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Archive pour la catégorie « Fashion »

Guess …The Fantastic Four ( Part One)

( Fashion )

J’ai souhaité consacrer deux articles à ce qu’on a pris l’habitude d’appeler la Saga des Marcianos ou la Guess Story.

Une des meilleures interviews réalisées sur les 4 frères, a été publiée par Bnet et s’intitule   »The  Dreamer – with f00259921.jpgPaul Marciano  » (elle est, en partie, repris par Wikipedia http://en.wikipedia.org/wiki/Paul_Marciano )

 Paul se confie, parle de sa jeunesse et de celle de ses frères…Marseille, Los Angeles, les sociétés, les obstacles qu’ils ont du surmonter… 

C’est à lire et à relire…. 

http://findarticles.com/p/articles/mi_m1285/is_/ai_20803791

C’est en 1981 que se situe l’un des virages importants de leur vie : attentat de la rue Copernic, arrivée de la gauche au pouvoir…ça bouge et ça va faire du bruit  dans le landernau…

Paul s’explique sur leur départ de France : un antisémitisme renaissant et une fiscalité contraignante feront sauter tous les verrous qui auraient pu arréter les « four brothers » dans leur traversée de l’atlantique…. 

On voit apparaître les premiers articles et un des premiers reportages dans la presse française sur leur réussite  : clichés de villas somptueuses en Californie, de voitures de rêve, et de jet privé….

En 1987 le quotidien Libération consacre un reportage à la guerre du jean qui fait rage outre-atlantique…On pense à Levi’s, Wrangler, Lee…Que nenni. Il s’agit d’une guerre que vont se livrer durant des années, par tribunaux interposés, les frères Nakash (Jordache) et les Marcianos autour d’une « join venture », jolimment nommée Gasoline, Ltd. (“Gasoline”)

« Fifty percent of Gasoline is owned by Ari, Joe, and Ralph Nakash (the “Nakashes”) and fifty percent by Georges, Maurice, Armand and Paul Marciano (the “Marcianos”). » 

(MARCIANO v. NAKASH/Supreme Court of Delaware/ 535 A.2d 400) (1987)

A la lecture du journal on sent poindre le pitch d’un film d’Alexandre Arcady…Un Grand Pardon Troisième du nom avec limousines et gardes du corps…

Paul aborde la question en toute franchise dans son interview sur Bnet :

« IS: When did you go into business with Jordache?

PM: In 1984, two years after GUESS? started. We were growing very rapidly, and Jordache said, « Why don’t we be partners, fifty-fifty. » So we said yes. And from the very first day, there were problems.

IS: Eventually, you and Jordache sued each other, but the jury said you were in the right.c00283421.jpg And then Jordache appealed?

PM: It happened twice, because there were punitive damages. But we got our company back.To make a long story short, it was six years of massive war. They were like a giant, like Goliath, and we were tiny, like David. But if in your own heart you know that you have been wronged, you’ve got to go with your own thinking. You have to do what is right for your future. You can’t just walk away from what you have created, what you have made. That isn’t right. »

Tout en me conformant au principe de droit français qui veut qu’on ne commente pas une décision de justice, j’indique ici que l’on peut suivre toute la procédure juridique au fil des années à travers les écrits de journalistes et les attendus de jugements que l’on retrouvera entre autre ci-après :

http://home.comcast.net/~jasonkilborn/BA2_Marciano.htm

http://altlaw.org/v1/cases/439825 

 http://findarticles.com/p/articles/mi_hb4298/is_/ai_n14982996

Notons qu’ il suffit de taper sur un moteur de recherche les mots : Marciano Guess / Jordache Nakash Trial pour obtenir une mine d’informations. 

En pleine crise économique et boursière on peut retrouver sur Forbes le cours de l’action Guess et de nombreuses informations financières sur le groupe.

http://finapps.forbes.com/finapps/jsp/finance/compinfo/CIAtAGlance.jsp?tkr=GES

http://people.forbes.com/profile/maurice-marciano/38877

La toile regorge aussi de clichés pris lors de fêtes, réceptions , galas de charité, et donne un aperçu des actions charitatives….. 

http://www.wireimage.com/ItemListings.aspx?cbi=35904&igi=209133&nbc1=1

 f00084831.jpg 

Il arrive que la presse s’empare d’un dossier sensible et donne en pâture au public le nom d’une ou  plusieurs célébrités, suite à des révélations. C’est ce qui arrive en 2007 avec l’affaire Jody Gibson, une Madame Claude Made in California, et sa liste noire – black book.

Bruce Willis named in madam’s ‘black book’ – Mars 2007

« A Los Angeles Times reporter checked the court records and discovered that – with Gibson’s legal appeals exhausted – the full text of her various entries were now available in their original, unredacted form.

According to the documents, as well as Willis (Bruce) and Jones, Gibson lists late film producer Don Simpson and the former lieutenant governor of Texas, Ben Barnes, as being among her big name clients.

The secrecy that surrounded the « trick book » during the trial led to accusations that then District Attorney Gil Garcetti was acting against the public interest to protect his influential friends.

That theory was given some credence yesterday with the revelation that two major contributors to his 2000 re-election effort were among those listed in Gibson’s file: Guess Inc founder Maurice Marciano and ‘Last Action Hero’ producer Steven Roth. »

 Ne disposant d’aucun élément sur ce dossier : je m’en tiens à la citation d’un article paru dans la presse, sans le traduire pour ne pas en déformer le sens.

Mais j’ai souhaité parler de cette affaire pour montrer tous les dangers d’une surexposition médiatique.

http://www.mailonsunday.co.uk/tvshowbiz/article-438966/Bruce-Willis-named-madams-black-book.html

About Guess…

Guess Canada…

f00070761.jpg  »Georges, Maurice, Armand et Paul Marciano, les fils d’un rabbin français, passèrent les premières années de leur enfance en Afrique du nord, siège du rabbinat auquel le père appartenait. Quand ce dernier fut muté, ils revinrent à Paris et s’établirent ensuite à Marseille où ils comprirent bien vite que leur vocation était bien différente de celle du père.

« Nous étions des adolescents à la mode » rappelle Paul. En 1973, Georges, qui avait alors 23 ans et travaillait comme coiffeur, commença à parler de cravates, un catégorie qui avait toujours donné de grandes satisfactions aux rêves d’un styliste. Il pensa que cela pouvait constituer une façon intelligente d’entrer dans le monde de la mode. Un choix qui éliminait tout problème de taille : une seule était suffisante pour tous. Il s’autoproclama styliste, impliqua ses frères et se lancèrent à corps perdu dans cette entreprise. Maurice s’occupait de la production, Armand des expéditions et de la comptabilité et Paul des ventes et des relations avec la clientèle. Bien vite, Georges et Maurice créèrent un joli chemisier – à taille unique et une seule couleur, le blanc – pour ensuite passer à une robe à taille unique, en construisant leur entreprise brique après brique, pour finalement arriver à expérimenter le denim. Ils se bâtirent une clientèle surtout dans le sud de la France, avant de se lancer sans intermédiaire dans la vente au détail. Il ouvrirent très rapidement dans la région 26 magasins saisonniers, ouverts uniquement pendant l’été, à St. Tropez, Marseille, Aix-en Provence, Nice et Cannes. Pendant presque dix ans, les quatre frères vécurent agréablement, jusqu’au moment où ils furent séduits par le rêve américain. »

http://www.guesscanada.com/English/Press/w_magazine/french_version.html  

Une famille qui fascine la blogosphère.. sur Fluctuat

« Une véritable success story, même si on connaît moins leur nom que celui de leur marque. f00031691.jpgLes quatre frères Marciano (Paul, Georges, Maurice et Armand) ont trouvé leur label sur une pub pour Mac Donalds, où était écrit : « Guess, what’s in the new Big Mac ? »(devinez ce qu’il y a dans le nouveau Big Mac ?).
Ils décident de rejoindre Los Angeles au début des années 80 avec la ferme volonté de fabriquer des jeans, en tout cas de rendre l’objet jean, alors un peu en souffrance, sexy et attractif. Ils présentent des modèles moulants, délavés par le procédé du stoned-washed. L’un de leurs premiers modèles, le jean Marilyn, à trois fermetures glissières et so sexy fait un tabac. Le tout, allié à un sens du marketing en acier. En outre, plusieurs modèles ont contribué à leur renommée :
Estelle Lefebure , Claudia Schiffer , Naomi Campbell, Karen Mulder, Anna Nicole Smithou encore Laetitia Casta !
En 1994, la fondation Guess est créée pour récolter des fonds : recherche contre le cancer, récolte de jouets pour les enfants déshérités, aide aux réfugiés du Kosovo, sont quelques-unes des actions qu’elle finance » 
 http://arts.fluctuat.net/marciano-guess-.html

…et sur Money

« Guess, la marque de mode au succès international, est née en 1981 de la créativité des frères Marciano. Depuis plus de 25 ans, cette marque représentée dans ses campagnes publicitaires par quelques-unes des plus belles femmes du monde symbolise le glamour et la beauté intemporelle.

En plus de 25 ans d’activité, la marque Guess s’est imposée dans le monde entier.

Aujourd’hui, cette entreprise de vêtements de mode possède plus de 747 boutiques de vêtements et d’accessoires dans plus de 75 pays.

Le chiffre d’affaires de l’entreprise est passé de 6 millions de dollars en 1982 à 1,19 milliards de dollars en 2006.

2005302040011.jpg L’histoire de cette marque mondialement connue et reconnue commence près de Marseille dans les années 70, lorsque Maurice et Georges Marciano ouvrent leur première boutique de vêtements.

Bientôt rejoints par leurs frères Paul et Armand, ils fondent une petite entreprise de jeans en Californie en 1981.

Guess est aujourd’hui encore dirigée par deux frères Marciano, Maurice et Paul.

Ce dernier a joué un rôle crucial dans l’essor de l’entreprise en se chargeant de la publicité de la marque depuis sa création en 1981.

Paul Marciano, aujourd’hui chef de la direction, a su façonner l’image de la marque en l’associant à de grandes icônes glamour comme Claudia Schiffer, Eva Herzigova, Laetitia Casta ou encore Drew Barrymore.

Les photos audacieuses et sensuelles de ses campagnes publicitaires ont valu à Guess les prix Clio et Designers and Art Directors. » http://money.unblog.fr/2007/11/15/guess/

De Marilyn à Paris  

« Cela fait plus de vingt ans que Georges Marciano, son frère aîné, persuada le magasin Bloomingdale’s de leur acheter trente paires de jeans moulants délavés «Marilyn», épuisés quelques heures seulement après leur apparition sur les rayons du grand magasin.

Et cela fait plus de vingt-cinq ans que Paul, Maurice, Armand et Georges, fils d’un rabbin français, nés en Algérie mais élevés à Marseille, ont liquidé leur business de cravates, quitté leur petit appartement près de la synagogue rue Paradis pour conquérir l’Amérique.
Lorsqu’ils décident en 1981 d’ouvrir leur usine de jeans à Los Angeles, ils ont une seule idée en tête: transformer le denim, usé jusqu’à la corde voire démodé, en un produit sexy. E
n introduisant le fameux «stoned wash» (aspect délavé) sur leurs modèles, les frères Marciano vont lui assurer un splendide avenir.

Aujourd’hui, leur site internet (avec achat en ligne) est remarquable. On y découvre la dernière égérie en date, Paris Hilton, qui vient d’être choisie par la marque pour incarner son image dans le monde entier.  »  http://paris-star.skyrock.com/

Les photos de la campagne publicitaire Guess 2008 se retrouvent sur    http://www.guess.com/

elles sont l’oeuvre du rocker canadien Brian Adams, comme l’indique « Don’t Miss »  :

http://www.dontmiss.fr/n5510-4/la-cene-selon-marithe-et-francois-girbaud.html

Dernier regard sur l’homme pressé et son engagement politique…on retrouve sur ce document les noms de l’ancien maire de New-York, Rudy Giuliani, d’Hillary Clinton et de Barak Obama

http://www.campaignmoney.com/political/contributions/maurice-marciano.asp?cycle=08

 Mais en cherchant bien vous trouverez encore d’autres informations….

Paul n’est pas devenu Rabbin, mais lui et ses frères ont revisité ce passage de l’ancien testament (Génèse) où Abraham entend Dieu lui dire : »Va, pour toi, hors de la maison paternelle, vers le pays que je t’indiquerai. »