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Archive pour la catégorie « High Tech »

Le Fabuleux Destin de Pierre Samuel…

Lorsque nos mères et nos grands-mères voient arriver les troupes alliées en 1944,

(mis à part les épisodes tragiques enfin révélés ces dernières années sur le comportement sauvage de soldats  »yankee » en Europe, www.cairn.be/load_pdf.php?ID_ARTICLE=VING_075_0109  )

elles découvrent un certain nombre de produits révolutionnaires pour l’époque. Elles sont en fait  confrontées à une des plus belles et plus subtiles campagnes de communication  qui ait été mise sur pied  par les USA…   

« Les Américains apportent dans leurs bagages des denrées dont la France occupée a perdu le goût depuis des mois, voire des années. Pour les enfants d’alors, le débarquement reste associé au chocolat distribué à la volée par des GI’s juchés sur des jeeps.

La jeunesse européenne découvre aussi le Coca-Cola. La célèbre boisson gazeuse est transportée avec les moyens de l’armée en même temps que les vivres et les munitions. Les installations d’embouteillage suivent l’avancée des troupes. On fume des cigarettes au tabac de Virginie, Camel 739244471.jpget Raleigh, les ménagères essaient, avec plus ou moins de bonheur, toute une gamme de produits déshydratés: du café à… l’omelette en poudre. Pour leurs « girlfriends », qui avaient pris l’habitude de peindre leurs jambes à la peinture ocre, les soldats américains ont apporté des bas nylon, « le bas qui ne se reprise plus ». Les mélomanes découvrent le disque-microsillon qui va, peu à peu, remplacer le 78 tours. « 

http://old.rtbf.be/rtbf_2000/bin/view_something.cgi?type=article&id=0164371_article&menu=default&pub=RTBF.PORTAIL%2FPORTAIL.FR.la_taille.SP.SOCI

A cet instant, un voyage dans le temps s’impose….

On quitte donc les Patton, Bradley, et Eisenhower, pour nous retrouver en France à l’époque de Louis XV.

Le propos n’est pas de retracer, ici, la vie du premier   »Dupont de Nemours » mais de découvrir quelques faits marquants de son parcours franco-américain, au fil du web… 

Disons d’entrée que s’il est un homme qui semble être placé sous la protection d’une  bonne étoile (pour ne pas employer une expression française plus triviale où il est question de nouilles…) c’est P.S.Dupont.

Ce prostestant qui nait dans le très catholique royaume de France, le 14 septembre 1739, au sein d’une famille d’artisans du luxe, son père étant horloger du roi, va se retrouver aux premières loges de l’histoire de France ainsi que celle des futurs Etats-Unis, puisqu’il participe activement à la rédaction du Traité de Versailles, de 1783, qui met fin à la guerre d’Indépendance.

Aussi verra-on défiler tout au long de sa vie, les noms de Turgot, Voltaire, Lafayette, et Thomas Jefferson.

Les  articles suivants évoquent la carrière du père du fondateur d’un des fleurons de l’industrie, mais il faut insister, en premier lieu, sur le rôle prépondérant de François Quesnay, médecin de la maîtresse du roi, Madame de Pompadour.  Le nom du médecin apparaît dans la présentation de Larousse :

Dupont par Larousse

« u111392961.jpgDisciple de Quesnay, collaborateur de Turgot (1774), de Vergennes, de Calonne, il fut élu député du tiers état en 1789 par le bailliage de Nemours. Il inspira les principales réformes financières de 1780 à 1791. Royaliste, il fut emprisonné après l’arrestation du roi. Libéré en thermidor, il fut élu au Conseil des Anciens par le Loiret, puis partit pour les États-Unis, où il collabora avec le président Jefferson. Rentré en France en 1803, il retourna aux États-Unis pendant les Cent-Jours. » http://www.larousse.fr/ref/personnage/Pierre-Samuel-Dupont-de-Nemours_117417.htm

Quesnay par Universalis

 Économiste français, fondateur de la première école systématique d’économie politique ou physiocratie, F. Quesnay, reçu docteur en médecine en 1744 puis médecin consultant de Louis XV, ne publia aucun ouvrage avant l’âge de soixante ans ; il produisit d’ailleurs essentiellement des articles anonymes. Mais, à Versailles, où il bénéficiait du soutien de Mme de Pompadour, on trouvait autour de lui et de Jean C. M. V. de Gournay (1712-1759) la « secte des économistes », qui comprenait notamment Victor Riquetti de Mirabeau (Père d’Honoré Gabriel), Nicolas Baudeau, P. P. Le Mercier de La Rivière, G. F. Le Trosne et P. S. Dupont de Nemours ; ils considéraient Quesnay comme leur maître, et, enthousiastes, propageaient ses doctrines. Turgot faisait aussi partie du groupe. Adam Smith fit la connaissance de Quesnay et tenait ses idées en grande estime.En dépit des particularités de son expression et bien qu’il accordât une extrême importance à l’agriculture dont il faisait l’unique activité économiquement productive, créatrice d’un « produit net », par opposition à la « stérilité » de l’industrie et du commerce, Quesnay a fourni d’intéressantes contributions à la pensée économique et surtout à la systématisation de l’analyse économique, qui introduisit la période classique en Angleterre et en France.(…) http://www.universalis.fr/encyclopedie/T313702/QUESNAY_F.htm

La Physiocratie

Etymologie : du grec Phusis, nature et kratos, pouvoir, autorité : gouvernement de la nature. Le terme semble avoir été créé par Dupont lui même. La physiocratie est une doctrine économique et politique du XVIIIe siècle qui base le développement économique sur l’agriculture et qui prône la liberté du commerce et de l’industrie. Cette école, qui est sans doute l’une des toutes premières théories économiques, est née en France vers 1750 et atteint son apogée dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Elle considère que la richesse d’un pays provient exclusivement de son agriculture qui est la seule création annuelle de richesse.

http://www.toupie.org/Dictionnaire/Physiocratie.htm

En 1766, Du Pont de Nemours épousa Charlotte Marie Louise le Dée de Rencourt qui devait lui 573408081.jpgdonner deux fils : Victor Marie et Eleuthère Irénée.

http://www.pennock.ws/surnames/fam/fam20444.html

et en secondes noces, Françoise Robin du Livet le 27 septembre 1795. Bernardin de Saint-Pierre qui essaya de la séduire en vain, écrira Paul et Virginie à la suite de cette déception. 

Lavoisier et les Dupont de Nemours.

Pierre-Samuel Du Pont de Nemours (ou Dupont de Nemours), le fondateur de la dynastie, s’appelait à l’origine Dupont. Anobli en 1784, il devient Du Pont et il précisera « de Nemours » pour se dissocier d’un autre Du Pont lorsqu’il sera élu à l’Assemblée Constituante, en 1789. Pierre-Samuel Dupont est, à ses débuts, l’ami et le disciple du docteur Quesnay. Il a d’abord une carrière d’idéologue et d’économiste, puis, de 1774 à 1776, il est un des grands collaborateurs de Turgot et c’est à cette occasion qu’il devient l’ami de Lavoisier qui reprendra plus tard beaucoup de ses idées politiques.

Sous le premier ministère de Necker, Dupont se voit un peu mis en disgrâce mais continue à remplir des offices administratifs. Puis, en 1785, Du Pont participe, avec Lavoisier, à la création du Comité d’administration de l’agriculture, sorte de ministère de l’Agriculture. Il est, par la suite, un des promoteurs des Assemblées provinciales puis, lors des États Généraux, il est élu à la Constituante où il fait de très nombreuses interventions dans les questions économique, financière et fiscale. À la fin de 1791, comme tous les députés de la Constituante, il fait le serment de ne pas se présenter à la Législative. Il se retrouve alors sans travail et Lavoisier lui prête de l’argent pour acheter l’imprimerie de l’hôtel de Bretonvilliers, ancienne imprimerie de la Ferme générale qui vient d’être supprimée.

Pierre-Samuel Du Pont de Nemours est emprisonné à la veille de thermidor; ayant échappé à la guillotine grâce à la chute de Robespierre, il mène une existence assez discrète de 1793 à 1799. En 1799, voyant qu’il ne peut espérer aucune carrière politique en France, il part pour les États-Unis, accompagné de son fils cadet, Éleuthère-Irénée, qui sera le créateur de l’actuelle firme Du Pont de Nemours.

 Petite Parenthèse qui nous éclaire sur le rôle des loges maçonniques durant la révolution …

Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande (1732-1807) est un grand astronome français, qui fonda en 1776 la Loge des Neuf Sœurs (dont il fut le Vénérable jusqu’en 1779), après avoir fondé la Loge des Sciences et fut un des fondateurs du Grand Orient de France.

Pendant la Terreur, Lalande cacha, à l’observatoire, Dupont de Nemours et l’abbé Garnier. Si on vient, vous direz que vous êtes astronomes, leur recommanda-t-il. Mais ce serait mentir, répondit l’abbé. Que non l’abbé, vous êtes astronome : Ne vivez-vous pas que pour le ciel ?

http://chansmac.ifrance.com/docs/lalande.html

Fermons la parenthèse… 

Éleuthère-Irénée était le filleul de Turgot et a bénéficié, dès son jeune âge, de l’amitié entre son père et Lavoisier qui l’a d’ailleurs pris comme jeune chimiste à la poudrerie d’Essonne. Éleuthère-Irénée a appris là les techniques de fabrication de la poudre et, aux États-Unis, c’est lui qui a suggéré de créer une fabrique de poudre parce que la poudre qu’on y vendait alors était de la poudre importée d’Angleterre, de très mauvaise qualité. Il a acheté un terrain dans le Delaware, cb0504671.jpgprès de Wilmington, et il y a créé sa fabrique de poudres.

Malgré des débuts assez difficiles, la société progresse rapidement. Lorsqu’il faut choisir le nom de cette nouvelle société, Éleuthère-Irénée propose alors Lavoisier Mills. Finalement, la société prendra le nom de Du Pont de Nemours et Cie. À la mort d’Éleuthère-Irénée, en 1834, l’entreprise commence vraiment à avoir une ampleur industrielle. Plusieurs générations de Du Pont de Nemours se succéderont dans la firme jusqu’aux actuels tenants du titre. http://www.arts-et-metiers.net/musee.php?P=157&id=10302&lang=fra&flash=f

Quand Pierre Samuel Dupont de Nemours décida en 1799 de s’installer aux États-Unis, il demanda à son ami Thomas Jefferson de lui indiquer le meilleur endroit pour acheter des terres. Le Virginien lui déconseilla toute opération foncière, le moment étant inopportun, et lui suggéra par contre d’utiliser les compétences de son fils Eleuthére-lrénée en matière de chimie (il avait été l’élève de Lavoisier) pour créer une fabrique de poudre, ce qu’il fit. La famille Dupont de Nemours n’a pas, jusqu’à présent, eu à regretter ce sage conseil de délaisser la terre pour l’industrie.http://www.paradigme.com/sources/SOURCES-PDF/Pages%20de%20Sources10-3-1.pdf

L’image traditionnelle d’Antoine Laurent Lavoisier, fondateur de la chimie moderne et fermier général, guillotiné à Paris sur la place de la Concorde le 8 Mai 1794, en pleine Terreur, doit beaucoup aux ouvrages écrits lors du premier centenaire de la Révolution française. Quatre chimistes en sont les auteurs: Jean-Baptiste Dumas, Édouard Grimaux, Marcelin Berthelot et Adolphe Wurtz, père de la formule célèbre: « La chimie est une science française: elle fut constituée par Lavoisier, d’immortelle mémoire. »

http://historyofscience.free.fr/Comite-Lavoisier/f_chap1_lavoisier.html

Pour être savant on en est pas moins homme….

Où l’on découvre que les rapports entre Lavoisier, son épouse, et Dupont sont dignes d’une comédie de boulevard.

« En réalité, Marie-Anne n’aimait pas cette vie champêtre; elle préférait rester à Paris et y recevoir cb0474791.jpg

leurs amis. Parmi eux, Pierre-Samuel Dupont de Nemours tomba en

admiration devant le charme de Marie-Anne. Leur idylle commença en

1781, pendant l’une des nombreuses absences de son mari. La date de

1781 serait confirmée par deux lettres de Dupont à Marie-Anne Lavoisier : l’une,

datée du 23 octobre 1798, évoque «dix-sept années d’intimité»; l’autre, d’avril 1815, rappelle

 «l’inviolable et tendre attachement qu’il lui a voué depuis trente-quatre ans» « .

http://www.bium.univ-paris5.fr/ishm/vesalius/VESx2000x06x02x105x113.pdf

On raconte que l’épouse de Lavoisier aurait pu obtenir la grâce de son mari mais qu’elle s’y refusa…

Voici le texte tiré de l’ouvrage :  La science et l’amour, Madame Lavoisier (2004) [ Jean-Pierrre Poirier   Editeur : Flammarion  

« En effet, Lavoisier occupait trois emplois de très haute responsabilité au sein de la monarchie, ce qui lui prenait beaucoup de temps et l’obligeait à de nombreux voyages. De son côté, Marie-Anne Pierrette n’attendait pas, esseulée, son Ulysse. Elle profitait de ce temps pour apprendre le dessin avec le peintre David. Son intelligence atypique et ses talents de communicatrice faisaient que son salon devint rapidement le lieu le plus couru de Paris. Mais bien qu’au cœur de l’histoire, ils ne virent pas poindre la révolution. Ils eurent même la naïveté, ensuite, de penser que la Révolution réclamerait leurs talents pour construire le nouvel état. La famille n’était pas spécialement opposée aux idées de la révolution mais le poste de Fermier général du Roi et de procureur au parlementde Paris des deux pères signaient d’emblée leur arrêt de mort dans une France qui se souciait plus de faire des exemples et de régler des comptes qu’à penser aux destin des sciences. Comble d’aveuglement, alors que Marie-Anne Pierrette avait la possibilité de sauver son mari de la guillotine elle préféra refuser de s’abaisser à mendier aussi honteusement son salut. De plus, on ne lui proposait de sauver que son mari et pas son père. Elle ne voulait pas sacrifier l’un pour l’autre. Au final la révolution étêta les deux.
On pour
aa0403321.jpgrait penser alors que, Lavoisier étant mort, l’histoire de Marie-Anne Pierrette, seule et sans enfant, s’achèverait à l’âge de 36 ans. Il n’en fut rien ! Marie-Anne Pierrette traversa la Révolution tant bien que mal et parvint à récupérer une grande partie de la fortune plus que gigantesque de son mari. Elle constituait donc un parti des plus intéressants en Europe et les courtisans étaient légions. Elle avait gardé son réseau d’influence et n’hésitait pas à le faire fonctionner. C’est alors qu’elle rencontra le comte de Rumford, aventurier et inventeur américain. Elle retrouvait dans cet homme l’intelligence et la stimulation qui l’avait transportée chez Lavoisier. Elle se maria avec lui mais leurs cultures trop différentes finirent par les éloigner et en 1814 le comte mourut seul. Pendant les vingt-deux années qui lui restèrent à vivre, elle fit ce qu’elle faisait le mieux, c’est-à-dire tenir salon dans sa demeure parisienne et y faire venir le tout Paris. Elle finit aussi de rassembler les derniers écrits de Lavoisier pour les faire publier. Elle mourut à l’âge plus qu’honorable de soixante-dix-huit ans, seule. »

http://www.revue.crdp-nice.net/fiche_ouvrage.php?ouv_id=216

 La Stratégie Politique …

Il fut à l’origine de l’achat de la Louisiane par les États-Unis en 1803 négocie pour les Etats-Unis un compromis destiné à éviter des conflits entre les populations françaises et américaines sur place, mais, surtout, à redonner à Napoléon les moyens de reconstruire une flotte et de contrer l’Angleterre en Europehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Samuel_du_Pont_de_Nemours

La Firme Aujourd’hui….

Comme dans les romans de John Grisham il y a les bons aspects et les moins bons… 

Si l’on retrouve tout au long de l’article des photos de câbles pour informatique, de jeune femme portant bas nylon, de surfer, ou de poêle à teflon, c’est tout simplement pour donner un aperçu des multiples domaines dans lesquels s’illustre la multinationale…..Kevlar, Teflon, Nylon…Dupont touche à tout de l’informatique au nucléaire, du textile à l’agriculture, de l’armement à l’agro alimentaire, sans oublier la construction sous toutes ses coutures…

Et sans faire de jeux de mots, il ne faut tout de même pas se voiler la face, comme l’explique cet article du Monde Diplomatique…  

« La multinationale E. I. Du Pont de Nemours  emploie 141 000 personnes ; elle a réalisé, en 1995, un chiffre d’affaires de plus de 42 milliards de dollars et déposé 454 brevets d’invention .

Formidable puissance financière et scientifique, Du Pont a son siège à Wilmington dans le u111319621.jpgDelaware. Outre le Nylon, le Dacron et les chlorofluorocarbones (CFC), la firme produit des pesticides, des médicaments, du caoutchouc synthétique et les armes Remington.

Elle est, par ailleurs, copropriétaire de la centrale nucléaire de Salem, connue par ses fissures et ses fuites d’eau radioactive. Du Pont, qui a toujours fourni le Pentagone, se vanta, à une certaine époque, d’être « l’armurier de la République ». De fait, les explosifs ont fortement contribué à sa fortune. La firme a également pris part à la fabrication des bombes atomiques A et H, fourni du plutonium militaire et acquis la compagnie pétrolière Conoco, propriétaire d’énormes réserves minières d’uranium et d’usines de traitement de ce minerai.« 

« A ses débuts, en 1970, le Benlate DF (alias Benomyl) – premier fongicide systémique jamais commercialisé – connut un succès foudroyant ; après 1972, il devint le pesticide  le plus profitable pour la firme. Pourtant, sa mise au point fut laborieuse : les premières moutures avaient des effets si désastreux sur les testicules et la prostate des animaux qu’on envisagea de l’utiliser comme stérilisant chez l’homme . »

A lire ou à redécouvrir de la première à la dernière ligne…

Source :  Mohamed Larbi Bouguerra

Universitaire, auteur, notamment, de La Pollution invisible, PUF, Paris, 1997.

 http://www.monde-diplomatique.fr/1997/03/LARBI_BOUGUERRA/8000

Les grandes maneuvres dans l’énergie… 

Une petite promenade sur le portail de la société ConocoPhilips, fait effectivement apparaître le nom de DuPont….

 Conoco est une société américaine spécialisée dans l’extraction, le transport et la transformation du pétrole ainsi que dans sa distribution .

Company Transformation 1979-1990
« In 1981, Conoco was challenged by an even more formidable foe than angry motorists. In the spring of 1981, Canada’s Dome Petroleum made overtures about acquiring a Conoco subsidiary, Hudson’s Bay Oil and Gas. This simple proposal sprung into motion a series of events that made the company vulnerable to a takeover.Unsolicited bids came from many companies. For a while it looked like Seagram, which had assembled a large block of Conoco stock through a tender offer to shareholders, would acquire the company. As regulators neared approval of the acquisition, executives searched for a more suitable match, a company financially strong, highly regarded on a global basis and one that would not merge Conoco out of existence. That company was DuPontCompany executives approached DuPont, about a merger of the two giants. With both boards’ approval, a deal was struck. The terms called for DuPont to acquire 100 percent of Conoco’s stock in a transaction worth about $7.4 billion — the largest merger in U.S. history at the time. On Sept. 30, 1981, Conoco became a wholly owned DuPont subsidiary.Bu101912681.jpg y 1987, Conoco was highly regarded for project management and cutting edge technology. Major gas deposits were found in the North Sea’s « V » fields — christened by Prime Minister Margaret Thatcher in September 1988. Other big projects included building tension-leg (TLP) platforms in both the North Sea and the Gulf of Mexico. The floating TLP, derived from government studies on floating airfields, was an industry first, permitting deep-water production at less cost than conventional fixed production platforms. « 

http://www.conocophillips.com/about/who_we_are/history/conoco/index.htm

Le même évènement  côté DuPont :

When DuPont bought petroleum manufacturer Conoco, Inc. in 1981, it was the largest merger in corporate history. The purchase gave DuPont a secure source of petroleum feedstocks needed for many of its fiber and plastics operations. Conoco also manufactured profitable commercial petroleum products and coal, produced by the wholly owned subsidiary Consolidated Coal Company. DuPont sold all of its Conoco shares in 1999 in order to free up capital for investment in other businesses.

http://heritage.dupont.com/touchpoints/tp_1981/overview.shtml

 

Retour en France : La Ville de Nemours

Cette dernière  est fière de ses enfants (Le Vicomte de Noailles)  et de ceux qui y ont séjourné (Hugo, Stendhal).

 Pierre Samuel Dupont de Nemours : Grand serviteur de l’Etat, cet économiste familier de Turgot né à Paris en 1739 devient député du baillage de Nemours en 1789. Elu à l’assemblée un an plus tard, il est contraint de se cacher dans la région avant de s’exiler à Wilmington, aux Etats-Unis en 1795. C’est là qu’il fondera les bases de la multinationale industrielle qui porte encore son nom. Après un dernier séjour à Paris, où il occupe les fonctions de secrétaire du gouvernement provisoire en 1814, le retour de Napoléon l’incite à regagner les Etats-Unis où il mourra trois ans plus tard.

http://www.ville-nemours.fr/perso_celebres.html

En faisant ses emplettes sur la toile on trouvera surement d’autres informaions sur les correspondances de Voltaire et Pierre Samuel, ou sur les destins croisés de Dupont et Gilbert de Lafayette….

A bien y réfléchir il est surprenant que cette vie n’ait encore inspiré aucun scénariste….