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Archive pour la catégorie « Le Petit Carré Blanc »

Alice en illimité…

Nous reproduisons ici, un texte écrit par Blue Pepper pour le blog de Nathalie de Piment Rose en y incluant un extrait dont le contenu est réservé aux adultes…. 

csc030431.jpg Rassure toi, ami internaute, toi qui maîtrise les arcanes de la lecture en diagonale, je ne vais pas t’infliger une nième critique du film de Tim Burton.

Ceux qui me connaissent savent que, généralement je trempe ma plume dans des fioles parfumées à l’érotisme suranné….

Bon, si on pouvait me mettre un petit thème de Francis Lai ou Royal Canin par Ennio Morricone en fond sonore, pour l’ambiance, ce serait pas de refus…

Revenons donc à Alice.

Lewis Caroll, l’auteur, la dote d’un caractère d’exploratrice curieuse, pas terrorisée pour deux sous à l’idée de suivre un lapin dans son terrier, ce qui lui fait déjà un point commun avec la créatrice de ce blog dont la passion pour les rabbits n’a jamais été démentie.

C’est en jouant sur cet aspect du personnage que fut tourné en 1976,  Alice in Wonderland, le premier film musical pornographique.  

On reconnaîtra bien volontiers que la partition et les lyrics n’ont pas laissé un souvenir impérissable dans les annales (désolé…) x103467881.jpg

Le réalisateur   Bud Townsend fut épaulé par le producteur William Osco, qui avait saisi  l’opportunité d’adapter une oeuvre dont les droits étaient tombés dans le domaine public. Osco s’était déjà distingué par une parodie érotique de Flash Gordon ( Flesh Gordon) en 1975. 

Il ne restait plus qu’à trouver une Alice juvénile et majeure. Ce fut Kristine Debell (lien réservé à un public averti), playmate d’Avril 1976.

Ce long métrage rapporta près de 90 millions de dollars; et la Fox qui flairait les bons coups, avait sorti les ciseaux pour obtenir une déclassification du film.

Depuis décembre 2007, une version restaurée et non censurée est disponible en Dvd. 

En bon nostalgique des seventies, je souhaitais évoquer ce passage peu ordinaire de l’autre côté du miroir.



La vie devant soi ?

k17858841.jpg A la demande générale voici le premier article « hot » de l’année 2010.

A tous ceux et  celles qui, dans les prochains mois, vont franchir le pas en se mariant ou en se pacsant, nous dédions ce papier.

Vous avez pensé à tout, j’en suis sur….le traiteur, la cérémonie, l’orchestre ou le DJ, les alliances, les fleurs, la salle, le photographe – oui je suis passé par là !!! – la robe de mariée, les limousines, la liste des invités, la nuit et le voyage de noces, les cadeaux, etc, etc…

C’est à ce moment précis que vous avez intégré un mot incontournable à votre conversation : concession.

Le mariage c’est le miroir des vanités : les susceptibilités se froissent plus que les beaux habits. 

Pour gérer ce stress et éviter de frôler la « nervous breakdown » vos amis ou vos copines ont prévu de faire les choses en grand….enfin c’est ce qu’ils se disent au départ.

Il vont prendre en charge votre enterrement de vie de célibataire.

Là, vous vous dites : « au secours !!!!!!!!!!!! ». Vous les connaissez si bien que vous craignez le pire. k26308271.jpg

Rassurez-vous. Comme votre serviteur, ils ont cherché les bons plans sur Google. Ils ont été servi au delà de leurs espérances. Du plus cher au moins cher, du plus chic au plus vulgaire, du plus basique au plus branché, de Barcelone à Bruxelles : on trouve tout sur la toile.

Les sites  mariage.com , cordocou.com  ,  cortège.com et bien d’autres proposent des plans soirées les plus variés. Vous n’échapperez pas à la ribambelle de produits dérivés (Megafête) : écharpes,  t-shirts, strings, sex-toys, tétines, poupées gonflables et l’inévitable certificat de virginité à faire remplir par les forces de l’ordre.    

Difficile aussi de les éviter : les légions de chippendales et autres strip-teaseuses; il y a là un beau gâteau dont chacun veut une part. Ici sexe et mort, même fictive, font bon ménage. Même les clubs s’y sont mis. 

Certaines sociétés ont choisi de se démarquer, tout en demeurant dans la même gamme de produits : la soirée « coquine » entre copines, semble de plus en plus plébiscitée (Piment Rose). 

 On s’interroge aussi sur le net pour savoir ce qui se fait ailleurs.  Un survol des traditions du Canada à la Suisse en passant par l’Inde est proposé au lecteur; on notera par ailleurs que Wikipedia, ne consacre au phénomène que quelques lignes dans sa version française. Dans quelques cas on rappelle les origines anglo saxonnes de cet enterrement. 

Mais si l’on y regarde de plus près, notamment du côté des pays ayant connu la dictature k17941911.jpg(Espagne ou Argentine par exemple), l’expression « se lâcher » prend toute sa dimension.

Taper sur google ou un autre moteur : « despedidas de soltera » ou « mamadas en la despedida«  .  (Attention contenu réservé aux adultes). Ces demoiselles ou ces dames ne reculent devant aucune extrémité, même dans la langue de Cervantes.

Plus qu’un enterrement c’est une resurection !!



Bordel sans tendresse

k02681791.jpg Comme tous les mois la rédaction se réunit pour trouver le sujet « hot » qui ralliera le plus de suffrages. On a bien pensé faire une photo de charme en page centrale, style le Le String du Jour mais la Tourte était déjà sur le coup …..

Les silences commençaient à devenir pesants, quand soudain l’un d’entre nous s’est écrié : « on va bien finir par trouver, bordel ?! »

Et là une voix a hurlé : « ça y est !! on le tient »

Le lupanar, la maison close, le bordel de l’antiquité à nos jours, au cinéma, et plus généralement dans tous les arts, majeurs ou mineurs : la source est inépuisable et c’est tant mieux.

Les internautes seront particulièrement comblés dans leurs recherches : le bordel est accommodé à toutes les sauces : littéraire, artistique, religieuse; généralement très documentés les auteurs des textes apportent chacun, au moins, un élément original…

Il va de soi qu’on ne pouvait passer sous silence, le volet « présent » de la prostitution en maison close à l’ étranger, puisque comme tout le monde le sait, elles sont sensées avoir disparu du paysage hexagonal depuis 1946, par la volonté de Sainte Marthe… Ce ne sont pas les bataillons de Mme Claude qui diront le contraire…

Tout n’est pas répertorié dans cet exposé, loin s’en faut; on peut cependant espérer qu’il incitera les plus curieux à se plonger dans cet univers sulfureux.

Les fresques érotiques retrouvées dans la zone archéologique de Pompéi  (le portail de  l’Unesco nous renseigne sur les sites inscrits au patrimoine mondial de l’humanité) feront office d’introduction.

Rappelons tout de fois que le but de cet article de vulgarisation, est d’offrir au lecteur quelques pistes d’investigation, comme celles qui suivent en notes :

A Noter :

  1. Le Numéro 601 d’Historia intitulé « Les Maisons closes De la Grèce 1574r286921.jpgAntique aux clandés d’aujourd’hui » , et paru en 1997, survole, comme le montre son sommaire, les grandes étapes de la prostitution en maison… « A Athènes, la prostitution revêt un caractère sacré – Dans les lupanars romains les louves se prostituent – Au moyen âge, les bordels ont pignon sur rue – sous la Régence, la libération des moeurs se généralise – le XIX° siècle, âge d’or de la prostitution – grâce aux prières des filles de Bernay, Piaf recouvre la vue – la vertueuse Marche Richard était une ancienne prostituée – des clandés sous la protection d’agents très spéciaux » On peut le trouver notamment sur Price Minister

  2. L’Histoire N°64 Maisons Closes et Traite des Blanches : Le Commerce du Sexe sur Price Minister

  3. Voir aussi le numéro 4 de la Revue « La France Pittoresque » d’octobre – novembre – décembre 2002. 

  4. Dans La Bible, Genèse (38-15 ), on peut lire : « Juda la vit et la prit pour une prostituée; car elle avait voilé son visage. »  Cette précision donnée, on en déduira que le sujet beaucoup moins « léger » qu’on pourrait le supposer et qui remonte à la nuit des temps, est un thème qualifié de sensible par les grandes religions …On se reportera au lien suivant concernant la Bible et la Sexualité sur Sexodoc  ainsi qu’aux anecdotes qui fourmillent au sujet du mot Epectase : la mort pendant l’orgasme…Bonheur ultime que connurent un archevêque et un Président de la République….C’est à propos de ce dernier (Félix Faure) que furent prononcées les deux phrases :« Il a perdu sa connaissance ? On l’a faite sortir par l’escalier de service ! »  et « Il voulait être  César, il ne fut que Pompée » (Clémenceau)

  5.  A titre d’information la prostitution dans la Grèce Antique fait l’objet d’un article fort complet sur Wikipedia

    Suétone dans son Histoire des Douze Césars fait un récit que certains pourront accompagner d’une illustration sonore de circonstance, s’ils ont k06082501.jpgquelques images en mémoire . Le « bienvenu au bordel impérial !! » lancé par Malcom Mc Dowell alias Caligula est tiré de ces lignes :

    «  Les femmes prostituées furent taxées précisément au prix où elles se vendaient, et il fut ordonné qu’on tiendrait registre de celles qui faisaient commerce, fussent-elles mariées. (….)

    Pour faire de l’argent à quelque prix que ce fut, il établit un lieu de débauche dans son palais. De petites cellules furent construites et ornées selon la dignité du lieu. On y plaça des femmes libres et des jeunes gens d’une naissance honnête, et les esclaves nomenclateurs allaient autour des places publiques et aux portes des palais, inviter les vieillards et la jeunesse. On leur prêtait de l’argent à usure pour payer leurs plaisirs, et l’on prenait leurs noms comme pour leur faire honneur d’augmenter le revenu de César. » (Traduction de Laharpe novembre 1868).

    On peut également se rendre sur le site de l’Université Catholique de Louvain une traduction avec le texte en latin vous y attend…

    Traduction de Nisard, Paris, 1855 ou M. Cabaret-Dupaty, Paris, 1893

« – Je vous prie, la mère, lui dis-je, sauriez-vous par hasard où je loge ? » 

Cette plaisanterie un peu simple parut lui plaire : « Pourquoi non ? » répondit-elle. Et, se levant, elle se mit à marcher devant moi. Après tout, elle était peut-être sorcière…

Tout à coup, dans un endroit écarté, elle ouvre le manteau qui la cachait et me dit d’un air fin : « C’est ici que vous devez loger. »

J’allais protester que je n’avais jamais vu la maison quand j’aperçus à l’intérieur des tapettes et des femmes nues qui allaient et venaient avec un air de mystère. Je compris un peu tard, ou plus exactement trop tard, qu’elle m’avait mené tout droit au bordel. Envoyant à tous les diables la maudite vieille, je me cache la figure et me sauve à travers le lupanar en cherchant une autre issue. »

Ceci est un extrait du Satyricon de Pétrone que l’on peut retrouver sur le superbe u151751041.jpgsite de Philippe Remacle consacré à l ‘Antiquité grecque et latine.

La traduction du Satyricon par Henry de Montherlant est disponible en livre de poche.

Le moyen-âge voit une évolution prononcée qui va de l’interdiction à la tolérance..

Sur le site Batiweb, on a choisi de s’intéresser à ce sujet sous un angle constructif et professionnel…

« Les dames de petite vertu s’installeront dans des baraques en bords (planche) en dehors de la ville, qui prendront le nom de bordes ou bordeau d’où bordel. »

Quand Architecture rime avec Luxure Les éléments que présente Batiweb se  retrouvent sur Médieval où l’on se précipitera, car le « papier » proposé est riche d’informations, les sources y étant citées de façon précise. (exemple : Dallayrac, Dominique. Dossier prostitution. Éditions Robert Laffont, Paris, 1966)

Sur Patrimoine de France quelques exemples tel que celui ci : « Maison Close dite Maison du Petit Soleil à 37 (Tours)  : Maison close construite entre les deux guerres (style art déco) ; pourrait être l’ oeuvre de l’ architecte Victor Gasc ; intérieur : décor stuqué et mosaïque de Novello (?) ; plan centré autour d’ un vaste hall circulaire avec éclairage zénithal. Secteur sauvegardé daté du 18 octobre 1983 »

On relèvera ce passage à propos de Saint-Thomas d’Aquin…

« La véritable « …rationalisation de la tolérance de la prostitution » fut donnée par nul autre que Saint-Thomas d’Aquin, dans sa Somme théologique. Il fait allusion trois fois dans cet ouvrage à la prostitution, mais toujours d’une manière détournée. Il commence donc par insinuer que l’on doit se montrer tolérant envers la prostitution, puis va plus loin en mentionnant que l’on peut accepter les fruits de ce commerce en toute conscience. On peut donc conclure que malgré le fait qu’il n’approuve pas le geste, il se montre tolérant envers de telles activités. »

Parmi toutes les dates que l’on pouvait choisir  dans l’Histoire de France, des campagnes Napoléoniennes au bourbier de Dien Bien Phu, la Régence retient toutes k08480001.jpgmes faveurs avec un lien cinematographique évident : Que la fête commence 

Dans cette séquence tirée du film de Betrand Tavernier, toute l’atmosphère érotique des petits soupers du Régent, le Duc d’Orléans, est restituée sans vulgarité aucune. La force réside dans la suggestion plus forte que l’exhibition. Réussite due aux acteurs, metteur en scène, scénaristes (Aurenche et Tavernier) et dialoguiste. 

Les rumeurs et les faits avérés ne manquent pas en ce domaine depuis l’initiation de l’officier Charles De Gaulle par son colonel, un certain Philippe Pétain jusqu’à cette affaire de ballets roses en 1958, provoquant l’inculpation du Président de l’Assemblée Nationale, André Le Troquer…Collection « Ceci n’est pas un fait divers », chez Grasset, Ballets roses de Benoît Duteurtre

Films abordant le Thème de la Prostitution   : à chaque lettre son ou ses longs métrages parmi lequels on retiendra le  Pretty Baby de Louis Malle

« le prototype du cinéaste provocateur sans le vouloir. Au cours de sa carrière, il a certes affiché une prédilection pour les sujets tabous mais jamais on ne trouvera dans ses films une volonté patente de choquer.

Pourtant, il parvint à scandaliser la France gaulliste en filmant le plaisir sur le visage de Jeanne Moreau (les amants) avant de créer des remous en abordant des sujets comme l’inceste (Le souffle au cœur), la collaboration (Lacombe Lucien) ou encore la prostitution infantile dans La petite.  »

(La petite 1977 ) de Louis Malle avec Brooke Shields, Keith Carradine, Susan Sarandon ).

On aurait pu y ajouter L’empire des Sens, dont l’héroine est une ancienne prostituée, et quelques westerns, tel que John Mac Cabe (1971), qui raconte l’ouverture d’un bordel dans l’ouest américain ou encore La Vie, l’Amour, La Mort de Claude Lelouch (1968)

En litterature, les noms de Zola, Flaubert et Maupassant  ( La Maison Tellier ) reviennent de façon récurente mais il ne faut pas oublier Kessel, Robbe-Grillet; labld0697941.jpg peinture n’est pas en reste avec Vincent Van Gogh ou  Henri de Toulouse Lautrec.

Les ouvrages récents et les mémoires, sont assez nombreux, en voici trois parmi tant d’autres :

La Vie quotidienne dans les maisons closes 1830 – 1930 par Laure Adler

« On les nommait courtisanes, filles de joie, de nuit, d’allégresse, de beuglant, d’amour, filles en circulation, filles à parties, à barrière, pierreuses, soupeuses, marcheuses, cocottes, hétaïres, horizontales, trotteuses, visiteuses d’artistes, lorettes, frisettes, biches, pieuvres, aquatiques, demi-castors, célibataires joyeuses, vénus crapuleuses…

Même si elle est exemplaire d’une certaine réalité, la tragique histoire de Nana, d’Emile Zola ne résume pas la prostitution au XIXe siècle. Dans ce livre, Laure Adler restitue au quotidien la vie des prostituées, avec toutes les différences qui séparent la mondaine entretenue de la prostituée de rue. Au-delà de l’histoire des moeurs, ce livre cherche à rendre aux prostituées leur dignité.  »

L’âge d’or des Maisons Closes par Alphonse Boudard et Romi

« Les maisons closes vivent leur âge d’or sous notre IIIe République. Avec l’institution de la tolérance, le Milieu prend ses aises et les bordels prospèrent. On en parle et on s’y rend, chacun selon ses moyens et ses goûts.
Haut de gamme, le Chabanais, le One two two, le Sphinx offrent une prostitution de luxe dans les décors les plus fous : chambres d’amour à l’antique ou à la vénitienne, chambre de torture et filles de tous les plaisirs… Le client, aussi capricieux soit-il, reste le roi ! En bas, le bar est très fréquentable et très bien fréquenté : Colette, Carco, Gabin, Piaf, Michel Simon, Tino Rossi, Marlène Dietrich certains soirs, ou Humphrey Bogart…»

Sur le site de l’Express de latges Extraits de 1940 – 1945 Années Erotiques :

 « Les années 1940-1945, années érotiques? Patrick Buisson a osé. Et il a k16691101.jpgconvaincu, l’an dernier, avec Vichy ou les infortunes de la vertu (Albin Michel). Le directeur général de la chaîne Histoire et conseiller écouté de Nicolas Sarkozy poursuit aujourd’hui sa lecture historico-libidinale de l’Occupation, avec De la Grande Prostituée à la revanche des mâles, second tome de son diptyque, dont L’Express publie des extraits en avant-première.

Il y est surtout question de ce qu’il est convenu d’appeler la «collaboration horizontale». Celle de vedettes comme Arletty, bien sûr, mais aussi et surtout celle, plus anonyme, de toutes ces adolescentes ou femmes mûres des villages de France à l’heure allemande. »

Il me paraissait difficile de ne pas dire quelques mots sur le Jazz. Les musiciens qui parcouraient la France des Festivals dans les années 70, racontaient quelquefois, le rôle joué, dans leur destin, par les maisons closes de Storyville, à la Nouvelle-Orléans, notamment. Parmi eux Satchmo, lui-même enfant de prostituée :

 «Il se lie d’amitié avec Joe «King» Oliver, le plus important chef d’orchestre de La Nouvelle-Orléans. En août 1917, les ministres de la Guerre et de la Marine font évacuer le district de Storyville, quartier réservé à la prostitution, trop fréquenté par les militaires. Devenus chômeurs, beaucoup de musiciens partent vers le nord. «Début de la diaspora du jazz», comme l’écrit Michel Boujut dans son livre Louis Armstrong »  Frank Tenot dans l’Express le 2 Aôut 2001


Ni bleues, ni roses…les maisons closes …un point de vue sur la prostitution à lire sur  le portail de la Fédération Anarchiste. (Janvier 2003) 

« Les maisons closes ajoutent aux fantasmes masculins et elles feront l’objet d’ouvrages divers décrivant un univers faussé par l’imaginaire produit par l’éducation judéo-chrétienne de domination des hommes sur les femmes. Exaltées par Zola, Maupassant ou Boudard en passant par Sartre et Céline, elles n’en demeurent pas moins des espaces de transactions commerciales, avec un fonctionnement militaire hiérarchisé. » (….)  « Joséphine Butler, féministe anglaise protestante, fait le parallèle entre l’esclavage des noirs et la réglementation de la prostitution qui met en esclavage les personnes prostituées. Elle entame ce qu’elle appellera une « grande croisade » qu’elle mènera toute sa vie et trouvera des appuis 2980241.jpgde personnalités telles que Victor  Hugo, Victor Schoelcher… »

Un récit pétillant

 « Les pensionnaires des maisons closes faisaient toujours, et de plus en plus, consommer le champagne, aussi longtemps tout au moins que ces lieux n’ont pas été supprimés par la Loi, qui les avait longtemps tolérés alors que la morale les réprouvait. Au Sphinx, établissement célèbre de Montparnasse, certaines ne «montaient» pas, trouvant plus lucratifs leurs gains sur le nombre de bouteilles de champagne de leurs clients. Certains soirs, les ventes d’une maison se montaient à un millier, et il y en avait où pour augmenter la consommation on installait le client à un guéridon de style Louis XVI cerclé d’une élégante rainure ; la fille faisait semblant de boire et y versait le champagne de son verre, qui s’écoulait par un petit orifice situé sous le guéridon, d’où il terminait sa course dans une vasque. Monsieur constatait bientôt que la bouteille était vide et il en demandait une autre.
       Les cabarets et night-clubs profitèrent de la fermeture des maisons closes et,
  après la dernière guerre, devinrent en vogue. Les dames avaient l’avantage de pouvoir y aller entre amies et en couple et d’y boire du champagne. Quant aux entraîneuses, elles poussaient à la consommation des messieurs isolés et tiraient de ce travail «au bouchon» un bénéfice analogue à celui des pensionnaires des maisons  closes, versant discrètement comme elles le contenu de leur verre dans le seau à glace.»

Enfin pour vous mieux vous imprégner encore de cette atmosphère si particulière du Chabanais, du Sphynx et surtout du One Two Two allez vers Chimères , treize remarquables pages sont dédiées à ce lieu et à celle qui régnait sur ce microcosme : Fabienne Jamet. Puis reportez-vous à nouveau à l’ouvrage de Patrick Buisson.

Toutes les formes de prostitution internationale sont répertoriées sur le net, mais les bizarreries de l’histoire ont provoqué le phénomène suivant :   le flux des espagnols qui passaient la frontière pour venir voir des films érotiques à Perpignan du temps de Franco a été inversé, aujourd’hui nos compatriotes prennent la route de la Catalogne, direction La Jonquera …les limites entre bordel, hôtel de luxe, strip-tease et night-club sont vraiment très floues….

Il peut arriver que le monde de la finance et celui du sex se rapprochent à ce point qu’on en frise la grosse farce; c’est ce qui se produisit en 2003, où un bordel de Melbourne en Australie, le Daily Planet, fut introduit en bourse, ainsi que le relate un article repris dans Courrier International  : les actions ont eu une érection.  Si vous êtes interessés ciquez ici

Les temps modernes

Second life en eaux troubles

bxp271671.jpg « Dans ce jeu de rôle sur Internet, des joueurs décident de vendre le corps de leur personnage. Un site recense et note ces « escorts ». L’éditeur Linden Lab ferme les yeux. Pour l’instant. Second Life promet aux internautes une « deuxième vie ». Né aux Etats-Unis, il fait partie de la famille des « jeux de rôle multijoueurs en ligne ». Avec 150 000 joueurs, Second Life est bien plus modeste que le leader World of Warcraft, un jeu de combat. Sa particularité est de laisser une grande liberté aux joueurs, sans leur assigner de but précis. Ceux-ci sont appelés à co-inventer ce deuxième monde. »

Bref, ne nous voilons pas la face, le plus grand bordel de la planète c’est Internet.

Pour conclure ce tour d’horizon, sachant que l’on aura jamais totalement fait le tour de la question voici les sites d’associations qui oeuvrent aux côtés des prostituées.

La Fondation Scelles   connaître, comprendre, combattre l’exploitation sexuelle ;

Le Mouvement du Nid  pour construire une société sans prostitution.

et l’Institut National de la Prostitution Infos de France et du Monde, et articles sur ce portail voué à la  défense d’une prostitution juste et humaniste en France.

 Bien que ces vaches de bourgeois {x2}
Les appell’nt des filles de joie {x2}
C’est pas tous les jours qu’ell’s rigolent
Parole, parole
C’est pas tous les jours qu’elles rigolent

Georges Brassens – La complainte des filles de joie

 



Home Sweet Home …(Sex Tape Mon Amour)

  k01640641.jpgVers la fin des années 60, un dimanche après-midi, je vis une belle américaine, pour reprendre le titre d’un film de Robert Dhéry, s’arrêter à la hauteur du 21 avenue de Lorraine à La Ciotat devant feu l’Hôtel de Provence.

Du véhicule sortit un homme, avec sur l’épaule , une guenon qui se prénommait Zaza. Il était descendu de son « nid d’aigle », une propriété nichée aux environs de  la Corniche des Crêtes. A ses côtés, une femme dont l’allure évoque aujourd‘hui encore dans ma mémoire, et je ne saurais dire pourquoi, Annie Girardot dans Un Homme qui me plaît ou Catherine Deneuve dans la Sirène du Mississipi. Ma mère parlait de dame de compagnie mais il se pouvait très bien que cela ne soit pas le cas.

Le passager dont le visage me paraissait familier, et qui pénétra peu après dans l’établissement, c’était Michel Simon .

Le site de l’association des amis de l’acteur le mentionne très clairement, c’était un collectionneur d’objets, de photos et de films érotiques.

A ce propos on pourra se reporter à l’Interview de Maître Emmanuel Pierrat où l’avocat évoque cet aspect, un temps méconnu, du comédien.

« Vous avez récupéré des pièces de la collection de Michel Simon…

- E.P. : J’ai un objet qui vient de chez Michel Simon que m’a offert un très célèbre f00058401.jpgcommissaire-priseur, très respectable : c’est un godemiché allemand en fonte qui, présenté d’un côté, ressemble à Saint Nicolas, une figure traditionnelle pour mettre sur la cheminée et, qui, quand on le tourne, représente un phallus. L’objet est à double sens »

On retrouve d’autres infos sur la collection Simon en parcourant leblogducorps .

« Alexandre Dupouy, propriétaire de la librairie érotique les Larmes d’Eros et collectionneur de photos pornographiques anciennes, vient de créer avec archives d’Éros une banque d’images à la crudité saisissante. »

« Alexandre s’inscrit dans les traces de glorieux prédécesseurs: il récupère ainsi des morceaux de la collection Michel Simon, obsédé sexuel notoire qui possédait plus de 100 000 curiosa et objets de collection… »

«Michel Simon tenait une partie de sa collection de Pierre Louÿs, lui aussi érotomane dont l’érudition et la connaissance de son sujet sont parvenues jusqu’à nous. Il y a comme de la filiation autour de ces images qui passent de main en main, à différentes époques. »

k03174551.jpgJ’ai quelquefois entendu dire que Simon possédait des clichés sensibles. Je ne fait pas référence, ici, aux rumeurs sur son appartenance aux services secrets soviétiques, mais à des bruits sur d’éventuels documents sur lesquels figuraient des personnes devenues célèbres.

Je n’ai pas pu vérifier cette info, mais on peut se demander si l’acteur serait devenu amateur de sex-tape s’il était encore parmi nous. Où l’était-il déjà ? Quelques proches connaissent certainement la réponse.

Mais il est admis que Michel Simon possédait quelques bobines de films à caractère pornographique, que lui-même tourna, pour son usage personnel.

On a coutume de dire que la sex – tape est aussi vieille que le cinéma et son histoire y est étroitement attachée, côté lumière (elle profite des avancées technologiques) et côté ombre (la pornographie devient de moins en moins confidentielle).  

 Arthur Knight et Hollis Alpert donnent des indications précieuses dans leur article écrit pour le magazine Playboy de novembre 1967 : «The History of Sex in Cinéma – The Stag Film »

« With the invention of still photography in 1839, the camera join brush, pen and pencil as a means of depicting erotica; the earliest examples of pornographic still photography are almost as old as the process itself. And he can be assumed that almost as soon as Thomas Alva Edison developed his motion picture camera in 1890, someone was using to make the first stag movie. »

Les Progrès techniques…k05397201.jpg

« With the end of world war two, good 16mm movie equipment became available at far more reasonable prices, initiating a home moving boom. Private individuals now wantto rent or purchase stag films for private viewing. When stag films began fending their way into private homes, something else happened as well : Women had access to them for the first time»

Quand Marcel Pagnol fait de drôles de découvertes

« Marcel Pagnol, the great french film director, is said to have discovered an employee processing a pornographic film in his Marseilles laboratory and, after rebuking him, having asked : «Don’t you have trouble making such films ? »« Oh, no monsieur » the man answered. « That’s never the trouble at all. The trouble is always the story, monsieur, the story »

Marilyn Monroe où les difficultés de l’identification …

On peut semer le doute dans les esprits avec des productions ayant l’apparence de documentaires et dans lesquels on trouve de petits courts métrages mettant en scène des acteurs à leurs débuts, qui vont connaître la gloire par la suite….mais s’agit-il des vrais ?

u150239231.jpgA propos de The Appleknockers and The Coke Bottle, où l’on croit reconnaître Marilyn, Alpert et Knight, écrivent en 1971 :  

« The History of the Blue Movie and Hollywood Blue were simply compilations of old stag reels. Hollywood Blue, produced by Bill Osco, attracted extra attention by encluding two shorts that seemed to mark the cinematic debuts of two young performers who later rose to stardom.

The truth will probably never be known for certain, since the film was obviously made about the the same time as the famous Marilyn Monroe calendar photo, many feel that the girl isn’t Marilyn at all, but a look-alike name Arline Hunter, who enjoyed brief popularity in girlie magazines of the early fifty as « The poor man’s Marilyn Monroe »  »

Hollywood Blue propose également un extrait de film montrant une Barbara Streisand entreprenante et inattendue…. on en parle ici et

Le Rapport Kinsey (du nom de son auteur) qui tenta de faire comprendre à l’Amérique puritaine des années cinquante, qu’une femme n’était pas seulement une mère de famille, place la société américaine face à elle-même. Elle a évolué entre 1945 et 1960, elle va se muter à la vitesse de la lumière entre 1960 et 2000.

Progressivement on va passer du 16mm au 8 et au super 8, avant d’en arriver à la caméra vidéo et au camescope numérique sans oublier le téléphone portable.  La sex-tape suit la technologie comme son ombre : ce qui était réalisable en studio le  devient en appartement.    u106143981.jpg

La presse U.S. rapporte que vers la fin des années 60, quelques couples mariés de Californie, qui avaient pris l’habitude de se livrer à des « expériences » visant à repousser les limites de la liberté sexuelle et de la sexualité de groupe (autrement dit une « partouze»), avaient vu leurs ébats photographiés par un nouvel arrivant. Ce qu’ils n’avaient pas prévu c’est que les photos feraient l’objet d’un commerce. Ils firent l’objet de poursuites, pour adultère (un comble pour des couples mariés, du moins dans le laps de temps où chacun récupérait sa moitié) et perversion sexuelle en raison d’une ….« oral-génital activity » : ils durent plaider coupable et perdirent leurs emplois.

Mais rien n’y fit…le mouvement prit même de l’ampleur, malgré ce que les journaux appelaient l’acharnement de la loi .

La sex-tape ne se rattache à aucune catégorie socio-professionnelle : chanteurs, acteurs, sportifs, hommes et femmes de média, top-models, vedettes d’un jour produits par la télé-réalité ou internet, se retrouvent devant l’objectif, se dévoilant sans filtre (à leur corps défendant ?) ; et « Voici » une tranche de vie, sortie de son contexte, exposée sur la place publique.

Une liste peu farouche, qui met l’eau à la bouche !     même Wikipédia n’a pas résisté à la tentation

Par ici messieurs, dames   un portail parmi tant d’autres….

u125314421.jpgQuant aux motifs qui font qu’une vidéo se retrouve livrée au public, ils sont des plus variés : appât du gain (dans le cas de Tonya Harding), vengeance, exhibitionnisme, stratégie de communication ou recherche d‘une éphémère notoriété.

La seule question qui va demeurer quelque soit l’époque  sera la suivante : qui est devant la caméra, le sosie ou la célébrité ?

L’auteur reconnaît quelques fois les faits…   

« Actress Sharon Tate and her husband, director Roman Polanski, made a sex tape  » C’était en 1969 : le réalisateur le confessera dans une autobiographie. Le site  New-York Post en fait état.

Dans le film  « Le Serpent » d’Henri Verneuil, un agent français craque en découvrant la projection d’un film montrant sa fille en mauvaise posture…Verneuil qui avait adapté librement en 1973, l’œuvre de Pierre Nord, s’était documenté sur les techniques des services d’espionnage…On retrouve la même démarche dans Les Patriotes d’Eric Rochant en 1994.

Si l’on en croit l’info relevée sur Doctissimo en date du 16 avril 2008, les cinéastes étaient dans le vrai : l’acquisition de la sex tape de Marilyn Monroe par un collectionneur américain ne serait que l’aboutissement d’une histoire abracadabrante, où se croisent les noms d’Edgard J Hoover, patron du FBI et des frères Kennedy : le premier vouant une haine sans borne aux derniers. u126983921.jpg

Tout aussi embarrassante, l’orgie nazie de Max Mosley , le patron de la fédération Internationale de l’Automobile, remuant les souvenirs nauséabonds liés au passé fasciste de son père Oswald, tourne également à l’affaire d’espionnage. 

On retiendra que l’homme amateur de rites douteux, a, on ne sait trop comment,  sauvé sa place : y aurait -il quelque chose de pourri au Royaume de sa Gracieuse Majesté et de la monoplace ?

Le blog   Le Bain de Lucrèce  a consacré un article à la sex-tape, texte que nous reproduisons partiellement avec leur aimable autorisation.

« Comment acquérir une notoriété internationale quand on est une chanteuse belge ou croate ? Même si on est prophète en son pays et que l’on possède plusieurs cordes à son arc ( musicien, comédien, etc..) le plan de carrière international reste une tâche souvent insurmontable, compte tenu du fait que l’on est pas tout seul sur la ligne de  départ. Pourtant aujourd’hui, avec Internet, il existe un « plan-com » peu coûteux et rentable pour peu que l’on soit jolie (critère très subjectif, je le reconnais), audacieuse et expérimentée dans l’art de jouer de la flûte..

Ce moyen c’est la Sex-Tape.

J’ai choisi de vous présenter tout d’abord la chanteuse belge Alana Dante .

Alana a commencé sa carrière professionnelle en 1997 avec une version « dance » de la chanson de Céline Dion « Think Twice », en 1998 ce fut « Take Me for a u165103151.jpgRide » et « The Life of the Party » en 1999. Mais son audience était nationale, d’autant qu’elle échoua aux portes de la finale des sélections pour le Concours de l’Eurovision.

C’est alors que sortit sur la toile la sex-tape que vous pouvez visionner aussi chez Robont . Et là c’est l’orgasme hypertexte…

Certains sites font payer les internautes pour obtenir le précieux sésame, d’autres l’offrent : je donne quelques pistes pour apprécier la plastique d’Alana sans toucher aux bourses.

 A noter que le site Robont a répertorié la plupart des « sex-tape » circulant sur le net.  

Il mentionne également la chanteuse croate Severina Vuckovic, chanteuse, actrice, animatrice TV, candidate croate au Concours Eurovision de la Chanson en 2006, qui se singularisa par la diffusion d’une sex-tape où vous pourrez constater qu’il n’y a pas que le champagne qui coule à flots. »

Je n’irai pas jusqu’à établir une comparaison entre la sex – tape et le journal intime mais les deux citations qui suivent pourraient alimenter quelques débats :

« En fait, un journal intime, c’est fait pour être lu : on le cache mal en espérant que quelqu’un le trouvera « 

« Ma fille pense que je suis curieuse. Enfin, du moins, c’est ce qu’elle dit dans son journal intime ! »

Il y surement une hormone du voyeurisme qui nous pousse à visionner la sex-tape comme on feuillette le journal intime d’un proche…(Où va-t-il chercher tout ça ?)

Nous sommes donc devenus, par la grâce d’internet, notamment, les heureuxu161046991.jpg  propriétaires d’une magnifique paire de jumelles, qui plus est, à vision nocturne, nous offrant de nous délecter du spectacle offert à leur insu par nos chers voisins…

C’est cela la sex – tape …Et il y a fort à parier que la plus scandaleuse est à venir…



Performances…

Le sport, l ‘Amour, la nudité, le sexe…à l’origine cet article devait avoir une connotation didactique et non érotique. Mais on ne se refait pas et je dois reconnaître que je me suis laissé entraîné par mes mauvais penchants…

Voici donc, un très léger aperçu de ce que l’on peut trouver sur le net lorsqu’on associe Venus ou Aphrodite (version grecque ou latine ) aux Dieux du Stade .

Le sport dans l’antiquité : sans chemise, sans pantalon !!uns2361.jpg

« Devant une sculpture ou dans une scène peinte sur un vase on peut facilement reconnaître un athlète à sa nudité. En effet, pour l’entraînement et les compétitions, les athlètes étaient toujours nus. Leur corps, modelé par l’exercice, était saisi par les sculpteurs et les peintres qui s’inspiraient directement des athlètes et de leurs gestes pendant la pratique du sport pour créer ensuite leurs oeuvres.

La beauté d’un corps nu reflétait la beauté intérieure et témoignait de l’équilibre harmonieux entre le corps et l’esprit. La pratique du sport contribuait à trouver et à développer cette harmonie. »

Jeux Olympiques dans l’Antiquité… L’interview des athlètes par Nelson Monfort ?

 

Car vois-tu chaque mois je t’aime davantage….

Le premier calendrier « Les Dieux du Stade » fut publié en 2001. Le making of, lui donna une toute autre dimension à partir de 2004. Il fut critiqué, à un moment donné, pour son côté trop « suggestif ».

Une partie des bénéfices des ventes est reversée à des associations caritatives.

 

« Cette année encore, les beaux gosses du Stade Français et quelques champions olympiques invités pour l’occasion ont donné de leur personne en posant pour la neuvième édition du calendrier des Dieux du Stade. Au programme : regards ténébreux, muscles turgescents et ballons de rugby stratégiquement placés immortalisés par l’objectif de Peter Lindbergh, le grand photographe allemand spécialiste de la photo en noir et blanc.

Le rugbyman Christophe Dominici s’est de nouveau prêté au jeu en posant nu face à l’objectif sous une veste de costume, ainsi que Sergio Parisse ou Jean-Martin Hernan qui n’en finissent plus de nous faire baver en adoptant des postures viriles et lascives. Quelques semaines après la fin des Jeux Olympiques de Pékin, le Stade Français a invité de nouveaux modèles champions olympiques. On retrouve ainsi Nikola Karabatic, médaillé d’or en handball et le champion de boxe Brahim Asloum. En tout, le calendrier 2009 des Dieux du stade rassemble 39 photos en noir et blanc et pour celles eu ceux qui hésiteraient encore à céder à la tentation, notons qu’une partie des bénéfices sera reversée au Samu Social de Paris. Conclusion : on peut faire une bonne action et en plus se faire plaisir ! » 01 octobre 2008 – 11h36 par Amélie Ermenault

Chez people.plurielles.fr & Dieux du Stade

Rafael Nadal monte au filet …Faire l’Amour est un bon échauffement avant un match !
19-01-2009

u116644351.jpg « A l’occasion du lancement de l’Open d’Australie, le tennisman Rafael Nadal a décidé d’ouvrir un blog, en partenariat avec le Melbourne’s Herald Sun, un quotidien local. Il y révèle ses secrets les plus intimes, ses humeurs et n’hésite pas à répondre aux questions des internautes. Toute activité sexuelle est-elle bannie pour que les athlètes restent au top de leur forme ? Le sportif dément : « Un joueur peut tout à fait faire l’amour si ça lui permet d’être en meilleure forme pour jouer son match. »Mais entre deux gâteries, sa gourmandise préférée reste… les cookies ! »Je brûle tellement de calories que j’aime me faire plaisir en grignotant mes cookies préférés », confie-t-il » Suisse hebdo : jeu, sexe et match

Le couple Sport/Sexe….troublant ?

 

« Un mode de vie sain permet de réduire considérablement le risque de troubles érectiles. Un rôle essentiel joue l’activité physique. Elle contribue à la santé des artères. Une étude a montré: les hommes qui s’entraînent pendant une demi-heure par jour réduisent sensiblement le risque de développer des troubles érectiles par rapport aux hommes sans activité sportive » Source Troubles Érectiles le sport dans tous ses états

Sport, Amour et ciné….triolisme ?

« La scène d’amour, c’est une séquence que l’on a beaucoup chorégraphiée avec les acteurs, comme les combats de judo. Pendant la préparation, on avait un petit dojo pour nous tout seuls.

J’ai essayé de tourner la scène sans chercher l’ellipse. Mais faire l’amour à trois, ce n’est pas évident, et se retrouver à trois après l’amour, c’est très gênant ! Les garçons retrouvent leurs réflexes de sportifs, ils se jettent sur leurs gels douche… Vanessa est dans un état plus contemplatif. Dans les vestiaires, littéralement, les choses se nouent et se dénouent, mais dans quel sens ? Vanessa, elle a un lacet autour du poignet, elle est sérieusement entravée, mais Clément, lui, ne défait même pas ses lacets de chaussures…

C’est une manière simple d’aborder le sport : comme métaphore de la sexualité. Parce que le sport au cinéma, ça peut être vite chiant ! On a peut-être même un peu exagéré avec Vanessa qui a des courbatures le lendemain…

Dans cette scène où ils font l’amour tous les trois sur le tatami, les gestes sportifs deviennent des gestes tendres, sans que le passage de l’un à l’autre soit très marqué. Après, il y a quelque chose d’un peu athlétique et taciturne dans leur sexualité, une exagération que je trouve très drôle. » » (Antony Cordier au sujet de son film Douches Froides sur Universciné) Douches froides…Joutes amoureuses

Show le sport…

Kournikova, Sabatini, Manaudou, de préférence nues pour le plaisir de ces messieurs. u240061351.jpg

Cristiano Ronaldo, Fernando Torres, Rafael Nadal, Lewis Hamilton…pour les dames et les demoiselles.

Ah ! si les moteurs de recherche livraient tous leurs secrets, on réaliserait à quel point certaine sportives et sportifs libèrent la vanne à fantasmes. Bonjour les montées d’hormones et d’adrénaline. Certaines ont posé pour des magazines de charme, d’autres sont allées beaucoup plus loin. Panem et circenses ….le cirque des patins

Tonya Harding et Nancy Kerrigan deux patineuses, deux rivales

« Février 1994. Les Jeux olympiques d’hiver de Lillehammer, en Norvège, battent leur plein. Deux stars américaines du patinage se disputent la médaille d’or : Nancy Kerrigan, la princesse de la glace, jeune et gracieuse brunette considérée par les connaisseurs comme la favorite de la compétition. Et Tonya Harding, l’athlétique et sculpturale blonde, la première américaine à avoir réussi le triple axel en compétition, prête à tout pour conquérir la première place du podium. »

« Mais ce qui donne un relief tout particulier à ce duel sur glace, c’est que quelques mois plus tôt, Nancy Kerrigan a été la victime d’une agression sauvage au genou, qui a bien failli l’empêcher de participer aux J.O. Une attaque violente portée par un homme qui s’est volatilisé quelques secondes après avoir commis son geste. Très vite, les soupçons des enquêteurs pèsent sur sa rivale, Tonya Harding, qui aurait commandité l’attaque ! »

 

Secrets d’Actualité sur Coulisses TV

L’affaire se terminera devant la justice d’une part et sous forme de cassette vidéo, d’autre part, l’enregistrement de la nuit de noces de Tonya ayant été vendu à Penthouse pour une forte somme. Il se trouve toutefois des voix pour dire que cette « sex-tape » n’aurait pas été enregistrée, à la date indiquée par les époux. Quant à Tonya elle déclara ne pas avoir donné son accord pour une telle diffusion, dans le numéro de Penthouse de Septembre 1994 .

u117986491.jpg « On se demande bien ce qui a pu pousser une athlète de haut niveau à étaler ainsi sa libido devant la caméra. A-t-elle confondu la note parfaite du patinage – « 6.0 » – avec un autre chiffre, exposé dans le Kama-sutra, celui-là ? Confusion qui aurait fini de convaincre la petite blonde qu’une position si noble valait bien le même traitement médiatique qu’une triple boucle piquée. On devine bien que son passé de patineuse sur glace lui a inculqué que les figures imposées étaient importantes, mais ces figures-là ne s’imposaient pas.

Quant aux mérites comparés de Tonya – patinage et libertinage -, je ne pourrais vous en dire plus, chers lecteurs avides de détails, mes camarades de la rédaction me refusant une note de frais pour l’achat de cette cassette. Âmes charitables, envoyez vos dons. » Christophe Deroubaix

L’humanite.fr…le 22 septembre 1994

Fairplay le Lapin ?

« Retrouvez les 4 sportives Allemandes qui participent aux JO de Pékin : Petra Niemann(voile), Katharina Scholz (joueuse hockey sur gazon), Romy Tarangul (judo) et Nicole Reinhardt (kayak) nues dans la vidéo de shooting … Un exploit réalisé pour le PlayBoy Version « Allemagne » de septembre 2008 .A voir chez chauffeurdebuzz.com

Et aussi ….

Sexy Girls in Sports September 2000 (Playboy Newsstand Special 2000

Playboy December 1998
Katarina Witt (cover) cover photographed by Stephen Wayda and inside photographed by Lance Staedler, text by Katarina Witt (full frontal nudity, nude action photos).

Quel palmarès !

Miss Witt is:
Two-time Olympic Gold Medalist
Four-time World Figure Skating Champion
Miss Katarina Witt appeared in the movie Ronin, at about the same time as the photo shoot.
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Playboy September 1997
Playboy August 1996
Special Sex & Sports Issue

Playboy talk about Sport & Sex

Goaaaaaaaaaaaaaal !!!!!!!!!!!!!!

J’ai découvert Xuxa en 1983, quand je suis tombé en extase devant la photo très glamour, réalisée par le magazine « Manchete » l’équivalent sud-américain de Paris-Match et publiée le 20 décembre 1980 : Pelé était entouré de superbes créatures, Xuxa était l’une d’entre elles.

 

Sous mes yeux se dessinait les contours d’une histoire d’amour comme le Brésil les aime : Pelé allait quitter Rosa sur un coup de tête… ça change de Zidane et Materazzi..

Domingo, 4 de junho de 2006,
« Ajudei Xuxa a decolar na carreira » , diz Pelé

« O craque Pelé planeja lançar uma autobiografia, segundo informações da colunista Mônica Bergamo do jornal Folha de S.Paulo. Um dos assuntos do livro deve ser o relacionamento do ex-jogador com a apresentadora Xuxa Meneghel. »

« Ajudei a Xuxa a decolar na carreira, apresentando-a a alguns amigos meus que faziam filmes considerados, naquela época, um tanto picantes », afirma Pelé à publicação. Duas páginas da autobiografia do craque devem ser reservadas à apresentadora.

Pelé e Xuxa se conheceram durante uma sessão de fotos da apresentadora para a revista Manchetequando ela tinha 16 anos. Os dois ficaram seis anos juntos. « Convidei-a para assistir a um show de música, mas, como ela era muito jovem, precisei pedir permissão a seu pai », disse Pelé.

Segundo a Folha, quando Xuxa virou apresentadora infantil, Pelé recolheu os negativos do ensaio feito pela « rainha dos baixinhos » para a Playboyem 1982. Em troca das fotos, o rei do futebol concedeu uma entrevista exclusiva à revista. » Redação Terra

Xuxa et Le Roi Pelé

050211530323011.jpg « Maria da Graça « Xuxa » Meneghel is famous in Brazil as the host of a long series of popular variety shows for children. Xuxa was a teen model who later posed as a centerfold in the Brazil edition of Playboy(1982). That didn’t stop her from becoming the unabashedly sexy host of her own children’s TV shows, featuring Xuxa singing and dancing with her cadre of teen helpers (known as « Paquitas »), receiving visits from celebrities, and performing other colorful hijinks. An American version of her hit TV show lasted only one season, from 1993-94, but Xuxa has remained one of Brazil’s wealthiest entertainers.

Her name is pronounced SHU-shah… Xuxa has one daughter, Sasha, born in 1998; the father is actor Luciano Szafir…. In 1991, a failed attempt to kidnap Xuxa near her studios in Brazil left two people dead… Xuxa dated Brazilian soccer legend Pelé in the 1980s; she later dated racecar driver Ayrton Senna. » Xuxa et Ayrton

Évidemment il y avait de la matière pour d’autres articles si l’on pense aux frasques des footballeurs professionnels qui ne caressent pas uniquement le «cuir» , aux stars du basket qui vivent en cinémascope, aux rois de la « petite reine » qui peuvent monter autrement qu’en danseuse. Les aventures des Beckham, Ronaldo, Maradona, Henry, qui font les choux gras de toute la presse ….

Qui se souvient de Fausto Coppi et de ses amours extraconjugales…

« Coppi a atteint de tels sommets de popularité dans l’Italie encore très puritaine des années 50 que la présence à ses côtés de la très sexy Giulia Occhini, – appelée très vite La Dame Blanche à cause d’un imperméable blanc qu’elle porte sur une des premières photos – à ses côtés dans l’Izoard et puis sur le podium même du CM de Lugano … »

Fausto et la Dame Blanche

Aucun « rapport » avec ce qui a été dit …quoique

Ping-pong amoureux

Petit carnet de jeux à faire à deux
par Sandrine Albanel et Lorraine Vallotvbook1191.jpg

Présentation de l’éditeur
« Des jeux à faire à deux, légers et décalés, pour mieux connaître et redécouvrir votre partenaire… Tester l’alchimie de votre couple en mesurant vos « atomes crochus », vous plonger « la tête dans les étoiles » en traçant la carte de son corps, ou encore jouer votre intérieur avec « remue ménage » – un touché -coulé peut enfin vous débarrasser de l »affreuse armoire de sa grand-mère !Autant de jeux pour se jauger, se défier, se surprendre, se raconter, se séduire… Un ping-pong amoureux où l’on se renvoie la balle pour laisser, en fin de compte, l’amour gagner à tous les coups ! »
ça se passe ici

 



Ma petite entreprise… les Préliminaires

Pierre Lazareff, Pierre Desgraupes, Pierre Dumayet et Igor Barrère vous présentent Cinq colonnes à la une,

Ce soir un reportage exceptionnel sur les sex-toys….

Est-ce par goût de la provocation, ou le fait de mon imagination, mais j’aurais aimé voir   la stupéfaction de la France des années soixante,

  • celle Du Général, et du très érudit Georges Pompidou ( il fut l’auteur de l’Anthologie de la poésie française, éd. Hachette, 1961), 2001914400011.jpg

  • la France de feu l’Ortf qui censura, le 13 décembre 1971, Maurice Clavel, ce dernier quittant le plateau de l’émission « A Armes Égales » après la diffusion de son film avec cette phrase : « Messieurs les censeurs bonsoir ! »,

  • en bref j’aurais voulu voir le choc des générations…Un remake de la Douce et Vieille France prise dans l’explosion de mai 68, le tout en prime – time.

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I00019053 

J’aurais souhaité être le témoin privilégié de ce face à face avec notre société des années 2000, et son corollaire la liberté sexuelle.

Les mots sont lachés : sexe et liberté….

Les uns vous citeront en exemple le combat mené par les associations, les avocats, les médecins, Simone Veil et Lucien Neuwirth et disserteront  sur cette liberté qui fut aussi gagnée sur les bancs de l’Assemblée.

D’autres vous parleront de misérabilisme et de criminalité, en expliquant que derrière l’expression « industrie du sexe » se cachent la prostitution, la pornographie, et toutes les dérives liées au sexe.

Le sujet ne sera donc abordé ni à la façon du « Droit de Savoir » ou de « Confessions Intimes» , ni à la manière de « Vie Privée, Vie Publique» , encore moins dans le style « Capital » ou « Zone Interdite »…

Je ne sais pas faire…

L’article de ce jour va parler d’amour, et du jeu de l’amour, (un petit coucou à Marivaux) à travers une société et sa fondatrice, qui ont donné du sexe une image romantique sans être coupée de la réalité.

px0880241.jpg Pour ceux qui l’auraient oublié : si l’on se retrouve à deux, d’un commun accord cela va de soi, sur un oreiller, ( et ailleurs…) à se conter fleurette, c’est peut être, d’abord, parce qu’on s’aime.

Certes ce n’est pas tous les jours la fête mais comme le disait Musset : le plaisir des disputes c’est de faire la paix !

L’amour se conjugue, se décline : il y a donc des imparfaits, des passés simples, des conditionnels, quelques impératifs, et surtout des futurs.

C’est le message de Nathalie Giraud, créatrice de Piment Rose…

Petite parenthèse historique : les sex toys et la lingerie au fil des siècles

La Lingerie :

Si vous avez un peu de chance vous tomberez, nez à nez avec ce superbe reportage de Playboy

« An Overview of Ladies’ Underwear » by William Iversen, models photographed by Frank Laffitte and Richard Fegley – Playboy Juillet 1972

Sinon, on peut se diriger vers d’autres portails : la lingerie fait recette sur la toile :

Deux extraits puisés chez Blue et Capstyl…

« Avec l’apparition dès nouvelles matières (nylon en 1936, Lycra en 1960…) et de technologies permettant les imprimés et fantaisies, les soutiens-gorge et la culotte deviennent des objets de séduction alliant confort et esthétisme. Le Strech, le satin, la soie, la résille, la mousseline… s’emparent du marché des sous-vêtements. De nouvelles formes également, les strings et tangas dans les années 90 qui se fondent sous les vêtements. La tendance est au couvert invisible »

http://www.blue.fr/femme/histoire-lingerie.html0493601.jpg

« Trois siècles plus tard, nouveau bouleversement: montrer la naissance des seins est chose permise, sinon souhaitée. Dans le duché de Bourgogne, les femmes arborent une ceinture sous la poitrine pour remonter le corsage. Même si certains prédicateurs et le clergé s’en offusquent, les seins sont dressés, mis en évidence. Immortalisée par Jean Fouquet, Agnès Sorel (favorite de Charles VII) lance même la mode du sein dévoilé. Un seul, suggestif. »

http://capstyl.chez.com/histling.htm

Les Sex Toys :

L’intégralité du texte qui suit se retrouve sur Press and Play

« On retrouve même des illustrations de godemichés dans le Kâma-Sûtra, preuve qu’il

n’existait pas autant de tabous en Orient et que la notion de plaisir avec un accessoire était pleinement assumée.

En Occident, ce n’est qu’à partir du XVIIème siècle que l’ on assiste à l’apparition des

marchands de godemichés confectionnant des modèles sur-mesure.

En 1869, Georges Taylor invente le premier vibrateur à vapeur. Très vilain, encombrant, il laissera vite sa place à un vibrateur mécanisé à manivelle, alors largement utilisé pour soigner l’hystérie féminine, grâce au massage clitoridien. Pour l’anecdote : on pouvait soigner 6 patientes en une heure ! En 1900, figurez vous qu’une collection de vibromasseurs électriques et à essence a été présentée, lors de l’ Exposition Universelle à Paris ! Et oui !

 Après 1900, on assiste en un siècle seulement, à une véritable révolution : le 0878261.jpgvibromasseur devient plus petit et portatif (1905), et est intégré dans des catalogues de vente par correspondance (1918). Le vibromasseur arrive peu à peu dans la publicité et les féministes revendiquent son utilisation dans les années 70… »

http://www.pressandplay.fr/presse/sextoys.pdf

Le blog Chocolat Cannelle présente quant à lui le livre et le DVD de Christian Marmonier Godes’story – L’histoire du sex toy

http://chocolatcannelle.canalblog.com/archives/2008/11/01/11188323.html

Nous reviendrons par la suite sur l’ouvrage co-écrit par Nathalie Giraud.

Fermons la parenthèse

 Je vous convie, tout d‘abord, à lire deux interviews accordés par l’ordonnatrice de nos plaisirs, pour mieux appréhender la genèse de Piment Rose : de Sex in the City à aujourd’hui.

Nous poursuivrons, ensuite, cette vue en rose, par le blog et le site de celle que la blogosphére appelle « La bonne fée ».

Nous terminerons, enfin, sur la toile, à la Poursuite du Diamant …Romancing the Pink Pepper.

Il y a quelques années, j’avais écouté avec assiduité l’intervention de notre Working Girl sur RMC. Brigitte Lahaie l’avait invitée dans son talk show.

http://www.rmc.fr/blogs/brigittelahaie.php

Après l’émission j’ai bondi sur le téléphone pour appeler le standard de Piment Rose. Le dialogue qui suit est absolument véridique :

Question : Quel sex-toy me conseillez-vous d’offrir à une femme qui n’en a jamais essayé.ispc0280411.jpg

Réponse : le premier sex-toy qu’un homme offre à sa femme, c’est une rose..

Depuis leur dossier de presse n’a cessé de s’épaissir : Le Midi-Libre, Elle, Radio France Bleu Azur, Sud Radio, RMC, M6 Zone Interdite….

Par l’étrange lucarne

«  L’idée de créer Piment Rose est vraiment née d’une rencontre entre amies autours de pop corn et de chocolat en regardant la série américaine Sex in the City ! en direct des USA en 2002. »

« le concept Piment Rose répond aussi à une véritable philosophie dont le partage d’information est clé. Je pense que son originalité vient de ce qu’il renvoie non seulement une belle image du couple mais qu’il favorise le dialogue.  »

Interview Nathalie Giraud par Frédéric Vignale Le 7 mars 2006

http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article1957

Préjugés et tabous

Nathalie explique dans un autre interview paru le 15 décembre 2008, sur Wikine:

« On ne trouvait rien en France, j’ai demandé qu’on me ramène des produits des Etats-Unis pour pimenter ma propre vie amoureuse. J’ai répondu à un désir personnel et à une attente des femmes.»

W : L’introduction des sex-toys en France, ça s’est passé comment ?

600195bl1.jpg « Je me suis beaucoup inspirée du modèle anglais. J’ai vécu 15 ans en Angleterre et ils avaient une approche beaucoup plus ouverte de la sexualité qu’en France. Les réunions sex-toys, c’était très courant. Les boutiques étaient ouvertes sur la rue, ça ne gênait plus personne, il y en avait même à l’aéroport.»

 « En France, il a fallu d’abord vaincre la gène et instaurer le dialogue. Avant 2005, les principales ventes que nous faisions, c’était de la lingerie : 80% de lingerie et 20% d’accessoires érotiques. Maintenant c’est le contraire, on vend 5% de lingerie et le reste c’est des sex-toys.»

http://www.wikine.fr/interview-de-nathalie-de-piment-rose_2445.html/2

Le Site  

Dans sa recherche de la bonne stratégie marketing, la société se devait avant tout de mettre en avant une conception de l’amour (spirituel), le concept Piment Rose, en étant la traduction (matériel) .

La réussite tient au refus du modèle classique que l’on connaît sur Internet, c’est-à-dire l’approche commerciale agressive avec une connotation érotique parfois douteuse, à la limite de la vulgarité.

Plus qu’un site marchand, l’espace se devait être convivial avec des infos, des services, une boutique où les mots clefs sont le jeu et la gourmandise. Bref il fallait qu’une femme ou un homme s’y sente bien au point d’y revenir souvent. Par ailleurs, il y a un effet de surprise, les brésiliens parlent de « jogo de cintura», qui agit de telle sorte qu’on ne sait jamais quel nouveau « lapin », quelle nouvelle rubrique, la Fée du Web va nous sortir de son chapeau.  L’objectif a été largement atteint.   http://www.pimentrose.biz/ 

Le Blog :

                                        « Tu verras mon stylo emplumé de soleil

Neiger sur le papier l’archange du réveil »

Claude Nougaro

Elle aime écrire et manie la plume avec dextérité. Ses coups d’cœur, ses coups d’balai,u200835201.jpg  ses thématiques, ses secrets d’alcôve, sont autant d’occasions de donner libre cours à son imagination, de distiller dans ses billets quelques gouttes d’un esprit féminin aiguisé, saupoudré d’une passion culturelle pluridisciplinaire…et comme le dit Cyrano : à la fin de l’envoi , elle touche.   

http://nathalie.pimentrose.net/

« Le livre s’intitule Plaisir, il est signé Hilda Hutcherson et Nathalie Giraud : son originalité ? Il est « livré » avec un sex toy ! Il ne parle pas d’orgasme à tout prix ni de culte de la performance, mais donne des conseils intelligents et avisés pour répondre à toutes les questions pertinentes et impertinentes que vous vous posez sur votre sexualité.

Le Dr Hilda Hutcherson est gynécologue et enseigne l’obstétrique et la gynécologie à l’Université de Columbia. Elle signe également la rubrique « Sexe » du magazine Glamour et est auteur de nombreux best-sellers aux Etats-Unis. »

http://www.mylittlebuzz.com/?post/Le-livre-Plaisir-vendu-avec-un-sex-toy-721

Bruits et Chuchottements

Apparemment cette variété de solanacée a séduit le web…

http://forum.doctissimo.fr/doctissimo/fantasmes/piment-rose-sujet_152918_1.htm

http://www.elle.fr/elle/site/wikio/novembre-2008/love-sexe/4-piment-rose

http://www.psychologies.com/liens-utiles.cfm/lien/677/Piment-rose.htm

http://www.impudique.net/2008/02/le-1er-et-le-2-mars-piment-rose-fait-chauffer-le-moteur/

42165456151.jpg Dans une deuxième partie nous  aborderons les projets de Nathalie, ceux de Piment Rose,  l’aspect économique sera aussi évoqué : le développement des differents types de  vente, la création, la distribution …et l’ultime question : la Toy’s Story est-elle aussi victime de la crise ?



Ce lapin n’est pas crétin !

 Les  lecteurs chanceux qui maîtrisaient la langue de Shakeaspeare dans les années 60, pouvaient, u299444841.jpgoutre les photos de Playmates, se delecter d’articles, souvent visionnaires des meilleures plumes de l’époque, mais aussi de clichés de photographes hors pair, au fil des pages du mensuel au lapin….

Hugh Hefner, le créateur du magazine, avait un sens de la communication hors du commun, et savait dénicher les talents..

Voici une sélection de « papiers et reportages » parus dans Playboy ainsi qu’un bref hommage à deux hommes remarquables Arthur Knight, l’historien du cinema, et Hollis Alpert, critique et auteur.

Entre les deux parties, on fera un retour en arrière ou flashback sur cette révolution esthétique que fut l’intrusion de la nudité frontale dans les journaux de charme.

The Rabbit

  »Le célèbre logo, qui représente un profil stylisé de lapin portant un nœud papillon de smoking, a été dessiné par l’artiste Art Paul pour le deuxième numéro du magazine et est apparu sur la couverture de chacun des numéros depuis. Le lapin est caché dans le graphisme de l’image de couverture et les lecteurs peuvent joue à le retrouver. Hefner a dit qu’il avait choisi le lapin comme mascotte pour sa « connotation sexuelle humoristique ». Le premier choix avait été un cerf à grands bois, et c’est au dernier moment que sa tête a été remplacée par celle du lapin. »  http://fr.wikipedia.org/wiki/Playboy

Des noms, des noms !!!

u149367071.jpgLes grands moments de Playboy, (anniversaires et  numéros hors série non compris).

« The Cellophane Society » par Cecil Beaton  en Octobre 1957.

« The Short-Short Story of Mankind » par John Steinbeck  en Avril 1958.

Article & Photos of Charlie Chaplin, as well as a New suspense novelette par Ian Fleming  (Jame’s Bond 007) en Mars 1960.

« Hemingway Speaks His Mind » par Ernest Hemingway en Janvier 1961.

« TheIllustrated Woman » par Ray Bradbury en Mars 1961.

« The Wonderful Clouds, Part One » par Francoise Sagan en Avril 1962.

« Mortmain » by Graham Greene  » en Mars 1963.

Interview  de Malcolm X en Mai 1963.

Discussion
« The Playboy Panel: 1984 and Beyond »  : Poul Anderson, Isaac Asimov, James Blish, Ray Bradbury, Algis Budrys, Arthur C. Clarke, Robert A. Heinlein, Frederik Pohl, Rod Serling, Theodore Sturgeon , William Tenn , A.E. Van Vogt en Juillet 1963. 

Discussion
« The Playboy Panel: Jazz — Today and Tomorrow » avec Julian « Cannonball » Adderley,
u135999651.jpgDave Brubeck, John « Dizzy » Gillespie, Ralph J. Gleason, Stan Kenton, Charles Mingus, Gerry Mulligan, George Russell and Gunther Schuller en Février 1964.

Interview d’Ingmar Bergman en Juin 1964.

« BB: The Sex Kitten Grows Up » (Brigitte Bardot) by Andre Maurois, photographiée par Ghilian Dussart en Juillet 1964.

Interview de Martin Luther King Jr en Janvier 1965.

Interview  des Beatles (Paul McCartney, Ringo Starr, George Harrison and John Lennon) par Jean Shepherd en Février 1965.

Interview de Jean-Paul Sartre en Mai 1965.

Ursula Andress photographiée par John Derek en Juin 1965.

Interview de Marcello Mastroianni en Juillet 1965.

Jeanne Moreau photographiée par Douglas Kirkland Teddi Smith (cover) photographiée par Larry Gordon en Septembre 1965.

Interview  de la Princesse Grace de Monaco en Janvier 1966. 

Interview de Fredrico Fellini en Février 1966.

573010111.jpgInterview de Fidel Castro par Lee Lookwood en Janvier 1967.

Interview d’Orson Welles par Kenneth Tynan en Mars 1967.

Interview de Woody Allen par Sol Weinstein en Mai 1967.

Interview de Truman Capote en Mars 1968.

Interview de John Kenneth Galbraith  en Juin 1968.

Interview  de Stanley Kubrick  en  Septembre 1968.

Interview de Bill Cosby par Lawrence Linderman en Mai 1969.

Interview de Gore Vidal en juin 1969.

The Americanization of Vietnam »  par David Halberstam
« Reconciling the Generations » par le Senateur U.S. George McGovern en Janvier 1970

Satyricon Pictorial essay par Federico Fellini en Mai 1970.

Personnalité  : « All She Needs is Love » (Janice Joplin)  par John Bowers en Août 1970.

  »The High Cost of Fame (Symposium) with Michael Crichton, James Dickey, Sam Houston Johnson, Joe McGinniss, Mario Puzo, Gay Taliese, Studs Terkel, Kurt Vonnegut Jr., Dan Wakefield en Janvier 1971573009991.jpg.

The Age of Awakening  Modèles photographiés par David Hamilton en Août 1971.

Interview de Jack Nicholson par  Richard Warren Lewis en Avril 1972.

Interview  de Bernadette Devlin par  Eric Norden en Septembre 1972.

Maria Schneider photographiée par Raymond Depardon en Févier 1973.

Interview  de Milton Friedman par Geoffrey Norman en Février 1973.

Interview de Tennessee Williams par C. Robert Jennings en Avril 1973.

Interview  de Groucho Marx par Charlotte Chandler en Mars 1974.

Instant Warhol
Patti D’Arbanville, Dominique Darel and Dalila Di’Lazzaro Polaroids par Andy Warhol en Août 1974.

 Interview de Dustin Hoffman par  Richard Meryman en Avril 1975.

Interview Francis Ford Coppola by William Murray en Juillet 1975

En 1976 le Lapin s’ntéressera  à Elton John, Bruce Springsteen, David Bowie, à Walesa en 1981 et 1982, à Gabriel Garcia Marquez et Stephen King en 1983.

itf179s0361.jpghttp://www.playboy.com/

http://www.playboyenterprises.com/

http://www.aeolia.net/playboy/pb-a.htm

Perfumo di donna …parfums de scandale

 Jennifer Jackson est née le 6 février 1945 à Chicago. Elle est sélectionnée playmate du mois par Playboy en mars 1965. Elle est la première afro-américaine à être playmate.

Les Playmates du Mois d’octobre 1970 sont  les jumelles Mary and Madeleine Collinson (en première de couverture) photographiées par Dwight Hooker .

La première Playmate Asiatique, Porto Ricaine, New-Yorkaise, la première à porter des lunettes ou celle qui est entièrement épilée (voire siliconée)..retrouvez-les sur le blog Playboy. 

http://www.playboy.fr/blog/index.php?Playmates-les-premieres-fois/p2

La nudité frontale… en anglais

Paula Kelly la première dont le pubis était visible par réflexion d’un miroir

She is primarily noted for being the first woman to have shown pubic hair in Playboy magazine. Kelly posed in the August, 1969 issue of Playboy with her backside facing the camera and her pubic region visible in the reflection of a mirror. Classic Playboy logo. …

Liv Lindelandu283254951.jpg la première Playmate intégralement nue en page centrale…

As Miss January 1971, Liv Lindeland became the first centerfold to feature fullfrontal nudity, and the first Playmate to show pubic hair in a pictorial. Pictures of Liv clearly showed blondish pubic hair in several shots. (the first appearance of pubic hair in Playboy was in an August 1969 pictorial featuring actress Paula KellyPaula Kelly (born October 21, 1943 in Jacksonville, Florida) is an American dancer and actress in motion pictures and television. …

http://www.nationmaster.com/encyclopedia/Liv-Lindeland

Arthur Knight et Hollis Alpert : professionnels et érudits, ils donnèrent du Sexe au Cinéma une vision lucide. Leurs articles remarquablement documentés ne se contentaient pas du simple commentaire de l’image. 

Born Arthur Rosenheimer, September 3, 1916, in Philadelphia, PA; died of a heart attack, July 25, 1991, in Sydney, Australia; son of Arthur and Claudia (Oppenheimer) Rosenheimer; married Mary Ann Nyberg (a costume designer; divorced); married Anne Elizabeth Hall (a writer), September 25, 1981.

http://www.filmreference.com/film/82/Arthur-Knight.html

ALPERT–Hollis, Author and Film Critic, died November 18, 2007 in Naples, FL. In 19501956, he was fiction editor at The New Yorker, a film critic for Saturday Review and  Woman’s Day, a book reviewer for The New York Times, and contributor of short stories and essays of famous film personalities to Playboy, Esquire and Cosmopolitan. He then gs2190321.jpgbecame managing editor of World Magazine, and editor-in-chief of American Film Magazine. In 1966, he founded the National Society of Film Critics with Pauline Kael. He wrote nine novels and several biographies of Hollywood personalities. A compilation of his life’s work resides at Lawrence and Lee Theater Research Institute at Ohio State University. For further details contact Lacey King at (239) 591-8470. Published in the New York Times on 11/25/2007

http://groups.google.com/group/alt.obituaries/browse_thread/thread/8d9d69e9847cc73b

The National Society of Film Critics was founded in Hollis Alpert’s New York City living room in 1966 by a group of film critics who had been denied membership into the New York Film Critics Circle, a group favored by critics who worked in newspapers.

Tentative d’Index chronologique… 

Playboy March – 1959 -  »The Horror of It All » by Hollis Alpert and Charles Beaumont.

Playboy April – 1960 -  »The Far Out Films » by Arthur Knight.

Playboy April – 1962 -  Cinema on a shoestring  by Arthur Knight

Playboy April – 1965 -   The History of sex in Cinema – Part one The Original Sin by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy May – 1965 -   The History of sex in Cinema – Part two  Compounding The Sin by 573010381.jpgArthur Knight and Hollis Alpert

Playboy June – 1965 -   The History of sex in Cinema – Part three  The Twenties Hollywood’s Flaming Youth by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy August – 1965 -   The History of sex in Cinema – Part Four  The Twenties Europe’s Decade of Decadence and Delirium  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy September – 1965 -   The History of sex in Cinema – Part Five  Sex Stars of The Twenties  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy February – 1966 -   The History of sex in Cinema – Part Seven  Europe’s Decade of Unbuttoned Erotica   by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy April – 1966 -   The History of sex in Cinema – Part Eight Sex Stars of The Thirties  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy August – 1966 -   The History of sex in Cinema – Part Nine  War and peace in Hollywood  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy September – 1966 -   The History of sex in Cinema – Part Ten  War and peace in Europe  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy October – 1966 -   The History of sex in Cinema – Part Eleven Sex Stars of The 2002262740011.jpgForties  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy January – 1967 – The History of sex in Cinema – Part XIV Sex Stars of The Fifties  by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy April – 1967 – The History of sex in Cinema – Part XV Expérimental films : A cinematic survey of the underground avant-garde by Arthur Knight and Hollis Alpert

 Playboy June – 1967 – The History of sex in Cinema – Part XVI The Nudies by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy Novembre – 1967 – The History of sex in Cinema  « The Stag Film. » by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy April – 1968 –  The History of sex in Cinema – Part XVII The Sixties by Arthur Knight and Hollis Alpert

Playboy July – 1968 – The History of Sex in Cinema, Part XIX: The Sixties Eros Unbound in Foreign Films

Playboy January – 1969 – The History of Sex in Cinema, Part XX: Sex Stars of the Sixties

 Playboy December – 1970 – « Sex Stars Of 1970″   by Arthur Knight & Hollis Alpert

Playboy November –  1971 -  « Sex In Cinema 1971″ by Arthur Knight & Hollis Alpert

Playboy December –  1972 -  « Sex In Cinema 1972″ by Arthur Knight & Hollis Alpert

Playboy December –  1973 –   »Sex Stars of 1975″ by Arthur Knightu140969461.jpg

Playboy February  –  1974 – Interview Clint Eastwood by Arthur Knight.

Playboy December –  1974 -   »Sex Stars of 1974″ by Arthur Knight

Playboy December –  1975 –   »Sex Stars of 1975″ by Arthur Knight

Playboy December -  1976 -    »Sex Stars of 1976″ by Arthur Knight

Playboy December  – 1977 -    »Sex Stars Of 1977″  by Arthur Knight

Playboy November – 1978 – « Sex In Cinema 1978″ by Arthur Knight

Playboy November – 1979 –   »Sex In Cinema 1979″ by Arthur Knight

Les Sources :

http://www.whosdatedwho.com/what/magazine_view.asp?ID=229&year=1972 

http://usedmagazines.com/cgi-bin/adult.cgi

http://unique-antique.org/default.aspx

Et demain..

f00218291.jpgChristie Hefner: from Playboy to Obama?

by Robin Jennings, OregonLive.com  Monday December 08, 2008,

After 20 years at the helm of Playboy Enterprises, Hugh Hefner’s daughter Christie has announced that she is stepping down from her position as chief executive officer. She plans to stay on the board until a new CEO is installed.

 But what will she do next?

« Last month marked my 20th anniversary as CEO, » said Christie Hefner. « Just as this country is embracing change in the form of new leadership, I have decided that now is the time to make changes in my own life as well. »

« What does Barack Obama have to do with your decision to step down from Playboy? » asked CNBC’s Larry Kudlow in a televised interview.

« I have long wanted to be more involved in public service, » she said.

« Like many Americans, I’ve been struck by the call to service that was the hallmark of the campaign, and I was an early supporter of Senator Obama — now President-elect Obama — and I believe deeply in what he wants to do for our country, » she explained. « I’ll be looking for ways to serve in which I can be helpful in that regard. »

« I haven’t spoken to anybody on the transition team — yet, » conceded Hefner, when pressed for her possible upcoming role.

 http://www.oregonlive.com/idahosportugal/index.ssf/2008/12/christie_hefner_from_playboy_t.html

Playboy n’était pas un simple journal de sexe….le lapin avait  trop de classe pour se contenter de ce genre de carottes ….



Sexe cathodique….Le petit écran

A l’occasion de la Saint-Valentin 2008, l’Ina ( Institut National de l’Audiovisuel ) mit en ligne sur son site plus de 160 vidéos sur le sexe à la télé.

Mais c’est sur Mediapart et également dans l’ouvrage de Jean Jacques Ledos, intitulé « L’âge d’or 800877621.jpgde la Télévision 1945-1975″, publié par l’Harmattan, que se trouve le nom de l’oeuvre qui mit le feu aux poudres :

  »Le téléfilm en question s’appelait L’Exécution. Le scénario était d’Antoine-Louis Dominique, pseudonyme de Dominique Ponchardier (1917-1986), compagnon de la Libération, créateur de la série «Le Gorille», qui popularisa le mot «barbouze» à la fin de la guerre d’Algérie, après avoir repris du service contre l’OAS. L’Exécution avait pour directeur photo le grand Ghislain Coquet. Le réalisateur n’était autre que Maurice Cazeneuve, né en 1923, directeur de la deuxième chaîne (couleur !) de 1968 à 1971, père d’un autre réalisateur de talent, Fabrice Cazeneuve »

http://www.mediapart.fr/club/blog/antoine-perraud/070708/d-une-inobservation-de-mm-schneidermann-et-jeanneney-sur-si

Le dos nu de Nicole Paquin (ne pas confondre avec Orlane Paquin qui joue dans  la série TV « Vive la vie » et au cinéma dans « La Horse »)  http://www.serietele.com/serie-889.html) va, en ce 29 Janvier  1961 http://www.bide-et-musique.com/artist/3497.html , inciter Raymond Janot directeur de la RTF à instituer le Carré Blanc.

En  1964, c’est «  l’extrême pudibonderie de la télévision des années gaulliennes qui révoque la speakerine Noëlle Noblecourt pour de simples genoux dénudés »

A découvrir  Le Voile, Le Miroir et l’Aiguillon par Agnès Chauveau  http://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2001-4-page-97.htm

 ( Agnès Chauveau est maître de conférences à l’Université de Paris X-Nanterre, directrice du DESS « Consultant culturel, projet culturel et environnement social », chargée de séminaire à l’IEP de Paris dans le cycle d’histoire du 20esiècle et chercheur associé au CHEVS.

Elle a publié notamment L’audiovisuel en liberté ? Histoire de la Haute Autorité, 1982-1986 (Presses de Sciences Po, 1997) et plus récemment en collaboration avec Philippe Tétart, Introduction à l’histoire des médias, 1881-1998 (Armand Colin, 2000). Elle a également participé à L’écho du siècle. Dictionnaire historique de la radio et de la télévision en France, dirigé par Jean-Noël Jeanneney (Hachette Littératures/Arte-La Cinquième, 2000).

2002124210011.jpg En 1966 La Tour de Nesle de Jean-Marie Coldefy, fait l’objet d’une censure et sera gratifiée d’un magnifique petit carré blanc

Voici ce qu’en dit l’Ina :

« Adaptation du roman d’Alexandre Dumas dont l’action se situe en 1314, à Paris, sous le règne de Louis X le Hutin, à la taverne d’Orsini, à la Tour de Nesle, au Louvre (où le roi de France a élu domicile) et dans un cachot du Châtelet. – L’impétueuse reine Marguerite de Bourgogne et ses deux soeurs, Jeanne et Blanche, se livrent la nuit, dans des chambres de la Tour de Nesle, à de somptueuses orgies. A l’aube, leurs partenaires sont égorgés par des hommes de sac et de corde. L’un des jeunes gens sacrifiés est le frère jumeau du favori de Marguerite. Celui-ci qui n’est au courant de rien clame vengeance. L’aventurier Buridan jure de dénoncer la criminelle. Il exercera d’effroyables chantages sur Marguerite, deviendra le premier personnage du royaume, sera jeté au cachot et aura, à l’issue de ce drame fertile en meurtres, en duels et en machinations de toutes sortes, une fulgurante révélation. »

Les somptueuses orgies auxquelles il est fait allusion, n’ont rien de commun avec celles que l’on peut découvrir au cinéma dans un film tel que Shortbus, par exemple. Je n’ai visionné que l’extrait proposé sur le site de l’Ina, occasion de revoir quelques visages connus, mais il est fort probable que le carré blanc fut apposé tant pour la moralité que pour quelques corps dénudés. Question d’anticiper le courroux de téléspectateurs bien pensant, qui auraient été rapidement relayés par le courrier des lecteurs des magazines télé de l’époque (Télé 7 Jours, Télé-magazine, Télé-poche)…Les internautes semblent d’ailleurs avoir porté leurs choix sur la version d’Abel Gance avec Pierre Brasseur.

Les cabarets

Si le sexe ne peut entrer dans les chaumières par le biais du cinéma, il le fera par celui du Paris Canaille : Folies-Bergère , Lido, Moulin Rouge, Concert Mayol, Casino de Paris, Crazy Horse….tous ces noms, synonymes d’une permission de minuit accordée à une province qui regarde encore Paris comme un fruit défendu.

Le Tabarin

« Le 3 juin 1966, l’enseigne du Tabarin s’allume une dernière fois pour un gala de charité au profit de l’orphelinat des artistes, avec un parterre de personnalités : Marcel Achard, Yves Robert, Danièle Delorme, Marcel Amont, Bernard Blier, Francis Blanche, Raymond Devos, René-Louis Lafforgue, Suzy Delair, Juliette Gréco… »564055191.jpg

Ces phrases sont extraites de l’Encyclopédie Encarta. Il faut rectifier l’erreur concernant l’adresse de cet établissement situé au 36 rue Victor Massé et non Victor Hugo.

Mais je dois avouer que mes souvenirs étaient plutôt flous, en dehors de l’étrange vision d’un carrousel de jolies filles ..

C’est un extrait de Catherine Certitude de Modiano qui vint à mon secours:  

« La mère de Denise était l’une de ces cavalières de Tabarin que l’on voyait sur le grand manège aux chevaux de bois. Le manège tourne, tourne de plus en plus lentement, les chevaux se cabrent et les cavalières se renversent en arrière la poitrine nue, les cheveux dénoués. »

(Portraits de l’artiste dans l’oeuvre de Patrick Modiano Par Annie Demeyère publié aux Editions de l’Harmattan)

Le cabaret représentait l’innovation en matière de salle de spectacle ainsi que Jacques Pessis l’explique sur ce portail :

http://cabaretsworld.com/index.php?option=com_content&task=view&id=180&Itemid=37

L’Ina conserve propose deux émissions extraites de ses archives

« La rétrospective du célèbre cabaret Tabarin, démoli le lendemain du passage de « Cinq colonnes à la une » à la télévision, réalisée grâce aux témoignages de ceux qui y ont travaillé et à l’aide de films d’époque retraçant les ballets et spectacles du Tabarin.

 En direct du cabaret Tabarin qui sera détruit très bientôt, Pierre Tchernia assiste à la préparation de la soirée d’adieu organisée par Juliette et Marcel Achard et interviewe les personnalités qui vont participer à ce dernier spectacle : Gérard Calvi au piano, Marcel Achard et Robert Dhery, Dominique Perrin, organisateur du gala, Paul Pacini qui dirige le spectacle, Raymond Devos qui incarnera Foutit le clown et Marcel Amont qui chantera « la caissière du grand café ». »

 http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&full=Higgins%2C+Robert&num_notice=6&total_notices=6

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Les Folies Bergère

Le 2 mai 1969 les Folies-Bergère fêtent leur centenaire.

L’évènement est commenté ainsi sur le portail du music-hall :

« Antonia Derval, dont la direction ne s’était jusqu’alors exercée que sur les ateliers de couture du théâtre, succéda à son mari. En 1968, elle fit représenter pour célébrer le centenaire de son établissement Et vive la Folie, revue rétrospective traçant l’histoire des Folies. Pas de vedettes, mais toujours l’avalanche de décors, costumes, broderies, plumes et paillettes. »

http://www.foliesbergere.com/127ans/p08.html

Il n’est pas fait mention de cette étonnante version du Lac des Cygnes, mi classique, mi moderne, où l‘on prend conscience que ces danseuses qui étaient souvent dévêtues avaient une solide formation classique…

Je vous parle d’un temps disait la chanson…c’était l‘époque des Coquatrix, des frères Clérico, des Derval, d’Hélène Martini, et d’un décorateur d’origine hongroise nommé Michel Gyarmathy… Le directeur artistique avait expliqué que l’introduction de nu intégral féminin dans les revues et de nu masculin, pour être dans l’air du temps n’avait pas correspondu à l’image que le public se faisait des Folies-Bergère…

Le Moulin Rouge

C’est la revue Fantastic (1970-1973) qui restera dans ma mémoire avec comme principaux tableaux

Un hommage à la télévision : Télé Soir Moulin Rouge avec Léon Zitrone et Igor Barrère, la 573010031.jpgrêverie japonaise, avec Kiki le dauphin et son amie Gillian, les années folles de 1930 et ce tour du monde de l’amour, où l’on savoure cet intermède rafraîchissant : des Amoureux de Peynet, plus  vrais que nature se déclarent leur flamme : « je t’offre mon cœur, je te donne le mien » et la jeune femme ouvre son corsage pour montrer son sein gauche à son compagnon…

Aujourd’hui une revue à la télé n’est plus un évènement, même si c’est le Crazy le 31 décembre….

Les feuilletons d’access prime time

Après « Bonne nuit les Petits» , « Aglaé et Sidonie » ou le « Manège Enchanté » les grands avaient leur feuilleton..

Janique Aimée, l’Abonné de la Ligne U, Allo Police, captivent autant que Belphégor au point de protester lorsque la fin d’une série n’est pas conforme aux désirs du public. Mais il y aussi d’autres pépites…

La Révolte des haïdouks est un feuilleton télévisé d’aventures franco-roumain, en 20 épisodes de 26 minutes, diffusé à partir du 1er janvier 1972 sur l’ORTF.

Aux XVIIIe siècle, la lutte de héros du peuple roumains (les haïdouks) face à l’envahisseur Turc.

Jusque là rien de problématique jusqu’au jour où quelques hommes font irruption dans des lieux réservés aux femmes. Au centre de cette pièce, un bassin où s ’ébattent de jeunes femmes nues.

Il est étrange que cet épisode ne soit pas relaté sur la toile, car la question qui fut posée à l’époque, celle du visionnage d’avant diffusion, fit débat.

La production franco-roumaine fut suivie d’un autre feuilleton tout aussi controversé.

E2004055880011.jpgn effet La Marche de Radetzky, surprit les téléspectateurs, dans sa première version pour la télévision adaptée du roman de Joseph Roth qui retrace la chute de l’Empire austro-hongrois et la désintégration de la société autrichienne à travers trois générations de la famille von Trotta…Quel était l’objet du délit ? Pas grand-chose. …juste quelques officiers en galante compagnie dans une maison close tentant de se changer les idées dans le décolleté de ces dames…Pas de  quoi fouetter un chat…(quoique l’expression ne soit pas tout à fait adéquate).

Littérature, Comédie Française, et grands réalisateurs

Les Rois Maudits

Un ingénieur de feu l’ORTF, m’avait confié il y a quelques années, que le tournage des séquences de la Tour de Nesle, avait été suivie avec une grande assiduité par toute l’équipe technique. Cette anecdote, dont je ne remet pas en cause la véracité, atteste du virage, déjà amorcé par d ’autres que prend la réalisation et l’adaptation : on peut désormais, introduire le nu et l’érotisme à la télévision avec d’excellents comédiens issus pour la plupart du Français et ainsi respecter fidèlement l’essence de l’œuvre.

Adaptée de l’œuvre de Maurice Druon par Marcel Jullian, et réalisée par Claude Barma, la série Les Rois maudits, qui comporte six épisodes de 102 minutes, a été diffusée entre le 21 décembre 1972 et le 24 janvier 1973 sur la deuxième chaîne de l’ORTF.

Jean Piat est Robert III d’Artois , Hélène Duc (Mahaut d’Artois) , Louis Seigner (Spinello Tolomei) , Jean-Luc Moreau (Guccio Baglioni) , Catherine Rouvel (Béatrice d’Hirson) José Maria Flottas ( Philippe V le Long ) , Georges Ser (Louis X le Hutin ), Geneviève Casile (Isabelle de France) , Jean Deschamps (Charles de Valois) , André Luguet (Hugues de Bouville) , Michel Beaune (Edouard VII d’Angleterre) ,Claude Giraud (Lord Roger Mortimer) , Georges Marchal (Philippe IV le Bel) , Muriel Baptiste (Marguerite de Bourgogne) , Catherine Rich (Jeanne de Bourgogne) , Catherine Hubeau (Blanche de Bourgogne) , Monique Lejeune (Clémence de Hongrie) , Anne Kreis (Marie de Cressay) , Jean-Louis Broust (Edoaurd III d’Angleterre) , Benoît Brione (Philippe VI de Valois) , André Falcon ( Enguerrand de Marigny), Henri Virlojeux (Le Cardinal Jacques Duèze/Jean XXII)…

Les comédiens avaient été choisi avec discernement, et il y avait dans la réalisation, un aspect théâtral qui ajoutait de l’intensité aux quelques scènes « osées » : La Tour de Nesle, la nuit de noces de Clémence de Hongrie, les pillages de Robert d‘Artois…

Les internautes pourront retrouver celle qui eut un de ses plus beaux rôle avec Marguerite de Bourgogne, Muriel Baptiste.

L’actrice nous a quitté tragiquement à l’âge de 52 ans, le 7 septembre 1995.

http://fansdemurielbaptiste.oldiblog.com/

http://patricks829.skyrock.com/

La Duchesse d’Avila est un feuilleton télévisé français en 4 épisodes de 70, 130, 55 et 100u137841901.jpg  minutes, créé par Philippe Ducrest et Véronique Castelnau d’après l’œuvre de Jean Potocki intitulée Manuscrit trouvé à Saragosse, réalisé par Philippe Ducrest et diffusé du 4 au 25 juillet 1973 sur la deuxième chaîne de l’ORTF.

Si l’adaptation télévisée respectait l’œuvre on aurait du être face à ce que Dominique Fernandez appelle Les mille et une nuits andalouses :
« Formidable hymne à la vie et au plaisir de vivre, roman picaresque, conte libertin, drame d’amour, roman dans le roman, le Manuscrit trouvé à Saragosse…. »
Dominique Fernandez, Le Nouvel Observateur, 10 août 1989

http://www.jose-corti.fr/titresromantiques/manuscrit-saragosse.html

Et d’ailleurs La Duchesse d’Avila est présentée par les magazines « télés » comme un moment d’érotisme à la télévision. Hélas on reste sur sa fin, et les deux princesses maures, Emina & Zibelda nous laissent espérer une scène qui ne vient jamais ; nous sommes en 1973 et la France Pompidolienne, ne saurait accepter sur ces petits écrans, un remake des Contes de Canterburry, du Décaméron, ou des Mille et Une Nuits…

On laisse cela à Pier Paolo Pasolini…

La Confession d’un enfant du Siècle d’après Alfred de Musset avec Marie-Christine Barrault et Sami Frey en 1974…Santelli parvient à restituer tout cet univers du roman sans doute autobiographique, où le personnage principal est partagé entre les soirées de débauche dans les bordels et un amour romantique.

Le Père Amable réalisé par Claude Santelli en novembre 1975, d’après Guy de Maupassant avec Geneviève Fontanel et Fernand Ledoux.

Une nouvelle version fut produite pour France 2 par Jacques Santamaria et Gérard Jourd’hui, la réalisation confiée à Olivier Schatzky.

« Le jeune fermier Césaire épouse Céleste contre la volonté du père Amable, son vieux père qui refuse d’entretenir l’enfant que Céleste a eu d’un autre homme. La famille s’installe néanmoins à la ferme. Césaire s’épuise au travail et meurt, laissant le père Amable et Céleste seuls, face à face. »

http://dvdtoile.com/Film.php?id=47078#resume

 

u194996211.jpg Les Peupliers de la Prétentaine (1975) de Jean Herman avec une Catherine Hubeau, très séductrice, et un Jacques Alric gargantuesque. Odette Joyeux en étant l‘auteur….

Claude Santelli

On ne peut parler de télévision sans consacrer quelques lignes à Claude Santelli. Producteur, réalisateur, scénariste, il était l’homme aux multiples facettes :

  • Celui qui avait fait aimé la littérature aux enfants par le biais du Théâtre de la jeunesse en leur faisant découvrir la Comtesse de Ségur ou Charles Dickens;

  • Celui qui produisit « Les cent Livres des Hommes » en collaboration avec Françoise Verny. Sa version de l’Enfer de Dante Alighieri, diffusée à une heure tardive, saura traduire sans trahir, sans crainte de choquer par ce qui pouvait constituer alors des audaces ou des provocations.

France Dougnac, Marie-Christine Barrault, Isabelle Huppert, Geneviève Fontanel, Brigitte Fossey, se virent offrir de magnifiques rôles, voire parfois leur première apparition à l’écran.

L’Opéra

Pour donner une idée assez précise de l’ampleur d’un mouvement qui prend naissance après les années 70, j’ai relevé cet article sur le site de Radio Canada.

Du Classique au Glamour Émission du 10 janvier 2003

L’opéra se déshabille ( journaliste : Josée Dupuis – réalisatrice : Kathleen Royer )

Dans un monde où la concurrence est omniprésente, le milieu des arts n’échappe pas à la tentation d’oser pour attirer les foules. Il est de plus en plus fréquent de voir des scènes de nus dans les opéras ou, à l’opposé, de voir des interprètes de musique classique se faire habiller par de grands couturiers.
Le sexe, l’obsession du look et de l’effet choc sont de plus en plus utilisés par des metteurs en scène à la recherche de nouveaux publics. Or, plusieurs artistes craignent qu’on en arrive à 07369frl1.jpg sacrifier la qualité de l’interprétation au profit du spectacle.

Cet été en Autriche, le Festival de Salzbourg a proposé un Don Giovanni très aguichant, au point où les musiciens de l’orchestre ont connu de légers problèmes de concentration durant les répétitions. Sur scène, le célèbre Don Juan était entouré de femmes en soutien-gorge et petites culottes, une gracieuseté de la lingerie Palmers, qui commanditait cette production. Une nouvelle tendance, selon la chef d’orchestre Agnès Grossmann. « Ce qui m’étonne surtout, c’est qu’on a eu 50 ans de féminisme pour éviter que la femme soit un objet de désir, on fait tout pour ne pas être utilisée comme femme et là, on a exactement le contraire ! »

Ce qui faisait scandale il y a à peine 20 ans ne cause plus grand émoi aujourd’hui. L’an dernier, à Londres, on a présenté un Rigoletto plutôt décadent, avec orgie sur scène, un spectacle à la limite de la pornographie.

Et l’Amérique n’y échappe pas. L’opéra n’est plus ce qu’il était. Toutes les audaces sont permises. L’opéra ne connaît pas vraiment de problèmes d’assistance, mais les productions coûtent cher et elles doivent être rentables. De plus, il faut penser à rajeunir la clientèle. Les grands responsables de ce changement de style sont les metteurs en scène de cinéma et de théâtre, qui travaillent de plus en plus à l’opéra. Les chanteurs doivent se plier désormais à leurs nouvelles exigences. http://www.radio-canada.ca/actualite/zonelibre/03-01/look.html

Le Grand Macabre de Gyorgy Ligeti

« Les mélomanes branchés se pâment déjà. Peter Sellars, l’enfant terrible de la mise en scène lyrique, revient à Paris avec le sulfureux Grand Macabre. L’ouvrage de Ligeti, monté au palais Garnier, en 1981, par Daniel Mesguich, déclencha l’ire des critiques («Bouffonneries émaillées d’obscénités», «fantasmes de collégien», «pornopéra intellectuel») et provoqua un scandale mémorable, au point que l’on croit souvent que cette «poubelle post-historique» – selon la définition de son créateur – fut ouverte pour la première fois à Paris. Elle fut en réalité créée à l’Opéra de Stockholm, le 12 avril 1978, dans une mise en scène du colibrettiste Michael Meschke, qui, directeur d’un théâtre de marionnettes, introduisit le personnage d’Ubu roi en Suède. »

http:/gs2191341.jpg/www.lexpress.fr/informations/macabre-grand-macabre_627105.html

Daniel Mesguich crée le scandale en faisant se déshabiller intégralement des jeunes femmes sur la scène de l’opéra en décembre 1981. On concevait jusqu’à ce jour la nudité dans certains spectacles de danse contemporaine ou encore dans des Comédies Musicales tel que Oh Calcutta …

« Dix acteurs jouaient et dansaient nus. Ils simulaient les gestes de l’acte sexuel. Cette série de sketches érotiques avaient notamment été écrits par Samuel Beckett, Dan Greenburg, auteur de comédies à succès, et John Lennon mais l’apport de chaque auteur était laissé délibérément dans l’anonymat. Un inspecteur de la brigade des moeurs de New York était présent dans la salle : afin que la police n’intervienne pas, il avait été décidé avec les comédiens que les parties les plus intimes de leurs corps n’entreraient jamais en contact. La distance réglementaire qui devait séparer les comédiens avait été fixée à l’épaisseur de trois kleenex! Léo Sauvage, le correspondant permanent du Figaro, avait alors déclaré que « l’avenir du nouveau théâtre se joue au millimètre près« . Avant la première, les critiques s’étaient demandées si Oh Calcutta! serait plus scandaleux que Che. Cette pièce avait été écrite en hommage à Che Guevara. Le président des États-Unis, vêtu du seul haut-de-forme étoilé de l’Oncle Sam et le révolutionnaire, également nu, pratiquaient en scène la sodomie et la fellation. Cette pièce était présentée par son auteur comme un pamphlet politique mais son argument publicitaire était très vendeur : pour la première fois, la salle pouvait assister à un accouplement authentique entre comédiens. Cette pièce très scandaleuse fut suspendue après la générale. Oh Calcutta! fit tout de même apparaître Hair comme une revue de patronage et fut vivement critiqué »

Source : 01/09/2001, Marie-Véronique Guilmont

http://www.regardencoulisse.com/articles/article.php?num=363

Moise et Aaron de Schoenberg

Moïse et Aaron , est un opéra en trois actes d’Arnold Schoenberg créé à Zurich en juin 1957.

« Au second acte, Moïse a quitté son peuple pour recevoir les tables de la Loi. Livré à lui-même, le peuple doute et prend pour argent comptant les paroles d’Aaron, maître à bord. Orgie, chaos, adoration du Veau d’or et des images païennes: l’humanité abandonnée se détourne de la parole divine, en l’absence de Moïse. A son retour, ce dernier brise les idoles, casse les tablesu121405821.jpg  de la Loi, accable son frère pour son esprit pernicieux et manipulateur. »

http://www.classiquenews.com/applaudir/lire_article.aspx?article=1077&identifiant=2007512SG7711V85FRLAFLUICFPZSL0Z

 

Ceux qui ont vu cet opéra inachevé, d’un abord difficile car la musique y est ici dodécaphonique, n’oublieront pas la scène du Veau d’or, qui est beaucoup plus expressive que la chasteté hollywoodienne de Cecil B de Mille.

Même Le Prince Igor d’Alexandre Borodine sera donné dans une version moins voilée avec des danses Polovtsiennes très tendance…

Il y aurait encore bien des choses à dire sur la danse, la magie, le cirque, le théâtre, le festival d’Avignon, le festival d’Aix en Provence avec ses adaptations des œuvres de Rameau libres et libérées, et le Grand Magic Circus.

D’ailleurs l’éclectique Jérôme Savary, pourrait faire l’objet d’un article à lui seul…Revoyez son Bourgeois Gentilhomme, par exemple…

Finalement, chers parents vous avez sans doute bien fait de m’interdire la télévision, j’y ai gagné en curiosité. 

 

 

 

 



Sexe cathodique : Bonbons, caramels, Esquimaux…

Va dans ta chambre ! Ne regarde pas ! Ce n’est pas de ton âge ! Va te coucher ! Chérie mets lui les mains devant le visage ! C’est pas pour les enfants ! Il y a le petit carré blanc…allez au lit; le rectangle blanc ? vite disparais de notre vue ! Je me lève et j’éteins la télé ! ( époque jurassique où il n’y avait pas de télécommande et une seule chaîne). Et je suis en dessous de la vérité…

7070081.jpg Je continue ? Je ne crois pas que cela en vaille la peine. 

 Chère maman, cher papa, puis-je vous poser une question ? Qu’y avait-il de si dangereux et de si « Top Secret » dans l »étrange lucarne que vous en arriviez à décréter que le moindre morceau de dentelle, n’était Rien que pour vos yeux ? 

La mémoire vous joue des tours ? Eh bien je vous propose de faire resurgir   » La Caméra explore le temps » avec un regard très « olé, olé »…car c’était bien cela que vous disiez à l’époque ?

Vous ne comprenez toujours pas ? C’est pourtant simple : tout ce que vous m’avez interdit de voir depuis l’apparition de la télévision dans le foyer familial, je l’ai gravé dans le disque dur de mon enfance ( et de mon adolescence !) et j’en ai fait une sauvegarde….

Silence sur la plateau, on tourne, moteur, action !!!     

On commence avec Madame Edwige Feuillère dans Lucrèce Borgia  d’Abel Gance  en 1935 où elle apparaît nue, brièvement et de profil. Jean-Louis Barrault jouera nu, lui aussi, le temps d’un plongeon, dans Drôle de Drame de Carné en 1937.

Autre « Atmosphère » avec Arletty dans Le jour se lève sorti le 9 Juin 1939. Cet autre film de Marcel Carné ne fut autorisé qu’après la coupe d’une scène la montrant nue sous la douche…On lui doit aussi cette réplique d’après guerre, en raison de sa liaison avec un officier allemand  « Mon cœur est français, mon cul est international ! »

Simone Simon, Françoise Arnoul, Nadine Tallier,

be18011.jpgSimone Simon,  obtient de Jacques Tourneur le premier rôle de La féline (1942), celui d’une femme panthère. Elle incarne magnifiquement cette sorcière involontaire qui se change en panthère au moment de faire l’amour.(…) A l’âge de trente-cinq ans, elle décide de privilégier les compositions dramatiques. Elle tourne ainsi deux chefs-d’oeuvre de Max Ophüls. Elle apparaît en soubrette dans La ronde (1950) puis tient le rôle d’un modèle nu, répudié, qui se suicide de désespoir dans Le plaisir (1951). Sa dernière apparition au grand écran est celle d’une guest star nostalgique dans La femme en bleu (1972) de Michel Deville.

http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/imprime/imprime.php?pk=46887

«  Françoise Arnoul n’avait pas pu, en 1949, montrer ses seins dans l’Epave : elle n’avait que 18 ans et Willy Rozier, le réalisateur, n’avait pas osé braver l’ire des gardiens de la morale   Elle fut donc doublée mais, crânement, attendit d’être majeure pour s’exhiber, dans Le fruit défendu  (Henri Verneuil, 1952). Elle récidiva –après avoir entre-temps, révélé son postérieur dans Le diable et les dix commandements(Julien Duvivier, 1961) – dans  Le congrès s’amuse, Geza Radvanyi, RFA, 1965.  »

http://drorlof.over-blog.com/article-1953847.html

Nadine de Rotschild  lorsqu’elle s’appelait encore Nadine Tallier tournera dans les Grandes Familles en 1958 et Marina la Fille sans Voile en 1953. On la voit apparaître dans des déshabillés transparents, et autres tenues plus ou moins légères.  Elle aura même joué les muses auprès d’un de nos grands troubadours : 

« La baronne et le gorille. Régine Monpays, grande prêtresse brassenienne, me l’a  u100951001.jpgconfirmé : Oui, Brassens fut amoureux de Nadine de Rostchild, du temps où elle s’appelait Nadine Tallier et faisait la starlette dans les films polissons. C’est à la future baronne qu’est dédiée la chanson « Une jolie fleur dans une peau de vache ». Mais lorsqu’il fallut choisir entre le baron et le chanteur, Nadine n’hésita pas et choisit le richissime banquier. »

http://www.opisline.com/lettre/lalettre45.pdf

1953 : Michèle Morgan et Gérard Philipe, se retrouvent dans un  film d’Yves Allégret tourné au Mexique, Les orgueilleux….même en soutien-gorge blanc, Morgan a une classe infinie. 

Ah les Belles Bachantes de Jean Loubignac sur un scénario de Robert Dhéry en 1954…Les branquignols dans leurs oeuvres…et beaucoup d’effeuillages dans l’esprit cabaret du « Pigalle » des années cinquante.

Gervaise de René Clément en 1956 avec Suzy Delair et Maria Schell, d’après Emile Zola. La jolie paire de fesses aperçue au cours de la bagarre féminine opposant Gervaise à Virginie appartient à une danseuse du Crazy Horse qui sera souvent citée par Alain Delon, Rita Cadillac. (Développement de l’article le 18 décembre 2008 grâce aux recherches des internautes : merci à tous ! ) 

De l’autre côté des Alpes, on voit poindre deux noms : Sophia Loren, d’une part, que l’on voit seins nus dans Era, Lui, Si Si de Marcello Marchesi (1951) ou Deux nuits avec Cléopâtre (Due notti con Cleopatra, 1953) de Mario Mattoli et une sculpturale Gina Lolobrigida, d’autre part, dans Les Belles de Nuit (1952), Venus Impériale (nue de dos) (1963).

Dany Carrel, de son vrai nom Yvonne Chazelles du Chaxel, « Piège Pour Cendrillon » en 1961 ou « Maternité Clandestine » (1953) : joli minois, charme exotique, sont les expressions qui reviennent le plus souvent pour parler de cette très jolie  comédienne à qui la vie ne semblait pas vouloir faire de cadeau et qui se réalisa par le cinéma.

http://boomer-cafe.net/version2/index.php/Stars-et-vedettes-des-annees-50/Dany-Carrel-un-souffle-d-exotisme.html

Martine  Carol http://martinecarol.free.fr/

En France, Marie-Louise Mourer, devient Maryse Arley puis Martine Carol. On la dit is30321.jpg emblématique des fifties, à juste titre,         Caroline chérie de Richard Pottier (1950),  Un Caprice de Caroline Chèrie (1952),   Lucrèce Borgia (1953), permettent de découvrir la magnifique plastique de celle qui aurait subi  la violence des sbires de Pierrot le Fou pour s’être refusée à l’ennemi public Numéro1 de l’époque .  http://cinemanageria.ifrance.com/cine_typologie/cine_erotique.html

Le secret du chevalier d’Eon (1959) sorti le 6 juin 1960, scénario co-écrit par Cecil Saint-Laurent avec Andrée Debar et Dany Robin. Il ne vous aura pas échappé qu’on retrouve à l’écriture, l’un des pseudos de Jacques Laurent, Prix Goncourt 71 pour les Bêtises. Les ressemblances avec les rôles interprétés pas Martine Carole ne sont évidemment pas fortuites. (on reverra avec plaisir cette scène, où l’on comprend que les serrures ne sont pas uniquement destinées aux clefs.)

Robert Hossein n’est pas encore Geoffrey de Peyrac, lorsqu’il réalise Toi le venin en 1959, en s’appuyant sur les deux soeurs Poliakoff : Marina Vlady et Odile Versois. 

C’est Truffaut qui nous offre en 1960,  la future Marquise des Anges, Michèle Mercier, nue, dans Ne Tirez Pas sur le Pianiste.

Les années Bardot

 « Elle vit comme tout le monde en n’étant comme personne. » C’est ce que disait Jean Cocteau…Et Dieu Créa la Femme, Le Mépris, En cas de Malheur, Les Bijoutiers du clair de lune . En couleur ou en noir et blanc,  vue par Godard, Vadim ou Companeez, BB incarnait peut-être malgré elle, tout ce que la France puritaine des années 50 & 60 essayait de refouler…   

Le site suivant a effectué un travail remarquable de classement, et plus que cela puisque chaque film est répertorié avec son nombre de scènes érotiques, la minutels0117461.jpg  à laquelle elles interviennent dans le long métrage, la possibilité de visionnage en arrêt sur image et même d’achat sur Amazone. 

http://elles-se-mettent-nues-pour-nous.fr/partie.php?koi=0

Un travail similaire a éte fait ici, qui peut venir en complément du précédent.

http://home.tele2.fr/as3/guide3.htm

On pourrait compléter par ce classement des films refoulés par la censure entre 1937 et 1962 : les motifs de refus doivent inciter à la réflexion.

http://www.rcq.qc.ca/la_regie/Films%20censur%C3%A9s%201937-1962.pdf

Catherine Deneuve,

Belle de Jour (1966) , la bourgeoisie croquée par Luis Bunuel, mais aussi Répulsion, Benjamin ou le Mémoires d’un Puceau (1968),  La Femme aux Bottes rouges (1974)….On semble loin de la « Deneuve » des Parapluies de  Cherbourg et des Demoiselles de Rochefort, quoique… si l’on lit l’analyse de Raphaël Lefèvre,  »Le Puritain Malicieux – Jacques Demy et le Sexe », on comprend que l’affirmation est loin d’être évidente.  

http://www.critikat.com/Jacques-Demy-et-le-sexe.html

 http://toutsurdeneuve.free.fr/Francais/Pages/General/Accueil.php

Jeanne Moreau

Dans son texte intitulé « Sexe et Images de femmes dans le cinéma de la Nouvelle Vague : un contre exemple de domination », Frédéric Gimello-Mesplomb écrit :  » En 1958, si la centrale catholique demande le boycott du film de Louis Malle, Les Amanu111685551.jpgts, pour « incitation à la débauche », c’est que l’on y voit Jeanne Moreau manifester de réels signes de jouissance lors de la scène d’amour avec Jean-Marc Bory. L’année suivante, des voix s’élèvent contre l’érotisme, d’Hiroshima Mon Amour d’Alain Resnais, mais là encore, c’est moins contre les gros plans du couple, elliptiques et fortement esthétisés, que par la façon dont Emmanuelle  Riva tourne son film au Japon (en prenant un amant de passage…).

Diffusé le soir dans le cadre des tranches d’horaires consacrés aux films d’auteur, découvrez Sirocco d’Hiver – (1969)  Un drame de Miklós Jancsó, avec Jacques Charrier (Marko Lazar), Marina Vlady (Maria), Eva Swann (Ilona), qui se déroule en Hongrie pour décor, mais se joue sur fond de crise politique en Yougaslavie, dans les années 30;  des scènes sensuelles réunissent les principales actrices…Le réalisateur hongrois ira beaucoup plus loin avec son remake de Mayerling « Vices Privés et Vertus Publique » (1976) : on y découvre une Teresa Ann Savoy, terriblement impudique, dans le rôle de la Baronne Marie Vetsera, avant d’endosser la tunique transparente de Drusilla au côté de Malcom Mc Dowell dans le Caligula de Brass.. 

Que la fête commence (1974) de Bertrand Tavernier Avec Philippe Noiret, Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Marina Vlady, et la regrettée Christine Pascal. Un film sur le libertinage à l’époque de la régence de Louis XV.

Après le cinéma à la télévision, la  deuxième partie de Sexe Cathodique sera consacrée aux feuilletons, séries, oeuvres de fiction, émissions de divertissements et opéras, contenant des séquences de nudité ou de sexe.



Erotoons …

 On savait que les contes pour enfants, ceux de Perrault, d’Andersen ou des u1736003111.jpg Frères Grimm, portaient en leur seins ces fruits défendus que sont la violence et le sexe…

On vit même, jadis (en 1976), une version « hot » d’Alice in Wonderland (Alice au Pays des Merveilles), avec la  très « attentionnée », Christine Debell….

Le site suivant   http://www.1000misspenthours.com/reviews/reviewsa-d/aliceinwonderland.htm explique que le phénomène des versions érotiques, au cinéma, des must de la littérature enfantine prit corps (si je puis dire) en 1968 : Boucle d’Or, Pinocchio, Cendrillon, figurent parmi les premières adaptations, etc..

La toile regorge également d’extraits de Bernard et Bianca, Aladdin, le Roi Lion, La Petite Siréne, et Who Framed Roger Rabbit, qui ont déclenché les foudres des très conservatrices ligues américaines, car elles y ont décelé des allusions sexuelles « flagrantes » (« The American Life League, u167366271.jpgune organisation chrétienne américaine, a même utilisé ces images contre Disney en 1995″)…

« Au sujet des fresques et des frasques de la petite souris, on visitera, la page suivante, du côté de l’oncle Sam,

http://www.snopes.com/disney/films/mermaid.asp

et ci-après, la même chose en français… 

http://www.allocine.fr/communaute/forum/message_gen_communaute=2&nofil=301848&cfilm=27524.html

http://www.tribal.be/ViewArticle.php?ref=TRIA02047&from=cesars

http://sexe.fluctuat.net/blog/33470-messages-sexuels-chez-disney.html

html://www.koreus.com/modules/news/article2813.html  

 u156471301.jpg

Ce dernier portail évoque également la « sex bomb » Jessica dans   »Qui  veut la Peau de Roger Rabbit ». Deux autres adresses posent « la » question : qui a déshabillé Jessica  ?

 http://www.anomalies-unlimited.com/Disney/Jessica.html

 http://www.snopes.com/disney/films/jessica.asp 

Nota: il n’est pas trop tard pour découvrir les trois films du réalisateur belge, Picha :  La Honte de la jungle,(1975) succès mondial qui met en scène un herzats de  Tarzan,   particulièrement obsédé par les choses du sexe. Il enchaîne avec lau184935231.jpg déjantée fable préhistorique Le Chaînon Manquant (1979), et en 2007,  ce sera Blanche-Neige, La Suite, une suite particulièrement osée du conte de Disney 

  • …ainsi que Cléopatra Queen of Sex – (Osamu Tezuka & Eiichi Yamamoto – 1970)

  • The Téléphone Book (Nelson Lyon – 1971),

  • Fritz The Cat (d’après Robert Crumb – Réalisation Ralph Bakshi – 1972 )  

  • The nine lifes of Fritz the Cat  (d’après Robert Crumb- Réalisation Robert Taylor Bakshi – 1974 )

u167359151.jpgMais l’imagination des Yankees ne s’arréte pas au subliminal.

On peut, pour quelque « penny », s’offrir des versions « X » de Pocahontas, La Belle et la Bête…     

La B.D., tout d’abord, s’expose dans des scènes de sexe explicites, avec des  dessins   d’Aladin, le Bossu de Notre Dame, la Petite Sirène, La Belle au Bois Dormant, Blanche Neige, Hercule, Alice aux Pays des Merveilles….

Les cartoons, ensuite, où l’on reconnaît bien les visages (le graphisme est généralement soigné) de Jasmine, Belle, Alice, Ariel, mais pour le reste, un ouragan de liberté semble avoir pris possession du corps de ces demoiselles… 

Enfin on peut trouver un  site proposant  également des versions « chocs » de Mulan, Les Indestructibles, Atlantide, Kim Possible, Lilo et Stitch…

 Pour acceder à tout cela il suffit de taper « Disney Sex » sur un moteur deu181106781.jpg  recherche. 

Mais que diable allait faire notre Inspecteur Gadget dans cette incroyable orgie de contrefaçons …tellement étourdi qu’il en avait oublié son pantalon.



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