Les chemins de l’Histoire

Posté le 31 août 2010

hlcl01571.jpg Dans les années 60-70, l’Histoire et la culture  générale, empruntent de multiples chemins en vue de séduire les jeunes générations. En dehors des programmes scolaires, la légende des Siècles (merci Victor) nous fascine à travers ce que l’on n’appelle pas encore les mas média.

Au cinema, les fresques d’Abel Gance, ou de Sacha Guitry, s’éclipsent quelque peu  devant les nouvelles  productions des majors américaines.

 On se presse pour voir Lawrence d’Arabie, Paris Brûle-t-il ? (Réalisation René Clément, Scénario de Francis Ford Coppola, Gore Vidal, Jean Aurenche, …) Ben-Hur, Le Jour le Plus Long, Le Docteur Jivago, ou Alamo. Les scénaristes prennent bien souvent des libertés avec la vérité mais qu’importe.

 Les personnages vont désormais graver leur visage dans nos mémoires, sous les traits de John Wayne, Peter O’Toole, Rex Harrison, Richard Burton, Charlton Heston et bien sur Elizabeth Taylor. 

Nous ne sommes pas encore aux temps d’Apocalypse Now ou de Caligula. La censure et les parents veillent.

Les passionnés vont se diriger vers la presse écrite : la revue Tout l’univers, l’encyclopédie des jeunes propose une approche ludique de l’histoire de l’humanité : les articles explorent un large éventail de domaines, soutenus par un graphisme soigné. Ces lecteurs poursuivront la quête du savoir avec les séries Connaissances de l’Histoire et Grands Peintres voire Sciences et Vie ou Historia.

Les accrocs de la vulgarisation plébiscitent le journal Spirou qui publie les histoires de  L’oncle Paul . S’instruire en se distrayant : pourquoi pas ?

Ne nous voilons pas la face : le SLC (Salut les Copains) avec Dutronc en couverture sera très recherché, de même que ces quelques spécimens repérés en page centrale de Lui ou de l’édition américaine de Playboy

Côté petit écran, on n’ira tout de même pas jusqu’à dire que Thierry La Fronde ou Zorro apportent leur pierre à l’édifice de l’éducation nationale. Quoique, même s’il n’y a pas matière à comparaison, l’impact de la diffusion de première adaptation des Rois Maudits de Druon, en 1972 fut considérable.

Les publicitaires vont aussi surfer sur la vague. Certes la quasi totalité des annonceurs va s’afficher ouvertement copocléphile, mais le créneau de la connaissance va être plus qu’utilisé. L’huile et le café notamment nous invitent à la découverte des pays de l’Amérique du Sud, des Provinces de France ou des navires célèbres.  (Huilor Dulcine).  

Et le jeu me direz-vous ?  Il est de la partie et pas seulement par le biais du déguisement : Rome et Carthage devient un jeu de société et les plus adroits consacrent des heures à reconstituer la Santa-Maria ou le USS Saratoga. (Maquettes Revell ou Heller)

Pour ma part j’ai aussi découvert l’Histoire par le truchement de jouets venus tout droit du Royaume-Uni. C’est à eux que je dois ma passion des faits d’armes  de la Guerre d’Indépendance des États-Unis, de la guerre de sécession ou de ce peuple Zoulou qui avait infligé une cuisante défaite à l’armée de sa gracieuse majesté, la reine Victoria en 1879 à Isandhlwana.

Je vous invite vivement à vous rendre sur le site de William Britain  : le souci de la finition, la reconstitution des batailles est leur marque de fabrique. Leur devise : « Détail, Qualité et Authenticité depuis 1893″. 

Aujourd’hui, si je n’oublie pas que la guerre est une horreur au delà du clinquant des uniformes, je ne dédaigne pas emprunter ces chemins détournés, qui me reconduisent au coeur de l’Histoire.      

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