Good Vibrations

Posté le 2 février 2009

 Walk On the Blue Line est heureux d’accueillir Nathalie Giraud, la fondatrice de Piment Rose…Elle est la première a avoir répondu favorablement à notre invitation et inaugure ainsi le cycle d’entretiens, intitulé « Speak easy » .

Il y a sur votre site une sous – rubrique « sex – toys » designer et une autre intitulée ambiance déco, l’esthétique semble avoir une grande importance pour vous . Quelle est la part de la création dans vos produits ?

La part de création pure, dans le design produit ? C’est très peu à l’heure actuelle. Il nous faut faire un choix entre la distribution vente pure et la « création – distribution ».

Aujourd’hui, on se place au niveau de la distribution du produit et le conseil qui s’y associe.

La création, c’est aussi une question d’opportunités. Il faut tout à la fois respecter la demande (du consommateur) et maîtriser les impératifs techniques.

Comment se dispatche la distribution ?

On peut dire qu’à ce jour Internet représente, 60% des ventes, le reste se répartissant de façon égale entre la vente par téléphone / catalogue, l’activité grossiste et les soirées sex – toys.

Le capital confiance joue un rôle prépondérant : certes, les clientes et clients viennent vers nous après avoir découvert nos catalogues, notre site, ou par le bouche à oreille mais ils ou elles sont motivées également par le plus du conseil.

Y a-t-il des « collections » dans votre secteur comme on en retrouve dans la haute couture ?

Enfin un secteur où la sexualité ne varie pas en fonction des soldes et des modes ! Ce

que je veux dire c’est qu’on ne peut pas parler de réelles collections, comme dans le prêt-à-porter. Par contre depuis trois ans il y a des tendances nettement affichées : le mauve (il y a 2 ans), le pastel, ou le rose tendre.

La luminosité influe aussi sur le comportement des acheteurs : ils peuvent en fonction de l’ensoleillement de leur région être à la recherche de couleurs douces ou au contraire plus vives.

D’où viennent les produits ?

Nous en trouvons en Europe, au Canada, aux Etats-Unis, et en Chine. La Roumanie, par exemple, se distingue par ses fabrications en verre et en pyrex.

Quels sont les projets de Piment Rose ?

Un nouveau site arrive, plus épuré, habillé, relooké de façon à mettre en avant nos spécificités, la philosophie de Piment Rose sera davantage exposée. Il sera éclectique et ouvert sur le monde.

Le discours se doit être en adéquation avec notre message : ce qui nous importe c’est la relation aux autres.

 Y aura-t-il des nouveautés, je pense aux jeux vidéos, à la B.D. ?pipi78bd01.jpg

Selon moi, les opportunités ( d’offrir de nouveaux supports) naissent d’abord de rencontres que l’on peut, par la suite, développer avec nos partenaires. Nous sommes, alors, en mesure de traduire les besoins des personnes. Nous pouvons ainsi adapter l’offre partenariale aux attentes des client(e)s.

Piment Rose et vous-mêmes êtes l’objet d’une couverture presse dont nous nous sommes fait l ‘écho dans ces colonnes. Comment l’approche du sujet, encore tabou il y a quelques années, se fait-elle aujourd’hui ?

Nous avons beaucoup de feed back (retour) des articles qui nous sont consacrés, des interviews accordés et des émissions auxquelles nous participons.

Côté journalistes, on ne trouve plus cette peur de traiter de la sexualité et l’on colle, ainsi, au plus près à la réalité.

Nous assistons même parfois à une surenchère dans la façon d’aborder le sujet, dans le cas des chaînes TV, ce qui donne des approches très directes.

Les thérapeutes nous aident aussi sur notre chemin de la re-connaissance tel Alain Héril dans son dernier livre les Continents Féminins (un chapitre est consacré à Piment Rose) ou encore le Dr Gérard Leleu dans Le Traité des orgasmes pour lequel j’ai écrit l’annexe sur les sextoys.

Les médias continuent-ils à agrémenter leurs programmes de Piment Rose ?

Ma façon de s’exprimer sur le sujet de la sexualité et de la relation amoureuse interpelle car elle est directe, franche et claire, dans le respect et le non jugement ! Si conseils il y a, ils sont souvent pratiques et ancrés dans une réalité de vie concrète. Je donne des clés, libres à chacun de les adapter pour ouvrir leur propres portes et

Je participe très souvent à des « talk-show » sur les radios comme

Radio Parenthèse, Sud Radio ou France Bleu Azur et nous aurons peut-être une nouvelle expérience télé avec Canal +.

Quant aux magazines presse ou sur Internet, notre collaboration reste variée et très présente.

La réponse sans question

J’avais l’étiquette « marchande de sex-toys » , avec mon livre « Plaisir » , j’ai pu être associée à autre chose que la vente, le commerce. J’ai acquis une « légitimité de terrain », d’expérience. Le produit nous permet de vivre, mais ce qui nous intéresse avant tout c’est de faire bouger les choses, que l’on se pose les bonnes questions, que l’on soit à l’aise dans sa propre sexualité, dans les relations à soi d’abord, et puis aux autres.

arton195704efc1.jpg Merci à Nathalie

A celle qui ose

A celle qui marie

Le Piment à la Rose.

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