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Archive pour la catégorie « A vous Cognacq Jay »

Les chemins de l’Histoire

hlcl01571.jpg Dans les années 60-70, l’Histoire et la culture  générale, empruntent de multiples chemins en vue de séduire les jeunes générations. En dehors des programmes scolaires, la légende des Siècles (merci Victor) nous fascine à travers ce que l’on n’appelle pas encore les mas média.

Au cinema, les fresques d’Abel Gance, ou de Sacha Guitry, s’éclipsent quelque peu  devant les nouvelles  productions des majors américaines.

 On se presse pour voir Lawrence d’Arabie, Paris Brûle-t-il ? (Réalisation René Clément, Scénario de Francis Ford Coppola, Gore Vidal, Jean Aurenche, …) Ben-Hur, Le Jour le Plus Long, Le Docteur Jivago, ou Alamo. Les scénaristes prennent bien souvent des libertés avec la vérité mais qu’importe.

 Les personnages vont désormais graver leur visage dans nos mémoires, sous les traits de John Wayne, Peter O’Toole, Rex Harrison, Richard Burton, Charlton Heston et bien sur Elizabeth Taylor. 

Nous ne sommes pas encore aux temps d’Apocalypse Now ou de Caligula. La censure et les parents veillent.

Les passionnés vont se diriger vers la presse écrite : la revue Tout l’univers, l’encyclopédie des jeunes propose une approche ludique de l’histoire de l’humanité : les articles explorent un large éventail de domaines, soutenus par un graphisme soigné. Ces lecteurs poursuivront la quête du savoir avec les séries Connaissances de l’Histoire et Grands Peintres voire Sciences et Vie ou Historia.

Les accrocs de la vulgarisation plébiscitent le journal Spirou qui publie les histoires de  L’oncle Paul . S’instruire en se distrayant : pourquoi pas ?

Ne nous voilons pas la face : le SLC (Salut les Copains) avec Dutronc en couverture sera très recherché, de même que ces quelques spécimens repérés en page centrale de Lui ou de l’édition américaine de Playboy

Côté petit écran, on n’ira tout de même pas jusqu’à dire que Thierry La Fronde ou Zorro apportent leur pierre à l’édifice de l’éducation nationale. Quoique, même s’il n’y a pas matière à comparaison, l’impact de la diffusion de première adaptation des Rois Maudits de Druon, en 1972 fut considérable.

Les publicitaires vont aussi surfer sur la vague. Certes la quasi totalité des annonceurs va s’afficher ouvertement copocléphile, mais le créneau de la connaissance va être plus qu’utilisé. L’huile et le café notamment nous invitent à la découverte des pays de l’Amérique du Sud, des Provinces de France ou des navires célèbres.  (Huilor Dulcine).  

Et le jeu me direz-vous ?  Il est de la partie et pas seulement par le biais du déguisement : Rome et Carthage devient un jeu de société et les plus adroits consacrent des heures à reconstituer la Santa-Maria ou le USS Saratoga. (Maquettes Revell ou Heller)

Pour ma part j’ai aussi découvert l’Histoire par le truchement de jouets venus tout droit du Royaume-Uni. C’est à eux que je dois ma passion des faits d’armes  de la Guerre d’Indépendance des États-Unis, de la guerre de sécession ou de ce peuple Zoulou qui avait infligé une cuisante défaite à l’armée de sa gracieuse majesté, la reine Victoria en 1879 à Isandhlwana.

Je vous invite vivement à vous rendre sur le site de William Britain  : le souci de la finition, la reconstitution des batailles est leur marque de fabrique. Leur devise : « Détail, Qualité et Authenticité depuis 1893″. 

Aujourd’hui, si je n’oublie pas que la guerre est une horreur au delà du clinquant des uniformes, je ne dédaigne pas emprunter ces chemins détournés, qui me reconduisent au coeur de l’Histoire.      



Second « sex » Life

cb1077311.jpg La frontière entre le cinéma classique et le X ressemble de plus en plus à la ligne Maginot : on passe par dessus ou on la contourne dans l’allégresse…

A l’occasion de la sortie du film « Coco Chanel et Igor Stravinsky » de Jan Kounen les projecteurs se sont posés sur Anna Mouglalis  (Interview disponible sur Elle.fr ). De fil en aiguille on la découvre, également, en tant que réalisatrice « cryptée » pour Canal + .

Par ailleurs la projection d’Antichrist de Lars Von Treers a confirmé la tendance qui consiste à saupoudrer les films de scènes de sexe non simulées. L’article suivant a été relevé sur le net durant le festival de Cannes, il est assez représentatif de ce qui se dit sur la toile à propos de la performance des acteurs et du réalisateur :

 » Avec Antichrist (le T combine en fait une croix et le symbole féminin), Lars von Trier a repoussé les limites de l’ignoble. Dès la première scène, le ton est donné : Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe font l’amour sur une musique religieuse, avec images de pénétration en gros plan, pendant qu’un bébé glisse par la fenêtre. Plus tard, Charlotte Gainsbourg, entièrement nue, se masturbe frénétiquement dans les bois. Puis fait de même à son compagnon inconscient, qui éjacule du… sang. Et pour cause : elle vient de lui balancer une boîte à outil entre les jambes. Juste après…   » Si vous êtes à jeun, lire la suite ici

Comme dirait Coluche : » Et ils le vendent leur film ? »k06115551.jpg

Ces deux sorties cinématographiques ont aiguillé ce papier vers des sentiers torrides, à consommer avec modération, et interdits aux mineurs en ce qui concerne le film évoqué ci-après.   

Avec le très hot  Destricted,  (4 extraits derrière le lien)  qui regroupait plusieurs courts métrages d’artistes avec comme unique cahier des charges de proposer une représentation de la sexualité, Larry Clark, (extrait explicite sur Xhamster) Matthew Barney, Gaspar Noé ou encore Sam Taylor-Wood, avaient créé des oeuvres débridées et pornographiques, mais surtout destinées aux garçons.¨

Par la suite, cinq réalisatrices françaises, Lola Doillon, Maïwenn le Besco, Helena Noguerra, Arielle Dombasle et Caroline Loeb avaient toutes tourné un court métrage sur la thématique du désir féminin. Et tous ces petits films furent regroupés pour former X-plicit, qui sera à terme projeté au cinéma.

Une seule contrainte leur avait été imposée : réaliser des scènes pornographiques !

 Vous pouvez vous rendre sur le site ,  Second Sexe, pour en apprendre davantage…en voici un avant goût…

k02817581.jpg  » Les six x-plicit films de Second Sexe se retrouvent ici unis dans une version longue: Arielle Dombasle et « Le bijou indiscret », Lola Doillon et « Se faire prendre au jeu », Laetitia Masson et « Enculées », Helena Noguerra et « Peep show Heros », Mélanie Laurent avec « A ses pieds » et enfin Caroline Loeb avec « Vous désirez? « .  6 propositions foisonnantes réalisées par des personnalités fougueuses… »

Pour la seconde saison, nommée X Femmes 2, de nouvelles artistes ont été contactées :  l’américaine Zoe Cassavetes, fille du grand John et soeur de Nick, avec Samedi Soir, la chorégraphe espagnole Blanca Li qui a fait Pour elle, la cinéaste française Tonie Marshall et son Beau Sexe et enfin Anna Mouglalis avec Les Filles.  Le sexe abordé avec le regard de femmes talentueuses… Le résultat sera à la télévision sur Canal + dès le 27 juin.  Sur Pure People

Dans ce cas précis, les producteurs ont au moins le mérite d’annoncer la couleur d’entrée.  

Qui se souvient de la Grande Bouffe de Marco Ferreri en 1973 ? Le fantasque italien avait défrayé la chronique avec son « oeuvre » polémique. Pour l’époque Pompidou-Giscard c’était très audacieux.

Je ne suis pas devin ni critique de cinéma, mais il y fort à parier que nous reviendrons à un cinéma plus académique, question de faire une pause, avant de repartir de plus belle dans la provocation.



Sites classés

Lorsque vous découvrirez les premières lignes de cet article, il vous sera sans doute gwz100591.jpgdifficile de  faire un lien avec le choix du titre : « Sites Classés ». Pourtant, une référence au passé m’est apparue indispensable pour parler d’un évènement actuel et par extension de quelques médias très actifs sur la toile.

Voici donc la genèse de ce papier.

En 1975, l’assistant chargé des travaux dirigés de droit constitutionnel à la Faculté de Droit d’Aix en Provence me confia la tâche de préparer un exposé sur le scandale du

Watergate.

Peu à l’aise en expression orale, un comble pour un prétendant à la toge noire, je perdis rapidement pied, devant ce qui aurait pu devenir un beau sujet de thèse.

L’affaire

 Deux journalistes du  Washington Post, Bob Woodward et Carl Bernstein enquêtent sur la pose de micros dans les locaux du Parti démocrate dans l’immeuble du Watergate à Washington en 1972. Or cette année est marquée par l’élection présidentielle au U.S.A, Nixon briguant un deuxième mandat. Cette affaire baigne dans une atmosphère étrange, où se côtoient Agences de Renseignements, et réseaux de financement occultes. Nos deux journalistes d’investigation, seront guidés par un informateur, Mark Felt, qui prend à l’époque le pseudonyme de Gorge Profonde, clin d’œil au film porno de Gérard Damiano (son identité ne sera révélée que bien plus tard).

 

02032713980002dshs1.jpgLe Canard au Saint Honoré …

Il faut savoir que quelques mois plus tard une affaire de « plombiers » secoue la classe politique française. Souvenez-vous :

« Car tout commence le 3 décembre 1973.

Vers 22 h 15, André Escaro, dessinateur et administrateur du « Canard enchaîné », (journal satirique bien connu et paraissant le mercredi) revient à pied du cinéma. Sa voiture est garée non loin du 173 rue Saint-Honoré, à Paris, où l’hebdomadaire satirique va bientôt s’établir. C’est un pur hasard. …. Il gravit alors les escaliers jusqu’autroisième étage et sonne. Et là, un inconnu lui ouvre ! Escaro lui demande qui il est et l’inconnu répond qu’il est… plombier ! » Lire la suite sur la plume et le rouleau

A Titre anecdotique

A cet époque le sketch « Le Plombier » du fantaisiste Fernand Raynaud, décédé le 23 septembre 1973, est encore régulièrement diffusé en France tant à la radio qu’à la télévision.

Aussi dans un élan d’audace, essayant de sauver ce qui pouvait encore l’être, en un mot,  les apparences, j’entamais mon propos par cette phrase :

«  En Amérique, comme en France, on ne plaisante plus avec les histoires de plombier »

Ce fut un moment de grande solitude, qui fut rattrapé par Mr Orsoni, l’assistant en pgi04181.jpgpersonne, et vraisemblablement le seul à avoir compris mon allusion à l’affaire du Canard et au décès de l‘artiste comique… »

 Il faut dire qu’à cette époque, toute référence à une culture audio-visuelle jugée trop populaire (publicité, théâtre de boulevard, émissions TV, feuilletons, cinéma où figuraient à l’affiche les Louis de Funes, Michel Galabru ou Michel Serrault, variétés françaises [Mike Brandt, Claude François], etc …) était très mal accueillie par une certaine frange des milieux scolaires et universitaires (étudiants ou enseignants).

La conclusion de l‘exposé, ou du moins ce qu‘il en restait, telle une figure quasi imposée, renvoyait à l’ouvrage d’Alexis de Tocqueville : De la Démocratie en Amérique ( Sur Audiolivre…. ) Après m’avoir demandé d’où provenaient mes sources ( et ici je dois reconnaître que le mot presse est fabuleux : vous pensez au numéro 4 du magazine Absolu et ils comprennent Le Monde Diplomatique ) on se quitta en prophétisant que ce type d’affaires, à savoir des écoutes téléphoniques qui impliqueraient la plus haute autorité de l’état était peu probable en France….Nous ne possédions pas la licence poétique des quatrains de Nostradamus, mais pour ce qui est du pourcentage d’erreur on le battait à plate couture !

Fin de l’Anecdote

Les Écoutes de l’Élysée…

En 1982, au cours de son premier septennat, François Mitterrand crée la cellule anti-terroriste de l’Elysée, dirigée par Christian Prouteau. L’affaire « sortie » par

Le Canard Enchaîné , met en lumière une fréquence non négligeable d’écoutes u120665781.jpgtéléphoniques, dont certaines sont contestables.. On cite notamment le journaliste du Monde, Edwy Plenel, Jean-Edern Hallier, les avocats Jacques Vergès, et Francis Szpiner et le compagnon de la comédienne Carole Bouquet. Il y a aura par la suite un procès et un jugement le 9 novembre 2005.

 Aujourd’hui en France…

Il y a quelques jours on pouvait lire dans la presse, un texte similaire à celui reproduit ci-après.

« Après la diffusion sur le Net des propos tenus hors antenne par Nicolas Sarkozy, trois journalistes se sont rendus à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) à Paris pour y être entendus, mercredi. Augustin Scalbert du site Rue89, Joseph Tual et Karine Azzopardi de France 3, sont arrivés vers 9h10 devant le siège de la BRDP, accompagnés par une cinquantaine de journalistes venus manifester leur solidarité. Le 8 juillet dernier, France 3 avait déposé plainte pour «vol, recel et contrefaçon» de cette vidéo off. On y voyait le président de la République irrité parce qu’un technicien de France 3 ne lui avait pas retourné son bonjour avant l’interview. Il avait également demandé au journaliste de France 3 Gérard Leclerc, combien de temps il était resté «au placard». Cette vidéo, diffusée sur Rue89, avait été reprise partout en ligne.  »
Source : 20minutes.fr

L’Incident France 3, n’a fait que renforcé mon souhait de diriger les projecteurs de mon modeste blog, sur des portails qui méritent toute notre attention.

Voici donc une liste de sites que l’on pourra décrire soit comme des grains de sable is2030151.jpgdans un engrenage bien huilé, ou comme des exemples de ce que doit être le journalisme : témoin et investigateur.. c’est selon.

 Et me faisant l’avocat du diable, je pose également la question, (je n’y répondrai pas !) sur les limites que s‘impose cette nouvelle presse : la déontologie, le respect du droit des personnes ; ces principes sont-ils bafoués ou peut-on dire que le ballon n‘a pas franchi a ligne blanche ?

(ouf ! Je vais prendre du paracétamol….)

Mais on peut affirmer sans crainte qu’ils sont devenus incontournables dans le paysage médiatique. Leurs scoops, leurs analyses, leurs éditorialistes qui interviennent fréquemment sur les radios et les télés, sont autant de preuves qu’on ne peut plus éviter la case « Internet » dans le Monopoly de l’info.

Découvrez Mediapart, Bakhich, Rue89, Agoravox, LePost, Fluctuat, Les Dessous du Sport.

Rue89 était présenté en 2007 par le texte suivant :

« Ce projet est d’abord né du désir d’un petit groupe de journalistes professionnels de participer à la rénovation, à la redéfinition de leur métier. Et cette évolution passe par de nouveaux rapports entre journalistes et non-journalistes. Désormais, les journalistes n’ont plus le monopole de la parole, et c’est très bien ainsi.
Notre ambition est d’ouvrir les portes et les fenêtres de ce nouveau média, et d’y faire entrer l’air frais de la société : experts, témoins, passionnés, seront appelés à participer à la production de l’information, à son décryptage et à en débattre, en interaction avec k02509721.jpgl’équipe des journalistes de Rue89. Ils feront de ce site un lieu d’information et
d’échange vivant et ouvert, respectant des règles déontologiques et éthiques qui, sur Internet comme dans les autres médias, restent essentielles.
A une époque où l’information est omniprésente, disponible gratuitement par
  d’innombrables canaux, le défi est de trier, de hiérarchiser, d’aller au-delà des faits et de l’air du temps. C’est l’aventure à laquelle nous vous convions à partir de ce 6 mai. Rue89 sera ce que vous en ferez, ce que nous en ferons ensemble. »

Les membres fondateurs furent …

Pierre Haski, président de la société Rue89 et directeur de la publication

Laurent Mauriac, directeur général

Pascal Riché, rédacteur en chef

Arnaud Aubron, webmaster/éditeur

Michel Lévy-Provençal

Ce site annonça l’abstention de Cécilia Sarkozy lors du vote de l’élection présidentielle de mai 2007.

Ce qu’on y apprend… 

L’affaire Kerviel vue par Rue89 :

« On aura tout dit sur l’affaire Kerviel. Le portrait d’un jeune homme renfermé mais k017359911.jpgprésenté comme un génial bidouilleur, les failles supposées du contrôle interne de Delta One, l’équipe de choc des traders de la banque, la morgue du vilain banquier Daniel Bouton, l’ex-président de la Société générale… Une série de clichés auxquels beaucoup ont voulu croire. La réalité semble plus prosaïque. » ( la suite… )

Mediapart est « un journal d’information numérique, indépendant et participatif. Il est né de la volonté de quatre journalistes, François Bonnet, Gérard Desportes, Laurent Mauduit et Edwy Plenel. La déclaration d’intention est mise en ligne, le 2 décembre 2007. »  La description du journal est faite de façon très complète par Wikipedia , inutile donc de reprendre le contenu de l’Encyclopédie Libre..

Toutefois il faut signaler que si l’accès à la page d’accueil est gratuit le contenu n’est disponible que sur abonnement…

Un exemple entre autres :

« Stock-options, parachutes dorés… Etat-hypocrite ou Etat-complice?

04 Avril 2009 Par Laurent Mauduit et Martine Orange

L’Élysée ne cesse d’exhorter les patrons à devenir exemplaires en matière de rémunérations. Mais quand l’État est actionnaire, incite-t-il vraiment à la modération qu’il prône aujourd’hui? Pas vraiment. Et même tout au contraire. De GDF Suez à Safran en passant par Renault, ses administrateurs apparaissent bien compréhensifs à l’égard des pratiques de rémunérations directement inspirées du privé. Revue de détail des largesses sur lesquelles l’État a accepté de fermer les yeux. Ici, il pleut des stock-options par millions d’euros, là, en pleine crise sociale, un colossal parachute doré est b140551.jpgdiscrètement voté: Mediapart a mené l’enquête sur l’Etat-hypocrite. Ou si l’on préfère sur l’Etat-complice »

 

 

 

Bakchich.info : Informations, enquêtes et mauvais esprit…tout un programme

Présentation…

« Bakchich. Étymologiquement et en persan, « cadeau aux dieux ». Le seul dieu des journalistes qui garnissent notre rédaction étant le lecteur, nous lui avons offert un site Internet, confit d’informations, d’enquêtes et de mauvais esprit.

Point un site d’actualités, raccroché aux fils de dépêches et « pissant de la copie » à ras bord. Mais un journal qui n’écrit que s’il peut apporter un plus aux infos du jour et qui se nourrit d’enquêtes exclusives, fouillées. Sur tous les sujets. Des scandales politico-financiers aux dessous du football, de la consommation aux grandes affaires internationales, du people au social. Rien de ce qui est humain ne nous est étranger. Et le tout drapé d’un ton qui nous est propre. Jamais méchant, toujours titillant, souvent sale gosse. Et diantre, qu’importe d’avoir à chatouiller droite ou gauche, syndicat ou patrons, associations ou lobby. Tous sont égaux en démocratie. »

Ce qu’on peut y lire…k10766551.jpg

« Grisaille sur la steppe des oligarques milliardaires

Grand froid / samedi 4 avril par Olga Alissova, Jacques-Marie Bourget

La crise touche tout un chacun. Même les oligarques Russes, obligés de se passer de Christina Aguilera pour leurs soirées d’anniversaire…Fini le temps béni, même pour la Russie ! Rashid Sardarov, un businessman du Daghestan, délicieux et gentil pays mitoyen de la Tchétchénie(et juste plus dangereux qu’elle à présent), a dû se contenter d’Elton John, pour célébrer l’anniversaire de sa femme, la fiesta a quand même eu lieu à Orenbourg, une ville située sur la frontière du sud de la Russie… C’est volontairement, et c’est tant pis pour le plaisir de sa moitié, que Sardarov s’est passé de Christina Aguilera. Le cher Rashid (que le Prophète le protège), a estimé qu’inviter deux stars étrangères pour une soirée privée, tout cela en temps de crise, c’était trop et risquait de faire bouillonner les restes du bolchevisme dans certains esprits pauvres qui survivent encore aux marches de l’ancien empire. » la suite…

Les dessous du sport  C’est l’histoire d’un blog

« Cet été, j’avais suivi avec intérêt le lancement de la nouvelle version des Dessous du Sport, un site qui était au départ un blog, animé par un journaliste sportif passionné : Pierre Orlac’h. Puis le blogueur s’est entouré et le petit blog est devenu un  grand site. Mais la ligne est restée la même : parler de sport autrement. Trois mois après le lancement de la nouvelle formule, je suis donc allé voir Pierre, devenu rédacteur en chef, pour lui poser quelques questions. » Lu dans lepost.fr

mtr0451.jpgLes dessous peuvent se targuer d’avoir réalisé quelques scoops ( comme l’annonce du départ de Patrice Clerc d’ASO, ou du transfert de Jeremy Boga, un jeune Marseillais de 13 ans qui a quitté l’Asptt Marseille pour rejoindre Chelsea), et un recrutement de qualité avec Nicolas Anelka et Ludovic Giuly…

A titre anecdotique…

Pour les fanas de foot on peut également entendre de temps à autres Vikash Dhorassoo, avec la bande à Laurent Ruquier sur Europe1.

fluctuat  Nous avons eu l’occasion a plusieurs reprises  de puiser nos infos chez Fluctuat, il ne pouvait pas ne pas figurer dans notre inventaire…Par aileurs n’étant pas exempt de reproches, nous nous ferons pardonner en consacrant un nouvel article à ceux que nous n’avons pas cité : Bon Vote ou Paperblog par exemple…

« Fluctuat.net est un magazine pop et connecté. Il est organisé en rubriques thématiques qui couvrent tous les aspects de la culture et des arts d’aujourd’hui : musique, cinéma, livres, scènes, arts, jeux-vidéo, foot, sexe, télé, politique, société.
Média de la génération digitale, Fluctuat.net propose également des
radios, des forums, des jeux en ligne et des services (billetterie). Fluctuat.net est un site du Groupe Doctissimo. »

En conclusion, on peut faire la constatation suivante : toutes les formes de rédaction cohabitent :

  • entièrement professionnelles ou non ( exemple  Agoravox le media citoyen…site Web d’actualités.   Ce projet a été créé par Carlo Revelli et Joël de Rosnay fin 2005) , 
  • moitié journal – moitié blog,
  • journalistes et internautes se partageant la rédaction (Lepost où le Groupe Lagardère côtoie le journal Le Monde dans l’actionnariat).  

Leur pérennité sera un plus pour la liberté d’expression… 



Vallourec….A l’ombre des derricks

Vous souvenez-vous de cet album de Lucky Luke, intitulé « A l’ombre des derricks » ? Un scénario construit à partir de la découverte d’un gisement de pétrole, au lieu-dit Old Creek, près de Titusville, en Pennsylvanie, le 27 août 1859, par le « colonel » Edwin Drake. Cet évènement provoqua la ruée vers l’or noir.04522csu1.jpg

http://www.drakewell.org/

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=18590827

http://www.bangbangluckyluke.com/tele_cinema/tele_cinema_detail.php?no_episode=114

Aujourd’hui, le célèbre cow-boy aurait fort à faire, pour faire régner l’ordre, dans l’univers très « raffiné » du brent…Voici quelques pistes pour mieux comprendre le groupe, spécialiste des tubes sans soudure.  

L’histoire de Vallourec se joue des deux côtés du Rhin. Elle mérite qu’on s’y attarde car cette société para-pétrolière cotée en « bourses » (Londres, Francfort, New-York) fait régulièrement parler d’elle : tantôt Vallourec rime avec OPA, tantôt avec Bolloré…Rimes riches bien sur.

En ces temps de crise où les annonces d’O.P.A. sont assimilées à des sauvetages in extremis(Alitalia, Fortis), on a prêté l’intention, à plusieurs reprises par le passé, notamment à des milliardaires russes souvent proches du pouvoir, de s’intéresser de prés à Vallourec, ce qui avait pour effet immédiat de faire monter les cours.

A tel point qu’on se demandait si le seul moyen de faire grimper le cours était cette Arlésienne Publique d’Achat, qu’on ne voyait jamais venir.

Et pourtant les articles de presse annonçant l’opération étaient d’une précision helvétique…(NDLR : une banque suisse, sensée être impliquée dasn le montage, avait été citée par les médias )

Exemple :

« Sur Tradingsat.com – Vallourec serait l’objet d’une offensive russe.

« A1574r242621.jpg en croire un article du Sunday Times, le milliardaire Alisher Usmanov aurait décidé vendredi d’acquérir auprès de Vincent Bolloré une participation d’une valeur de 570 Millions d’euros au capital de Vallourec.Les choses ne s’arrêteraient pas là et Usmanov, qui siège au conseil d’administration du géant Gazprom, aurait chargé BNP  Paribas de le conseiller en vue d’une OPA sur Vallourec. Une offre pourrait être lancée au cours des deux prochaines semaines, par l’intermédiaire de Metalloinvest, le conglomérat dans lequel Alisher Usmanov détient une participation majoritaire. »

Lundi 12 Novembre 2007

http://www.lavf.com/news-bourse/Vallourec_Cible_d_une_OPA-VK-0000015284.html

A Paris on la connaît sous le nom de VK, et le moins qu’on puisse dire c’est que chaque publication de résultats fait l’objet de nombreux commentaires sur les forums des sites boursiers.

Il faut préciser aussi qu’elle est étroitement liée au nom de Vincent Bolloré, l’homme d’affaires se manifestant par de fréquents « allers-retours » (vente et achat de titres), sa participation ou son retrait provoquant même de véritables séismes au niveau des cours.

Le petit monde de la finance se disant que si Bolloré se retire, la valeur ne vaut plus rien !

Aujourd’hui il détient 2,12 % du capital …(sources site Vallourec)

On estime que les plus values réalisées entre 1998 et 2004 ont participé à la construction de sa fortune actuelle. (Wikipedia)

Exemple :  Le 22.03.2007   Vallourec: Bolloré gagne 12 fois la mise

 « J’ai acheté pour 1 000 euros d’actions en Bourse. Hier, j’ai revendu mes actions en encaissant 12 000…C’est ce que nous a expliqué hier Vincent Bolloré, via un communiqué de l’AMF annonçant se descente sous les 5% du capital de Vallourec. Le golden breton précise 100415091.jpgqu’il a cédé pour 377 millions d’euros de titres avec une plus-value de 345 millions…Qui dit mieux ? Par l’odeur du gain alléché, et dans le sillage de l’homme d’affaires, nombreux ont été les investisseurs à se ruer sur le fabricant de tubes dont la capitalisation a enflé jusqu’à faire son entrée dans le CAC 40. Depuis ce coup de clairon qui a porté le titre à la une de la presse boursière, Vallourec pique du nez. En 3 mois l’action a ainsi perdu plus de 20%. Et rien ne dit que la correction soit suffisante pour acheter. Selon Eric Meniger (Natexis Bleichroeder), il faut s’en méfier.   Mais la simple évocation d’une rumeur sur le sujet fait piquer du nez le titre. Le destin de Vallourec, sauf coup de barre stratégique, est celui d’une valeur comme Total : une tirelire brinqueballée par le marché pétrolier. Ni plus ni moins. Bolloré, lui, a visiblement trouvé mieux ailleurs. »

http://bourse.blogs.challenges.fr/archive/2007/03/22/vallourec-bollor%C3%A9-gagne-12-fois-la-mise.html

On se penchera donc, d’une part, sur l’histoire de Vallourec, ses activités, l’historique de son cours de Bourse, ses projets et d’autre part sur la galaxie Bolloré.

L’or du Rhin…

« En 1886, les frères Mannesmann, issus d’une famille de forgerons et qui possèdent une fabrique réputée de limes, déposent un brevet révolutionnaire. Ils réussissent à fabriquer des tubes d’acier sans soudure par simple laminage. Leurs tubes servirent en 1890 dans le Caucase à poser le premier pipeline au monde. Un second oléoduc, terminé en 1907, fut pendant des décennies le plus long pipeline du monde.»

http://www.europipe.com/22-2-Historique.html

Stratégie et Diplomatie…  c’est L’Atlas !

« 1556669wm1.jpgDans  la région de Fédala, les frères Mannesmann avaient fait, dés 1902, l’acquisition d’une grande  superficie de terres qu’ils avaient mises en exploitation suivant le système d’associations agricoles. Les frères Mannesmann, originaires de Remscheid, étaient au nombre de six, l’aîné s’appelait Reinhard. Ils s’attachèrent par eux-mêmes et par un réseau d’informateurs  à obtenir des renseignements sur les gîtes possibles et ils prenaient des options par différents intermédiaires sur les terrains. C’est ainsi qu’ils fondèrent une compagnie spéciale pour l’exploitation du Maroc, la Marokko Mannesman Cie….»

PORT DE MOHAMMEDIA : Histoire

http://www.mtpnet.gov.ma/Vpm/Maroc%20Maritime/ports/PortsAtlantiques/Mohammedia/historique.htm

«Pendant les années 1909 et 1910 une nuée de chercheurs de fer allemands s’abattirent sur la future Libye, symptôme assez effrayant au moment même où les frères Mannesmann, d’accord avec la diplomatie impériale, donnaient tant de tablature aux ambitions marocaines de la France .»

http://www.cosmovisions.com/ChronoLibye.htm

Naissance d’un tube….

« Les sociétés qui constituent les racines du groupe Vallourec ont été créées, pour la plupart, au cours des dix dernières années du 19ème siècle en France et en Allemagne suite à la découverte des frères Mannesmann en 1884. L’une d’elle, située à Montbard, en Bourgogne, a été introduite à la bourse de Paris dès 1899.

Le groupe, né du rassemblement de ces différentes sociétés prend le nom de Vallourec en 1957: il est coté à la bourse de Paris.

Au fil des années, suite à diverses acquisitions, Vallourec devient, en France, le seul fabricant 731039841.jpgde tubes sans soudure et de gros tubes soudés et le plus important producteur de petits tubes soudés et de tubes étirés à froid. Le Groupe se développe dans des débouchés variés, en particulier les joints premium pour l’industrie pétrolière, les produits pour l’automobile, ainsi que les travaux publics.

En octobre 1997, le Groupe se hisse à la position de leader mondial dans le domaine des tubes d’acier sans soudure en regroupant ses usines de tubes sans soudure avec celles de Mannesmannröhren-Werke au sein de VALLOUREC & MANNESMANN TUBES, détenue à 55 % au démarrage, puis à 100 % courant 2005. »

http://www.vallourec.com/fr/decouvrir/historique.asp

 Sur le site de la société on trouve toutes les informations relatives aux filiales, aux activités (Pétrole & gaz, Energie électrique, Mécanique, Pétrochimie, Automobile ), son implantation, l’organigramme….

http://www.vallourec.com/fr/decouvrir/activites.asp#

C’est la Samba Japonaise…

Quand VK s’associe avec le géant Sumitumo, en vue de l’implantation d’une usine au Brésil : 

 «Moreover, we decided to invest in a company in Brazil established by the French steel manufacturer Vallourec Group and Sumitomo Metal Industries, Ltd. Through this joint venture, we plan to carry out integrated operations from blast furnace processing to the production of seamless pipes beginning in 2010.»

 http://search.sumitomocorp.co.jp/english/index.php?q=vallourec&site[]=ir&page=2

Acquisitions chez l’Oncle Sam 

aa0004281.jpg «Boulogne-Billancourt, le 5 mai 2008 – Vallourec, leader mondial de la production de tubes en  acier sans soudure, annonce ce jour avoir obtenu toutes les autorisations réglementaires (dont celle du Department of Justice américain) nécessaires à l’acquisition auprès de Grant Prideco des sociétés Atlas Bradford® Premium Threading & Services, TCA® et Tube-Alloy™. »»

http://www.info-financiere.fr/upload/FCCNS010441_20080505.pdf

Verluca  …L’Homme du serrail

«Né le 22 janvier 1944, à Chambéry, en Savoie, il poursuit des études élitistes. Il est en effet un des illustres élèves de l’Ecole Polytechnique, Promotion 1963. Il y cotoie Guy Dollé (ancien président d’Arcelor) et Jacques Attali (conseiller de François Mitterrand). Pierre Verluca complète sa formation par un diplôme de Génie chimique à l’Ecole Nationale Supérieure des Industries Chimiques de Nancy. Il obtiendra également un diplôme d’Etudes Comptables Supérieures. »

http://www.edubourse.com/guide/biographies.php?bio=pierre-verluca

 «Le président du groupe Vallourec a fait ses études aux lycées d’Aumale, à Constantine (Algérie), puis au lycée Saint-Louis. Dans ce lycée parisien, Pierre Verluca était interne en même temps que Jean Chabanne. « Nous n’avons jamais été dans la même classe ni en hypo ni en taupe, précise-t-il. Mais je garde le souvenir d’un garçon sérieux, bosseur et bon camarade. »Denis Linglin n’était pas non plus dans la même classe de maths spé au lycée Saint-Louis. Les deux jeunes hommes se sont ensuite mieux connus à Polytechnique qu’ils intègrent en 1963. « Pierre Verluca n’était ni meneur, ni chahuteur, se souvient le camarade de promo. Il n’était pas membre de la « khômiss » comme moi, chargée des chahuts et animations à l’X. » A la sortie de l’école, Pierre Verluca se classe 220e sur 300. « Ce qui veut dire que, comme pas mal de taupins ayant travaillé dur pour réussir le concours, il s’est laissé quelque peu vivre pendant ses deux années d’études et que sa tête était ailleurs. »

http://www.journaldunet.com/economie/magazine/dossier/grands-patrons-comment-etaient-ils-au-lycee/pierre-verluca-s-est-relache-a-polytechnique.shtml

J’ai du bon tabac ls0084651.jpg

Le groupe Bolloré, créé en 1822, figure aujourd’hui parmi les 500 premiers groupes mondiaux.  

A lire absolument…  Vincent Bolloré : l’ex-roi du papier à cigarettes, nouvel empereur des médias ?

Publié le 17 novembre 2004 par Daniel Sauvage

«Grandiose destin que celui de cet héritier dont la famille  avait fondé en Bretagne le papier à cigarettes OCB : une PME dont le nom, OCB, signifie Odet-Cascadec-Bolloré. L’héritier, formé à la finance au sein de la Compagnie Financière Rotschild

C’est ainsi que, avant de s’attaquer véritablement aux médias, Vincent Bolloré a construit en peu de temps un conglomérat : transports maritimes, plantations tropicales, lignes ferroviaires en Afrique, fabrication de papiers spéciaux, de papiers à cigarettes (Zig Zag, Job, OCB) et de films plastiques, commerce de cigarettes en Afrique francophone, distribution de produits pétroliers en France, activités financières, et participations minoritaires dans des entreprises industrielles  Et il a pris des positions stratégiques dans des entreprises sans rapport évident les unes avec les autres : Vallourec, Ingenico, Mediobanca (grande banque d’affaires italiennes)…»

http://www.acrimed.org/article1823.html

Le web propose d’accéder directement ou indirectement à un grand nombre d’informations sur Vincent Bolloré et son groupe.  Le « copier/coller » ne serait pas d’une grande utilité…

 http://wwwbollore.com/

 ca2341.jpghttp://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Bollor%C3%A9

http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Bollor%C3%A9

http://direct8.directmedia.fr/

 Par contre certaines filiales sont au coeur des « dessous de l’actualité ».

Africa…. 

Je suis amoureuse d’une terre sauvage

Un sorcier vaudou m’a peint le visage  

Avant de s’interesser à une composante du Groupe Bolloré à travers le regard du journalisme d’investigation, une mise au point s’impose.

  1. Depuis l’antiquité les marchands se glissent dans le sillage des gouvernants, parfois ils en sont même les émissaires (Exemple : Charlemagne et Isaac, son émissaire auprès du Khalife de Bagdad ) donc rien de nouveau sous le soleil ….

  2. Par ailleurs, le monde merveilleux du business étant ce qu’il est, il faut se rendre à l’évidence : l’appel d’offre, quand il existe, ira au plus rapide, au plus audacieux, au plus « persuasif ».

  3. Le troisième point et ce n’est pas le moindre : les sociétés et leurs dirigeants, sans être philanthropes,  veillent à  garantir du travail à leurs salariés, avant d’envisager des solutions « alternatives » : chômage ou délocalisation.

  4. En conclusion, les relations commerciales des compagnies Françaises, notamment avec le continent Africain, empruntent parfois des chemins de traverse : le plus difficlile est de savoir à quel endroit se situe la ligne rouge .

  5. Pour ce qui est de l’attribution des marchés internes, je ne suis pas suffisamment au fait de la Rex Publica, pour m’autoriser des commentaires….Le « volatile », c’est ainsi que le Général de Gaulle appelait le Canard Enchainé fait cela mieux que moi.

Logistique …Paris Dakar ?bld0570981.jpg

«SDV Logistique Internationale est l’un des groupes leaders dans l’organisation du transport et  de la logistique.

D’origine française, déployé aujourd’hui sur 88 pays avec 26 000 collaborateurs, SDV Logistique Internationale appartient au Groupe Bolloré qui rassemble 31 000 personnes à travers le monde.

Spécialiste reconnu dans tous les métiers du transport et de la logistique, SDV Logistique Internationale conçoit pour ses clients des solutions sur-mesure en utilisant les moyens les plus modernes»

 http://www.sdv.com/sites/sdv/corporate/profil.aspx

Bakchich et Rue 89, consacrent régulièrement des papiers au Groupe Bolloré…En voici deux extraits :

« Le FMI lui-même a trouvé à redire à l’attribution « de gré à gré » du terminal à container du port d’Abidjan. Un léger « manque de transparence ». Chinois, saoudiens et dubaiis sont à l’affut. D’autant que ces derniers ont déjà réussi à dribbler Bolloré à Dakar. Et ce malgré l’intense cour faite à Abdoulaye « Gorgui » Wade. »

«D’abord invitation sur Direct 8, la télé de Bolloré, pour laisser aller le président sénégalais à son péché mignon, la médiatisation. Puis envoi d’émissaires réputés proches de la smala présidentielle. Alain Madelin, François Léotard…  . Las, la Dubaï Port World a remporté le contrat de 534 millions de dollars. Vexant, Bolloré n’a terminé que bon dernier de l’appel d’offres. « D’abord ils ont voulu nous la faire à l’ivoirienne, sans appels d’offres, confie un conseiller de Gorgui. Ensuite, Dubaï promet la livraison du port du futur en 2011 et de nouveaux investissements dès 2008, quand Bolloré a proposé 2012 pour le réaménagement et 2022 pour la livraison du nouveau port ».

 http://www.bakchich.info/article1345.html

stk17797cte1.jpg«Il faut dire que le groupe Bolloré est lui-même très présent au Gabon, comme ailleurs en Afrique, dans le transport et la logistique portuaire. Le journal de Bolloré n’allait donc pas compromettre un tel lien en évoquant frontalement les sujets qui fâchent, abordés via les déclarations du Parlement gabonais ….»
http://www.rue89.com/2008/04/11/dans-ses-journaux-bollore-caresse-bongo-dans-le-sens-de-lego

On retiendra quand même, pour en revenir à Vallourec, que le cours a connu une progression incroyable, et Vincent Bolloré n’y est pas totalement étranger  :

Plus haut 10 ans (18/06/2007)

243.25

Plus bas 10 ans (03/03/1999)

4.96

 http://www.zonebourse.com/VALLOUREC-4723/cotations/

Un monde sans pitiè

Le principal concurrent de Vallourec s’installe fermement sur le marché américain. Début 2007, l’Argentin Tenaris rachète l’Américain Hydril pour 1,7 milliard d’euros après avoir acquis Maverick, un autre industriel américain, quelques mois plus tôt. Une offre sur laquelle Vallourec n’a pas souhaité surenchérir.

Mais le duel entre le Français et le groupe argentin installé au Luxembourg pourrait devenir plus frontal. Il y a quelques mois encore, Vallourec faisait l’objet de rumeurs de rachat par… Tenaris.

http://www.journaldunet.com/economie/magazine/tendances/global-challengers-boston-consulting-group/5.shtml

http://www.tenaris.com/en/default.aspu108716081.jpg

Il est temps de quitter ce « Far-west » non sans avoir poussé la chansonnette :

I’m a poor lonesome cowboy
I’ve a long long way to home



Ma petite entreprise… les Préliminaires

Pierre Lazareff, Pierre Desgraupes, Pierre Dumayet et Igor Barrère vous présentent Cinq colonnes à la une,

Ce soir un reportage exceptionnel sur les sex-toys….

Est-ce par goût de la provocation, ou le fait de mon imagination, mais j’aurais aimé voir   la stupéfaction de la France des années soixante,

  • celle Du Général, et du très érudit Georges Pompidou ( il fut l’auteur de l’Anthologie de la poésie française, éd. Hachette, 1961), 2001914400011.jpg

  • la France de feu l’Ortf qui censura, le 13 décembre 1971, Maurice Clavel, ce dernier quittant le plateau de l’émission « A Armes Égales » après la diffusion de son film avec cette phrase : « Messieurs les censeurs bonsoir ! »,

  • en bref j’aurais voulu voir le choc des générations…Un remake de la Douce et Vieille France prise dans l’explosion de mai 68, le tout en prime – time.

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I00019053 

J’aurais souhaité être le témoin privilégié de ce face à face avec notre société des années 2000, et son corollaire la liberté sexuelle.

Les mots sont lachés : sexe et liberté….

Les uns vous citeront en exemple le combat mené par les associations, les avocats, les médecins, Simone Veil et Lucien Neuwirth et disserteront  sur cette liberté qui fut aussi gagnée sur les bancs de l’Assemblée.

D’autres vous parleront de misérabilisme et de criminalité, en expliquant que derrière l’expression « industrie du sexe » se cachent la prostitution, la pornographie, et toutes les dérives liées au sexe.

Le sujet ne sera donc abordé ni à la façon du « Droit de Savoir » ou de « Confessions Intimes» , ni à la manière de « Vie Privée, Vie Publique» , encore moins dans le style « Capital » ou « Zone Interdite »…

Je ne sais pas faire…

L’article de ce jour va parler d’amour, et du jeu de l’amour, (un petit coucou à Marivaux) à travers une société et sa fondatrice, qui ont donné du sexe une image romantique sans être coupée de la réalité.

px0880241.jpg Pour ceux qui l’auraient oublié : si l’on se retrouve à deux, d’un commun accord cela va de soi, sur un oreiller, ( et ailleurs…) à se conter fleurette, c’est peut être, d’abord, parce qu’on s’aime.

Certes ce n’est pas tous les jours la fête mais comme le disait Musset : le plaisir des disputes c’est de faire la paix !

L’amour se conjugue, se décline : il y a donc des imparfaits, des passés simples, des conditionnels, quelques impératifs, et surtout des futurs.

C’est le message de Nathalie Giraud, créatrice de Piment Rose…

Petite parenthèse historique : les sex toys et la lingerie au fil des siècles

La Lingerie :

Si vous avez un peu de chance vous tomberez, nez à nez avec ce superbe reportage de Playboy

« An Overview of Ladies’ Underwear » by William Iversen, models photographed by Frank Laffitte and Richard Fegley – Playboy Juillet 1972

Sinon, on peut se diriger vers d’autres portails : la lingerie fait recette sur la toile :

Deux extraits puisés chez Blue et Capstyl…

« Avec l’apparition dès nouvelles matières (nylon en 1936, Lycra en 1960…) et de technologies permettant les imprimés et fantaisies, les soutiens-gorge et la culotte deviennent des objets de séduction alliant confort et esthétisme. Le Strech, le satin, la soie, la résille, la mousseline… s’emparent du marché des sous-vêtements. De nouvelles formes également, les strings et tangas dans les années 90 qui se fondent sous les vêtements. La tendance est au couvert invisible »

http://www.blue.fr/femme/histoire-lingerie.html0493601.jpg

« Trois siècles plus tard, nouveau bouleversement: montrer la naissance des seins est chose permise, sinon souhaitée. Dans le duché de Bourgogne, les femmes arborent une ceinture sous la poitrine pour remonter le corsage. Même si certains prédicateurs et le clergé s’en offusquent, les seins sont dressés, mis en évidence. Immortalisée par Jean Fouquet, Agnès Sorel (favorite de Charles VII) lance même la mode du sein dévoilé. Un seul, suggestif. »

http://capstyl.chez.com/histling.htm

Les Sex Toys :

L’intégralité du texte qui suit se retrouve sur Press and Play

« On retrouve même des illustrations de godemichés dans le Kâma-Sûtra, preuve qu’il

n’existait pas autant de tabous en Orient et que la notion de plaisir avec un accessoire était pleinement assumée.

En Occident, ce n’est qu’à partir du XVIIème siècle que l’ on assiste à l’apparition des

marchands de godemichés confectionnant des modèles sur-mesure.

En 1869, Georges Taylor invente le premier vibrateur à vapeur. Très vilain, encombrant, il laissera vite sa place à un vibrateur mécanisé à manivelle, alors largement utilisé pour soigner l’hystérie féminine, grâce au massage clitoridien. Pour l’anecdote : on pouvait soigner 6 patientes en une heure ! En 1900, figurez vous qu’une collection de vibromasseurs électriques et à essence a été présentée, lors de l’ Exposition Universelle à Paris ! Et oui !

 Après 1900, on assiste en un siècle seulement, à une véritable révolution : le 0878261.jpgvibromasseur devient plus petit et portatif (1905), et est intégré dans des catalogues de vente par correspondance (1918). Le vibromasseur arrive peu à peu dans la publicité et les féministes revendiquent son utilisation dans les années 70… »

http://www.pressandplay.fr/presse/sextoys.pdf

Le blog Chocolat Cannelle présente quant à lui le livre et le DVD de Christian Marmonier Godes’story – L’histoire du sex toy

http://chocolatcannelle.canalblog.com/archives/2008/11/01/11188323.html

Nous reviendrons par la suite sur l’ouvrage co-écrit par Nathalie Giraud.

Fermons la parenthèse

 Je vous convie, tout d‘abord, à lire deux interviews accordés par l’ordonnatrice de nos plaisirs, pour mieux appréhender la genèse de Piment Rose : de Sex in the City à aujourd’hui.

Nous poursuivrons, ensuite, cette vue en rose, par le blog et le site de celle que la blogosphére appelle « La bonne fée ».

Nous terminerons, enfin, sur la toile, à la Poursuite du Diamant …Romancing the Pink Pepper.

Il y a quelques années, j’avais écouté avec assiduité l’intervention de notre Working Girl sur RMC. Brigitte Lahaie l’avait invitée dans son talk show.

http://www.rmc.fr/blogs/brigittelahaie.php

Après l’émission j’ai bondi sur le téléphone pour appeler le standard de Piment Rose. Le dialogue qui suit est absolument véridique :

Question : Quel sex-toy me conseillez-vous d’offrir à une femme qui n’en a jamais essayé.ispc0280411.jpg

Réponse : le premier sex-toy qu’un homme offre à sa femme, c’est une rose..

Depuis leur dossier de presse n’a cessé de s’épaissir : Le Midi-Libre, Elle, Radio France Bleu Azur, Sud Radio, RMC, M6 Zone Interdite….

Par l’étrange lucarne

«  L’idée de créer Piment Rose est vraiment née d’une rencontre entre amies autours de pop corn et de chocolat en regardant la série américaine Sex in the City ! en direct des USA en 2002. »

« le concept Piment Rose répond aussi à une véritable philosophie dont le partage d’information est clé. Je pense que son originalité vient de ce qu’il renvoie non seulement une belle image du couple mais qu’il favorise le dialogue.  »

Interview Nathalie Giraud par Frédéric Vignale Le 7 mars 2006

http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article1957

Préjugés et tabous

Nathalie explique dans un autre interview paru le 15 décembre 2008, sur Wikine:

« On ne trouvait rien en France, j’ai demandé qu’on me ramène des produits des Etats-Unis pour pimenter ma propre vie amoureuse. J’ai répondu à un désir personnel et à une attente des femmes.»

W : L’introduction des sex-toys en France, ça s’est passé comment ?

600195bl1.jpg « Je me suis beaucoup inspirée du modèle anglais. J’ai vécu 15 ans en Angleterre et ils avaient une approche beaucoup plus ouverte de la sexualité qu’en France. Les réunions sex-toys, c’était très courant. Les boutiques étaient ouvertes sur la rue, ça ne gênait plus personne, il y en avait même à l’aéroport.»

 « En France, il a fallu d’abord vaincre la gène et instaurer le dialogue. Avant 2005, les principales ventes que nous faisions, c’était de la lingerie : 80% de lingerie et 20% d’accessoires érotiques. Maintenant c’est le contraire, on vend 5% de lingerie et le reste c’est des sex-toys.»

http://www.wikine.fr/interview-de-nathalie-de-piment-rose_2445.html/2

Le Site  

Dans sa recherche de la bonne stratégie marketing, la société se devait avant tout de mettre en avant une conception de l’amour (spirituel), le concept Piment Rose, en étant la traduction (matériel) .

La réussite tient au refus du modèle classique que l’on connaît sur Internet, c’est-à-dire l’approche commerciale agressive avec une connotation érotique parfois douteuse, à la limite de la vulgarité.

Plus qu’un site marchand, l’espace se devait être convivial avec des infos, des services, une boutique où les mots clefs sont le jeu et la gourmandise. Bref il fallait qu’une femme ou un homme s’y sente bien au point d’y revenir souvent. Par ailleurs, il y a un effet de surprise, les brésiliens parlent de « jogo de cintura», qui agit de telle sorte qu’on ne sait jamais quel nouveau « lapin », quelle nouvelle rubrique, la Fée du Web va nous sortir de son chapeau.  L’objectif a été largement atteint.   http://www.pimentrose.biz/ 

Le Blog :

                                        « Tu verras mon stylo emplumé de soleil

Neiger sur le papier l’archange du réveil »

Claude Nougaro

Elle aime écrire et manie la plume avec dextérité. Ses coups d’cœur, ses coups d’balai,u200835201.jpg  ses thématiques, ses secrets d’alcôve, sont autant d’occasions de donner libre cours à son imagination, de distiller dans ses billets quelques gouttes d’un esprit féminin aiguisé, saupoudré d’une passion culturelle pluridisciplinaire…et comme le dit Cyrano : à la fin de l’envoi , elle touche.   

http://nathalie.pimentrose.net/

« Le livre s’intitule Plaisir, il est signé Hilda Hutcherson et Nathalie Giraud : son originalité ? Il est « livré » avec un sex toy ! Il ne parle pas d’orgasme à tout prix ni de culte de la performance, mais donne des conseils intelligents et avisés pour répondre à toutes les questions pertinentes et impertinentes que vous vous posez sur votre sexualité.

Le Dr Hilda Hutcherson est gynécologue et enseigne l’obstétrique et la gynécologie à l’Université de Columbia. Elle signe également la rubrique « Sexe » du magazine Glamour et est auteur de nombreux best-sellers aux Etats-Unis. »

http://www.mylittlebuzz.com/?post/Le-livre-Plaisir-vendu-avec-un-sex-toy-721

Bruits et Chuchottements

Apparemment cette variété de solanacée a séduit le web…

http://forum.doctissimo.fr/doctissimo/fantasmes/piment-rose-sujet_152918_1.htm

http://www.elle.fr/elle/site/wikio/novembre-2008/love-sexe/4-piment-rose

http://www.psychologies.com/liens-utiles.cfm/lien/677/Piment-rose.htm

http://www.impudique.net/2008/02/le-1er-et-le-2-mars-piment-rose-fait-chauffer-le-moteur/

42165456151.jpg Dans une deuxième partie nous  aborderons les projets de Nathalie, ceux de Piment Rose,  l’aspect économique sera aussi évoqué : le développement des differents types de  vente, la création, la distribution …et l’ultime question : la Toy’s Story est-elle aussi victime de la crise ?



Ce lapin n’est pas crétin !

 Les  lecteurs chanceux qui maîtrisaient la langue de Shakeaspeare dans les années 60, pouvaient, u299444841.jpgoutre les photos de Playmates, se delecter d’articles, souvent visionnaires des meilleures plumes de l’époque, mais aussi de clichés de photographes hors pair, au fil des pages du mensuel au lapin….

Hugh Hefner, le créateur du magazine, avait un sens de la communication hors du commun, et savait dénicher les talents..

Voici une sélection de « papiers et reportages » parus dans Playboy ainsi qu’un bref hommage à deux hommes remarquables Arthur Knight, l’historien du cinema, et Hollis Alpert, critique et auteur.

Entre les deux parties, on fera un retour en arrière ou flashback sur cette révolution esthétique que fut l’intrusion de la nudité frontale dans les journaux de charme.

The Rabbit

  »Le célèbre logo, qui représente un profil stylisé de lapin portant un nœud papillon de smoking, a été dessiné par l’artiste Art Paul pour le deuxième numéro du magazine et est apparu sur la couverture de chacun des numéros depuis. Le lapin est caché dans le graphisme de l’image de couverture et les lecteurs peuvent joue à le retrouver. Hefner a dit qu’il avait choisi le lapin comme mascotte pour sa « connotation sexuelle humoristique ». Le premier choix avait été un cerf à grands bois, et c’est au dernier moment que sa tête a été remplacée par celle du lapin. »  http://fr.wikipedia.org/wiki/Playboy

Des noms, des noms !!!

u149367071.jpgLes grands moments de Playboy, (anniversaires et  numéros hors série non compris).

« The Cellophane Society » par Cecil Beaton  en Octobre 1957.

« The Short-Short Story of Mankind » par John Steinbeck  en Avril 1958.

Article & Photos of Charlie Chaplin, as well as a New suspense novelette par Ian Fleming  (Jame’s Bond 007) en Mars 1960.

« Hemingway Speaks His Mind » par Ernest Hemingway en Janvier 1961.

« TheIllustrated Woman » par Ray Bradbury en Mars 1961.

« The Wonderful Clouds, Part One » par Francoise Sagan en Avril 1962.

« Mortmain » by Graham Greene  » en Mars 1963.

Interview  de Malcolm X en Mai 1963.

Discussion
« The Playboy Panel: 1984 and Beyond »  : Poul Anderson, Isaac Asimov, James Blish, Ray Bradbury, Algis Budrys, Arthur C. Clarke, Robert A. Heinlein, Frederik Pohl, Rod Serling, Theodore Sturgeon , William Tenn , A.E. Van Vogt en Juillet 1963. 

Discussion
« The Playboy Panel: Jazz — Today and Tomorrow » avec Julian « Cannonball » Adderley,
u135999651.jpgDave Brubeck, John « Dizzy » Gillespie, Ralph J. Gleason, Stan Kenton, Charles Mingus, Gerry Mulligan, George Russell and Gunther Schuller en Février 1964.

Interview d’Ingmar Bergman en Juin 1964.

« BB: The Sex Kitten Grows Up » (Brigitte Bardot) by Andre Maurois, photographiée par Ghilian Dussart en Juillet 1964.

Interview de Martin Luther King Jr en Janvier 1965.

Interview  des Beatles (Paul McCartney, Ringo Starr, George Harrison and John Lennon) par Jean Shepherd en Février 1965.

Interview de Jean-Paul Sartre en Mai 1965.

Ursula Andress photographiée par John Derek en Juin 1965.

Interview de Marcello Mastroianni en Juillet 1965.

Jeanne Moreau photographiée par Douglas Kirkland Teddi Smith (cover) photographiée par Larry Gordon en Septembre 1965.

Interview  de la Princesse Grace de Monaco en Janvier 1966. 

Interview de Fredrico Fellini en Février 1966.

573010111.jpgInterview de Fidel Castro par Lee Lookwood en Janvier 1967.

Interview d’Orson Welles par Kenneth Tynan en Mars 1967.

Interview de Woody Allen par Sol Weinstein en Mai 1967.

Interview de Truman Capote en Mars 1968.

Interview de John Kenneth Galbraith  en Juin 1968.

Interview  de Stanley Kubrick  en  Septembre 1968.

Interview de Bill Cosby par Lawrence Linderman en Mai 1969.

Interview de Gore Vidal en juin 1969.

The Americanization of Vietnam »  par David Halberstam
« Reconciling the Generations » par le Senateur U.S. George McGovern en Janvier 1970

Satyricon Pictorial essay par Federico Fellini en Mai 1970.

Personnalité  : « All She Needs is Love » (Janice Joplin)  par John Bowers en Août 1970.

  »The High Cost of Fame (Symposium) with Michael Crichton, James Dickey, Sam Houston Johnson, Joe McGinniss, Mario Puzo, Gay Taliese, Studs Terkel, Kurt Vonnegut Jr., Dan Wakefield en Janvier 1971573009991.jpg.

The Age of Awakening  Modèles photographiés par David Hamilton en Août 1971.

Interview de Jack Nicholson par  Richard Warren Lewis en Avril 1972.

Interview  de Bernadette Devlin par  Eric Norden en Septembre 1972.

Maria Schneider photographiée par Raymond Depardon en Févier 1973.

Interview  de Milton Friedman par Geoffrey Norman en Février 1973.

Interview de Tennessee Williams par C. Robert Jennings en Avril 1973.

Interview  de Groucho Marx par Charlotte Chandler en Mars 1974.

Instant Warhol
Patti D’Arbanville, Dominique Darel and Dalila Di’Lazzaro Polaroids par Andy Warhol en Août 1974.

 Interview de Dustin Hoffman par  Richard Meryman en Avril 1975.

Interview Francis Ford Coppola by William Murray en Juillet 1975

En 1976 le Lapin s’ntéressera  à Elton John, Bruce Springsteen, David Bowie, à Walesa en 1981 et 1982, à Gabriel Garcia Marquez et Stephen King en 1983.

itf179s0361.jpghttp://www.playboy.com/

http://www.playboyenterprises.com/

http://www.aeolia.net/playboy/pb-a.htm

Perfumo di donna …parfums de scandale

 Jennifer Jackson est née le 6 février 1945 à Chicago. Elle est sélectionnée playmate du mois par Playboy en mars 1965. Elle est la première afro-américaine à être playmate.

Les Playmates du Mois d’octobre 1970 sont  les jumelles Mary and Madeleine Collinson (en première de couverture) photographiées par Dwight Hooker .

La première Playmate Asiatique, Porto Ricaine, New-Yorkaise, la première à porter des lunettes ou celle qui est entièrement épilée (voire siliconée)..retrouvez-les sur le blog Playboy. 

http://www.playboy.fr/blog/index.php?Playmates-les-premieres-fois/p2

La nudité frontale… en anglais

Paula Kelly la première dont le pubis était visible par réflexion d’un miroir

She is primarily noted for being the first woman to have shown pubic hair in Playboy magazine. Kelly posed in the August, 1969 issue of Playboy with her backside facing the camera and her pubic region visible in the reflection of a mirror. Classic Playboy logo. …

Liv Lindelandu283254951.jpg la première Playmate intégralement nue en page centrale…

As Miss January 1971, Liv Lindeland became the first centerfold to feature fullfrontal nudity, and the first Playmate to show pubic hair in a pictorial. Pictures of Liv clearly showed blondish pubic hair in several shots. (the first appearance of pubic hair in Playboy was in an August 1969 pictorial featuring actress Paula KellyPaula Kelly (born October 21, 1943 in Jacksonville, Florida) is an American dancer and actress in motion pictures and television. …

http://www.nationmaster.com/encyclopedia/Liv-Lindeland

Arthur Knight et Hollis Alpert : professionnels et érudits, ils donnèrent du Sexe au Cinéma une vision lucide. Leurs articles remarquablement documentés ne se contentaient pas du simple commentaire de l’image. 

Born Arthur Rosenheimer, September 3, 1916, in Philadelphia, PA; died of a heart attack, July 25, 1991, in Sydney, Australia; son of Arthur and Claudia (Oppenheimer) Rosenheimer; married Mary Ann Nyberg (a costume designer; divorced); married Anne Elizabeth Hall (a writer), September 25, 1981.

http://www.filmreference.com/film/82/Arthur-Knight.html

ALPERT–Hollis, Author and Film Critic, died November 18, 2007 in Naples, FL. In 19501956, he was fiction editor at The New Yorker, a film critic for Saturday Review and  Woman’s Day, a book reviewer for The New York Times, and contributor of short stories and essays of famous film personalities to Playboy, Esquire and Cosmopolitan. He then gs2190321.jpgbecame managing editor of World Magazine, and editor-in-chief of American Film Magazine. In 1966, he founded the National Society of Film Critics with Pauline Kael. He wrote nine novels and several biographies of Hollywood personalities. A compilation of his life’s work resides at Lawrence and Lee Theater Research Institute at Ohio State University. For further details contact Lacey King at (239) 591-8470. Published in the New York Times on 11/25/2007

http://groups.google.com/group/alt.obituaries/browse_thread/thread/8d9d69e9847cc73b

The National Society of Film Critics was founded in Hollis Alpert’s New York City living room in 1966 by a group of film critics who had been denied membership into the New York Film Critics Circle, a group favored by critics who worked in newspapers.

Tentative d’Index chronologique… 

Playboy March – 1959 -  »The Horror of It All » by Hollis Alpert and Charles Beaumont.

Playboy April – 1960 -  »The Far Out Films » by Arthur Knight.

Playboy April – 1962 -  Cinema on a shoestring  by Arthur Knight

Playboy April – 1965 -   The History of sex in Cinema – Part one The Original Sin by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy May – 1965 -   The History of sex in Cinema – Part two  Compounding The Sin by 573010381.jpgArthur Knight and Hollis Alpert

Playboy June – 1965 -   The History of sex in Cinema – Part three  The Twenties Hollywood’s Flaming Youth by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy August – 1965 -   The History of sex in Cinema – Part Four  The Twenties Europe’s Decade of Decadence and Delirium  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy September – 1965 -   The History of sex in Cinema – Part Five  Sex Stars of The Twenties  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy February – 1966 -   The History of sex in Cinema – Part Seven  Europe’s Decade of Unbuttoned Erotica   by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy April – 1966 -   The History of sex in Cinema – Part Eight Sex Stars of The Thirties  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy August – 1966 -   The History of sex in Cinema – Part Nine  War and peace in Hollywood  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy September – 1966 -   The History of sex in Cinema – Part Ten  War and peace in Europe  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy October – 1966 -   The History of sex in Cinema – Part Eleven Sex Stars of The 2002262740011.jpgForties  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy January – 1967 – The History of sex in Cinema – Part XIV Sex Stars of The Fifties  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy April – 1967 – The History of sex in Cinema – Part XV Expérimental films : A cinematic survey of the underground avant-garde by Arthur Knight and Hollis Alpert

 Playboy June – 1967 – The History of sex in Cinema – Part XVI The Nudies by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy Novembre – 1967 – The History of sex in Cinema  « The Stag Film. » by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy April – 1968 –  The History of sex in Cinema – Part XVII The Sixties by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy July – 1968 – The History of Sex in Cinema, Part XIX: The Sixties Eros Unbound in Foreign Films

Playboy January – 1969 – The History of Sex in Cinema, Part XX: Sex Stars of the Sixties

 Playboy December – 1970 – « Sex Stars Of 1970″   by Arthur Knight & Hollis Alpert

Playboy November –  1971 -  « Sex In Cinema 1971″ by Arthur Knight & Hollis Alpert

Playboy December –  1972 -  « Sex In Cinema 1972″ by Arthur Knight & Hollis Alpert

Playboy December –  1973 –   »Sex Stars of 1975″ by Arthur Knightu140969461.jpg

Playboy February  –  1974 – Interview Clint Eastwood by Arthur Knight.

Playboy December –  1974 -   »Sex Stars of 1974″ by Arthur Knight

Playboy December –  1975 –   »Sex Stars of 1975″ by Arthur Knight

Playboy December -  1976 -    »Sex Stars of 1976″ by Arthur Knight

Playboy December  – 1977 -    »Sex Stars Of 1977″  by Arthur Knight

Playboy November – 1978 – « Sex In Cinema 1978″ by Arthur Knight

Playboy November – 1979 –   »Sex In Cinema 1979″ by Arthur Knight

Les Sources :

http://www.whosdatedwho.com/what/magazine_view.asp?ID=229&year=1972 

http://usedmagazines.com/cgi-bin/adult.cgi

http://unique-antique.org/default.aspx

Et demain..

f00218291.jpgChristie Hefner: from Playboy to Obama?

by Robin Jennings, OregonLive.com  Monday December 08, 2008,

After 20 years at the helm of Playboy Enterprises, Hugh Hefner’s daughter Christie has announced that she is stepping down from her position as chief executive officer. She plans to stay on the board until a new CEO is installed.

 But what will she do next?

« Last month marked my 20th anniversary as CEO, » said Christie Hefner. « Just as this country is embracing change in the form of new leadership, I have decided that now is the time to make changes in my own life as well. »

« What does Barack Obama have to do with your decision to step down from Playboy? » asked CNBC’s Larry Kudlow in a televised interview.

« I have long wanted to be more involved in public service, » she said.

« Like many Americans, I’ve been struck by the call to service that was the hallmark of the campaign, and I was an early supporter of Senator Obama — now President-elect Obama — and I believe deeply in what he wants to do for our country, » she explained. « I’ll be looking for ways to serve in which I can be helpful in that regard. »

« I haven’t spoken to anybody on the transition team — yet, » conceded Hefner, when pressed for her possible upcoming role.

 http://www.oregonlive.com/idahosportugal/index.ssf/2008/12/christie_hefner_from_playboy_t.html

Playboy n’était pas un simple journal de sexe….le lapin avait  trop de classe pour se contenter de ce genre de carottes ….



Sexe cathodique….Le petit écran

A l’occasion de la Saint-Valentin 2008, l’Ina ( Institut National de l’Audiovisuel ) mit en ligne sur son site plus de 160 vidéos sur le sexe à la télé.

Mais c’est sur Mediapart et également dans l’ouvrage de Jean Jacques Ledos, intitulé « L’âge d’or 800877621.jpgde la Télévision 1945-1975″, publié par l’Harmattan, que se trouve le nom de l’oeuvre qui mit le feu aux poudres :

  »Le téléfilm en question s’appelait L’Exécution. Le scénario était d’Antoine-Louis Dominique, pseudonyme de Dominique Ponchardier (1917-1986), compagnon de la Libération, créateur de la série «Le Gorille», qui popularisa le mot «barbouze» à la fin de la guerre d’Algérie, après avoir repris du service contre l’OAS. L’Exécution avait pour directeur photo le grand Ghislain Coquet. Le réalisateur n’était autre que Maurice Cazeneuve, né en 1923, directeur de la deuxième chaîne (couleur !) de 1968 à 1971, père d’un autre réalisateur de talent, Fabrice Cazeneuve »

http://www.mediapart.fr/club/blog/antoine-perraud/070708/d-une-inobservation-de-mm-schneidermann-et-jeanneney-sur-si

Le dos nu de Nicole Paquin (ne pas confondre avec Orlane Paquin qui joue dans  la série TV « Vive la vie » et au cinéma dans « La Horse »)  http://www.serietele.com/serie-889.html) va, en ce 29 Janvier  1961 http://www.bide-et-musique.com/artist/3497.html , inciter Raymond Janot directeur de la RTF à instituer le Carré Blanc.

En  1964, c’est «  l’extrême pudibonderie de la télévision des années gaulliennes qui révoque la speakerine Noëlle Noblecourt pour de simples genoux dénudés »

A découvrir  Le Voile, Le Miroir et l’Aiguillon par Agnès Chauveau  http://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2001-4-page-97.htm

 ( Agnès Chauveau est maître de conférences à l’Université de Paris X-Nanterre, directrice du DESS « Consultant culturel, projet culturel et environnement social », chargée de séminaire à l’IEP de Paris dans le cycle d’histoire du 20esiècle et chercheur associé au CHEVS.

Elle a publié notamment L’audiovisuel en liberté ? Histoire de la Haute Autorité, 1982-1986 (Presses de Sciences Po, 1997) et plus récemment en collaboration avec Philippe Tétart, Introduction à l’histoire des médias, 1881-1998 (Armand Colin, 2000). Elle a également participé à L’écho du siècle. Dictionnaire historique de la radio et de la télévision en France, dirigé par Jean-Noël Jeanneney (Hachette Littératures/Arte-La Cinquième, 2000).

2002124210011.jpg En 1966 La Tour de Nesle de Jean-Marie Coldefy, fait l’objet d’une censure et sera gratifiée d’un magnifique petit carré blanc

Voici ce qu’en dit l’Ina :

« Adaptation du roman d’Alexandre Dumas dont l’action se situe en 1314, à Paris, sous le règne de Louis X le Hutin, à la taverne d’Orsini, à la Tour de Nesle, au Louvre (où le roi de France a élu domicile) et dans un cachot du Châtelet. – L’impétueuse reine Marguerite de Bourgogne et ses deux soeurs, Jeanne et Blanche, se livrent la nuit, dans des chambres de la Tour de Nesle, à de somptueuses orgies. A l’aube, leurs partenaires sont égorgés par des hommes de sac et de corde. L’un des jeunes gens sacrifiés est le frère jumeau du favori de Marguerite. Celui-ci qui n’est au courant de rien clame vengeance. L’aventurier Buridan jure de dénoncer la criminelle. Il exercera d’effroyables chantages sur Marguerite, deviendra le premier personnage du royaume, sera jeté au cachot et aura, à l’issue de ce drame fertile en meurtres, en duels et en machinations de toutes sortes, une fulgurante révélation. »

Les somptueuses orgies auxquelles il est fait allusion, n’ont rien de commun avec celles que l’on peut découvrir au cinéma dans un film tel que Shortbus, par exemple. Je n’ai visionné que l’extrait proposé sur le site de l’Ina, occasion de revoir quelques visages connus, mais il est fort probable que le carré blanc fut apposé tant pour la moralité que pour quelques corps dénudés. Question d’anticiper le courroux de téléspectateurs bien pensant, qui auraient été rapidement relayés par le courrier des lecteurs des magazines télé de l’époque (Télé 7 Jours, Télé-magazine, Télé-poche)…Les internautes semblent d’ailleurs avoir porté leurs choix sur la version d’Abel Gance avec Pierre Brasseur.

Les cabarets

Si le sexe ne peut entrer dans les chaumières par le biais du cinéma, il le fera par celui du Paris Canaille : Folies-Bergère , Lido, Moulin Rouge, Concert Mayol, Casino de Paris, Crazy Horse….tous ces noms, synonymes d’une permission de minuit accordée à une province qui regarde encore Paris comme un fruit défendu.

Le Tabarin

« Le 3 juin 1966, l’enseigne du Tabarin s’allume une dernière fois pour un gala de charité au profit de l’orphelinat des artistes, avec un parterre de personnalités : Marcel Achard, Yves Robert, Danièle Delorme, Marcel Amont, Bernard Blier, Francis Blanche, Raymond Devos, René-Louis Lafforgue, Suzy Delair, Juliette Gréco… »564055191.jpg

Ces phrases sont extraites de l’Encyclopédie Encarta. Il faut rectifier l’erreur concernant l’adresse de cet établissement situé au 36 rue Victor Massé et non Victor Hugo.

Mais je dois avouer que mes souvenirs étaient plutôt flous, en dehors de l’étrange vision d’un carrousel de jolies filles ..

C’est un extrait de Catherine Certitude de Modiano qui vint à mon secours:  

« La mère de Denise était l’une de ces cavalières de Tabarin que l’on voyait sur le grand manège aux chevaux de bois. Le manège tourne, tourne de plus en plus lentement, les chevaux se cabrent et les cavalières se renversent en arrière la poitrine nue, les cheveux dénoués. »

(Portraits de l’artiste dans l’oeuvre de Patrick Modiano Par Annie Demeyère publié aux Editions de l’Harmattan)

Le cabaret représentait l’innovation en matière de salle de spectacle ainsi que Jacques Pessis l’explique sur ce portail :

http://cabaretsworld.com/index.php?option=com_content&task=view&id=180&Itemid=37

L’Ina conserve propose deux émissions extraites de ses archives

« La rétrospective du célèbre cabaret Tabarin, démoli le lendemain du passage de « Cinq colonnes à la une » à la télévision, réalisée grâce aux témoignages de ceux qui y ont travaillé et à l’aide de films d’époque retraçant les ballets et spectacles du Tabarin.

 En direct du cabaret Tabarin qui sera détruit très bientôt, Pierre Tchernia assiste à la préparation de la soirée d’adieu organisée par Juliette et Marcel Achard et interviewe les personnalités qui vont participer à ce dernier spectacle : Gérard Calvi au piano, Marcel Achard et Robert Dhery, Dominique Perrin, organisateur du gala, Paul Pacini qui dirige le spectacle, Raymond Devos qui incarnera Foutit le clown et Marcel Amont qui chantera « la caissière du grand café ». »

 http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&full=Higgins%2C+Robert&num_notice=6&total_notices=6

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Les Folies Bergère

Le 2 mai 1969 les Folies-Bergère fêtent leur centenaire.

L’évènement est commenté ainsi sur le portail du music-hall :

« Antonia Derval, dont la direction ne s’était jusqu’alors exercée que sur les ateliers de couture du théâtre, succéda à son mari. En 1968, elle fit représenter pour célébrer le centenaire de son établissement Et vive la Folie, revue rétrospective traçant l’histoire des Folies. Pas de vedettes, mais toujours l’avalanche de décors, costumes, broderies, plumes et paillettes. »

http://www.foliesbergere.com/127ans/p08.html

Il n’est pas fait mention de cette étonnante version du Lac des Cygnes, mi classique, mi moderne, où l‘on prend conscience que ces danseuses qui étaient souvent dévêtues avaient une solide formation classique…

Je vous parle d’un temps disait la chanson…c’était l‘époque des Coquatrix, des frères Clérico, des Derval, d’Hélène Martini, et d’un décorateur d’origine hongroise nommé Michel Gyarmathy… Le directeur artistique avait expliqué que l’introduction de nu intégral féminin dans les revues et de nu masculin, pour être dans l’air du temps n’avait pas correspondu à l’image que le public se faisait des Folies-Bergère…

Le Moulin Rouge

C’est la revue Fantastic (1970-1973) qui restera dans ma mémoire avec comme principaux tableaux

Un hommage à la télévision : Télé Soir Moulin Rouge avec Léon Zitrone et Igor Barrère, la 573010031.jpgrêverie japonaise, avec Kiki le dauphin et son amie Gillian, les années folles de 1930 et ce tour du monde de l’amour, où l’on savoure cet intermède rafraîchissant : des Amoureux de Peynet, plus  vrais que nature se déclarent leur flamme : « je t’offre mon cœur, je te donne le mien » et la jeune femme ouvre son corsage pour montrer son sein gauche à son compagnon…

Aujourd’hui une revue à la télé n’est plus un évènement, même si c’est le Crazy le 31 décembre….

Les feuilletons d’access prime time

Après « Bonne nuit les Petits» , « Aglaé et Sidonie » ou le « Manège Enchanté » les grands avaient leur feuilleton..

Janique Aimée, l’Abonné de la Ligne U, Allo Police, captivent autant que Belphégor au point de protester lorsque la fin d’une série n’est pas conforme aux désirs du public. Mais il y aussi d’autres pépites…

La Révolte des haïdouks est un feuilleton télévisé d’aventures franco-roumain, en 20 épisodes de 26 minutes, diffusé à partir du 1er janvier 1972 sur l’ORTF.

Aux XVIIIe siècle, la lutte de héros du peuple roumains (les haïdouks) face à l’envahisseur Turc.

Jusque là rien de problématique jusqu’au jour où quelques hommes font irruption dans des lieux réservés aux femmes. Au centre de cette pièce, un bassin où s ’ébattent de jeunes femmes nues.

Il est étrange que cet épisode ne soit pas relaté sur la toile, car la question qui fut posée à l’époque, celle du visionnage d’avant diffusion, fit débat.

La production franco-roumaine fut suivie d’un autre feuilleton tout aussi controversé.

E2004055880011.jpgn effet La Marche de Radetzky, surprit les téléspectateurs, dans sa première version pour la télévision adaptée du roman de Joseph Roth qui retrace la chute de l’Empire austro-hongrois et la désintégration de la société autrichienne à travers trois générations de la famille von Trotta…Quel était l’objet du délit ? Pas grand-chose. …juste quelques officiers en galante compagnie dans une maison close tentant de se changer les idées dans le décolleté de ces dames…Pas de  quoi fouetter un chat…(quoique l’expression ne soit pas tout à fait adéquate).

Littérature, Comédie Française, et grands réalisateurs

Les Rois Maudits

Un ingénieur de feu l’ORTF, m’avait confié il y a quelques années, que le tournage des séquences de la Tour de Nesle, avait été suivie avec une grande assiduité par toute l’équipe technique. Cette anecdote, dont je ne remet pas en cause la véracité, atteste du virage, déjà amorcé par d ’autres que prend la réalisation et l’adaptation : on peut désormais, introduire le nu et l’érotisme à la télévision avec d’excellents comédiens issus pour la plupart du Français et ainsi respecter fidèlement l’essence de l’œuvre.

Adaptée de l’œuvre de Maurice Druon par Marcel Jullian, et réalisée par Claude Barma, la série Les Rois maudits, qui comporte six épisodes de 102 minutes, a été diffusée entre le 21 décembre 1972 et le 24 janvier 1973 sur la deuxième chaîne de l’ORTF.

Jean Piat est Robert III d’Artois , Hélène Duc (Mahaut d’Artois) , Louis Seigner (Spinello Tolomei) , Jean-Luc Moreau (Guccio Baglioni) , Catherine Rouvel (Béatrice d’Hirson) José Maria Flottas ( Philippe V le Long ) , Georges Ser (Louis X le Hutin ), Geneviève Casile (Isabelle de France) , Jean Deschamps (Charles de Valois) , André Luguet (Hugues de Bouville) , Michel Beaune (Edouard VII d’Angleterre) ,Claude Giraud (Lord Roger Mortimer) , Georges Marchal (Philippe IV le Bel) , Muriel Baptiste (Marguerite de Bourgogne) , Catherine Rich (Jeanne de Bourgogne) , Catherine Hubeau (Blanche de Bourgogne) , Monique Lejeune (Clémence de Hongrie) , Anne Kreis (Marie de Cressay) , Jean-Louis Broust (Edoaurd III d’Angleterre) , Benoît Brione (Philippe VI de Valois) , André Falcon ( Enguerrand de Marigny), Henri Virlojeux (Le Cardinal Jacques Duèze/Jean XXII)…

Les comédiens avaient été choisi avec discernement, et il y avait dans la réalisation, un aspect théâtral qui ajoutait de l’intensité aux quelques scènes « osées » : La Tour de Nesle, la nuit de noces de Clémence de Hongrie, les pillages de Robert d‘Artois…

Les internautes pourront retrouver celle qui eut un de ses plus beaux rôle avec Marguerite de Bourgogne, Muriel Baptiste.

L’actrice nous a quitté tragiquement à l’âge de 52 ans, le 7 septembre 1995.

http://fansdemurielbaptiste.oldiblog.com/

http://patricks829.skyrock.com/

La Duchesse d’Avila est un feuilleton télévisé français en 4 épisodes de 70, 130, 55 et 100u137841901.jpg  minutes, créé par Philippe Ducrest et Véronique Castelnau d’après l’œuvre de Jean Potocki intitulée Manuscrit trouvé à Saragosse, réalisé par Philippe Ducrest et diffusé du 4 au 25 juillet 1973 sur la deuxième chaîne de l’ORTF.

Si l’adaptation télévisée respectait l’œuvre on aurait du être face à ce que Dominique Fernandez appelle Les mille et une nuits andalouses :
« Formidable hymne à la vie et au plaisir de vivre, roman picaresque, conte libertin, drame d’amour, roman dans le roman, le Manuscrit trouvé à Saragosse…. »
Dominique Fernandez, Le Nouvel Observateur, 10 août 1989

http://www.jose-corti.fr/titresromantiques/manuscrit-saragosse.html

Et d’ailleurs La Duchesse d’Avila est présentée par les magazines « télés » comme un moment d’érotisme à la télévision. Hélas on reste sur sa fin, et les deux princesses maures, Emina & Zibelda nous laissent espérer une scène qui ne vient jamais ; nous sommes en 1973 et la France Pompidolienne, ne saurait accepter sur ces petits écrans, un remake des Contes de Canterburry, du Décaméron, ou des Mille et Une Nuits…

On laisse cela à Pier Paolo Pasolini…

La Confession d’un enfant du Siècle d’après Alfred de Musset avec Marie-Christine Barrault et Sami Frey en 1974…Santelli parvient à restituer tout cet univers du roman sans doute autobiographique, où le personnage principal est partagé entre les soirées de débauche dans les bordels et un amour romantique.

Le Père Amable réalisé par Claude Santelli en novembre 1975, d’après Guy de Maupassant avec Geneviève Fontanel et Fernand Ledoux.

Une nouvelle version fut produite pour France 2 par Jacques Santamaria et Gérard Jourd’hui, la réalisation confiée à Olivier Schatzky.

« Le jeune fermier Césaire épouse Céleste contre la volonté du père Amable, son vieux père qui refuse d’entretenir l’enfant que Céleste a eu d’un autre homme. La famille s’installe néanmoins à la ferme. Césaire s’épuise au travail et meurt, laissant le père Amable et Céleste seuls, face à face. »

http://dvdtoile.com/Film.php?id=47078#resume

 

u194996211.jpg Les Peupliers de la Prétentaine (1975) de Jean Herman avec une Catherine Hubeau, très séductrice, et un Jacques Alric gargantuesque. Odette Joyeux en étant l‘auteur….

Claude Santelli

On ne peut parler de télévision sans consacrer quelques lignes à Claude Santelli. Producteur, réalisateur, scénariste, il était l’homme aux multiples facettes :

  • Celui qui avait fait aimé la littérature aux enfants par le biais du Théâtre de la jeunesse en leur faisant découvrir la Comtesse de Ségur ou Charles Dickens;

  • Celui qui produisit « Les cent Livres des Hommes » en collaboration avec Françoise Verny. Sa version de l’Enfer de Dante Alighieri, diffusée à une heure tardive, saura traduire sans trahir, sans crainte de choquer par ce qui pouvait constituer alors des audaces ou des provocations.

France Dougnac, Marie-Christine Barrault, Isabelle Huppert, Geneviève Fontanel, Brigitte Fossey, se virent offrir de magnifiques rôles, voire parfois leur première apparition à l’écran.

L’Opéra

Pour donner une idée assez précise de l’ampleur d’un mouvement qui prend naissance après les années 70, j’ai relevé cet article sur le site de Radio Canada.

Du Classique au Glamour Émission du 10 janvier 2003

L’opéra se déshabille ( journaliste : Josée Dupuis – réalisatrice : Kathleen Royer )

Dans un monde où la concurrence est omniprésente, le milieu des arts n’échappe pas à la tentation d’oser pour attirer les foules. Il est de plus en plus fréquent de voir des scènes de nus dans les opéras ou, à l’opposé, de voir des interprètes de musique classique se faire habiller par de grands couturiers.
Le sexe, l’obsession du look et de l’effet choc sont de plus en plus utilisés par des metteurs en scène à la recherche de nouveaux publics. Or, plusieurs artistes craignent qu’on en arrive à 07369frl1.jpg sacrifier la qualité de l’interprétation au profit du spectacle.

Cet été en Autriche, le Festival de Salzbourg a proposé un Don Giovanni très aguichant, au point où les musiciens de l’orchestre ont connu de légers problèmes de concentration durant les répétitions. Sur scène, le célèbre Don Juan était entouré de femmes en soutien-gorge et petites culottes, une gracieuseté de la lingerie Palmers, qui commanditait cette production. Une nouvelle tendance, selon la chef d’orchestre Agnès Grossmann. « Ce qui m’étonne surtout, c’est qu’on a eu 50 ans de féminisme pour éviter que la femme soit un objet de désir, on fait tout pour ne pas être utilisée comme femme et là, on a exactement le contraire ! »

Ce qui faisait scandale il y a à peine 20 ans ne cause plus grand émoi aujourd’hui. L’an dernier, à Londres, on a présenté un Rigoletto plutôt décadent, avec orgie sur scène, un spectacle à la limite de la pornographie.

Et l’Amérique n’y échappe pas. L’opéra n’est plus ce qu’il était. Toutes les audaces sont permises. L’opéra ne connaît pas vraiment de problèmes d’assistance, mais les productions coûtent cher et elles doivent être rentables. De plus, il faut penser à rajeunir la clientèle. Les grands responsables de ce changement de style sont les metteurs en scène de cinéma et de théâtre, qui travaillent de plus en plus à l’opéra. Les chanteurs doivent se plier désormais à leurs nouvelles exigences. http://www.radio-canada.ca/actualite/zonelibre/03-01/look.html

Le Grand Macabre de Gyorgy Ligeti

« Les mélomanes branchés se pâment déjà. Peter Sellars, l’enfant terrible de la mise en scène lyrique, revient à Paris avec le sulfureux Grand Macabre. L’ouvrage de Ligeti, monté au palais Garnier, en 1981, par Daniel Mesguich, déclencha l’ire des critiques («Bouffonneries émaillées d’obscénités», «fantasmes de collégien», «pornopéra intellectuel») et provoqua un scandale mémorable, au point que l’on croit souvent que cette «poubelle post-historique» – selon la définition de son créateur – fut ouverte pour la première fois à Paris. Elle fut en réalité créée à l’Opéra de Stockholm, le 12 avril 1978, dans une mise en scène du colibrettiste Michael Meschke, qui, directeur d’un théâtre de marionnettes, introduisit le personnage d’Ubu roi en Suède. »

http:/gs2191341.jpg/www.lexpress.fr/informations/macabre-grand-macabre_627105.html

Daniel Mesguich crée le scandale en faisant se déshabiller intégralement des jeunes femmes sur la scène de l’opéra en décembre 1981. On concevait jusqu’à ce jour la nudité dans certains spectacles de danse contemporaine ou encore dans des Comédies Musicales tel que Oh Calcutta …

« Dix acteurs jouaient et dansaient nus. Ils simulaient les gestes de l’acte sexuel. Cette série de sketches érotiques avaient notamment été écrits par Samuel Beckett, Dan Greenburg, auteur de comédies à succès, et John Lennon mais l’apport de chaque auteur était laissé délibérément dans l’anonymat. Un inspecteur de la brigade des moeurs de New York était présent dans la salle : afin que la police n’intervienne pas, il avait été décidé avec les comédiens que les parties les plus intimes de leurs corps n’entreraient jamais en contact. La distance réglementaire qui devait séparer les comédiens avait été fixée à l’épaisseur de trois kleenex! Léo Sauvage, le correspondant permanent du Figaro, avait alors déclaré que « l’avenir du nouveau théâtre se joue au millimètre près« . Avant la première, les critiques s’étaient demandées si Oh Calcutta! serait plus scandaleux que Che. Cette pièce avait été écrite en hommage à Che Guevara. Le président des États-Unis, vêtu du seul haut-de-forme étoilé de l’Oncle Sam et le révolutionnaire, également nu, pratiquaient en scène la sodomie et la fellation. Cette pièce était présentée par son auteur comme un pamphlet politique mais son argument publicitaire était très vendeur : pour la première fois, la salle pouvait assister à un accouplement authentique entre comédiens. Cette pièce très scandaleuse fut suspendue après la générale. Oh Calcutta! fit tout de même apparaître Hair comme une revue de patronage et fut vivement critiqué »

Source : 01/09/2001, Marie-Véronique Guilmont

http://www.regardencoulisse.com/articles/article.php?num=363

Moise et Aaron de Schoenberg

Moïse et Aaron , est un opéra en trois actes d’Arnold Schoenberg créé à Zurich en juin 1957.

« Au second acte, Moïse a quitté son peuple pour recevoir les tables de la Loi. Livré à lui-même, le peuple doute et prend pour argent comptant les paroles d’Aaron, maître à bord. Orgie, chaos, adoration du Veau d’or et des images païennes: l’humanité abandonnée se détourne de la parole divine, en l’absence de Moïse. A son retour, ce dernier brise les idoles, casse les tablesu121405821.jpg  de la Loi, accable son frère pour son esprit pernicieux et manipulateur. »

http://www.classiquenews.com/applaudir/lire_article.aspx?article=1077&identifiant=2007512SG7711V85FRLAFLUICFPZSL0Z

 

Ceux qui ont vu cet opéra inachevé, d’un abord difficile car la musique y est ici dodécaphonique, n’oublieront pas la scène du Veau d’or, qui est beaucoup plus expressive que la chasteté hollywoodienne de Cecil B de Mille.

Même Le Prince Igor d’Alexandre Borodine sera donné dans une version moins voilée avec des danses Polovtsiennes très tendance…

Il y aurait encore bien des choses à dire sur la danse, la magie, le cirque, le théâtre, le festival d’Avignon, le festival d’Aix en Provence avec ses adaptations des œuvres de Rameau libres et libérées, et le Grand Magic Circus.

D’ailleurs l’éclectique Jérôme Savary, pourrait faire l’objet d’un article à lui seul…Revoyez son Bourgeois Gentilhomme, par exemple…

Finalement, chers parents vous avez sans doute bien fait de m’interdire la télévision, j’y ai gagné en curiosité.