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Archive pour la catégorie « Culture »

Les chemins de l’Histoire

hlcl01571.jpg Dans les années 60-70, l’Histoire et la culture  générale, empruntent de multiples chemins en vue de séduire les jeunes générations. En dehors des programmes scolaires, la légende des Siècles (merci Victor) nous fascine à travers ce que l’on n’appelle pas encore les mas média.

Au cinema, les fresques d’Abel Gance, ou de Sacha Guitry, s’éclipsent quelque peu  devant les nouvelles  productions des majors américaines.

 On se presse pour voir Lawrence d’Arabie, Paris Brûle-t-il ? (Réalisation René Clément, Scénario de Francis Ford Coppola, Gore Vidal, Jean Aurenche, …) Ben-Hur, Le Jour le Plus Long, Le Docteur Jivago, ou Alamo. Les scénaristes prennent bien souvent des libertés avec la vérité mais qu’importe.

 Les personnages vont désormais graver leur visage dans nos mémoires, sous les traits de John Wayne, Peter O’Toole, Rex Harrison, Richard Burton, Charlton Heston et bien sur Elizabeth Taylor. 

Nous ne sommes pas encore aux temps d’Apocalypse Now ou de Caligula. La censure et les parents veillent.

Les passionnés vont se diriger vers la presse écrite : la revue Tout l’univers, l’encyclopédie des jeunes propose une approche ludique de l’histoire de l’humanité : les articles explorent un large éventail de domaines, soutenus par un graphisme soigné. Ces lecteurs poursuivront la quête du savoir avec les séries Connaissances de l’Histoire et Grands Peintres voire Sciences et Vie ou Historia.

Les accrocs de la vulgarisation plébiscitent le journal Spirou qui publie les histoires de  L’oncle Paul . S’instruire en se distrayant : pourquoi pas ?

Ne nous voilons pas la face : le SLC (Salut les Copains) avec Dutronc en couverture sera très recherché, de même que ces quelques spécimens repérés en page centrale de Lui ou de l’édition américaine de Playboy

Côté petit écran, on n’ira tout de même pas jusqu’à dire que Thierry La Fronde ou Zorro apportent leur pierre à l’édifice de l’éducation nationale. Quoique, même s’il n’y a pas matière à comparaison, l’impact de la diffusion de première adaptation des Rois Maudits de Druon, en 1972 fut considérable.

Les publicitaires vont aussi surfer sur la vague. Certes la quasi totalité des annonceurs va s’afficher ouvertement copocléphile, mais le créneau de la connaissance va être plus qu’utilisé. L’huile et le café notamment nous invitent à la découverte des pays de l’Amérique du Sud, des Provinces de France ou des navires célèbres.  (Huilor Dulcine).  

Et le jeu me direz-vous ?  Il est de la partie et pas seulement par le biais du déguisement : Rome et Carthage devient un jeu de société et les plus adroits consacrent des heures à reconstituer la Santa-Maria ou le USS Saratoga. (Maquettes Revell ou Heller)

Pour ma part j’ai aussi découvert l’Histoire par le truchement de jouets venus tout droit du Royaume-Uni. C’est à eux que je dois ma passion des faits d’armes  de la Guerre d’Indépendance des États-Unis, de la guerre de sécession ou de ce peuple Zoulou qui avait infligé une cuisante défaite à l’armée de sa gracieuse majesté, la reine Victoria en 1879 à Isandhlwana.

Je vous invite vivement à vous rendre sur le site de William Britain  : le souci de la finition, la reconstitution des batailles est leur marque de fabrique. Leur devise : « Détail, Qualité et Authenticité depuis 1893″. 

Aujourd’hui, si je n’oublie pas que la guerre est une horreur au delà du clinquant des uniformes, je ne dédaigne pas emprunter ces chemins détournés, qui me reconduisent au coeur de l’Histoire.      



Evariste Galois…Le génie romantique ( Part One)

Vous rependrez bien un peu de Lagarde et Michard

De ce siècle, sur lequel on a tant écrit et tant parlé, on dit qu’il est celui du Romantisme : aa0110761.jpgun  immense mouvement social, politique et culturel où s’entremêlent, passions et révolutions, épopées et tragédies historiques.

C’est le temps des grandes plumes : Zola , Lamartine, Hugo, et des pinceaux inspirés : Monet, Van Gogh ou Renoir….le temps de la Reine Victoria et de Karl Marx.

La fièvre romantique déferle sur tout l’Europe.

Les musiciens, peintres, sculpteurs, écrivains et poètes révèlent leur génie créateur : ce siècle est passion.

La révolution industrielle se propage avec son cortège d’inventions, de découvertes, d’innovations mais aussi avec les premières prises de conscience des classes sociales : ce siècle est raison.

Les scientifiques, médecins, physiciens, astronomes, botanistes, archéologues, laisseront aussi leurs empreintes dans la mémoire collective de l’humanité…Pasteur, Champoléon, Laennec; mais c’est au coeur de cet univers bien souvent impalpable, que découvrent les mathématiciens, que nous allons nous transporter.

La France se relève peu à peu de la tourmente Napoléonienne…Nous sommes en 1815. Les personnages qui vont défiler tout au long de cet article sont réels et pour la plupart célèbres. Ils ont pour nom, Chasles, Gauss, Legendre. Leurs travaux font autorité dans le monde scientifique. Le destin ou le hasard, a voulu que certains d’entre eux croisent la route à un moment donné de leur vie, du plus romantique des mathématiciens, du plus scientifique des romantiques : Évariste Gallois.

Voici quelques éléments puisés sur le web et dans des ouvrages historiques, pour mieux connaître cette vie brève, tumultueuse, faite d’engagements et d’emportements, de violence et d’amour, une vie qui résolut trop rapidement son équation par la mort.

Des Lettres sur les chiffres

zav700021.jpg Son biographe de référence : c’est sans nul doute Paul Dupuy, La vie d’Évariste Galois, Annales scientifiques de l’École normale supérieure, (1896 & Réédition Paris, Gabay 1992.) L’acte de naissance complet y figure en annexe, ainsi que de nombreux documents (notes, lettres).

Une grande partie de ces travaux  ont été repris dans Wikipedia…

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89variste_Galois

Il existe toutefois de nombreux ouvrages, parmi lesquels on peut citer

  • Un souvenir d’enfance d’Évariste Galois de Jean Gourmelin et Pierre Berloquin

  • Évariste Galois d’Alexandre Astruc Éditions Flammarion, 1994.

  • René Taton « Évariste Galois et ses contemporains », in Présence d’Évariste Galois, Publication de l’APMEP (1982)
  • Laura Toti-Rigatelli, Évariste Galois (1811-1832), Bâle, Birkhäuser, 1996.
  • Norbert Verdier (dir.), Évariste Galois, le mathématicien maudit, Collection « Les Génies de la science »  Pour la Science, 2003.
  • Jean-Paul Auffray, Évariste (1811-1832), Éditions Aléas, 2003
  • Leopold Infeld,Whom the Gods Love (1957) ; traduction française Le roman d’Évariste Galois, 364 pages, Éditions La Farandole (premier trimestre 1978).
  • Bruno Alberro, Évariste Galois, mathématicien, humaniste et révolutionnaire, éditions Elan Sud 2008.

Ce qui surprend au premier abord c’est la passion des mathématiques qui semble habiter l’esprit de Galois.

Nous verrons par la suite que ce jeune homme tourmenté et révolté éprouve, pour diverses raisons, les plus grandes difficultés à persuader ses maîtres puis ses pairs du bien fondé de ses théories, à commencer par le très royaliste Cauchy.

Ses deux échecs à l’examen d’entrée à l’École Polytechnique, partie intégrante de sa légende resteront une plaie qui ne cicatrisera pas, même s‘il intègre l‘École Préparatoire future École Normale Supérieure (Ulm).

Son engagement politique, s’inscrit dans le bouillonnement politique des années 1830 : il estu100031611.jpg  excessif mais visionnaire. Galois est arrivé trop tôt dans ce monde.

Fabrice Del Dongo, Julien Sorel…

Evariste Galois le Stendhalien ?

Parmi toutes les « bios », nous retiendrons celle qui suit  extraite de

BibMa@th, un portail très convivial consacré uniquement aux mathématiques…

« Évariste Galois est né à Bourg-la-Reine le 25 octobre 1811, d’un père maire libéral de la commune. Sa mère, Adélaïde Marie Demante, fille de magistrat..

Dès 1827-1828, la fureur des mathématiques domine. Galois lit Legendre (Éléments de géométrie), Lagrange (textes sur la résolution des équations), Il obtient le 1er prix au Concours Général de mathématiques, mais échoue à l’entrée à Polytechnique.
Il entre en octobre 1828 en spéciales à Louis le Grand.

Le professeur, Mr Richard, admire le génie mathématique de son élève et garde les copies qu’il confiera à un autre de ses élèves : Charles Hermite. C’est l’époque où il publie son premier article dans les Annales mathématiquesde Joseph Gergonne (il démontre un théorème sur les fractions continues périodiques). Il rédige aussi un premier mémoire sur la théorie des équations, envoyé à l’Académie des Sciences, il sera « perdu » par Cauchy ».

http://www.bibmath.net/bios/index.php3?action=affiche&quoi=galois

La vie de Galois est tout naturellement présentée sur de nombreux sites universitaires, parmi lesquels on trouve celui de la Bibliothèque de l’Université Libre de Bruxelles.

http://bib7.ulb.ac.be/uhtbin/cgisirsi/sfF6EawatA/S.HUMAINES/146190091/9#

On y lit ce texte qui vaut le détour et que les matheux se feront un plaisir de traduire :

«  la vie de Galois fut dominée par la politique et les mathématiques. Ardent républicain, il était dans une position inconfortable; en effet le seul mathématicien français capable de comprendre ses travaux était Cauchy, royaliste tout aussi ardent.

bxp399871.jpg En 1829 il publia son premier article sur les fractions continues suivi d’une démonstration prouvant l’impossibilité de résoudre l’équation générale du cinquième degré par radicaux. Cela conduisit à la théorie de Galois, une branche des mathématiques traitant de la résolution des équations algébriques.

Célèbre pour sa contribution à la théorie des groupes, il découvrit une méthode déterminant quand une équation pouvait être résolue par radicaux.. Cette théorie apportai ainsi une réponse à des problèmes fort anciens tels que la trisection de l’angle et la duplication du cube.

Il introduisit le mot « groupe » en considérant le groupe de permutations des racines d’une équation : c’est la théorie de groupes qui rendit possible la synthèse de la géométrie et de l’algèbre.

En 1830 il résolut f(x) = 0 (mod p ), avec f(x) polynôme irréductible, en introduisant le symbole j, pour une des solutions de l’équation; cela conduisit aux corps de Galois GF (p).

L’oeuvre de Galois apporta une contribution importante à la transition entre l’algèbre classique et moderne. Après avoir passé quelques temps en prison pour délits politiques, il fut tué en duel à l’age de 21 ans peu après sa remise en liberté. »

Pour les bilingues, l’Université écossaise de Saint Andrew

« The 19thCentury saw rapid progress.

Fouriers work

on heat was of fundamental importance. In geometry Plückerproduced fundamental work on analytic geometry and Steinerin synthetic geometry. Non-euclidean geometry developed by Lobachevsky and Bolyailed to characterisation of geometry by Riemann. Gauss, thought by some to be the greatest mathematician of all time, studied quadratic reciprocity and integer congruences. His work in differential geometry was to revolutio nise the topic. He also contributed in a major way to astronomy and magnetism.

The 19thCentury saw the work of

 Galois on equations and his insight into the path that mathematics would follow in studying fundamental operations. Galois introduction of the group concept was to herald in a new direction for mathematical research which has continued through the 20th u115994661.jpgCentury.

Cauchy, building on the work of Lagrange on functions, began rigorous analysis and began the study of the theory of functions of a complex variable. This work would continue through Weierstrass and Riemann.

Algebraic geometry was carried forward by Cayley whose work on

matrices and linear algebra complemented that by Hamilton and Grassmann.

 The end of the 19thCentury saw  Cantor invent set theory almost single handedly

 while his analysis of the concept of number added to the major work of Dedekind

and Weierstrasson irrational numbers »

http://www-groups.dcs.st-and.ac.uk/~history/Biographies/Galois.html

Polytechnique…..

  »En 1828 se trouvait dans la classe de rhétorique du Lycée Louis le Grand, un élève nommé Évariste Gallois. C’était un garçon irritable et frondeur qui paraissait avoir en mathématiques d’étranges idées. A la fin de l ‘année scolaire, s’étant préparé seul, Galois se présenta à l’École Polytechnique. Il ne fut pas reçu.

Sautant la classe de Mathématiques élémentaires, Galois entra en spéciales. Il y trouva un jeune professeur extrêmement remarquable, Richard, qui portait un égal intérêt à la recherche scientifique et aux élèves qu’il était chargé de former.

Richard découvrit immédiatement ce qui en Évariste Galois paraissait étrange : il avait du génie. Séduit par cette découverte, il favorisa la publication des premiers travaux de Galois et l’encouragea à présenter un mémoire à l’Académie des sciences.

Cauchy fut chargé par l’Académie de fournir un rapport sur ce manuscrit. Il le perdit, selon son habitude…( certains prétendent que Cauchy avait égaré volontairement le document)

Mais lors du concours de 1829, une immense stupéfaction s’empara des professeurs et des candidats à l’École Polytechnique. Galois était encore refusé.

Les deux examinateurs d’entrée qui portent la responsabilité d’avoir refusé Galois sont Lefébure de Fourcy et Binet.

Si l’on en croit la version fournie par les Nouvelles Annales de Mathématiques, la responsabilité de ce lamentable échec devrait être partagée entre l’un des examinateurs et Galois lui-même. Ce dernier, en effet, ayant présenté l’une de ses plus brillantes démonstrations , non seulement l‘examinateur la repoussa mais encore il en rit bruyamment. Galois, furieux, lui jeta à la tête le chiffon à effacer…

aa0488421.jpgSi Évariste Galois avait été reçu à Polytechnique, il n’aurait pas été tué à vingt ans, puis que le cours de sa vie n eut été changé. Que n’aurait alors accompli ce génie, qui dans les quelques années de son adolescence, amoureux (il s’était épris de Stéphanie Poterin du Motel après son transfert en clinique)  et plus occupé de politique qu’il n’était raisonnable, ouvrit des portes nouvelles sur l’éblouissant domaine de l’analyse transcendante. Il eut probablement été, non seulement le premier mathématicien du monde, mais encore, un mathématicien d’une espèce inconnue. » 

Extrait de l’Histoire de l’École Polytechnique (de JP Callot) avec tous nos remerciements à l’AX (Association des Anciens Elèves de l’Ecole Polytechnique) 

Le Testament de Galois

« A 16 ans, trop brillant sans doute, et peut-être un peu brouillon…, il fut incompris par Poisson qui rejeta les travaux qu’il voulait présenter à l’Académie des sciences (1831). Auparavant son mémoire fut perdu par Cauchy en 1827, et ignoré par Fourier (qui mourut en 1830). Il rédigea, peu de temps avant sa mort, son testament mathématique qu’il confia, avec divers autres manuscrits, à un ami en le priant de le transmettre à Jacobi ou Gauss. »

http://serge.mehl.free.fr/chrono/Galois.html

Dans la nuit du 29 Mai 1832, Evariste Galois sait sa mort proche. Il écrit une lettre-testament adressée à Auguste Chevalier, dans laquelle il charge son ami de faire en sorte que les meilleurs arithméticiens de l’époque : Gauss et Jacobi reconnaissent publiquement la valeur de ses idées.

Mon cher Ami,

J’ai fait en analyse plusieurs choses nouvelles. Les unes concernent la théorie des équations algébriques; les autres, les fonctions intégrales. Dans la théorie des équations, j’ai recherché dans quels cas les équations étaient résolubles par des radicaux ; ce qui ma donné occasion d’approfondir cette théorie, et de décrire toutes les transformations possibles sur une équation, lors même qu’elle n’est pas résoluble par radicaux.

On pourra faire avec tout cela trois Mémoires. (…)

Tu feras imprimer cette lettre dans la Revue encyclopédique. Je me suis souvent hasardé dans ma vie à avancer des propositions dont je n’étais pas sûr. Mais tout ce que j’ai écrit là est depuis bientôt un an dans ma tête, et il est trop de mon aa0516161.jpgintérêt de ne pas me tromper pour qu’on me soupçonne d’avoir énoncé des théorèmes dont je n’aurais pas la démonstration complète. Tu prieras publiquement Jacobi et Gauss de donner leur avis, non sur la vérité, mais sur l’importance des théorèmes. Après cela, il y aura, j’espère, des gens qui trouveront leur profit à déchiffrer tout ce gâchis. Je t’embrasse avec effusion.

Le 29 mai 1832,

E. Galois.

http://langevin.univ-tln.fr/notes/Galois/

Les sites consacrés à l’Histoire des Maths

Les maths passionnent sur le net, deux exemples parmi tant d’autres.

http://matoumatheux.ac-rennes.fr/divers/histoire/accueil.htm

http://www.math93.com/galois.htm

Les sites qu’il faut avoir vu

Le premier sort de l’ordinaire par la qualité du travail accompli.

http://www.galois-group.net/dupuy/trans1/texts/Hopital.txt

Le second pourra donner même aux non initiés, le degré d’avancement de Galois par rapport à ses contemporains.

http://serge.mehl.free.fr/chrono/Galois.html

Un deuxième article sera consacré au contexte politique des années 1810 -1832 et aux mathématiciens contemporains.

Galois était un scientifique engagé….



Sexe cathodique : Bonbons, caramels, Esquimaux…

Va dans ta chambre ! Ne regarde pas ! Ce n’est pas de ton âge ! Va te coucher ! Chérie mets lui les mains devant le visage ! C’est pas pour les enfants ! Il y a le petit carré blanc…allez au lit; le rectangle blanc ? vite disparais de notre vue ! Je me lève et j’éteins la télé ! ( époque jurassique où il n’y avait pas de télécommande et une seule chaîne). Et je suis en dessous de la vérité…

7070081.jpg Je continue ? Je ne crois pas que cela en vaille la peine. 

 Chère maman, cher papa, puis-je vous poser une question ? Qu’y avait-il de si dangereux et de si « Top Secret » dans l »étrange lucarne que vous en arriviez à décréter que le moindre morceau de dentelle, n’était Rien que pour vos yeux ? 

La mémoire vous joue des tours ? Eh bien je vous propose de faire resurgir   » La Caméra explore le temps » avec un regard très « olé, olé »…car c’était bien cela que vous disiez à l’époque ?

Vous ne comprenez toujours pas ? C’est pourtant simple : tout ce que vous m’avez interdit de voir depuis l’apparition de la télévision dans le foyer familial, je l’ai gravé dans le disque dur de mon enfance ( et de mon adolescence !) et j’en ai fait une sauvegarde….

Silence sur la plateau, on tourne, moteur, action !!!     

On commence avec Madame Edwige Feuillère dans Lucrèce Borgia  d’Abel Gance  en 1935 où elle apparaît nue, brièvement et de profil. Jean-Louis Barrault jouera nu, lui aussi, le temps d’un plongeon, dans Drôle de Drame de Carné en 1937.

Autre « Atmosphère » avec Arletty dans Le jour se lève sorti le 9 Juin 1939. Cet autre film de Marcel Carné ne fut autorisé qu’après la coupe d’une scène la montrant nue sous la douche…On lui doit aussi cette réplique d’après guerre, en raison de sa liaison avec un officier allemand  « Mon cœur est français, mon cul est international ! »

Simone Simon, Françoise Arnoul, Nadine Tallier,

be18011.jpgSimone Simon,  obtient de Jacques Tourneur le premier rôle de La féline (1942), celui d’une femme panthère. Elle incarne magnifiquement cette sorcière involontaire qui se change en panthère au moment de faire l’amour.(…) A l’âge de trente-cinq ans, elle décide de privilégier les compositions dramatiques. Elle tourne ainsi deux chefs-d’oeuvre de Max Ophüls. Elle apparaît en soubrette dans La ronde (1950) puis tient le rôle d’un modèle nu, répudié, qui se suicide de désespoir dans Le plaisir (1951). Sa dernière apparition au grand écran est celle d’une guest star nostalgique dans La femme en bleu (1972) de Michel Deville.

http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/imprime/imprime.php?pk=46887

«  Françoise Arnoul n’avait pas pu, en 1949, montrer ses seins dans l’Epave : elle n’avait que 18 ans et Willy Rozier, le réalisateur, n’avait pas osé braver l’ire des gardiens de la morale   Elle fut donc doublée mais, crânement, attendit d’être majeure pour s’exhiber, dans Le fruit défendu  (Henri Verneuil, 1952). Elle récidiva –après avoir entre-temps, révélé son postérieur dans Le diable et les dix commandements(Julien Duvivier, 1961) – dans  Le congrès s’amuse, Geza Radvanyi, RFA, 1965.  »

http://drorlof.over-blog.com/article-1953847.html

Nadine de Rotschild  lorsqu’elle s’appelait encore Nadine Tallier tournera dans les Grandes Familles en 1958 et Marina la Fille sans Voile en 1953. On la voit apparaître dans des déshabillés transparents, et autres tenues plus ou moins légères.  Elle aura même joué les muses auprès d’un de nos grands troubadours : 

« La baronne et le gorille. Régine Monpays, grande prêtresse brassenienne, me l’a  u100951001.jpgconfirmé : Oui, Brassens fut amoureux de Nadine de Rostchild, du temps où elle s’appelait Nadine Tallier et faisait la starlette dans les films polissons. C’est à la future baronne qu’est dédiée la chanson « Une jolie fleur dans une peau de vache ». Mais lorsqu’il fallut choisir entre le baron et le chanteur, Nadine n’hésita pas et choisit le richissime banquier. »

http://www.opisline.com/lettre/lalettre45.pdf

1953 : Michèle Morgan et Gérard Philipe, se retrouvent dans un  film d’Yves Allégret tourné au Mexique, Les orgueilleux….même en soutien-gorge blanc, Morgan a une classe infinie. 

Ah les Belles Bachantes de Jean Loubignac sur un scénario de Robert Dhéry en 1954…Les branquignols dans leurs oeuvres…et beaucoup d’effeuillages dans l’esprit cabaret du « Pigalle » des années cinquante.

Gervaise de René Clément en 1956 avec Suzy Delair et Maria Schell, d’après Emile Zola. La jolie paire de fesses aperçue au cours de la bagarre féminine opposant Gervaise à Virginie appartient à une danseuse du Crazy Horse qui sera souvent citée par Alain Delon, Rita Cadillac. (Développement de l’article le 18 décembre 2008 grâce aux recherches des internautes : merci à tous ! ) 

De l’autre côté des Alpes, on voit poindre deux noms : Sophia Loren, d’une part, que l’on voit seins nus dans Era, Lui, Si Si de Marcello Marchesi (1951) ou Deux nuits avec Cléopâtre (Due notti con Cleopatra, 1953) de Mario Mattoli et une sculpturale Gina Lolobrigida, d’autre part, dans Les Belles de Nuit (1952), Venus Impériale (nue de dos) (1963).

Dany Carrel, de son vrai nom Yvonne Chazelles du Chaxel, « Piège Pour Cendrillon » en 1961 ou « Maternité Clandestine » (1953) : joli minois, charme exotique, sont les expressions qui reviennent le plus souvent pour parler de cette très jolie  comédienne à qui la vie ne semblait pas vouloir faire de cadeau et qui se réalisa par le cinéma.

http://boomer-cafe.net/version2/index.php/Stars-et-vedettes-des-annees-50/Dany-Carrel-un-souffle-d-exotisme.html

Martine  Carol http://martinecarol.free.fr/

En France, Marie-Louise Mourer, devient Maryse Arley puis Martine Carol. On la dit is30321.jpg emblématique des fifties, à juste titre,         Caroline chérie de Richard Pottier (1950),  Un Caprice de Caroline Chèrie (1952),   Lucrèce Borgia (1953), permettent de découvrir la magnifique plastique de celle qui aurait subi  la violence des sbires de Pierrot le Fou pour s’être refusée à l’ennemi public Numéro1 de l’époque .  http://cinemanageria.ifrance.com/cine_typologie/cine_erotique.html

Le secret du chevalier d’Eon (1959) sorti le 6 juin 1960, scénario co-écrit par Cecil Saint-Laurent avec Andrée Debar et Dany Robin. Il ne vous aura pas échappé qu’on retrouve à l’écriture, l’un des pseudos de Jacques Laurent, Prix Goncourt 71 pour les Bêtises. Les ressemblances avec les rôles interprétés pas Martine Carole ne sont évidemment pas fortuites. (on reverra avec plaisir cette scène, où l’on comprend que les serrures ne sont pas uniquement destinées aux clefs.)

Robert Hossein n’est pas encore Geoffrey de Peyrac, lorsqu’il réalise Toi le venin en 1959, en s’appuyant sur les deux soeurs Poliakoff : Marina Vlady et Odile Versois. 

C’est Truffaut qui nous offre en 1960,  la future Marquise des Anges, Michèle Mercier, nue, dans Ne Tirez Pas sur le Pianiste.

Les années Bardot

 « Elle vit comme tout le monde en n’étant comme personne. » C’est ce que disait Jean Cocteau…Et Dieu Créa la Femme, Le Mépris, En cas de Malheur, Les Bijoutiers du clair de lune . En couleur ou en noir et blanc,  vue par Godard, Vadim ou Companeez, BB incarnait peut-être malgré elle, tout ce que la France puritaine des années 50 & 60 essayait de refouler…   

Le site suivant a effectué un travail remarquable de classement, et plus que cela puisque chaque film est répertorié avec son nombre de scènes érotiques, la minutels0117461.jpg  à laquelle elles interviennent dans le long métrage, la possibilité de visionnage en arrêt sur image et même d’achat sur Amazone. 

http://elles-se-mettent-nues-pour-nous.fr/partie.php?koi=0

Un travail similaire a éte fait ici, qui peut venir en complément du précédent.

http://home.tele2.fr/as3/guide3.htm

On pourrait compléter par ce classement des films refoulés par la censure entre 1937 et 1962 : les motifs de refus doivent inciter à la réflexion.

http://www.rcq.qc.ca/la_regie/Films%20censur%C3%A9s%201937-1962.pdf

Catherine Deneuve,

Belle de Jour (1966) , la bourgeoisie croquée par Luis Bunuel, mais aussi Répulsion, Benjamin ou le Mémoires d’un Puceau (1968),  La Femme aux Bottes rouges (1974)….On semble loin de la « Deneuve » des Parapluies de  Cherbourg et des Demoiselles de Rochefort, quoique… si l’on lit l’analyse de Raphaël Lefèvre,  »Le Puritain Malicieux – Jacques Demy et le Sexe », on comprend que l’affirmation est loin d’être évidente.  

http://www.critikat.com/Jacques-Demy-et-le-sexe.html

 http://toutsurdeneuve.free.fr/Francais/Pages/General/Accueil.php

Jeanne Moreau

Dans son texte intitulé « Sexe et Images de femmes dans le cinéma de la Nouvelle Vague : un contre exemple de domination », Frédéric Gimello-Mesplomb écrit :  » En 1958, si la centrale catholique demande le boycott du film de Louis Malle, Les Amanu111685551.jpgts, pour « incitation à la débauche », c’est que l’on y voit Jeanne Moreau manifester de réels signes de jouissance lors de la scène d’amour avec Jean-Marc Bory. L’année suivante, des voix s’élèvent contre l’érotisme, d’Hiroshima Mon Amour d’Alain Resnais, mais là encore, c’est moins contre les gros plans du couple, elliptiques et fortement esthétisés, que par la façon dont Emmanuelle  Riva tourne son film au Japon (en prenant un amant de passage…).

Diffusé le soir dans le cadre des tranches d’horaires consacrés aux films d’auteur, découvrez Sirocco d’Hiver – (1969)  Un drame de Miklós Jancsó, avec Jacques Charrier (Marko Lazar), Marina Vlady (Maria), Eva Swann (Ilona), qui se déroule en Hongrie pour décor, mais se joue sur fond de crise politique en Yougaslavie, dans les années 30;  des scènes sensuelles réunissent les principales actrices…Le réalisateur hongrois ira beaucoup plus loin avec son remake de Mayerling « Vices Privés et Vertus Publique » (1976) : on y découvre une Teresa Ann Savoy, terriblement impudique, dans le rôle de la Baronne Marie Vetsera, avant d’endosser la tunique transparente de Drusilla au côté de Malcom Mc Dowell dans le Caligula de Brass.. 

Que la fête commence (1974) de Bertrand Tavernier Avec Philippe Noiret, Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Marina Vlady, et la regrettée Christine Pascal. Un film sur le libertinage à l’époque de la régence de Louis XV.

Après le cinéma à la télévision, la  deuxième partie de Sexe Cathodique sera consacrée aux feuilletons, séries, oeuvres de fiction, émissions de divertissements et opéras, contenant des séquences de nudité ou de sexe.



Marseillais….

( Culture )

Barbara chantait…. 

TAIS-TOI MARSEILLE
M. Vidalin – J. Datin, 1959

Un soir les voyous de Marseille
M’ont fait goûter à leurs bouteilles
Au fond d’un bistrot mal famé
Où j’attendais pour m’embarquer

Ils m’ont raconté leurs voyages
Et de bastringue en bastringage
Ils m’ont saoulée de tant de bruit
Que je ne suis jamais partie

 Marseille, tais toi Marseille
Crie pas si fort
Je n’entends pas claquer
Les voiles dans le port
 

Et voilà comment en une strophe se batit une réputation…

Ah Marseille….

f00273281.jpgJe vous propose de faire appel à cet institut de sondage, garant de  mauvaise foi et de partialité : le mien,  pour savoir ce que cette ville  vous inspire…Que  va-t-il en sortir ?

Si je vous dis Marseille ? Vous répondez

Plus belle la vie ?  Bien sur le feuilleton de la « 3″ http://plus-belle-la-vie.france3.fr/ Avec le TGV qui  a mis Paris à trois heures de la Cité Phocéenne, et qui soit dit en passant, a contribué « légèrement » à faire monter les prix de l’immobilier, Ninon, Luna, et la population du Mistral  ont un tout petit peu modifié « l’image » mais on reste dans la caricature…. 

Et si on va dans cette direction permettez moi de rappeler le nom d’Honoré Daumier, un des plus grands caricaturistes du 19ème siècle…. http://www.honore-daumier.com/

f00084771.jpgIl faut cependant insister sur l’augmentation constante du nombre de tournages réalisés à Marseille et sur l’importance du pôle média du quartier de la Belle de Mai (avec ses studios).

Marcel Pagnol lui même tint à tourner ses films ici, ses studios étaient basés 14 impasse des Peupliers puis, à partir de novembre 1937, 111 chemin de l’Éperon (devenue rue Jean Mermoz (8ème)).  »Marius et Jeannette » et d’autres longs métrages sont passés au crible dans un dossier de Fred Thom & Roger Antoine pour Plume Noire http://www.plumenoire.com/cinema/dossier/marseille1.html                                                                                       
 

L’O.M.Quand l’OM va bien, Marseille va bien….On n’explique pas l’Olympique de Marseille, en quelques mots…C’est le patrimoine de la Ville, de la région. Il suffit de déambuler Boulevard Michelet aux abords du stade un soir de match pour apprendre la liste des départements français…région Ile de France comprise. La Devise du club, c’est f00281471.jpg« Droit au But » http://www.om.net/fr/home/0/Accueil  Celle des supporters : « On  craint dégun, si vous mouillez le maillot »….

La Canebière….Vincent Scotto, Marcel Pagnol, et le virage sud  (?) du stade vélodrome, ont beaucoup oeuvré pour le renom de la célèbre avenue http://www.chanson.udenap.org/paroles/cane_cane_canebiere.htm

 C’est également sur la Canebière qu’eut lieu l’assassinat le 9 octobre 1934 du  roi de Yougoslavie Alexandre Ier et du ministre français des Affaires étrangères, Louis Barthou.  

Le Château d’If…et Le Comte de Monte Cristo…Mesdames et messieurs voici la cellule occupée par l’Abbé Faria :  Alexandre Dumas a immortalisé la forteresse….et on arrive à faire du véridique avec une très belle fiction. La littérature se plaît sur les bords de la Méditerranée : Edmond Rostand, Albert Cohen, Antonin gwt1240191.jpgArtaud, etc…Quant  à Frédéric Chopin, et Georges Sand  ils y ont séjourné en 1839 http://pagesperso-orange.fr/George.Sand/Tabl.2.html .

Mais si vous passez par la Corniche attardez vous sur l’autre ile : l’Ile Degaby qui appartint un temps au bijoutier Pascal Morabito. Ce fortin construit sous Louis XIV est consacré aux receptions et aux tournages  http://www.ile-degaby.com/degaby_evenementiel.html

Le Vieux Port :  Il faut aller au Palais du Pharo http://palaisdupharo.marseille.fr/ , qui fut pgb12671.jpgpropriété de l’Impératice Eugénie pour apprécier un panorama de rêve. Depuis Gyptis et Protis la métamorphose de la ville s’opère côté mer. Le projet Euroméditerranée pourrait donner une nouvelle image de Marseille.   

La Bonne Mère… Notre Dame de la Garde veille sur tous les Marseillais sans différence de race, de religion, d’origine, de classe… La Basilique a été le théâtre de violents combats lors de la libération de Marseille. Le Char Jeanne d’Arc reste le symbole du sacrifice des alliés et des résistants. http://www.military-kits.com/sections.php?op=viewarticle&artid=179

Le savon Non, ce n’est pas le Petit Marseillais, commercialisé par les Laboratoires Vendômes basés à Dijon. Mais on fabrique toujours du savon du côté de Sainte-Marthe. http://www.savon-de-marseille.com/fr/index.html

François Spirito, Paul Carbone, Simon Sabiani, les collaborateurs …Barthélémy et Antoine Guèrini, les résistants, Tany Zampa, l’assassinat du juge Michel, Le bar du f00096211.jpgTéléphone…De sombres pages  qu’on voudrait oublier : mais quand on aime sa ville  comme un être de chair les défauts font partie du « packaging ». French connection, Borsalino,  (adapté du Livre d’Eugène Saccomano « Bandits à Marseille »), Le Cercle Rouge ont amplifié une réputation glauque qui a été parfois difficile à gérer… Mais en contrepartie le barreau de Marseille peut s’enorgeuillir d’avoir eu de concert  ces fameux Tenors : Emile Pollack et Paul Lombard (Lire son Dictionnaire Amoureux de Marseille – Plon) .   

Il resterait bien quelques pourcentages pour Les Calanques sans les Canadairs, Zizou et son manifeste pour une nouvelle Ballade Irlandaise sans tante Yvonne (Mme de Gaulle)    http://blog.strategies.fr/motsalacom/2008/10/le-generali-zid.html, la Pétanque qui demeure pour toujours ciotadenne, Toursky et ses vers enchantés, un César sur le  pouce, les pas de Béjart, le coeur de Vitria et  Jean-Pierre Foucault qui évidemment sera mon dernier mot.

Puisque le ch’ti a conquis ces lettres de noblesse au box office, je ne résiste pas au plaisir de citer un peu plus qu’un extrait du Livre de Robert Bouvier « Le Parler Marseillais » paru aux Editions Jeanne Lafitte, j’espère que l’auteur ne m’en tiendra pas rigueur, surtout lorsqu’il saura que son livre ne me quitte jamais :

« Parce qu’il restait au Racati, un quartier populaire de Marsiale, Mèu se croyait obligé de se donner des airs de càcou…Le pauvre minot s’escagassait aux dattes pour gagner quelques sous. Le matin, avec tant d’autres, il était esquiché dans un tram, un vieux vehicule qui datait de l’an pèbre. Le soir quand il rentrait c’était déjà l’heure des brousses.

Mais il avait du bonheur grâce à Zize, une brave minotte qui faisait des ménages chez des fiolis plutôt rascous…Elle savait bien qu’elle se faisait escaner; alors elle s’était trouvée une gâche chez l’épicière….L’appartement de cette grosse daubasse, une vraie bazarette, était un infâme cafoutchi. Pour aller au pàti, il fallait aller au fond de la cour, c’est dire !

L’épicière était une sartan qui s’arrétait pas de déparler sur la petite, disant à qui voulait l’entendre que c’était une vraie cagole. Mais les gens n’étaient pas dupes; ils se doutaient bien que la plus radasse des deux, c’était l’épiciére. En plus elle faisait toujours une mourre de six pieds de long. A cause de ses brègues son magasin était de moins en moins visité. Alors, pour se venger, elle disait que ses clients étaient tous des counas ! De plus cette tarasque s’adressait à Zize en termes peu flatteurs. Elle l’appelait ratepenade, vu que Zize, c’est vrai, était une vraie esquinade : » Mais je préfère mieux être un bacala, qu’une bofi comme elle »…..

Le père de Mèu était un vieux fadoli, un pistachier pas possible qui passait son temps à chimer des pastagas et avec ça feignant comme c’est pas permis.  

Aussi, dés qu’ils pouvaient Zize et Mèu, les deux calignaires, s’esbignaient derrière une bastide en ruines, au sommet d’un rompe-cul en plein cagnard. Et là ils se faisaient de bonnes manières. Même que les gens disaient que la petite, elle avait vu péter le loup. Mais vous savez ce que c’est, les gens ils barjaquent sans savoir : » Vivement qu’on soit maridas » soupirait Mèu et la petite elle répondait : » Et vouais je me languis ! »

Finalement, Mèu il a marié Zize, et depuis ils ont trois caganis que c’est des drôles de trons de l’air. »

Quelque sites où il est question du Parler Marseillais….

http://petitcabanon.over-blog.com/categorie-24700.html

http://pagesperso-orange.fr/chacalou13/Parler/parler_marseillais.htm

http://maah.ifrance.com/00%20bis%20la%20%20%20page%20cacou%20dico.htm

http://omvista.xooit.com/t458-Le-’parler’-marseillais!.htm

En souvenir de Nini et Suzanne Der