Archives

Archive pour avril 2009

The Box

bxp1426071.jpg Or donc, Saint Exupéry excédé par cet enfant tyrannique ( selon le concept utilisé par certains pédo-psychiatres), qu’on appelait le  Petit Prince, se mit à imiter Roger Hanin dans le Grand  Pardon et lui dit : » Écoute, mon fils, tu me fatigues ! ton mouton il est dans la boîte et si tu continues, ça ne s’appellera plus un mouton mais des merguez  » et il ajouta en montrant les cinq doigts de la main « Ayn Shaytan ».

Mine de rien, là, en plein désert, il venait de redécouvrir le packaging…  

Imaginez la tête du Petit Prince si le designer de la boîte se nommait Raymond Loewy .

Celui là même, qui fut le père spirituel de dessins révolutionnaires (paternité qui lui fut par ailleurs contestée dans un cas ou deux) : voitures, trains, avions, bouteilles de soda et paquets de cigarettes ont pris de nouvelles formes grâce à ce français hors du commun.

Tout (ou presque) est-il dans l’emballage ? Certes non,  mais tout de même. 

 Vous souhaitez renouer avec une liberté extra-conjugale ? C’est une supposition bien sur. 

On vous propose d’un côté, une relation dans une camionnette pré stationnée sur le 1574r286291.jpg bas côté d’une nationale, avec une jeune femme, qui très souvent ne s’exprime que dans la langue de Cervantes ou de Tolstoi, dans des conditions d’hygiène douteuses et de l’autre, dans un immeuble cossu, une dame très digne, croisement de Nadine de Rotschild et Barbara Cartland, vous présente, autour de quelque chocolats et d’un doigt de Porto (rien qu’un doigt) 3 ou 4  »Belles de Jour », des occasionnelles évidemment, moyennant finance ça va de soi.

 Je ne crois pas trop m’avancer en disant que la deuxième proposition sera la plus étudiée…..

 Oops ! Suis-je bête !!  D’une part, vous, vous n’avez pas besoin de payer, pour emballer, et d’autre part, on a fermé les maisons en 1946, n’est ce pas ?    

Et maintenant, une situation inverse. Vous sollicitez un prêt de votre banque,  votre conseiller vous chante Louxor J’adore de Philippe Katerine , et une fois dehors vous êtes gaie comme un pinson parce que vous venez de découvrir les vertus érotiques du crédit.

En fait vous venez de vous faire ( je dis pas le mot) par votre banque et vous avez reçu de l’argent en échange ? Ça ne vous rappelle pas quelque chose ?    

u108120131.jpgMais où veut-il  en venir ?

L’emballage, c’est bien, mais il ya bien un moment où il faut enlever le papier.

 On découvre ainsi le vrai visage Mrs Doubtfire, on arrête de considérer Obama comme le Messie (même si l’on souhaite qu’il soit un grand Président), comme on cria jadis « Mitterand du soleil », et la liste est longue des armes de destruction massive à  la Guerre des Mondes, mise en ondes par Orson Wells en 1938, sans omettre les multiples vidéos qui fourmillent sur You Tube pour avancer une théorie sur le 11 septembre.  

Vous remarquerez, au passage, que je ne fais aucune allusion à la situation actuelle politique, économique, et sociale,  de la France.

De toute façon La Bruyère (qui avait des Caractères ) l’avait écrit : « Tout est dit et l’on vient trop tard depuis plus de sept mille ans qu’il y a des hommes et qui pensent. » Traduction : d’autres le faisant mieux que moi et de plus étant rétribués pour cette dure besogne, mon modeste avis n’apporterait rien au débat.

Revenons à notre mouton ou plutôt à ce qu’il y a « in the box ».u147967601.jpg

Ma moitié, par exemple, craque pour  Hugh Laurie alias Docteur House : c’est bien  ficellé et on en arrive à se demander s’il n’est pas vraiment toubib comme Michel Cymes . (la parodie est cachée derrière le lien)

Voilà pourquoi aujourd’hui il faut être vigilant : ce qui est écrit sur l’emballage ne correspond pas forcement  à ce qu’il y a dans la boîte. Apprenons chaque jour à nous forger  notre opinion. 

Et cela dans tous les domaines que ce soit en informatique ou en médecine : il y a des Chevaux de Troie, partout.

Cet article ne délivre pas de Tamiflu.

 



Bordel sans tendresse

k02681791.jpg Comme tous les mois la rédaction se réunit pour trouver le sujet « hot » qui ralliera le plus de suffrages. On a bien pensé faire une photo de charme en page centrale, style le Le String du Jour mais la Tourte était déjà sur le coup …..

Les silences commençaient à devenir pesants, quand soudain l’un d’entre nous s’est écrié : « on va bien finir par trouver, bordel ?! »

Et là une voix a hurlé : « ça y est !! on le tient »

Le lupanar, la maison close, le bordel de l’antiquité à nos jours, au cinéma, et plus généralement dans tous les arts, majeurs ou mineurs : la source est inépuisable et c’est tant mieux.

Les internautes seront particulièrement comblés dans leurs recherches : le bordel est accommodé à toutes les sauces : littéraire, artistique, religieuse; généralement très documentés les auteurs des textes apportent chacun, au moins, un élément original…

Il va de soi qu’on ne pouvait passer sous silence, le volet « présent » de la prostitution en maison close à l’ étranger, puisque comme tout le monde le sait, elles sont sensées avoir disparu du paysage hexagonal depuis 1946, par la volonté de Sainte Marthe… Ce ne sont pas les bataillons de Mme Claude qui diront le contraire…

Tout n’est pas répertorié dans cet exposé, loin s’en faut; on peut cependant espérer qu’il incitera les plus curieux à se plonger dans cet univers sulfureux.

Les fresques érotiques retrouvées dans la zone archéologique de Pompéi  (le portail de  l’Unesco nous renseigne sur les sites inscrits au patrimoine mondial de l’humanité) feront office d’introduction.

Rappelons tout de fois que le but de cet article de vulgarisation, est d’offrir au lecteur quelques pistes d’investigation, comme celles qui suivent en notes :

A Noter :

  1. Le Numéro 601 d’Historia intitulé « Les Maisons closes De la Grèce 1574r286921.jpgAntique aux clandés d’aujourd’hui » , et paru en 1997, survole, comme le montre son sommaire, les grandes étapes de la prostitution en maison… « A Athènes, la prostitution revêt un caractère sacré – Dans les lupanars romains les louves se prostituent – Au moyen âge, les bordels ont pignon sur rue – sous la Régence, la libération des moeurs se généralise – le XIX° siècle, âge d’or de la prostitution – grâce aux prières des filles de Bernay, Piaf recouvre la vue – la vertueuse Marche Richard était une ancienne prostituée – des clandés sous la protection d’agents très spéciaux » On peut le trouver notamment sur Price Minister

  2. L’Histoire N°64 Maisons Closes et Traite des Blanches : Le Commerce du Sexe sur Price Minister

  3. Voir aussi le numéro 4 de la Revue « La France Pittoresque » d’octobre – novembre – décembre 2002. 

  4. Dans La Bible, Genèse (38-15 ), on peut lire : « Juda la vit et la prit pour une prostituée; car elle avait voilé son visage. »  Cette précision donnée, on en déduira que le sujet beaucoup moins « léger » qu’on pourrait le supposer et qui remonte à la nuit des temps, est un thème qualifié de sensible par les grandes religions …On se reportera au lien suivant concernant la Bible et la Sexualité sur Sexodoc  ainsi qu’aux anecdotes qui fourmillent au sujet du mot Epectase : la mort pendant l’orgasme…Bonheur ultime que connurent un archevêque et un Président de la République….C’est à propos de ce dernier (Félix Faure) que furent prononcées les deux phrases :« Il a perdu sa connaissance ? On l’a faite sortir par l’escalier de service ! »  et « Il voulait être  César, il ne fut que Pompée » (Clémenceau)

  5.  A titre d’information la prostitution dans la Grèce Antique fait l’objet d’un article fort complet sur Wikipedia

    Suétone dans son Histoire des Douze Césars fait un récit que certains pourront accompagner d’une illustration sonore de circonstance, s’ils ont k06082501.jpgquelques images en mémoire . Le « bienvenu au bordel impérial !! » lancé par Malcom Mc Dowell alias Caligula est tiré de ces lignes :

    «  Les femmes prostituées furent taxées précisément au prix où elles se vendaient, et il fut ordonné qu’on tiendrait registre de celles qui faisaient commerce, fussent-elles mariées. (….)

    Pour faire de l’argent à quelque prix que ce fut, il établit un lieu de débauche dans son palais. De petites cellules furent construites et ornées selon la dignité du lieu. On y plaça des femmes libres et des jeunes gens d’une naissance honnête, et les esclaves nomenclateurs allaient autour des places publiques et aux portes des palais, inviter les vieillards et la jeunesse. On leur prêtait de l’argent à usure pour payer leurs plaisirs, et l’on prenait leurs noms comme pour leur faire honneur d’augmenter le revenu de César. » (Traduction de Laharpe novembre 1868).

    On peut également se rendre sur le site de l’Université Catholique de Louvain une traduction avec le texte en latin vous y attend…

    Traduction de Nisard, Paris, 1855 ou M. Cabaret-Dupaty, Paris, 1893

« – Je vous prie, la mère, lui dis-je, sauriez-vous par hasard où je loge ? » 

Cette plaisanterie un peu simple parut lui plaire : « Pourquoi non ? » répondit-elle. Et, se levant, elle se mit à marcher devant moi. Après tout, elle était peut-être sorcière…

Tout à coup, dans un endroit écarté, elle ouvre le manteau qui la cachait et me dit d’un air fin : « C’est ici que vous devez loger. »

J’allais protester que je n’avais jamais vu la maison quand j’aperçus à l’intérieur des tapettes et des femmes nues qui allaient et venaient avec un air de mystère. Je compris un peu tard, ou plus exactement trop tard, qu’elle m’avait mené tout droit au bordel. Envoyant à tous les diables la maudite vieille, je me cache la figure et me sauve à travers le lupanar en cherchant une autre issue. »

Ceci est un extrait du Satyricon de Pétrone que l’on peut retrouver sur le superbe u151751041.jpgsite de Philippe Remacle consacré à l ‘Antiquité grecque et latine.

La traduction du Satyricon par Henry de Montherlant est disponible en livre de poche.

Le moyen-âge voit une évolution prononcée qui va de l’interdiction à la tolérance..

Sur le site Batiweb, on a choisi de s’intéresser à ce sujet sous un angle constructif et professionnel…

« Les dames de petite vertu s’installeront dans des baraques en bords (planche) en dehors de la ville, qui prendront le nom de bordes ou bordeau d’où bordel. »

Quand Architecture rime avec Luxure Les éléments que présente Batiweb se  retrouvent sur Médieval où l’on se précipitera, car le « papier » proposé est riche d’informations, les sources y étant citées de façon précise. (exemple : Dallayrac, Dominique. Dossier prostitution. Éditions Robert Laffont, Paris, 1966)

Sur Patrimoine de France quelques exemples tel que celui ci : « Maison Close dite Maison du Petit Soleil à 37 (Tours)  : Maison close construite entre les deux guerres (style art déco) ; pourrait être l’ oeuvre de l’ architecte Victor Gasc ; intérieur : décor stuqué et mosaïque de Novello (?) ; plan centré autour d’ un vaste hall circulaire avec éclairage zénithal. Secteur sauvegardé daté du 18 octobre 1983 »

On relèvera ce passage à propos de Saint-Thomas d’Aquin…

« La véritable « …rationalisation de la tolérance de la prostitution » fut donnée par nul autre que Saint-Thomas d’Aquin, dans sa Somme théologique. Il fait allusion trois fois dans cet ouvrage à la prostitution, mais toujours d’une manière détournée. Il commence donc par insinuer que l’on doit se montrer tolérant envers la prostitution, puis va plus loin en mentionnant que l’on peut accepter les fruits de ce commerce en toute conscience. On peut donc conclure que malgré le fait qu’il n’approuve pas le geste, il se montre tolérant envers de telles activités. »

Parmi toutes les dates que l’on pouvait choisir  dans l’Histoire de France, des campagnes Napoléoniennes au bourbier de Dien Bien Phu, la Régence retient toutes k08480001.jpgmes faveurs avec un lien cinematographique évident : Que la fête commence 

Dans cette séquence tirée du film de Betrand Tavernier, toute l’atmosphère érotique des petits soupers du Régent, le Duc d’Orléans, est restituée sans vulgarité aucune. La force réside dans la suggestion plus forte que l’exhibition. Réussite due aux acteurs, metteur en scène, scénaristes (Aurenche et Tavernier) et dialoguiste. 

Les rumeurs et les faits avérés ne manquent pas en ce domaine depuis l’initiation de l’officier Charles De Gaulle par son colonel, un certain Philippe Pétain jusqu’à cette affaire de ballets roses en 1958, provoquant l’inculpation du Président de l’Assemblée Nationale, André Le Troquer…Collection « Ceci n’est pas un fait divers », chez Grasset, Ballets roses de Benoît Duteurtre

Films abordant le Thème de la Prostitution   : à chaque lettre son ou ses longs métrages parmi lequels on retiendra le  Pretty Baby de Louis Malle

« le prototype du cinéaste provocateur sans le vouloir. Au cours de sa carrière, il a certes affiché une prédilection pour les sujets tabous mais jamais on ne trouvera dans ses films une volonté patente de choquer.

Pourtant, il parvint à scandaliser la France gaulliste en filmant le plaisir sur le visage de Jeanne Moreau (les amants) avant de créer des remous en abordant des sujets comme l’inceste (Le souffle au cœur), la collaboration (Lacombe Lucien) ou encore la prostitution infantile dans La petite.  »

(La petite 1977 ) de Louis Malle avec Brooke Shields, Keith Carradine, Susan Sarandon ).

On aurait pu y ajouter L’empire des Sens, dont l’héroine est une ancienne prostituée, et quelques westerns, tel que John Mac Cabe (1971), qui raconte l’ouverture d’un bordel dans l’ouest américain ou encore La Vie, l’Amour, La Mort de Claude Lelouch (1968)

En litterature, les noms de Zola, Flaubert et Maupassant  ( La Maison Tellier ) reviennent de façon récurente mais il ne faut pas oublier Kessel, Robbe-Grillet; labld0697941.jpg peinture n’est pas en reste avec Vincent Van Gogh ou  Henri de Toulouse Lautrec.

Les ouvrages récents et les mémoires, sont assez nombreux, en voici trois parmi tant d’autres :

La Vie quotidienne dans les maisons closes 1830 – 1930 par Laure Adler

« On les nommait courtisanes, filles de joie, de nuit, d’allégresse, de beuglant, d’amour, filles en circulation, filles à parties, à barrière, pierreuses, soupeuses, marcheuses, cocottes, hétaïres, horizontales, trotteuses, visiteuses d’artistes, lorettes, frisettes, biches, pieuvres, aquatiques, demi-castors, célibataires joyeuses, vénus crapuleuses…

Même si elle est exemplaire d’une certaine réalité, la tragique histoire de Nana, d’Emile Zola ne résume pas la prostitution au XIXe siècle. Dans ce livre, Laure Adler restitue au quotidien la vie des prostituées, avec toutes les différences qui séparent la mondaine entretenue de la prostituée de rue. Au-delà de l’histoire des moeurs, ce livre cherche à rendre aux prostituées leur dignité.  »

L’âge d’or des Maisons Closes par Alphonse Boudard et Romi

« Les maisons closes vivent leur âge d’or sous notre IIIe République. Avec l’institution de la tolérance, le Milieu prend ses aises et les bordels prospèrent. On en parle et on s’y rend, chacun selon ses moyens et ses goûts.
Haut de gamme, le Chabanais, le One two two, le Sphinx offrent une prostitution de luxe dans les décors les plus fous : chambres d’amour à l’antique ou à la vénitienne, chambre de torture et filles de tous les plaisirs… Le client, aussi capricieux soit-il, reste le roi ! En bas, le bar est très fréquentable et très bien fréquenté : Colette, Carco, Gabin, Piaf, Michel Simon, Tino Rossi, Marlène Dietrich certains soirs, ou Humphrey Bogart…»

Sur le site de l’Express de latges Extraits de 1940 – 1945 Années Erotiques :

 « Les années 1940-1945, années érotiques? Patrick Buisson a osé. Et il a k16691101.jpgconvaincu, l’an dernier, avec Vichy ou les infortunes de la vertu (Albin Michel). Le directeur général de la chaîne Histoire et conseiller écouté de Nicolas Sarkozy poursuit aujourd’hui sa lecture historico-libidinale de l’Occupation, avec De la Grande Prostituée à la revanche des mâles, second tome de son diptyque, dont L’Express publie des extraits en avant-première.

Il y est surtout question de ce qu’il est convenu d’appeler la «collaboration horizontale». Celle de vedettes comme Arletty, bien sûr, mais aussi et surtout celle, plus anonyme, de toutes ces adolescentes ou femmes mûres des villages de France à l’heure allemande. »

Il me paraissait difficile de ne pas dire quelques mots sur le Jazz. Les musiciens qui parcouraient la France des Festivals dans les années 70, racontaient quelquefois, le rôle joué, dans leur destin, par les maisons closes de Storyville, à la Nouvelle-Orléans, notamment. Parmi eux Satchmo, lui-même enfant de prostituée :

 «Il se lie d’amitié avec Joe «King» Oliver, le plus important chef d’orchestre de La Nouvelle-Orléans. En août 1917, les ministres de la Guerre et de la Marine font évacuer le district de Storyville, quartier réservé à la prostitution, trop fréquenté par les militaires. Devenus chômeurs, beaucoup de musiciens partent vers le nord. «Début de la diaspora du jazz», comme l’écrit Michel Boujut dans son livre Louis Armstrong »  Frank Tenot dans l’Express le 2 Aôut 2001


Ni bleues, ni roses…les maisons closes …un point de vue sur la prostitution à lire sur  le portail de la Fédération Anarchiste. (Janvier 2003) 

« Les maisons closes ajoutent aux fantasmes masculins et elles feront l’objet d’ouvrages divers décrivant un univers faussé par l’imaginaire produit par l’éducation judéo-chrétienne de domination des hommes sur les femmes. Exaltées par Zola, Maupassant ou Boudard en passant par Sartre et Céline, elles n’en demeurent pas moins des espaces de transactions commerciales, avec un fonctionnement militaire hiérarchisé. » (….)  « Joséphine Butler, féministe anglaise protestante, fait le parallèle entre l’esclavage des noirs et la réglementation de la prostitution qui met en esclavage les personnes prostituées. Elle entame ce qu’elle appellera une « grande croisade » qu’elle mènera toute sa vie et trouvera des appuis 2980241.jpgde personnalités telles que Victor  Hugo, Victor Schoelcher… »

Un récit pétillant

 « Les pensionnaires des maisons closes faisaient toujours, et de plus en plus, consommer le champagne, aussi longtemps tout au moins que ces lieux n’ont pas été supprimés par la Loi, qui les avait longtemps tolérés alors que la morale les réprouvait. Au Sphinx, établissement célèbre de Montparnasse, certaines ne «montaient» pas, trouvant plus lucratifs leurs gains sur le nombre de bouteilles de champagne de leurs clients. Certains soirs, les ventes d’une maison se montaient à un millier, et il y en avait où pour augmenter la consommation on installait le client à un guéridon de style Louis XVI cerclé d’une élégante rainure ; la fille faisait semblant de boire et y versait le champagne de son verre, qui s’écoulait par un petit orifice situé sous le guéridon, d’où il terminait sa course dans une vasque. Monsieur constatait bientôt que la bouteille était vide et il en demandait une autre.
       Les cabarets et night-clubs profitèrent de la fermeture des maisons closes et,
  après la dernière guerre, devinrent en vogue. Les dames avaient l’avantage de pouvoir y aller entre amies et en couple et d’y boire du champagne. Quant aux entraîneuses, elles poussaient à la consommation des messieurs isolés et tiraient de ce travail «au bouchon» un bénéfice analogue à celui des pensionnaires des maisons  closes, versant discrètement comme elles le contenu de leur verre dans le seau à glace.»

Enfin pour vous mieux vous imprégner encore de cette atmosphère si particulière du Chabanais, du Sphynx et surtout du One Two Two allez vers Chimères , treize remarquables pages sont dédiées à ce lieu et à celle qui régnait sur ce microcosme : Fabienne Jamet. Puis reportez-vous à nouveau à l’ouvrage de Patrick Buisson.

Toutes les formes de prostitution internationale sont répertoriées sur le net, mais les bizarreries de l’histoire ont provoqué le phénomène suivant :   le flux des espagnols qui passaient la frontière pour venir voir des films érotiques à Perpignan du temps de Franco a été inversé, aujourd’hui nos compatriotes prennent la route de la Catalogne, direction La Jonquera …les limites entre bordel, hôtel de luxe, strip-tease et night-club sont vraiment très floues….

Il peut arriver que le monde de la finance et celui du sex se rapprochent à ce point qu’on en frise la grosse farce; c’est ce qui se produisit en 2003, où un bordel de Melbourne en Australie, le Daily Planet, fut introduit en bourse, ainsi que le relate un article repris dans Courrier International  : les actions ont eu une érection.  Si vous êtes interessés ciquez ici

Les temps modernes

Second life en eaux troubles

bxp271671.jpg « Dans ce jeu de rôle sur Internet, des joueurs décident de vendre le corps de leur personnage. Un site recense et note ces « escorts ». L’éditeur Linden Lab ferme les yeux. Pour l’instant. Second Life promet aux internautes une « deuxième vie ». Né aux Etats-Unis, il fait partie de la famille des « jeux de rôle multijoueurs en ligne ». Avec 150 000 joueurs, Second Life est bien plus modeste que le leader World of Warcraft, un jeu de combat. Sa particularité est de laisser une grande liberté aux joueurs, sans leur assigner de but précis. Ceux-ci sont appelés à co-inventer ce deuxième monde. »

Bref, ne nous voilons pas la face, le plus grand bordel de la planète c’est Internet.

Pour conclure ce tour d’horizon, sachant que l’on aura jamais totalement fait le tour de la question voici les sites d’associations qui oeuvrent aux côtés des prostituées.

La Fondation Scelles   connaître, comprendre, combattre l’exploitation sexuelle ;

Le Mouvement du Nid  pour construire une société sans prostitution.

et l’Institut National de la Prostitution Infos de France et du Monde, et articles sur ce portail voué à la  défense d’une prostitution juste et humaniste en France.

 Bien que ces vaches de bourgeois {x2}
Les appell’nt des filles de joie {x2}
C’est pas tous les jours qu’ell’s rigolent
Parole, parole
C’est pas tous les jours qu’elles rigolent

Georges Brassens – La complainte des filles de joie

 



Sites classés

Lorsque vous découvrirez les premières lignes de cet article, il vous sera sans doute gwz100591.jpgdifficile de  faire un lien avec le choix du titre : « Sites Classés ». Pourtant, une référence au passé m’est apparue indispensable pour parler d’un évènement actuel et par extension de quelques médias très actifs sur la toile.

Voici donc la genèse de ce papier.

En 1975, l’assistant chargé des travaux dirigés de droit constitutionnel à la Faculté de Droit d’Aix en Provence me confia la tâche de préparer un exposé sur le scandale du

Watergate.

Peu à l’aise en expression orale, un comble pour un prétendant à la toge noire, je perdis rapidement pied, devant ce qui aurait pu devenir un beau sujet de thèse.

L’affaire

 Deux journalistes du  Washington Post, Bob Woodward et Carl Bernstein enquêtent sur la pose de micros dans les locaux du Parti démocrate dans l’immeuble du Watergate à Washington en 1972. Or cette année est marquée par l’élection présidentielle au U.S.A, Nixon briguant un deuxième mandat. Cette affaire baigne dans une atmosphère étrange, où se côtoient Agences de Renseignements, et réseaux de financement occultes. Nos deux journalistes d’investigation, seront guidés par un informateur, Mark Felt, qui prend à l’époque le pseudonyme de Gorge Profonde, clin d’œil au film porno de Gérard Damiano (son identité ne sera révélée que bien plus tard).

 

02032713980002dshs1.jpgLe Canard au Saint Honoré …

Il faut savoir que quelques mois plus tard une affaire de « plombiers » secoue la classe politique française. Souvenez-vous :

« Car tout commence le 3 décembre 1973.

Vers 22 h 15, André Escaro, dessinateur et administrateur du « Canard enchaîné », (journal satirique bien connu et paraissant le mercredi) revient à pied du cinéma. Sa voiture est garée non loin du 173 rue Saint-Honoré, à Paris, où l’hebdomadaire satirique va bientôt s’établir. C’est un pur hasard. …. Il gravit alors les escaliers jusqu’autroisième étage et sonne. Et là, un inconnu lui ouvre ! Escaro lui demande qui il est et l’inconnu répond qu’il est… plombier ! » Lire la suite sur la plume et le rouleau

A Titre anecdotique

A cet époque le sketch « Le Plombier » du fantaisiste Fernand Raynaud, décédé le 23 septembre 1973, est encore régulièrement diffusé en France tant à la radio qu’à la télévision.

Aussi dans un élan d’audace, essayant de sauver ce qui pouvait encore l’être, en un mot,  les apparences, j’entamais mon propos par cette phrase :

«  En Amérique, comme en France, on ne plaisante plus avec les histoires de plombier »

Ce fut un moment de grande solitude, qui fut rattrapé par Mr Orsoni, l’assistant en pgi04181.jpgpersonne, et vraisemblablement le seul à avoir compris mon allusion à l’affaire du Canard et au décès de l‘artiste comique… »

 Il faut dire qu’à cette époque, toute référence à une culture audio-visuelle jugée trop populaire (publicité, théâtre de boulevard, émissions TV, feuilletons, cinéma où figuraient à l’affiche les Louis de Funes, Michel Galabru ou Michel Serrault, variétés françaises [Mike Brandt, Claude François], etc …) était très mal accueillie par une certaine frange des milieux scolaires et universitaires (étudiants ou enseignants).

La conclusion de l‘exposé, ou du moins ce qu‘il en restait, telle une figure quasi imposée, renvoyait à l’ouvrage d’Alexis de Tocqueville : De la Démocratie en Amérique ( Sur Audiolivre…. ) Après m’avoir demandé d’où provenaient mes sources ( et ici je dois reconnaître que le mot presse est fabuleux : vous pensez au numéro 4 du magazine Absolu et ils comprennent Le Monde Diplomatique ) on se quitta en prophétisant que ce type d’affaires, à savoir des écoutes téléphoniques qui impliqueraient la plus haute autorité de l’état était peu probable en France….Nous ne possédions pas la licence poétique des quatrains de Nostradamus, mais pour ce qui est du pourcentage d’erreur on le battait à plate couture !

Fin de l’Anecdote

Les Écoutes de l’Élysée…

En 1982, au cours de son premier septennat, François Mitterrand crée la cellule anti-terroriste de l’Elysée, dirigée par Christian Prouteau. L’affaire « sortie » par

Le Canard Enchaîné , met en lumière une fréquence non négligeable d’écoutes u120665781.jpgtéléphoniques, dont certaines sont contestables.. On cite notamment le journaliste du Monde, Edwy Plenel, Jean-Edern Hallier, les avocats Jacques Vergès, et Francis Szpiner et le compagnon de la comédienne Carole Bouquet. Il y a aura par la suite un procès et un jugement le 9 novembre 2005.

 Aujourd’hui en France…

Il y a quelques jours on pouvait lire dans la presse, un texte similaire à celui reproduit ci-après.

« Après la diffusion sur le Net des propos tenus hors antenne par Nicolas Sarkozy, trois journalistes se sont rendus à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) à Paris pour y être entendus, mercredi. Augustin Scalbert du site Rue89, Joseph Tual et Karine Azzopardi de France 3, sont arrivés vers 9h10 devant le siège de la BRDP, accompagnés par une cinquantaine de journalistes venus manifester leur solidarité. Le 8 juillet dernier, France 3 avait déposé plainte pour «vol, recel et contrefaçon» de cette vidéo off. On y voyait le président de la République irrité parce qu’un technicien de France 3 ne lui avait pas retourné son bonjour avant l’interview. Il avait également demandé au journaliste de France 3 Gérard Leclerc, combien de temps il était resté «au placard». Cette vidéo, diffusée sur Rue89, avait été reprise partout en ligne.  »
Source : 20minutes.fr

L’Incident France 3, n’a fait que renforcé mon souhait de diriger les projecteurs de mon modeste blog, sur des portails qui méritent toute notre attention.

Voici donc une liste de sites que l’on pourra décrire soit comme des grains de sable is2030151.jpgdans un engrenage bien huilé, ou comme des exemples de ce que doit être le journalisme : témoin et investigateur.. c’est selon.

 Et me faisant l’avocat du diable, je pose également la question, (je n’y répondrai pas !) sur les limites que s‘impose cette nouvelle presse : la déontologie, le respect du droit des personnes ; ces principes sont-ils bafoués ou peut-on dire que le ballon n‘a pas franchi a ligne blanche ?

(ouf ! Je vais prendre du paracétamol….)

Mais on peut affirmer sans crainte qu’ils sont devenus incontournables dans le paysage médiatique. Leurs scoops, leurs analyses, leurs éditorialistes qui interviennent fréquemment sur les radios et les télés, sont autant de preuves qu’on ne peut plus éviter la case « Internet » dans le Monopoly de l’info.

Découvrez Mediapart, Bakhich, Rue89, Agoravox, LePost, Fluctuat, Les Dessous du Sport.

Rue89 était présenté en 2007 par le texte suivant :

« Ce projet est d’abord né du désir d’un petit groupe de journalistes professionnels de participer à la rénovation, à la redéfinition de leur métier. Et cette évolution passe par de nouveaux rapports entre journalistes et non-journalistes. Désormais, les journalistes n’ont plus le monopole de la parole, et c’est très bien ainsi.
Notre ambition est d’ouvrir les portes et les fenêtres de ce nouveau média, et d’y faire entrer l’air frais de la société : experts, témoins, passionnés, seront appelés à participer à la production de l’information, à son décryptage et à en débattre, en interaction avec k02509721.jpgl’équipe des journalistes de Rue89. Ils feront de ce site un lieu d’information et
d’échange vivant et ouvert, respectant des règles déontologiques et éthiques qui, sur Internet comme dans les autres médias, restent essentielles.
A une époque où l’information est omniprésente, disponible gratuitement par
  d’innombrables canaux, le défi est de trier, de hiérarchiser, d’aller au-delà des faits et de l’air du temps. C’est l’aventure à laquelle nous vous convions à partir de ce 6 mai. Rue89 sera ce que vous en ferez, ce que nous en ferons ensemble. »

Les membres fondateurs furent …

Pierre Haski, président de la société Rue89 et directeur de la publication

Laurent Mauriac, directeur général

Pascal Riché, rédacteur en chef

Arnaud Aubron, webmaster/éditeur

Michel Lévy-Provençal

Ce site annonça l’abstention de Cécilia Sarkozy lors du vote de l’élection présidentielle de mai 2007.

Ce qu’on y apprend… 

L’affaire Kerviel vue par Rue89 :

« On aura tout dit sur l’affaire Kerviel. Le portrait d’un jeune homme renfermé mais k017359911.jpgprésenté comme un génial bidouilleur, les failles supposées du contrôle interne de Delta One, l’équipe de choc des traders de la banque, la morgue du vilain banquier Daniel Bouton, l’ex-président de la Société générale… Une série de clichés auxquels beaucoup ont voulu croire. La réalité semble plus prosaïque. » ( la suite… )

Mediapart est « un journal d’information numérique, indépendant et participatif. Il est né de la volonté de quatre journalistes, François Bonnet, Gérard Desportes, Laurent Mauduit et Edwy Plenel. La déclaration d’intention est mise en ligne, le 2 décembre 2007. »  La description du journal est faite de façon très complète par Wikipedia , inutile donc de reprendre le contenu de l’Encyclopédie Libre..

Toutefois il faut signaler que si l’accès à la page d’accueil est gratuit le contenu n’est disponible que sur abonnement…

Un exemple entre autres :

« Stock-options, parachutes dorés… Etat-hypocrite ou Etat-complice?

04 Avril 2009 Par Laurent Mauduit et Martine Orange

L’Élysée ne cesse d’exhorter les patrons à devenir exemplaires en matière de rémunérations. Mais quand l’État est actionnaire, incite-t-il vraiment à la modération qu’il prône aujourd’hui? Pas vraiment. Et même tout au contraire. De GDF Suez à Safran en passant par Renault, ses administrateurs apparaissent bien compréhensifs à l’égard des pratiques de rémunérations directement inspirées du privé. Revue de détail des largesses sur lesquelles l’État a accepté de fermer les yeux. Ici, il pleut des stock-options par millions d’euros, là, en pleine crise sociale, un colossal parachute doré est b140551.jpgdiscrètement voté: Mediapart a mené l’enquête sur l’Etat-hypocrite. Ou si l’on préfère sur l’Etat-complice »

 

 

 

Bakchich.info : Informations, enquêtes et mauvais esprit…tout un programme

Présentation…

« Bakchich. Étymologiquement et en persan, « cadeau aux dieux ». Le seul dieu des journalistes qui garnissent notre rédaction étant le lecteur, nous lui avons offert un site Internet, confit d’informations, d’enquêtes et de mauvais esprit.

Point un site d’actualités, raccroché aux fils de dépêches et « pissant de la copie » à ras bord. Mais un journal qui n’écrit que s’il peut apporter un plus aux infos du jour et qui se nourrit d’enquêtes exclusives, fouillées. Sur tous les sujets. Des scandales politico-financiers aux dessous du football, de la consommation aux grandes affaires internationales, du people au social. Rien de ce qui est humain ne nous est étranger. Et le tout drapé d’un ton qui nous est propre. Jamais méchant, toujours titillant, souvent sale gosse. Et diantre, qu’importe d’avoir à chatouiller droite ou gauche, syndicat ou patrons, associations ou lobby. Tous sont égaux en démocratie. »

Ce qu’on peut y lire…k10766551.jpg

« Grisaille sur la steppe des oligarques milliardaires

Grand froid / samedi 4 avril par Olga Alissova, Jacques-Marie Bourget

La crise touche tout un chacun. Même les oligarques Russes, obligés de se passer de Christina Aguilera pour leurs soirées d’anniversaire…Fini le temps béni, même pour la Russie ! Rashid Sardarov, un businessman du Daghestan, délicieux et gentil pays mitoyen de la Tchétchénie(et juste plus dangereux qu’elle à présent), a dû se contenter d’Elton John, pour célébrer l’anniversaire de sa femme, la fiesta a quand même eu lieu à Orenbourg, une ville située sur la frontière du sud de la Russie… C’est volontairement, et c’est tant pis pour le plaisir de sa moitié, que Sardarov s’est passé de Christina Aguilera. Le cher Rashid (que le Prophète le protège), a estimé qu’inviter deux stars étrangères pour une soirée privée, tout cela en temps de crise, c’était trop et risquait de faire bouillonner les restes du bolchevisme dans certains esprits pauvres qui survivent encore aux marches de l’ancien empire. » la suite…

Les dessous du sport  C’est l’histoire d’un blog

« Cet été, j’avais suivi avec intérêt le lancement de la nouvelle version des Dessous du Sport, un site qui était au départ un blog, animé par un journaliste sportif passionné : Pierre Orlac’h. Puis le blogueur s’est entouré et le petit blog est devenu un  grand site. Mais la ligne est restée la même : parler de sport autrement. Trois mois après le lancement de la nouvelle formule, je suis donc allé voir Pierre, devenu rédacteur en chef, pour lui poser quelques questions. » Lu dans lepost.fr

mtr0451.jpgLes dessous peuvent se targuer d’avoir réalisé quelques scoops ( comme l’annonce du départ de Patrice Clerc d’ASO, ou du transfert de Jeremy Boga, un jeune Marseillais de 13 ans qui a quitté l’Asptt Marseille pour rejoindre Chelsea), et un recrutement de qualité avec Nicolas Anelka et Ludovic Giuly…

A titre anecdotique…

Pour les fanas de foot on peut également entendre de temps à autres Vikash Dhorassoo, avec la bande à Laurent Ruquier sur Europe1.

fluctuat  Nous avons eu l’occasion a plusieurs reprises  de puiser nos infos chez Fluctuat, il ne pouvait pas ne pas figurer dans notre inventaire…Par aileurs n’étant pas exempt de reproches, nous nous ferons pardonner en consacrant un nouvel article à ceux que nous n’avons pas cité : Bon Vote ou Paperblog par exemple…

« Fluctuat.net est un magazine pop et connecté. Il est organisé en rubriques thématiques qui couvrent tous les aspects de la culture et des arts d’aujourd’hui : musique, cinéma, livres, scènes, arts, jeux-vidéo, foot, sexe, télé, politique, société.
Média de la génération digitale, Fluctuat.net propose également des
radios, des forums, des jeux en ligne et des services (billetterie). Fluctuat.net est un site du Groupe Doctissimo. »

En conclusion, on peut faire la constatation suivante : toutes les formes de rédaction cohabitent :

  • entièrement professionnelles ou non ( exemple  Agoravox le media citoyen…site Web d’actualités.   Ce projet a été créé par Carlo Revelli et Joël de Rosnay fin 2005) , 
  • moitié journal – moitié blog,
  • journalistes et internautes se partageant la rédaction (Lepost où le Groupe Lagardère côtoie le journal Le Monde dans l’actionnariat).  

Leur pérennité sera un plus pour la liberté d’expression…