la France occupée a perdu le goût depuis des mois, voire des années. Pour les enfants d’alors, le débarquement reste associé au chocolat distribué à la volée par des GI’s juchés sur des jeeps.

La jeunesse européenne découvre aussi le Coca-Cola. La célèbre boisson gazeuse est transportée avec les moyens de l’armée en même temps que les vivres et les munitions. Les installations d’embouteillage suivent l’avancée des troupes. On fume des cigarettes au tabac de Virginie, Camel 739244471.jpget Raleigh, les ménagères essaient, avec plus ou moins de bonheur, toute une gamme de produits déshydratés: du café à… l’omelette en poudre. Pour leurs « girlfriends », qui avaient pris l’habitude de peindre leurs jambes à la peinture ocre, les soldats américains ont apporté des bas nylon, « le bas qui ne se reprise plus ». Les mélomanes découvrent le disque-microsillon qui va, peu à peu, remplacer le 78 tours. « 

http://old.rtbf.be/rtbf_2000/bin/view_something.cgi?type=article&id=0164371_article&menu=default&pub=RTBF.PORTAIL%2FPORTAIL.FR.la_taille.SP.SOCI

A cet instant, un voyage dans le temps s’impose….

On quitte donc les Patton, Bradley, et Eisenhower, pour nous retrouver en France à l’époque de Louis XV.

Le propos n’est pas de retracer, ici, la vie du premier   »Dupont de Nemours » mais de découvrir quelques faits marquants de son parcours franco-américain, au fil du web… 

Disons d’entrée que s’il est un homme qui semble être placé sous la protection d’une  bonne étoile (pour ne pas employer une expression française plus triviale où il est question de nouilles…) c’est P.S.Dupont.

Ce prostestant qui nait dans le très catholique royaume de France, le 14 septembre 1739, au sein d’une famille d’artisans du luxe, son père étant horloger du roi, va se retrouver aux premières loges de l’histoire de France ainsi que celle des futurs Etats-Unis, puisqu’il participe activement à la rédaction du Traité de Versailles, de 1783, qui met fin à la guerre d’Indépendance.

Aussi verra-on défiler tout au long de sa vie, les noms de Turgot, Voltaire, Lafayette, et Thomas Jefferson.

Les  articles suivants évoquent la carrière du père du fondateur d’un des fleurons de l’industrie, mais il faut insister, en premier lieu, sur le rôle prépondérant de François Quesnay, médecin de la maîtresse du roi, Madame de Pompadour.  Le nom du médecin apparaît dans la présentation de Larousse :

Dupont par Larousse

« u111392961.jpgDisciple de Quesnay, collaborateur de Turgot (1774), de Vergennes, de Calonne, il fut élu député du tiers état en 1789 par le bailliage de Nemours. Il inspira les principales réformes financières de 1780 à 1791. Royaliste, il fut emprisonné après l’arrestation du roi. Libéré en thermidor, il fut élu au Conseil des Anciens par le Loiret, puis partit pour les États-Unis, où il collabora avec le président Jefferson. Rentré en France en 1803, il retourna aux États-Unis pendant les Cent-Jours. » http://www.larousse.fr/ref/personnage/Pierre-Samuel-Dupont-de-Nemours_117417.htm

Quesnay par Universalis

 Économiste français, fondateur de la première école systématique d’économie politique ou physiocratie, F. Quesnay, reçu docteur en médecine en 1744 puis médecin consultant de Louis XV, ne publia aucun ouvrage avant l’âge de soixante ans ; il produisit d’ailleurs essentiellement des articles anonymes. Mais, à Versailles, où il bénéficiait du soutien de Mme de Pompadour, on trouvait autour de lui et de Jean C. M. V. de Gournay (1712-1759) la « secte des économistes », qui comprenait notamment Victor Riquetti de Mirabeau (Père d’Honoré Gabriel), Nicolas Baudeau, P. P. Le Mercier de La Rivière, G. F. Le Trosne et P. S. Dupont de Nemours ; ils considéraient Quesnay comme leur maître, et, enthousiastes, propageaient ses doctrines. Turgot faisait aussi partie du groupe. Adam Smith fit la connaissance de Quesnay et tenait ses idées en grande estime.En dépit des particularités de son expression et bien qu’il accordât une extrême importance à l’agriculture dont il faisait l’unique activité économiquement productive, créatrice d’un « produit net », par opposition à la « stérilité » de l’industrie et du commerce, Quesnay a fourni d’intéressantes contributions à la pensée économique et surtout à la systématisation de l’analyse économique, qui introduisit la période classique en Angleterre et en France.(…) http://www.universalis.fr/encyclopedie/T313702/QUESNAY_F.htm

La Physiocratie

Etymologie : du grec Phusis, nature et kratos, pouvoir, autorité : gouvernement de la nature. Le terme semble avoir été créé par Dupont lui même. La physiocratie est une doctrine économique et politique du XVIIIe siècle qui base le développement économique sur l’agriculture et qui prône la liberté du commerce et de l’industrie. Cette école, qui est sans doute l’une des toutes premières théories économiques, est née en France vers 1750 et atteint son apogée dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Elle considère que la richesse d’un pays provient exclusivement de son agriculture qui est la seule création annuelle de richesse.

http://www.toupie.org/Dictionnaire/Physiocratie.htm

En 1766, Du Pont de Nemours épousa Charlotte Marie Louise le Dée de Rencourt qui devait lui 573408081.jpgdonner deux fils : Victor Marie et Eleuthère Irénée.

http://www.pennock.ws/surnames/fam/fam20444.html

et en secondes noces, Françoise Robin du Livet le 27 septembre 1795. Bernardin de Saint-Pierre qui essaya de la séduire en vain, écrira Paul et Virginie à la suite de cette déception. 

Lavoisier et les Dupont de Nemours.

Pierre-Samuel Du Pont de Nemours (ou Dupont de Nemours), le fondateur de la dynastie, s’appelait à l’origine Dupont. Anobli en 1784, il devient Du Pont et il précisera « de Nemours » pour se dissocier d’un autre Du Pont lorsqu’il sera élu à l’Assemblée Constituante, en 1789. Pierre-Samuel Dupont est, à ses débuts, l’ami et le disciple du docteur Quesnay. Il a d’abord une carrière d’idéologue et d’économiste, puis, de 1774 à 1776, il est un des grands collaborateurs de Turgot et c’est à cette occasion qu’il devient l’ami de Lavoisier qui reprendra plus tard beaucoup de ses idées politiques.

Sous le premier ministère de Necker, Dupont se voit un peu mis en disgrâce mais continue à remplir des offices administratifs. Puis, en 1785, Du Pont participe, avec Lavoisier, à la création du Comité d’administration de l’agriculture, sorte de ministère de l’Agriculture. Il est, par la suite, un des promoteurs des Assemblées provinciales puis, lors des États Généraux, il est élu à la Constituante où il fait de très nombreuses interventions dans les questions économique, financière et fiscale. À la fin de 1791, comme tous les députés de la Constituante, il fait le serment de ne pas se présenter à la Législative. Il se retrouve alors sans travail et Lavoisier lui prête de l’argent pour acheter l’imprimerie de l’hôtel de Bretonvilliers, ancienne imprimerie de la Ferme générale qui vient d’être supprimée.

Pierre-Samuel Du Pont de Nemours est emprisonné à la veille de thermidor; ayant échappé à la guillotine grâce à la chute de Robespierre, il mène une existence assez discrète de 1793 à 1799. En 1799, voyant qu’il ne peut espérer aucune carrière politique en France, il part pour les États-Unis, accompagné de son fils cadet, Éleuthère-Irénée, qui sera le créateur de l’actuelle firme Du Pont de Nemours.

 Petite Parenthèse qui nous éclaire sur le rôle des loges maçonniques durant la révolution …

Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande (1732-1807) est un grand astronome français, qui fonda en 1776 la Loge des Neuf Sœurs (dont il fut le Vénérable jusqu’en 1779), après avoir fondé la Loge des Sciences et fut un des fondateurs du Grand Orient de France.

Pendant la Terreur, Lalande cacha, à l’observatoire, Dupont de Nemours et l’abbé Garnier. Si on vient, vous direz que vous êtes astronomes, leur recommanda-t-il. Mais ce serait mentir, répondit l’abbé. Que non l’abbé, vous êtes astronome : Ne vivez-vous pas que pour le ciel ?

http://chansmac.ifrance.com/docs/lalande.html

Fermons la parenthèse… 

Éleuthère-Irénée était le filleul de Turgot et a bénéficié, dès son jeune âge, de l’amitié entre son père et Lavoisier qui l’a d’ailleurs pris comme jeune chimiste à la poudrerie d’Essonne. Éleuthère-Irénée a appris là les techniques de fabrication de la poudre et, aux États-Unis, c’est lui qui a suggéré de créer une fabrique de poudre parce que la poudre qu’on y vendait alors était de la poudre importée d’Angleterre, de très mauvaise qualité. Il a acheté un terrain dans le Delaware, cb0504671.jpgprès de Wilmington, et il y a créé sa fabrique de poudres.

Malgré des débuts assez difficiles, la société progresse rapidement. Lorsqu’il faut choisir le nom de cette nouvelle société, Éleuthère-Irénée propose alors Lavoisier Mills. Finalement, la société prendra le nom de Du Pont de Nemours et Cie. À la mort d’Éleuthère-Irénée, en 1834, l’entreprise commence vraiment à avoir une ampleur industrielle. Plusieurs générations de Du Pont de Nemours se succéderont dans la firme jusqu’aux actuels tenants du titre. http://www.arts-et-metiers.net/musee.php?P=157&id=10302&lang=fra&flash=f

Quand Pierre Samuel Dupont de Nemours décida en 1799 de s’installer aux États-Unis, il demanda à son ami Thomas Jefferson de lui indiquer le meilleur endroit pour acheter des terres. Le Virginien lui déconseilla toute opération foncière, le moment étant inopportun, et lui suggéra par contre d’utiliser les compétences de son fils Eleuthére-lrénée en matière de chimie (il avait été l’élève de Lavoisier) pour créer une fabrique de poudre, ce qu’il fit. La famille Dupont de Nemours n’a pas, jusqu’à présent, eu à regretter ce sage conseil de délaisser la terre pour l’industrie.http://www.paradigme.com/sources/SOURCES-PDF/Pages%20de%20Sources10-3-1.pdf

L’image traditionnelle d’Antoine Laurent Lavoisier, fondateur de la chimie moderne et fermier général, guillotiné à Paris sur la place de la Concorde le 8 Mai 1794, en pleine Terreur, doit beaucoup aux ouvrages écrits lors du premier centenaire de la Révolution française. Quatre chimistes en sont les auteurs: Jean-Baptiste Dumas, Édouard Grimaux, Marcelin Berthelot et Adolphe Wurtz, père de la formule célèbre: « La chimie est une science française: elle fut constituée par Lavoisier, d’immortelle mémoire. »

http://historyofscience.free.fr/Comite-Lavoisier/f_chap1_lavoisier.html

Pour être savant on en est pas moins homme….

Où l’on découvre que les rapports entre Lavoisier, son épouse, et Dupont sont dignes d’une comédie de boulevard.

« En réalité, Marie-Anne n’aimait pas cette vie champêtre; elle préférait rester à Paris et y recevoir cb0474791.jpg

leurs amis. Parmi eux, Pierre-Samuel Dupont de Nemours tomba en

admiration devant le charme de Marie-Anne. Leur idylle commença en

1781, pendant l’une des nombreuses absences de son mari. La date de

1781 serait confirmée par deux lettres de Dupont à Marie-Anne Lavoisier : l’une,

datée du 23 octobre 1798, évoque «dix-sept années d’intimité»; l’autre, d’avril 1815, rappelle

 «l’inviolable et tendre attachement qu’il lui a voué depuis trente-quatre ans» « .

http://www.bium.univ-paris5.fr/ishm/vesalius/VESx2000x06x02x105x113.pdf

On raconte que l’épouse de Lavoisier aurait pu obtenir la grâce de son mari mais qu’elle s’y refusa…

Voici le texte tiré de l’ouvrage :  La science et l’amour, Madame Lavoisier (2004) [ Jean-Pierrre Poirier   Editeur : Flammarion  

« En effet, Lavoisier occupait trois emplois de très haute responsabilité au sein de la monarchie, ce qui lui prenait beaucoup de temps et l’obligeait à de nombreux voyages. De son côté, Marie-Anne Pierrette n’attendait pas, esseulée, son Ulysse. Elle profitait de ce temps pour apprendre le dessin avec le peintre David. Son intelligence atypique et ses talents de communicatrice faisaient que son salon devint rapidement le lieu le plus couru de Paris. Mais bien qu’au cœur de l’histoire, ils ne virent pas poindre la révolution. Ils eurent même la naïveté, ensuite, de penser que la Révolution réclamerait leurs talents pour construire le nouvel état. La famille n’était pas spécialement opposée aux idées de la révolution mais le poste de Fermier général du Roi et de procureur au parlementde Paris des deux pères signaient d’emblée leur arrêt de mort dans une France qui se souciait plus de faire des exemples et de régler des comptes qu’à penser aux destin des sciences. Comble d’aveuglement, alors que Marie-Anne Pierrette avait la possibilité de sauver son mari de la guillotine elle préféra refuser de s’abaisser à mendier aussi honteusement son salut. De plus, on ne lui proposait de sauver que son mari et pas son père. Elle ne voulait pas sacrifier l’un pour l’autre. Au final la révolution étêta les deux.
On pour
aa0403321.jpgrait penser alors que, Lavoisier étant mort, l’histoire de Marie-Anne Pierrette, seule et sans enfant, s’achèverait à l’âge de 36 ans. Il n’en fut rien ! Marie-Anne Pierrette traversa la Révolution tant bien que mal et parvint à récupérer une grande partie de la fortune plus que gigantesque de son mari. Elle constituait donc un parti des plus intéressants en Europe et les courtisans étaient légions. Elle avait gardé son réseau d’influence et n’hésitait pas à le faire fonctionner. C’est alors qu’elle rencontra le comte de Rumford, aventurier et inventeur américain. Elle retrouvait dans cet homme l’intelligence et la stimulation qui l’avait transportée chez Lavoisier. Elle se maria avec lui mais leurs cultures trop différentes finirent par les éloigner et en 1814 le comte mourut seul. Pendant les vingt-deux années qui lui restèrent à vivre, elle fit ce qu’elle faisait le mieux, c’est-à-dire tenir salon dans sa demeure parisienne et y faire venir le tout Paris. Elle finit aussi de rassembler les derniers écrits de Lavoisier pour les faire publier. Elle mourut à l’âge plus qu’honorable de soixante-dix-huit ans, seule. »

http://www.revue.crdp-nice.net/fiche_ouvrage.php?ouv_id=216

 La Stratégie Politique …

Il fut à l’origine de l’achat de la Louisiane par les États-Unis en 1803 négocie pour les Etats-Unis un compromis destiné à éviter des conflits entre les populations françaises et américaines sur place, mais, surtout, à redonner à Napoléon les moyens de reconstruire une flotte et de contrer l’Angleterre en Europehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Samuel_du_Pont_de_Nemours

La Firme Aujourd’hui….

Comme dans les romans de John Grisham il y a les bons aspects et les moins bons… 

Si l’on retrouve tout au long de l’article des photos de câbles pour informatique, de jeune femme portant bas nylon, de surfer, ou de poêle à teflon, c’est tout simplement pour donner un aperçu des multiples domaines dans lesquels s’illustre la multinationale…..Kevlar, Teflon, Nylon…Dupont touche à tout de l’informatique au nucléaire, du textile à l’agriculture, de l’armement à l’agro alimentaire, sans oublier la construction sous toutes ses coutures…

Et sans faire de jeux de mots, il ne faut tout de même pas se voiler la face, comme l’explique cet article du Monde Diplomatique…  

« La multinationale E. I. Du Pont de Nemours  emploie 141 000 personnes ; elle a réalisé, en 1995, un chiffre d’affaires de plus de 42 milliards de dollars et déposé 454 brevets d’invention .

Formidable puissance financière et scientifique, Du Pont a son siège à Wilmington dans le u111319621.jpgDelaware. Outre le Nylon, le Dacron et les chlorofluorocarbones (CFC), la firme produit des pesticides, des médicaments, du caoutchouc synthétique et les armes Remington.

Elle est, par ailleurs, copropriétaire de la centrale nucléaire de Salem, connue par ses fissures et ses fuites d’eau radioactive. Du Pont, qui a toujours fourni le Pentagone, se vanta, à une certaine époque, d’être « l’armurier de la République ». De fait, les explosifs ont fortement contribué à sa fortune. La firme a également pris part à la fabrication des bombes atomiques A et H, fourni du plutonium militaire et acquis la compagnie pétrolière Conoco, propriétaire d’énormes réserves minières d’uranium et d’usines de traitement de ce minerai.« 

« A ses débuts, en 1970, le Benlate DF (alias Benomyl) – premier fongicide systémique jamais commercialisé – connut un succès foudroyant ; après 1972, il devint le pesticide  le plus profitable pour la firme. Pourtant, sa mise au point fut laborieuse : les premières moutures avaient des effets si désastreux sur les testicules et la prostate des animaux qu’on envisagea de l’utiliser comme stérilisant chez l’homme . »

A lire ou à redécouvrir de la première à la dernière ligne…

Source :  Mohamed Larbi Bouguerra

Universitaire, auteur, notamment, de La Pollution invisible, PUF, Paris, 1997.

 http://www.monde-diplomatique.fr/1997/03/LARBI_BOUGUERRA/8000

Les grandes maneuvres dans l’énergie… 

Une petite promenade sur le portail de la société ConocoPhilips, fait effectivement apparaître le nom de DuPont….

 Conoco est une société américaine spécialisée dans l’extraction, le transport et la transformation du pétrole ainsi que dans sa distribution .

Company Transformation 1979-1990
« In 1981, Conoco was challenged by an even more formidable foe than angry motorists. In the spring of 1981, Canada’s Dome Petroleum made overtures about acquiring a Conoco subsidiary, Hudson’s Bay Oil and Gas. This simple proposal sprung into motion a series of events that made the company vulnerable to a takeover.Unsolicited bids came from many companies. For a while it looked like Seagram, which had assembled a large block of Conoco stock through a tender offer to shareholders, would acquire the company. As regulators neared approval of the acquisition, executives searched for a more suitable match, a company financially strong, highly regarded on a global basis and one that would not merge Conoco out of existence. That company was DuPontCompany executives approached DuPont, about a merger of the two giants. With both boards’ approval, a deal was struck. The terms called for DuPont to acquire 100 percent of Conoco’s stock in a transaction worth about $7.4 billion — the largest merger in U.S. history at the time. On Sept. 30, 1981, Conoco became a wholly owned DuPont subsidiary.Bu101912681.jpg y 1987, Conoco was highly regarded for project management and cutting edge technology. Major gas deposits were found in the North Sea’s « V » fields — christened by Prime Minister Margaret Thatcher in September 1988. Other big projects included building tension-leg (TLP) platforms in both the North Sea and the Gulf of Mexico. The floating TLP, derived from government studies on floating airfields, was an industry first, permitting deep-water production at less cost than conventional fixed production platforms. « 

http://www.conocophillips.com/about/who_we_are/history/conoco/index.htm

Le même évènement  côté DuPont :

When DuPont bought petroleum manufacturer Conoco, Inc. in 1981, it was the largest merger in corporate history. The purchase gave DuPont a secure source of petroleum feedstocks needed for many of its fiber and plastics operations. Conoco also manufactured profitable commercial petroleum products and coal, produced by the wholly owned subsidiary Consolidated Coal Company. DuPont sold all of its Conoco shares in 1999 in order to free up capital for investment in other businesses.

http://heritage.dupont.com/touchpoints/tp_1981/overview.shtml

 

Retour en France : La Ville de Nemours

Cette dernière  est fière de ses enfants (Le Vicomte de Noailles)  et de ceux qui y ont séjourné (Hugo, Stendhal).

 Pierre Samuel Dupont de Nemours : Grand serviteur de l’Etat, cet économiste familier de Turgot né à Paris en 1739 devient député du baillage de Nemours en 1789. Elu à l’assemblée un an plus tard, il est contraint de se cacher dans la région avant de s’exiler à Wilmington, aux Etats-Unis en 1795. C’est là qu’il fondera les bases de la multinationale industrielle qui porte encore son nom. Après un dernier séjour à Paris, où il occupe les fonctions de secrétaire du gouvernement provisoire en 1814, le retour de Napoléon l’incite à regagner les Etats-Unis où il mourra trois ans plus tard.

http://www.ville-nemours.fr/perso_celebres.html

En faisant ses emplettes sur la toile on trouvera surement d’autres informaions sur les correspondances de Voltaire et Pierre Samuel, ou sur les destins croisés de Dupont et Gilbert de Lafayette….

A bien y réfléchir il est surprenant que cette vie n’ait encore inspiré aucun scénariste…. 



Sexe cathodique….Le petit écran

A l’occasion de la Saint-Valentin 2008, l’Ina ( Institut National de l’Audiovisuel ) mit en ligne sur son site plus de 160 vidéos sur le sexe à la télé.

Mais c’est sur Mediapart et également dans l’ouvrage de Jean Jacques Ledos, intitulé « L’âge d’or 800877621.jpgde la Télévision 1945-1975″, publié par l’Harmattan, que se trouve le nom de l’oeuvre qui mit le feu aux poudres :

  »Le téléfilm en question s’appelait L’Exécution. Le scénario était d’Antoine-Louis Dominique, pseudonyme de Dominique Ponchardier (1917-1986), compagnon de la Libération, créateur de la série «Le Gorille», qui popularisa le mot «barbouze» à la fin de la guerre d’Algérie, après avoir repris du service contre l’OAS. L’Exécution avait pour directeur photo le grand Ghislain Coquet. Le réalisateur n’était autre que Maurice Cazeneuve, né en 1923, directeur de la deuxième chaîne (couleur !) de 1968 à 1971, père d’un autre réalisateur de talent, Fabrice Cazeneuve »

http://www.mediapart.fr/club/blog/antoine-perraud/070708/d-une-inobservation-de-mm-schneidermann-et-jeanneney-sur-si

Le dos nu de Nicole Paquin (ne pas confondre avec Orlane Paquin qui joue dans  la série TV « Vive la vie » et au cinéma dans « La Horse »)  http://www.serietele.com/serie-889.html) va, en ce 29 Janvier  1961 http://www.bide-et-musique.com/artist/3497.html , inciter Raymond Janot directeur de la RTF à instituer le Carré Blanc.

En  1964, c’est «  l’extrême pudibonderie de la télévision des années gaulliennes qui révoque la speakerine Noëlle Noblecourt pour de simples genoux dénudés »

A découvrir  Le Voile, Le Miroir et l’Aiguillon par Agnès Chauveau  http://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2001-4-page-97.htm

 ( Agnès Chauveau est maître de conférences à l’Université de Paris X-Nanterre, directrice du DESS « Consultant culturel, projet culturel et environnement social », chargée de séminaire à l’IEP de Paris dans le cycle d’histoire du 20esiècle et chercheur associé au CHEVS.

Elle a publié notamment L’audiovisuel en liberté ? Histoire de la Haute Autorité, 1982-1986 (Presses de Sciences Po, 1997) et plus récemment en collaboration avec Philippe Tétart, Introduction à l’histoire des médias, 1881-1998 (Armand Colin, 2000). Elle a également participé à L’écho du siècle. Dictionnaire historique de la radio et de la télévision en France, dirigé par Jean-Noël Jeanneney (Hachette Littératures/Arte-La Cinquième, 2000).

2002124210011.jpg En 1966 La Tour de Nesle de Jean-Marie Coldefy, fait l’objet d’une censure et sera gratifiée d’un magnifique petit carré blanc

Voici ce qu’en dit l’Ina :

« Adaptation du roman d’Alexandre Dumas dont l’action se situe en 1314, à Paris, sous le règne de Louis X le Hutin, à la taverne d’Orsini, à la Tour de Nesle, au Louvre (où le roi de France a élu domicile) et dans un cachot du Châtelet. – L’impétueuse reine Marguerite de Bourgogne et ses deux soeurs, Jeanne et Blanche, se livrent la nuit, dans des chambres de la Tour de Nesle, à de somptueuses orgies. A l’aube, leurs partenaires sont égorgés par des hommes de sac et de corde. L’un des jeunes gens sacrifiés est le frère jumeau du favori de Marguerite. Celui-ci qui n’est au courant de rien clame vengeance. L’aventurier Buridan jure de dénoncer la criminelle. Il exercera d’effroyables chantages sur Marguerite, deviendra le premier personnage du royaume, sera jeté au cachot et aura, à l’issue de ce drame fertile en meurtres, en duels et en machinations de toutes sortes, une fulgurante révélation. »

Les somptueuses orgies auxquelles il est fait allusion, n’ont rien de commun avec celles que l’on peut découvrir au cinéma dans un film tel que Shortbus, par exemple. Je n’ai visionné que l’extrait proposé sur le site de l’Ina, occasion de revoir quelques visages connus, mais il est fort probable que le carré blanc fut apposé tant pour la moralité que pour quelques corps dénudés. Question d’anticiper le courroux de téléspectateurs bien pensant, qui auraient été rapidement relayés par le courrier des lecteurs des magazines télé de l’époque (Télé 7 Jours, Télé-magazine, Télé-poche)…Les internautes semblent d’ailleurs avoir porté leurs choix sur la version d’Abel Gance avec Pierre Brasseur.

Les cabarets

Si le sexe ne peut entrer dans les chaumières par le biais du cinéma, il le fera par celui du Paris Canaille : Folies-Bergère , Lido, Moulin Rouge, Concert Mayol, Casino de Paris, Crazy Horse….tous ces noms, synonymes d’une permission de minuit accordée à une province qui regarde encore Paris comme un fruit défendu.

Le Tabarin

« Le 3 juin 1966, l’enseigne du Tabarin s’allume une dernière fois pour un gala de charité au profit de l’orphelinat des artistes, avec un parterre de personnalités : Marcel Achard, Yves Robert, Danièle Delorme, Marcel Amont, Bernard Blier, Francis Blanche, Raymond Devos, René-Louis Lafforgue, Suzy Delair, Juliette Gréco… »564055191.jpg

Ces phrases sont extraites de l’Encyclopédie Encarta. Il faut rectifier l’erreur concernant l’adresse de cet établissement situé au 36 rue Victor Massé et non Victor Hugo.

Mais je dois avouer que mes souvenirs étaient plutôt flous, en dehors de l’étrange vision d’un carrousel de jolies filles ..

C’est un extrait de Catherine Certitude de Modiano qui vint à mon secours:  

« La mère de Denise était l’une de ces cavalières de Tabarin que l’on voyait sur le grand manège aux chevaux de bois. Le manège tourne, tourne de plus en plus lentement, les chevaux se cabrent et les cavalières se renversent en arrière la poitrine nue, les cheveux dénoués. »

(Portraits de l’artiste dans l’oeuvre de Patrick Modiano Par Annie Demeyère publié aux Editions de l’Harmattan)

Le cabaret représentait l’innovation en matière de salle de spectacle ainsi que Jacques Pessis l’explique sur ce portail :

http://cabaretsworld.com/index.php?option=com_content&task=view&id=180&Itemid=37

L’Ina conserve propose deux émissions extraites de ses archives

« La rétrospective du célèbre cabaret Tabarin, démoli le lendemain du passage de « Cinq colonnes à la une » à la télévision, réalisée grâce aux témoignages de ceux qui y ont travaillé et à l’aide de films d’époque retraçant les ballets et spectacles du Tabarin.

 En direct du cabaret Tabarin qui sera détruit très bientôt, Pierre Tchernia assiste à la préparation de la soirée d’adieu organisée par Juliette et Marcel Achard et interviewe les personnalités qui vont participer à ce dernier spectacle : Gérard Calvi au piano, Marcel Achard et Robert Dhery, Dominique Perrin, organisateur du gala, Paul Pacini qui dirige le spectacle, Raymond Devos qui incarnera Foutit le clown et Marcel Amont qui chantera « la caissière du grand café ». »

 http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&full=Higgins%2C+Robert&num_notice=6&total_notices=6

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Les Folies Bergère

Le 2 mai 1969 les Folies-Bergère fêtent leur centenaire.

L’évènement est commenté ainsi sur le portail du music-hall :

« Antonia Derval, dont la direction ne s’était jusqu’alors exercée que sur les ateliers de couture du théâtre, succéda à son mari. En 1968, elle fit représenter pour célébrer le centenaire de son établissement Et vive la Folie, revue rétrospective traçant l’histoire des Folies. Pas de vedettes, mais toujours l’avalanche de décors, costumes, broderies, plumes et paillettes. »

http://www.foliesbergere.com/127ans/p08.html

Il n’est pas fait mention de cette étonnante version du Lac des Cygnes, mi classique, mi moderne, où l‘on prend conscience que ces danseuses qui étaient souvent dévêtues avaient une solide formation classique…

Je vous parle d’un temps disait la chanson…c’était l‘époque des Coquatrix, des frères Clérico, des Derval, d’Hélène Martini, et d’un décorateur d’origine hongroise nommé Michel Gyarmathy… Le directeur artistique avait expliqué que l’introduction de nu intégral féminin dans les revues et de nu masculin, pour être dans l’air du temps n’avait pas correspondu à l’image que le public se faisait des Folies-Bergère…

Le Moulin Rouge

C’est la revue Fantastic (1970-1973) qui restera dans ma mémoire avec comme principaux tableaux

Un hommage à la télévision : Télé Soir Moulin Rouge avec Léon Zitrone et Igor Barrère, la 573010031.jpgrêverie japonaise, avec Kiki le dauphin et son amie Gillian, les années folles de 1930 et ce tour du monde de l’amour, où l’on savoure cet intermède rafraîchissant : des Amoureux de Peynet, plus  vrais que nature se déclarent leur flamme : « je t’offre mon cœur, je te donne le mien » et la jeune femme ouvre son corsage pour montrer son sein gauche à son compagnon…

Aujourd’hui une revue à la télé n’est plus un évènement, même si c’est le Crazy le 31 décembre….

Les feuilletons d’access prime time

Après « Bonne nuit les Petits» , « Aglaé et Sidonie » ou le « Manège Enchanté » les grands avaient leur feuilleton..

Janique Aimée, l’Abonné de la Ligne U, Allo Police, captivent autant que Belphégor au point de protester lorsque la fin d’une série n’est pas conforme aux désirs du public. Mais il y aussi d’autres pépites…

La Révolte des haïdouks est un feuilleton télévisé d’aventures franco-roumain, en 20 épisodes de 26 minutes, diffusé à partir du 1er janvier 1972 sur l’ORTF.

Aux XVIIIe siècle, la lutte de héros du peuple roumains (les haïdouks) face à l’envahisseur Turc.

Jusque là rien de problématique jusqu’au jour où quelques hommes font irruption dans des lieux réservés aux femmes. Au centre de cette pièce, un bassin où s ’ébattent de jeunes femmes nues.

Il est étrange que cet épisode ne soit pas relaté sur la toile, car la question qui fut posée à l’époque, celle du visionnage d’avant diffusion, fit débat.

La production franco-roumaine fut suivie d’un autre feuilleton tout aussi controversé.

E2004055880011.jpgn effet La Marche de Radetzky, surprit les téléspectateurs, dans sa première version pour la télévision adaptée du roman de Joseph Roth qui retrace la chute de l’Empire austro-hongrois et la désintégration de la société autrichienne à travers trois générations de la famille von Trotta…Quel était l’objet du délit ? Pas grand-chose. …juste quelques officiers en galante compagnie dans une maison close tentant de se changer les idées dans le décolleté de ces dames…Pas de  quoi fouetter un chat…(quoique l’expression ne soit pas tout à fait adéquate).

Littérature, Comédie Française, et grands réalisateurs

Les Rois Maudits

Un ingénieur de feu l’ORTF, m’avait confié il y a quelques années, que le tournage des séquences de la Tour de Nesle, avait été suivie avec une grande assiduité par toute l’équipe technique. Cette anecdote, dont je ne remet pas en cause la véracité, atteste du virage, déjà amorcé par d ’autres que prend la réalisation et l’adaptation : on peut désormais, introduire le nu et l’érotisme à la télévision avec d’excellents comédiens issus pour la plupart du Français et ainsi respecter fidèlement l’essence de l’œuvre.

Adaptée de l’œuvre de Maurice Druon par Marcel Jullian, et réalisée par Claude Barma, la série Les Rois maudits, qui comporte six épisodes de 102 minutes, a été diffusée entre le 21 décembre 1972 et le 24 janvier 1973 sur la deuxième chaîne de l’ORTF.

Jean Piat est Robert III d’Artois , Hélène Duc (Mahaut d’Artois) , Louis Seigner (Spinello Tolomei) , Jean-Luc Moreau (Guccio Baglioni) , Catherine Rouvel (Béatrice d’Hirson) José Maria Flottas ( Philippe V le Long ) , Georges Ser (Louis X le Hutin ), Geneviève Casile (Isabelle de France) , Jean Deschamps (Charles de Valois) , André Luguet (Hugues de Bouville) , Michel Beaune (Edouard VII d’Angleterre) ,Claude Giraud (Lord Roger Mortimer) , Georges Marchal (Philippe IV le Bel) , Muriel Baptiste (Marguerite de Bourgogne) , Catherine Rich (Jeanne de Bourgogne) , Catherine Hubeau (Blanche de Bourgogne) , Monique Lejeune (Clémence de Hongrie) , Anne Kreis (Marie de Cressay) , Jean-Louis Broust (Edoaurd III d’Angleterre) , Benoît Brione (Philippe VI de Valois) , André Falcon ( Enguerrand de Marigny), Henri Virlojeux (Le Cardinal Jacques Duèze/Jean XXII)…

Les comédiens avaient été choisi avec discernement, et il y avait dans la réalisation, un aspect théâtral qui ajoutait de l’intensité aux quelques scènes « osées » : La Tour de Nesle, la nuit de noces de Clémence de Hongrie, les pillages de Robert d‘Artois…

Les internautes pourront retrouver celle qui eut un de ses plus beaux rôle avec Marguerite de Bourgogne, Muriel Baptiste.

L’actrice nous a quitté tragiquement à l’âge de 52 ans, le 7 septembre 1995.

http://fansdemurielbaptiste.oldiblog.com/

http://patricks829.skyrock.com/

La Duchesse d’Avila est un feuilleton télévisé français en 4 épisodes de 70, 130, 55 et 100u137841901.jpg  minutes, créé par Philippe Ducrest et Véronique Castelnau d’après l’œuvre de Jean Potocki intitulée Manuscrit trouvé à Saragosse, réalisé par Philippe Ducrest et diffusé du 4 au 25 juillet 1973 sur la deuxième chaîne de l’ORTF.

Si l’adaptation télévisée respectait l’œuvre on aurait du être face à ce que Dominique Fernandez appelle Les mille et une nuits andalouses :
« Formidable hymne à la vie et au plaisir de vivre, roman picaresque, conte libertin, drame d’amour, roman dans le roman, le Manuscrit trouvé à Saragosse…. »
Dominique Fernandez, Le Nouvel Observateur, 10 août 1989

http://www.jose-corti.fr/titresromantiques/manuscrit-saragosse.html

Et d’ailleurs La Duchesse d’Avila est présentée par les magazines « télés » comme un moment d’érotisme à la télévision. Hélas on reste sur sa fin, et les deux princesses maures, Emina & Zibelda nous laissent espérer une scène qui ne vient jamais ; nous sommes en 1973 et la France Pompidolienne, ne saurait accepter sur ces petits écrans, un remake des Contes de Canterburry, du Décaméron, ou des Mille et Une Nuits…

On laisse cela à Pier Paolo Pasolini…

La Confession d’un enfant du Siècle d’après Alfred de Musset avec Marie-Christine Barrault et Sami Frey en 1974…Santelli parvient à restituer tout cet univers du roman sans doute autobiographique, où le personnage principal est partagé entre les soirées de débauche dans les bordels et un amour romantique.

Le Père Amable réalisé par Claude Santelli en novembre 1975, d’après Guy de Maupassant avec Geneviève Fontanel et Fernand Ledoux.

Une nouvelle version fut produite pour France 2 par Jacques Santamaria et Gérard Jourd’hui, la réalisation confiée à Olivier Schatzky.

« Le jeune fermier Césaire épouse Céleste contre la volonté du père Amable, son vieux père qui refuse d’entretenir l’enfant que Céleste a eu d’un autre homme. La famille s’installe néanmoins à la ferme. Césaire s’épuise au travail et meurt, laissant le père Amable et Céleste seuls, face à face. »

http://dvdtoile.com/Film.php?id=47078#resume

 

u194996211.jpg Les Peupliers de la Prétentaine (1975) de Jean Herman avec une Catherine Hubeau, très séductrice, et un Jacques Alric gargantuesque. Odette Joyeux en étant l‘auteur….

Claude Santelli

On ne peut parler de télévision sans consacrer quelques lignes à Claude Santelli. Producteur, réalisateur, scénariste, il était l’homme aux multiples facettes :

  • Celui qui avait fait aimé la littérature aux enfants par le biais du Théâtre de la jeunesse en leur faisant découvrir la Comtesse de Ségur ou Charles Dickens;

  • Celui qui produisit « Les cent Livres des Hommes » en collaboration avec Françoise Verny. Sa version de l’Enfer de Dante Alighieri, diffusée à une heure tardive, saura traduire sans trahir, sans crainte de choquer par ce qui pouvait constituer alors des audaces ou des provocations.

France Dougnac, Marie-Christine Barrault, Isabelle Huppert, Geneviève Fontanel, Brigitte Fossey, se virent offrir de magnifiques rôles, voire parfois leur première apparition à l’écran.

L’Opéra

Pour donner une idée assez précise de l’ampleur d’un mouvement qui prend naissance après les années 70, j’ai relevé cet article sur le site de Radio Canada.

Du Classique au Glamour Émission du 10 janvier 2003

L’opéra se déshabille ( journaliste : Josée Dupuis – réalisatrice : Kathleen Royer )

Dans un monde où la concurrence est omniprésente, le milieu des arts n’échappe pas à la tentation d’oser pour attirer les foules. Il est de plus en plus fréquent de voir des scènes de nus dans les opéras ou, à l’opposé, de voir des interprètes de musique classique se faire habiller par de grands couturiers.
Le sexe, l’obsession du look et de l’effet choc sont de plus en plus utilisés par des metteurs en scène à la recherche de nouveaux publics. Or, plusieurs artistes craignent qu’on en arrive à 07369frl1.jpg sacrifier la qualité de l’interprétation au profit du spectacle.

Cet été en Autriche, le Festival de Salzbourg a proposé un Don Giovanni très aguichant, au point où les musiciens de l’orchestre ont connu de légers problèmes de concentration durant les répétitions. Sur scène, le célèbre Don Juan était entouré de femmes en soutien-gorge et petites culottes, une gracieuseté de la lingerie Palmers, qui commanditait cette production. Une nouvelle tendance, selon la chef d’orchestre Agnès Grossmann. « Ce qui m’étonne surtout, c’est qu’on a eu 50 ans de féminisme pour éviter que la femme soit un objet de désir, on fait tout pour ne pas être utilisée comme femme et là, on a exactement le contraire ! »

Ce qui faisait scandale il y a à peine 20 ans ne cause plus grand émoi aujourd’hui. L’an dernier, à Londres, on a présenté un Rigoletto plutôt décadent, avec orgie sur scène, un spectacle à la limite de la pornographie.

Et l’Amérique n’y échappe pas. L’opéra n’est plus ce qu’il était. Toutes les audaces sont permises. L’opéra ne connaît pas vraiment de problèmes d’assistance, mais les productions coûtent cher et elles doivent être rentables. De plus, il faut penser à rajeunir la clientèle. Les grands responsables de ce changement de style sont les metteurs en scène de cinéma et de théâtre, qui travaillent de plus en plus à l’opéra. Les chanteurs doivent se plier désormais à leurs nouvelles exigences. http://www.radio-canada.ca/actualite/zonelibre/03-01/look.html

Le Grand Macabre de Gyorgy Ligeti

« Les mélomanes branchés se pâment déjà. Peter Sellars, l’enfant terrible de la mise en scène lyrique, revient à Paris avec le sulfureux Grand Macabre. L’ouvrage de Ligeti, monté au palais Garnier, en 1981, par Daniel Mesguich, déclencha l’ire des critiques («Bouffonneries émaillées d’obscénités», «fantasmes de collégien», «pornopéra intellectuel») et provoqua un scandale mémorable, au point que l’on croit souvent que cette «poubelle post-historique» – selon la définition de son créateur – fut ouverte pour la première fois à Paris. Elle fut en réalité créée à l’Opéra de Stockholm, le 12 avril 1978, dans une mise en scène du colibrettiste Michael Meschke, qui, directeur d’un théâtre de marionnettes, introduisit le personnage d’Ubu roi en Suède. »

http:/gs2191341.jpg/www.lexpress.fr/informations/macabre-grand-macabre_627105.html

Daniel Mesguich crée le scandale en faisant se déshabiller intégralement des jeunes femmes sur la scène de l’opéra en décembre 1981. On concevait jusqu’à ce jour la nudité dans certains spectacles de danse contemporaine ou encore dans des Comédies Musicales tel que Oh Calcutta …

« Dix acteurs jouaient et dansaient nus. Ils simulaient les gestes de l’acte sexuel. Cette série de sketches érotiques avaient notamment été écrits par Samuel Beckett, Dan Greenburg, auteur de comédies à succès, et John Lennon mais l’apport de chaque auteur était laissé délibérément dans l’anonymat. Un inspecteur de la brigade des moeurs de New York était présent dans la salle : afin que la police n’intervienne pas, il avait été décidé avec les comédiens que les parties les plus intimes de leurs corps n’entreraient jamais en contact. La distance réglementaire qui devait séparer les comédiens avait été fixée à l’épaisseur de trois kleenex! Léo Sauvage, le correspondant permanent du Figaro, avait alors déclaré que « l’avenir du nouveau théâtre se joue au millimètre près« . Avant la première, les critiques s’étaient demandées si Oh Calcutta! serait plus scandaleux que Che. Cette pièce avait été écrite en hommage à Che Guevara. Le président des États-Unis, vêtu du seul haut-de-forme étoilé de l’Oncle Sam et le révolutionnaire, également nu, pratiquaient en scène la sodomie et la fellation. Cette pièce était présentée par son auteur comme un pamphlet politique mais son argument publicitaire était très vendeur : pour la première fois, la salle pouvait assister à un accouplement authentique entre comédiens. Cette pièce très scandaleuse fut suspendue après la générale. Oh Calcutta! fit tout de même apparaître Hair comme une revue de patronage et fut vivement critiqué »

Source : 01/09/2001, Marie-Véronique Guilmont

http://www.regardencoulisse.com/articles/article.php?num=363

Moise et Aaron de Schoenberg

Moïse et Aaron , est un opéra en trois actes d’Arnold Schoenberg créé à Zurich en juin 1957.

« Au second acte, Moïse a quitté son peuple pour recevoir les tables de la Loi. Livré à lui-même, le peuple doute et prend pour argent comptant les paroles d’Aaron, maître à bord. Orgie, chaos, adoration du Veau d’or et des images païennes: l’humanité abandonnée se détourne de la parole divine, en l’absence de Moïse. A son retour, ce dernier brise les idoles, casse les tablesu121405821.jpg  de la Loi, accable son frère pour son esprit pernicieux et manipulateur. »

http://www.classiquenews.com/applaudir/lire_article.aspx?article=1077&identifiant=2007512SG7711V85FRLAFLUICFPZSL0Z

 

Ceux qui ont vu cet opéra inachevé, d’un abord difficile car la musique y est ici dodécaphonique, n’oublieront pas la scène du Veau d’or, qui est beaucoup plus expressive que la chasteté hollywoodienne de Cecil B de Mille.

Même Le Prince Igor d’Alexandre Borodine sera donné dans une version moins voilée avec des danses Polovtsiennes très tendance…

Il y aurait encore bien des choses à dire sur la danse, la magie, le cirque, le théâtre, le festival d’Avignon, le festival d’Aix en Provence avec ses adaptations des œuvres de Rameau libres et libérées, et le Grand Magic Circus.

D’ailleurs l’éclectique Jérôme Savary, pourrait faire l’objet d’un article à lui seul…Revoyez son Bourgeois Gentilhomme, par exemple…

Finalement, chers parents vous avez sans doute bien fait de m’interdire la télévision, j’y ai gagné en curiosité. 

 

 

 

 



Sexe cathodique : Bonbons, caramels, Esquimaux…

Va dans ta chambre ! Ne regarde pas ! Ce n’est pas de ton âge ! Va te coucher ! Chérie mets lui les mains devant le visage ! C’est pas pour les enfants ! Il y a le petit carré blanc…allez au lit; le rectangle blanc ? vite disparais de notre vue ! Je me lève et j’éteins la télé ! ( époque jurassique où il n’y avait pas de télécommande et une seule chaîne). Et je suis en dessous de la vérité…

7070081.jpg Je continue ? Je ne crois pas que cela en vaille la peine. 

 Chère maman, cher papa, puis-je vous poser une question ? Qu’y avait-il de si dangereux et de si « Top Secret » dans l »étrange lucarne que vous en arriviez à décréter que le moindre morceau de dentelle, n’était Rien que pour vos yeux ? 

La mémoire vous joue des tours ? Eh bien je vous propose de faire resurgir   » La Caméra explore le temps » avec un regard très « olé, olé »…car c’était bien cela que vous disiez à l’époque ?

Vous ne comprenez toujours pas ? C’est pourtant simple : tout ce que vous m’avez interdit de voir depuis l’apparition de la télévision dans le foyer familial, je l’ai gravé dans le disque dur de mon enfance ( et de mon adolescence !) et j’en ai fait une sauvegarde….

Silence sur la plateau, on tourne, moteur, action !!!     

On commence avec Madame Edwige Feuillère dans Lucrèce Borgia  d’Abel Gance  en 1935 où elle apparaît nue, brièvement et de profil. Jean-Louis Barrault jouera nu, lui aussi, le temps d’un plongeon, dans Drôle de Drame de Carné en 1937.

Autre « Atmosphère » avec Arletty dans Le jour se lève sorti le 9 Juin 1939. Cet autre film de Marcel Carné ne fut autorisé qu’après la coupe d’une scène la montrant nue sous la douche…On lui doit aussi cette réplique d’après guerre, en raison de sa liaison avec un officier allemand  « Mon cœur est français, mon cul est international ! »

Simone Simon, Françoise Arnoul, Nadine Tallier,

be18011.jpgSimone Simon,  obtient de Jacques Tourneur le premier rôle de La féline (1942), celui d’une femme panthère. Elle incarne magnifiquement cette sorcière involontaire qui se change en panthère au moment de faire l’amour.(…) A l’âge de trente-cinq ans, elle décide de privilégier les compositions dramatiques. Elle tourne ainsi deux chefs-d’oeuvre de Max Ophüls. Elle apparaît en soubrette dans La ronde (1950) puis tient le rôle d’un modèle nu, répudié, qui se suicide de désespoir dans Le plaisir (1951). Sa dernière apparition au grand écran est celle d’une guest star nostalgique dans La femme en bleu (1972) de Michel Deville.

http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/imprime/imprime.php?pk=46887

«  Françoise Arnoul n’avait pas pu, en 1949, montrer ses seins dans l’Epave : elle n’avait que 18 ans et Willy Rozier, le réalisateur, n’avait pas osé braver l’ire des gardiens de la morale   Elle fut donc doublée mais, crânement, attendit d’être majeure pour s’exhiber, dans Le fruit défendu  (Henri Verneuil, 1952). Elle récidiva –après avoir entre-temps, révélé son postérieur dans Le diable et les dix commandements(Julien Duvivier, 1961) – dans  Le congrès s’amuse, Geza Radvanyi, RFA, 1965.  »

http://drorlof.over-blog.com/article-1953847.html

Nadine de Rotschild  lorsqu’elle s’appelait encore Nadine Tallier tournera dans les Grandes Familles en 1958 et Marina la Fille sans Voile en 1953. On la voit apparaître dans des déshabillés transparents, et autres tenues plus ou moins légères.  Elle aura même joué les muses auprès d’un de nos grands troubadours : 

« La baronne et le gorille. Régine Monpays, grande prêtresse brassenienne, me l’a  u100951001.jpgconfirmé : Oui, Brassens fut amoureux de Nadine de Rostchild, du temps où elle s’appelait Nadine Tallier et faisait la starlette dans les films polissons. C’est à la future baronne qu’est dédiée la chanson « Une jolie fleur dans une peau de vache ». Mais lorsqu’il fallut choisir entre le baron et le chanteur, Nadine n’hésita pas et choisit le richissime banquier. »

http://www.opisline.com/lettre/lalettre45.pdf

1953 : Michèle Morgan et Gérard Philipe, se retrouvent dans un  film d’Yves Allégret tourné au Mexique, Les orgueilleux….même en soutien-gorge blanc, Morgan a une classe infinie. 

Ah les Belles Bachantes de Jean Loubignac sur un scénario de Robert Dhéry en 1954…Les branquignols dans leurs oeuvres…et beaucoup d’effeuillages dans l’esprit cabaret du « Pigalle » des années cinquante.

Gervaise de René Clément en 1956 avec Suzy Delair et Maria Schell, d’après Emile Zola. La jolie paire de fesses aperçue au cours de la bagarre féminine opposant Gervaise à Virginie appartient à une danseuse du Crazy Horse qui sera souvent citée par Alain Delon, Rita Cadillac. (Développement de l’article le 18 décembre 2008 grâce aux recherches des internautes : merci à tous ! ) 

De l’autre côté des Alpes, on voit poindre deux noms : Sophia Loren, d’une part, que l’on voit seins nus dans Era, Lui, Si Si de Marcello Marchesi (1951) ou Deux nuits avec Cléopâtre (Due notti con Cleopatra, 1953) de Mario Mattoli et une sculpturale Gina Lolobrigida, d’autre part, dans Les Belles de Nuit (1952), Venus Impériale (nue de dos) (1963).

Dany Carrel, de son vrai nom Yvonne Chazelles du Chaxel, « Piège Pour Cendrillon » en 1961 ou « Maternité Clandestine » (1953) : joli minois, charme exotique, sont les expressions qui reviennent le plus souvent pour parler de cette très jolie  comédienne à qui la vie ne semblait pas vouloir faire de cadeau et qui se réalisa par le cinéma.

http://boomer-cafe.net/version2/index.php/Stars-et-vedettes-des-annees-50/Dany-Carrel-un-souffle-d-exotisme.html

Martine  Carol http://martinecarol.free.fr/

En France, Marie-Louise Mourer, devient Maryse Arley puis Martine Carol. On la dit is30321.jpg emblématique des fifties, à juste titre,         Caroline chérie de Richard Pottier (1950),  Un Caprice de Caroline Chèrie (1952),   Lucrèce Borgia (1953), permettent de découvrir la magnifique plastique de celle qui aurait subi  la violence des sbires de Pierrot le Fou pour s’être refusée à l’ennemi public Numéro1 de l’époque .  http://cinemanageria.ifrance.com/cine_typologie/cine_erotique.html

Le secret du chevalier d’Eon (1959) sorti le 6 juin 1960, scénario co-écrit par Cecil Saint-Laurent avec Andrée Debar et Dany Robin. Il ne vous aura pas échappé qu’on retrouve à l’écriture, l’un des pseudos de Jacques Laurent, Prix Goncourt 71 pour les Bêtises. Les ressemblances avec les rôles interprétés pas Martine Carole ne sont évidemment pas fortuites. (on reverra avec plaisir cette scène, où l’on comprend que les serrures ne sont pas uniquement destinées aux clefs.)

Robert Hossein n’est pas encore Geoffrey de Peyrac, lorsqu’il réalise Toi le venin en 1959, en s’appuyant sur les deux soeurs Poliakoff : Marina Vlady et Odile Versois. 

C’est Truffaut qui nous offre en 1960,  la future Marquise des Anges, Michèle Mercier, nue, dans Ne Tirez Pas sur le Pianiste.

Les années Bardot

 « Elle vit comme tout le monde en n’étant comme personne. » C’est ce que disait Jean Cocteau…Et Dieu Créa la Femme, Le Mépris, En cas de Malheur, Les Bijoutiers du clair de lune . En couleur ou en noir et blanc,  vue par Godard, Vadim ou Companeez, BB incarnait peut-être malgré elle, tout ce que la France puritaine des années 50 & 60 essayait de refouler…   

Le site suivant a effectué un travail remarquable de classement, et plus que cela puisque chaque film est répertorié avec son nombre de scènes érotiques, la minutels0117461.jpg  à laquelle elles interviennent dans le long métrage, la possibilité de visionnage en arrêt sur image et même d’achat sur Amazone. 

http://elles-se-mettent-nues-pour-nous.fr/partie.php?koi=0

Un travail similaire a éte fait ici, qui peut venir en complément du précédent.

http://home.tele2.fr/as3/guide3.htm

On pourrait compléter par ce classement des films refoulés par la censure entre 1937 et 1962 : les motifs de refus doivent inciter à la réflexion.

http://www.rcq.qc.ca/la_regie/Films%20censur%C3%A9s%201937-1962.pdf

Catherine Deneuve,

Belle de Jour (1966) , la bourgeoisie croquée par Luis Bunuel, mais aussi Répulsion, Benjamin ou le Mémoires d’un Puceau (1968),  La Femme aux Bottes rouges (1974)….On semble loin de la « Deneuve » des Parapluies de  Cherbourg et des Demoiselles de Rochefort, quoique… si l’on lit l’analyse de Raphaël Lefèvre,  »Le Puritain Malicieux – Jacques Demy et le Sexe », on comprend que l’affirmation est loin d’être évidente.  

http://www.critikat.com/Jacques-Demy-et-le-sexe.html

 http://toutsurdeneuve.free.fr/Francais/Pages/General/Accueil.php

Jeanne Moreau

Dans son texte intitulé « Sexe et Images de femmes dans le cinéma de la Nouvelle Vague : un contre exemple de domination », Frédéric Gimello-Mesplomb écrit :  » En 1958, si la centrale catholique demande le boycott du film de Louis Malle, Les Amanu111685551.jpgts, pour « incitation à la débauche », c’est que l’on y voit Jeanne Moreau manifester de réels signes de jouissance lors de la scène d’amour avec Jean-Marc Bory. L’année suivante, des voix s’élèvent contre l’érotisme, d’Hiroshima Mon Amour d’Alain Resnais, mais là encore, c’est moins contre les gros plans du couple, elliptiques et fortement esthétisés, que par la façon dont Emmanuelle  Riva tourne son film au Japon (en prenant un amant de passage…).

Diffusé le soir dans le cadre des tranches d’horaires consacrés aux films d’auteur, découvrez Sirocco d’Hiver – (1969)  Un drame de Miklós Jancsó, avec Jacques Charrier (Marko Lazar), Marina Vlady (Maria), Eva Swann (Ilona), qui se déroule en Hongrie pour décor, mais se joue sur fond de crise politique en Yougaslavie, dans les années 30;  des scènes sensuelles réunissent les principales actrices…Le réalisateur hongrois ira beaucoup plus loin avec son remake de Mayerling « Vices Privés et Vertus Publique » (1976) : on y découvre une Teresa Ann Savoy, terriblement impudique, dans le rôle de la Baronne Marie Vetsera, avant d’endosser la tunique transparente de Drusilla au côté de Malcom Mc Dowell dans le Caligula de Brass.. 

Que la fête commence (1974) de Bertrand Tavernier Avec Philippe Noiret, Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Marina Vlady, et la regrettée Christine Pascal. Un film sur le libertinage à l’époque de la régence de Louis XV.

Après le cinéma à la télévision, la  deuxième partie de Sexe Cathodique sera consacrée aux feuilletons, séries, oeuvres de fiction, émissions de divertissements et opéras, contenant des séquences de nudité ou de sexe.



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