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Archive pour la catégorie « Show must go on »

We are the world

cb01305511.jpg Au moment où la planète met un crêpe noir, mais sûrement pas un point final, à une success story « unbelievable », je souhaitais évoquer le souvenir d’un des plus grands professeurs de musique, de ce siècle…

Mais quel rapport avec la disparition de Bambi ?

Patience j’y viens…

Elle s’appelait Nadia Boulanger et sa réputation dépassa largement nos frontières, les élèves en manque d’harmonie accourant du monde entier, et notamment des U.S.A., pour suivre son enseignement comme on recueille une potion magique.  

L’histoire de sa vie que l’on retrouve chez Wikipedia mais également sur d’autres sites,  fait ressortir les noms de Gabriel Fauré, Maurice Ravel  ou Igor Stravinsky.    

En 1928 elle expliquera à Georges Gershwin qu’elle ne peut le prendre pour élève : « Que pourrais-je vous enseigner que vous ne sachiez déjà ? ». De la même façon elle conseillera à Astor Piazzolla, de concentrer son travail sur le tango, plutôt que sur la musique symphonique.

Elle enseignera au Conservatoire National de Musique de Paris, au Conservatoire Américain de287001a1.jpg  Fontainebleau, à la prestigieuse Juilliard School et   dirigera  notamment le New York Philharmonic au Carnegie Hall en février 1939.

En 1956  au cours d’une tournée avec Dizzy Gillespie, un certain Quincy Jones découvre un musicien nommé Lalo Schiffrin. ( Mission Impossible c’est lui )

Est-ce à la suite de cette rencontre qu’il décide de s’installer à Paris pour se perfectionner auprès de Nadia Boulanger et Olivier Messiaen, c’est fort possible…

Après quelques sérieux ennuis de santé, il collaborera avec les plus grands : Sinatra, Streisand et travaillera pour le cinéma et la télévision. 

Les bios de Quincy Jones, sont assez détaillées sur le net, toutefois pour les frenchies, il manquera quelques anecdotes sur sa période parisienne ; on retient généralement qu’il est celui qui a travaillé avec Barclay comme directeur musical et qui fut l’ami de Salvador. Il fut aux côtés de Nana Mouskouri, dans les années 60.

Et voilà comment on en revient à Michael Jackson…Off the Wall 1979.

On connaît la suite…

urb0461.jpg Michel Legrand, Vladimir  Cosma, Pierre Henry, Daniel Barenboïm, Léonard Bernstein : certes, on  observera l’eclectisme du parcours des élèves de Nadia Boulanger, mais surtout on n’oubliera pas que derrière les strass et les paillettes, il y a la rigueur, le travail, l’exigence poussées au paroxysme, pour offrir une approche de la perfection.

Revoyez le clip de We are the world : tous les musiciens et les chanteurs ont une partition à portée de mains. 

Je sais qu’au Paradis, Michael retrouvera de bons musiciens : Satchmo, Ray Charles et tant d’autres et  un professeur d’exception : Nadia Boulanger.



Home Sweet Home …(Sex Tape Mon Amour)

  k01640641.jpgVers la fin des années 60, un dimanche après-midi, je vis une belle américaine, pour reprendre le titre d’un film de Robert Dhéry, s’arrêter à la hauteur du 21 avenue de Lorraine à La Ciotat devant feu l’Hôtel de Provence.

Du véhicule sortit un homme, avec sur l’épaule , une guenon qui se prénommait Zaza. Il était descendu de son « nid d’aigle », une propriété nichée aux environs de  la Corniche des Crêtes. A ses côtés, une femme dont l’allure évoque aujourd‘hui encore dans ma mémoire, et je ne saurais dire pourquoi, Annie Girardot dans Un Homme qui me plaît ou Catherine Deneuve dans la Sirène du Mississipi. Ma mère parlait de dame de compagnie mais il se pouvait très bien que cela ne soit pas le cas.

Le passager dont le visage me paraissait familier, et qui pénétra peu après dans l’établissement, c’était Michel Simon .

Le site de l’association des amis de l’acteur le mentionne très clairement, c’était un collectionneur d’objets, de photos et de films érotiques.

A ce propos on pourra se reporter à l’Interview de Maître Emmanuel Pierrat où l’avocat évoque cet aspect, un temps méconnu, du comédien.

« Vous avez récupéré des pièces de la collection de Michel Simon…

- E.P. : J’ai un objet qui vient de chez Michel Simon que m’a offert un très célèbre f00058401.jpgcommissaire-priseur, très respectable : c’est un godemiché allemand en fonte qui, présenté d’un côté, ressemble à Saint Nicolas, une figure traditionnelle pour mettre sur la cheminée et, qui, quand on le tourne, représente un phallus. L’objet est à double sens »

On retrouve d’autres infos sur la collection Simon en parcourant leblogducorps .

« Alexandre Dupouy, propriétaire de la librairie érotique les Larmes d’Eros et collectionneur de photos pornographiques anciennes, vient de créer avec archives d’Éros une banque d’images à la crudité saisissante. »

« Alexandre s’inscrit dans les traces de glorieux prédécesseurs: il récupère ainsi des morceaux de la collection Michel Simon, obsédé sexuel notoire qui possédait plus de 100 000 curiosa et objets de collection… »

«Michel Simon tenait une partie de sa collection de Pierre Louÿs, lui aussi érotomane dont l’érudition et la connaissance de son sujet sont parvenues jusqu’à nous. Il y a comme de la filiation autour de ces images qui passent de main en main, à différentes époques. »

k03174551.jpgJ’ai quelquefois entendu dire que Simon possédait des clichés sensibles. Je ne fait pas référence, ici, aux rumeurs sur son appartenance aux services secrets soviétiques, mais à des bruits sur d’éventuels documents sur lesquels figuraient des personnes devenues célèbres.

Je n’ai pas pu vérifier cette info, mais on peut se demander si l’acteur serait devenu amateur de sex-tape s’il était encore parmi nous. Où l’était-il déjà ? Quelques proches connaissent certainement la réponse.

Mais il est admis que Michel Simon possédait quelques bobines de films à caractère pornographique, que lui-même tourna, pour son usage personnel.

On a coutume de dire que la sex – tape est aussi vieille que le cinéma et son histoire y est étroitement attachée, côté lumière (elle profite des avancées technologiques) et côté ombre (la pornographie devient de moins en moins confidentielle).  

 Arthur Knight et Hollis Alpert donnent des indications précieuses dans leur article écrit pour le magazine Playboy de novembre 1967 : «The History of Sex in Cinéma – The Stag Film »

« With the invention of still photography in 1839, the camera join brush, pen and pencil as a means of depicting erotica; the earliest examples of pornographic still photography are almost as old as the process itself. And he can be assumed that almost as soon as Thomas Alva Edison developed his motion picture camera in 1890, someone was using to make the first stag movie. »

Les Progrès techniques…k05397201.jpg

« With the end of world war two, good 16mm movie equipment became available at far more reasonable prices, initiating a home moving boom. Private individuals now wantto rent or purchase stag films for private viewing. When stag films began fending their way into private homes, something else happened as well : Women had access to them for the first time»

Quand Marcel Pagnol fait de drôles de découvertes

« Marcel Pagnol, the great french film director, is said to have discovered an employee processing a pornographic film in his Marseilles laboratory and, after rebuking him, having asked : «Don’t you have trouble making such films ? »« Oh, no monsieur » the man answered. « That’s never the trouble at all. The trouble is always the story, monsieur, the story »

Marilyn Monroe où les difficultés de l’identification …

On peut semer le doute dans les esprits avec des productions ayant l’apparence de documentaires et dans lesquels on trouve de petits courts métrages mettant en scène des acteurs à leurs débuts, qui vont connaître la gloire par la suite….mais s’agit-il des vrais ?

u150239231.jpgA propos de The Appleknockers and The Coke Bottle, où l’on croit reconnaître Marilyn, Alpert et Knight, écrivent en 1971 :  

« The History of the Blue Movie and Hollywood Blue were simply compilations of old stag reels. Hollywood Blue, produced by Bill Osco, attracted extra attention by encluding two shorts that seemed to mark the cinematic debuts of two young performers who later rose to stardom.

The truth will probably never be known for certain, since the film was obviously made about the the same time as the famous Marilyn Monroe calendar photo, many feel that the girl isn’t Marilyn at all, but a look-alike name Arline Hunter, who enjoyed brief popularity in girlie magazines of the early fifty as « The poor man’s Marilyn Monroe »  »

Hollywood Blue propose également un extrait de film montrant une Barbara Streisand entreprenante et inattendue…. on en parle ici et

Le Rapport Kinsey (du nom de son auteur) qui tenta de faire comprendre à l’Amérique puritaine des années cinquante, qu’une femme n’était pas seulement une mère de famille, place la société américaine face à elle-même. Elle a évolué entre 1945 et 1960, elle va se muter à la vitesse de la lumière entre 1960 et 2000.

Progressivement on va passer du 16mm au 8 et au super 8, avant d’en arriver à la caméra vidéo et au camescope numérique sans oublier le téléphone portable.  La sex-tape suit la technologie comme son ombre : ce qui était réalisable en studio le  devient en appartement.    u106143981.jpg

La presse U.S. rapporte que vers la fin des années 60, quelques couples mariés de Californie, qui avaient pris l’habitude de se livrer à des « expériences » visant à repousser les limites de la liberté sexuelle et de la sexualité de groupe (autrement dit une « partouze»), avaient vu leurs ébats photographiés par un nouvel arrivant. Ce qu’ils n’avaient pas prévu c’est que les photos feraient l’objet d’un commerce. Ils firent l’objet de poursuites, pour adultère (un comble pour des couples mariés, du moins dans le laps de temps où chacun récupérait sa moitié) et perversion sexuelle en raison d’une ….« oral-génital activity » : ils durent plaider coupable et perdirent leurs emplois.

Mais rien n’y fit…le mouvement prit même de l’ampleur, malgré ce que les journaux appelaient l’acharnement de la loi .

La sex-tape ne se rattache à aucune catégorie socio-professionnelle : chanteurs, acteurs, sportifs, hommes et femmes de média, top-models, vedettes d’un jour produits par la télé-réalité ou internet, se retrouvent devant l’objectif, se dévoilant sans filtre (à leur corps défendant ?) ; et « Voici » une tranche de vie, sortie de son contexte, exposée sur la place publique.

Une liste peu farouche, qui met l’eau à la bouche !     même Wikipédia n’a pas résisté à la tentation

Par ici messieurs, dames   un portail parmi tant d’autres….

u125314421.jpgQuant aux motifs qui font qu’une vidéo se retrouve livrée au public, ils sont des plus variés : appât du gain (dans le cas de Tonya Harding), vengeance, exhibitionnisme, stratégie de communication ou recherche d‘une éphémère notoriété.

La seule question qui va demeurer quelque soit l’époque  sera la suivante : qui est devant la caméra, le sosie ou la célébrité ?

L’auteur reconnaît quelques fois les faits…   

« Actress Sharon Tate and her husband, director Roman Polanski, made a sex tape  » C’était en 1969 : le réalisateur le confessera dans une autobiographie. Le site  New-York Post en fait état.

Dans le film  « Le Serpent » d’Henri Verneuil, un agent français craque en découvrant la projection d’un film montrant sa fille en mauvaise posture…Verneuil qui avait adapté librement en 1973, l’œuvre de Pierre Nord, s’était documenté sur les techniques des services d’espionnage…On retrouve la même démarche dans Les Patriotes d’Eric Rochant en 1994.

Si l’on en croit l’info relevée sur Doctissimo en date du 16 avril 2008, les cinéastes étaient dans le vrai : l’acquisition de la sex tape de Marilyn Monroe par un collectionneur américain ne serait que l’aboutissement d’une histoire abracadabrante, où se croisent les noms d’Edgard J Hoover, patron du FBI et des frères Kennedy : le premier vouant une haine sans borne aux derniers. u126983921.jpg

Tout aussi embarrassante, l’orgie nazie de Max Mosley , le patron de la fédération Internationale de l’Automobile, remuant les souvenirs nauséabonds liés au passé fasciste de son père Oswald, tourne également à l’affaire d’espionnage. 

On retiendra que l’homme amateur de rites douteux, a, on ne sait trop comment,  sauvé sa place : y aurait -il quelque chose de pourri au Royaume de sa Gracieuse Majesté et de la monoplace ?

Le blog   Le Bain de Lucrèce  a consacré un article à la sex-tape, texte que nous reproduisons partiellement avec leur aimable autorisation.

« Comment acquérir une notoriété internationale quand on est une chanteuse belge ou croate ? Même si on est prophète en son pays et que l’on possède plusieurs cordes à son arc ( musicien, comédien, etc..) le plan de carrière international reste une tâche souvent insurmontable, compte tenu du fait que l’on est pas tout seul sur la ligne de  départ. Pourtant aujourd’hui, avec Internet, il existe un « plan-com » peu coûteux et rentable pour peu que l’on soit jolie (critère très subjectif, je le reconnais), audacieuse et expérimentée dans l’art de jouer de la flûte..

Ce moyen c’est la Sex-Tape.

J’ai choisi de vous présenter tout d’abord la chanteuse belge Alana Dante .

Alana a commencé sa carrière professionnelle en 1997 avec une version « dance » de la chanson de Céline Dion « Think Twice », en 1998 ce fut « Take Me for a u165103151.jpgRide » et « The Life of the Party » en 1999. Mais son audience était nationale, d’autant qu’elle échoua aux portes de la finale des sélections pour le Concours de l’Eurovision.

C’est alors que sortit sur la toile la sex-tape que vous pouvez visionner aussi chez Robont . Et là c’est l’orgasme hypertexte…

Certains sites font payer les internautes pour obtenir le précieux sésame, d’autres l’offrent : je donne quelques pistes pour apprécier la plastique d’Alana sans toucher aux bourses.

 A noter que le site Robont a répertorié la plupart des « sex-tape » circulant sur le net.  

Il mentionne également la chanteuse croate Severina Vuckovic, chanteuse, actrice, animatrice TV, candidate croate au Concours Eurovision de la Chanson en 2006, qui se singularisa par la diffusion d’une sex-tape où vous pourrez constater qu’il n’y a pas que le champagne qui coule à flots. »

Je n’irai pas jusqu’à établir une comparaison entre la sex – tape et le journal intime mais les deux citations qui suivent pourraient alimenter quelques débats :

« En fait, un journal intime, c’est fait pour être lu : on le cache mal en espérant que quelqu’un le trouvera « 

« Ma fille pense que je suis curieuse. Enfin, du moins, c’est ce qu’elle dit dans son journal intime ! »

Il y surement une hormone du voyeurisme qui nous pousse à visionner la sex-tape comme on feuillette le journal intime d’un proche…(Où va-t-il chercher tout ça ?)

Nous sommes donc devenus, par la grâce d’internet, notamment, les heureuxu161046991.jpg  propriétaires d’une magnifique paire de jumelles, qui plus est, à vision nocturne, nous offrant de nous délecter du spectacle offert à leur insu par nos chers voisins…

C’est cela la sex – tape …Et il y a fort à parier que la plus scandaleuse est à venir…