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Archive pour octobre 2008

Guess….The Fantastic Four (Part Two)

Empruntez la page intitulée «  ce petit chemin  »….



Guess …The Fantastic Four ( Part One)

( Fashion )

J’ai souhaité consacrer deux articles à ce qu’on a pris l’habitude d’appeler la Saga des Marcianos ou la Guess Story.

Une des meilleures interviews réalisées sur les 4 frères, a été publiée par Bnet et s’intitule   »The  Dreamer – with f00259921.jpgPaul Marciano  » (elle est, en partie, repris par Wikipedia http://en.wikipedia.org/wiki/Paul_Marciano )

 Paul se confie, parle de sa jeunesse et de celle de ses frères…Marseille, Los Angeles, les sociétés, les obstacles qu’ils ont du surmonter… 

C’est à lire et à relire…. 

http://findarticles.com/p/articles/mi_m1285/is_/ai_20803791

C’est en 1981 que se situe l’un des virages importants de leur vie : attentat de la rue Copernic, arrivée de la gauche au pouvoir…ça bouge et ça va faire du bruit  dans le landernau…

Paul s’explique sur leur départ de France : un antisémitisme renaissant et une fiscalité contraignante feront sauter tous les verrous qui auraient pu arréter les « four brothers » dans leur traversée de l’atlantique…. 

On voit apparaître les premiers articles et un des premiers reportages dans la presse française sur leur réussite  : clichés de villas somptueuses en Californie, de voitures de rêve, et de jet privé….

En 1987 le quotidien Libération consacre un reportage à la guerre du jean qui fait rage outre-atlantique…On pense à Levi’s, Wrangler, Lee…Que nenni. Il s’agit d’une guerre que vont se livrer durant des années, par tribunaux interposés, les frères Nakash (Jordache) et les Marcianos autour d’une « join venture », jolimment nommée Gasoline, Ltd. (“Gasoline”)

« Fifty percent of Gasoline is owned by Ari, Joe, and Ralph Nakash (the “Nakashes”) and fifty percent by Georges, Maurice, Armand and Paul Marciano (the “Marcianos”). » 

(MARCIANO v. NAKASH/Supreme Court of Delaware/ 535 A.2d 400) (1987)

A la lecture du journal on sent poindre le pitch d’un film d’Alexandre Arcady…Un Grand Pardon Troisième du nom avec limousines et gardes du corps…

Paul aborde la question en toute franchise dans son interview sur Bnet :

« IS: When did you go into business with Jordache?

PM: In 1984, two years after GUESS? started. We were growing very rapidly, and Jordache said, « Why don’t we be partners, fifty-fifty. » So we said yes. And from the very first day, there were problems.

IS: Eventually, you and Jordache sued each other, but the jury said you were in the right.c00283421.jpg And then Jordache appealed?

PM: It happened twice, because there were punitive damages. But we got our company back.To make a long story short, it was six years of massive war. They were like a giant, like Goliath, and we were tiny, like David. But if in your own heart you know that you have been wronged, you’ve got to go with your own thinking. You have to do what is right for your future. You can’t just walk away from what you have created, what you have made. That isn’t right. »

Tout en me conformant au principe de droit français qui veut qu’on ne commente pas une décision de justice, j’indique ici que l’on peut suivre toute la procédure juridique au fil des années à travers les écrits de journalistes et les attendus de jugements que l’on retrouvera entre autre ci-après :

http://home.comcast.net/~jasonkilborn/BA2_Marciano.htm

http://altlaw.org/v1/cases/439825 

 http://findarticles.com/p/articles/mi_hb4298/is_/ai_n14982996

Notons qu’ il suffit de taper sur un moteur de recherche les mots : Marciano Guess / Jordache Nakash Trial pour obtenir une mine d’informations. 

En pleine crise économique et boursière on peut retrouver sur Forbes le cours de l’action Guess et de nombreuses informations financières sur le groupe.

http://finapps.forbes.com/finapps/jsp/finance/compinfo/CIAtAGlance.jsp?tkr=GES

http://people.forbes.com/profile/maurice-marciano/38877

La toile regorge aussi de clichés pris lors de fêtes, réceptions , galas de charité, et donne un aperçu des actions charitatives….. 

http://www.wireimage.com/ItemListings.aspx?cbi=35904&igi=209133&nbc1=1

 f00084831.jpg 

Il arrive que la presse s’empare d’un dossier sensible et donne en pâture au public le nom d’une ou  plusieurs célébrités, suite à des révélations. C’est ce qui arrive en 2007 avec l’affaire Jody Gibson, une Madame Claude Made in California, et sa liste noire – black book.

Bruce Willis named in madam’s ‘black book’ – Mars 2007

« A Los Angeles Times reporter checked the court records and discovered that – with Gibson’s legal appeals exhausted – the full text of her various entries were now available in their original, unredacted form.

According to the documents, as well as Willis (Bruce) and Jones, Gibson lists late film producer Don Simpson and the former lieutenant governor of Texas, Ben Barnes, as being among her big name clients.

The secrecy that surrounded the « trick book » during the trial led to accusations that then District Attorney Gil Garcetti was acting against the public interest to protect his influential friends.

That theory was given some credence yesterday with the revelation that two major contributors to his 2000 re-election effort were among those listed in Gibson’s file: Guess Inc founder Maurice Marciano and ‘Last Action Hero’ producer Steven Roth. »

 Ne disposant d’aucun élément sur ce dossier : je m’en tiens à la citation d’un article paru dans la presse, sans le traduire pour ne pas en déformer le sens.

Mais j’ai souhaité parler de cette affaire pour montrer tous les dangers d’une surexposition médiatique.

http://www.mailonsunday.co.uk/tvshowbiz/article-438966/Bruce-Willis-named-madams-black-book.html

About Guess…

Guess Canada…

f00070761.jpg  »Georges, Maurice, Armand et Paul Marciano, les fils d’un rabbin français, passèrent les premières années de leur enfance en Afrique du nord, siège du rabbinat auquel le père appartenait. Quand ce dernier fut muté, ils revinrent à Paris et s’établirent ensuite à Marseille où ils comprirent bien vite que leur vocation était bien différente de celle du père.

« Nous étions des adolescents à la mode » rappelle Paul. En 1973, Georges, qui avait alors 23 ans et travaillait comme coiffeur, commença à parler de cravates, un catégorie qui avait toujours donné de grandes satisfactions aux rêves d’un styliste. Il pensa que cela pouvait constituer une façon intelligente d’entrer dans le monde de la mode. Un choix qui éliminait tout problème de taille : une seule était suffisante pour tous. Il s’autoproclama styliste, impliqua ses frères et se lancèrent à corps perdu dans cette entreprise. Maurice s’occupait de la production, Armand des expéditions et de la comptabilité et Paul des ventes et des relations avec la clientèle. Bien vite, Georges et Maurice créèrent un joli chemisier – à taille unique et une seule couleur, le blanc – pour ensuite passer à une robe à taille unique, en construisant leur entreprise brique après brique, pour finalement arriver à expérimenter le denim. Ils se bâtirent une clientèle surtout dans le sud de la France, avant de se lancer sans intermédiaire dans la vente au détail. Il ouvrirent très rapidement dans la région 26 magasins saisonniers, ouverts uniquement pendant l’été, à St. Tropez, Marseille, Aix-en Provence, Nice et Cannes. Pendant presque dix ans, les quatre frères vécurent agréablement, jusqu’au moment où ils furent séduits par le rêve américain. »

http://www.guesscanada.com/English/Press/w_magazine/french_version.html  

Une famille qui fascine la blogosphère.. sur Fluctuat

« Une véritable success story, même si on connaît moins leur nom que celui de leur marque. f00031691.jpgLes quatre frères Marciano (Paul, Georges, Maurice et Armand) ont trouvé leur label sur une pub pour Mac Donalds, où était écrit : « Guess, what’s in the new Big Mac ? »(devinez ce qu’il y a dans le nouveau Big Mac ?).
Ils décident de rejoindre Los Angeles au début des années 80 avec la ferme volonté de fabriquer des jeans, en tout cas de rendre l’objet jean, alors un peu en souffrance, sexy et attractif. Ils présentent des modèles moulants, délavés par le procédé du stoned-washed. L’un de leurs premiers modèles, le jean Marilyn, à trois fermetures glissières et so sexy fait un tabac. Le tout, allié à un sens du marketing en acier. En outre, plusieurs modèles ont contribué à leur renommée :
Estelle Lefebure , Claudia Schiffer , Naomi Campbell, Karen Mulder, Anna Nicole Smithou encore Laetitia Casta !
En 1994, la fondation Guess est créée pour récolter des fonds : recherche contre le cancer, récolte de jouets pour les enfants déshérités, aide aux réfugiés du Kosovo, sont quelques-unes des actions qu’elle finance » 
 http://arts.fluctuat.net/marciano-guess-.html

…et sur Money

« Guess, la marque de mode au succès international, est née en 1981 de la créativité des frères Marciano. Depuis plus de 25 ans, cette marque représentée dans ses campagnes publicitaires par quelques-unes des plus belles femmes du monde symbolise le glamour et la beauté intemporelle.

En plus de 25 ans d’activité, la marque Guess s’est imposée dans le monde entier.

Aujourd’hui, cette entreprise de vêtements de mode possède plus de 747 boutiques de vêtements et d’accessoires dans plus de 75 pays.

Le chiffre d’affaires de l’entreprise est passé de 6 millions de dollars en 1982 à 1,19 milliards de dollars en 2006.

2005302040011.jpg L’histoire de cette marque mondialement connue et reconnue commence près de Marseille dans les années 70, lorsque Maurice et Georges Marciano ouvrent leur première boutique de vêtements.

Bientôt rejoints par leurs frères Paul et Armand, ils fondent une petite entreprise de jeans en Californie en 1981.

Guess est aujourd’hui encore dirigée par deux frères Marciano, Maurice et Paul.

Ce dernier a joué un rôle crucial dans l’essor de l’entreprise en se chargeant de la publicité de la marque depuis sa création en 1981.

Paul Marciano, aujourd’hui chef de la direction, a su façonner l’image de la marque en l’associant à de grandes icônes glamour comme Claudia Schiffer, Eva Herzigova, Laetitia Casta ou encore Drew Barrymore.

Les photos audacieuses et sensuelles de ses campagnes publicitaires ont valu à Guess les prix Clio et Designers and Art Directors. » http://money.unblog.fr/2007/11/15/guess/

De Marilyn à Paris  

« Cela fait plus de vingt ans que Georges Marciano, son frère aîné, persuada le magasin Bloomingdale’s de leur acheter trente paires de jeans moulants délavés «Marilyn», épuisés quelques heures seulement après leur apparition sur les rayons du grand magasin.

Et cela fait plus de vingt-cinq ans que Paul, Maurice, Armand et Georges, fils d’un rabbin français, nés en Algérie mais élevés à Marseille, ont liquidé leur business de cravates, quitté leur petit appartement près de la synagogue rue Paradis pour conquérir l’Amérique.
Lorsqu’ils décident en 1981 d’ouvrir leur usine de jeans à Los Angeles, ils ont une seule idée en tête: transformer le denim, usé jusqu’à la corde voire démodé, en un produit sexy. E
n introduisant le fameux «stoned wash» (aspect délavé) sur leurs modèles, les frères Marciano vont lui assurer un splendide avenir.

Aujourd’hui, leur site internet (avec achat en ligne) est remarquable. On y découvre la dernière égérie en date, Paris Hilton, qui vient d’être choisie par la marque pour incarner son image dans le monde entier.  »  http://paris-star.skyrock.com/

Les photos de la campagne publicitaire Guess 2008 se retrouvent sur    http://www.guess.com/

elles sont l’oeuvre du rocker canadien Brian Adams, comme l’indique « Don’t Miss »  :

http://www.dontmiss.fr/n5510-4/la-cene-selon-marithe-et-francois-girbaud.html

Dernier regard sur l’homme pressé et son engagement politique…on retrouve sur ce document les noms de l’ancien maire de New-York, Rudy Giuliani, d’Hillary Clinton et de Barak Obama

http://www.campaignmoney.com/political/contributions/maurice-marciano.asp?cycle=08

 Mais en cherchant bien vous trouverez encore d’autres informations….

Paul n’est pas devenu Rabbin, mais lui et ses frères ont revisité ce passage de l’ancien testament (Génèse) où Abraham entend Dieu lui dire : »Va, pour toi, hors de la maison paternelle, vers le pays que je t’indiquerai. »



Va-t-on vers un nouveau…?

Très souvent les journalistes débutent leur sujet par une question …(notez qu’on peut répondre à cette question par une autre question, ce qui laisse le temps de réfléchir à la réponse, selon la méthode dite « de Rabbi Jacob » …mais on s’éloigne du sujet)

Donc nous avons sur nos écrans une charmante jeune femme qui nous dit : va -t-on vers un nouveau Bretton Woods, vers un nouveau Plan Marshall, vers un nouveau Yalta ? Sans oublier la crise de 29 et son jeudi noir….

(N.B. : un des meilleurs specialistes de la grande crise est un ancien professeur de la London School of Economy et actuellement Président de la Réserve Fédérale Américaine : Ben Bernanke; la question de la comparaison entre les deux crises – 1929 & 2008 - lui a été posée plus d’une fois )

Et c’est là qu’on se rend compte de l’importance de cette pèriode qui va grosso modo de 1929 à 1949…la quantité de documents que l’on trouve sur la toile, est là pour en attester.  

Accessoirement on réalise tout à coup que les cours d’histoire de Terminale ou de Faculté sont loins, très loins derrière nous…

Les accords de Bretton-Woods : le monde selon Keynes

NOUVELOBS.COM | 09.10.2008 | 11:06

« Le 22 juillet 1944, la ville américaine de Bretton Woods (New Hampshire) donne son nom à une charte, qui prépare le nouvel ordre économique mondial de l’après-guerre. Les combats se poursuivent alors en Normandie.
u1591491711.jpg Réunis pendant trois semaines, sous l’impulsion des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, la Conférence Monétaire et Financière Internationale des Nations-Unies consacre le leadership américain, la suprématie du dollar-roi, et institue un système de parités fixes par rapport à l’or.
Les représentants de 44 pays ou gouvernements en exil tentent ainsi de mettre un terme à l’instabilité des changes « susceptible de conduire à une guerre économique et de mettre en danger la paix mondiale ».
La Conférence décide également de créer le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD), surnommée Banque mondiale. L’URSS, pays participant, refuse d’y adhérer.
Des amendements viendront modifier la charte et l’esprit de Bretton Woods. »

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/politique_eco/20080926.OBS2845/les_accords_de_bretton_woods.html

Et si nous prenions d’autres chemins pour acceder à la connaissance ….

http://www.ena.lu/

http://www.hist-geo.com/Glossaire/Accords-Bretton-Woods.php

Jamais le nom de Keynes n’aura autant été cité dans la presse que durant cette crise des « subprimes »..Une occasion de se pencher sur sa biographie…

http://artic.ac-besancon.fr/s_e_s/Fiches%20auteurs/John%20Maynard%20Keynes.htm

 A lire également  : un article du Monde sur les conseillers économiques de l’Elysée :

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/01/la-revanche-de-keynes_1101719_1101386.html

Yalta…on refait le monde ?

 Du 4 au 11 février 1945 se tient la conférence de Yalta.

« Pendant une semaine, au bord de la mer Noire, Churchill, Staline et Roosevelt se concertent sur le sort futur de l’Allemagne et du Japon dont la défaite ne fait plus de doute.

Quand commence la conférence, l’Armée rouge de Staline a déjà atteint l’Allemagne msf016101.jpgorientale. Les Anglo-Saxons, quant à eux, n’ont pas encore franchi le Rhin. D’où l’assurance dont fait preuve Staline face à ses alliés occidentaux. Assurance d’autant plus grande que Roosevelt est malade (il mourra trois mois plus tard) et Churchill physiquement usé.

Les trois chefs alliés projettent de démilitariser l’Allemagne et de la découper en trois zones d’occupation (Churchill obtiendra après coup qu’une zone soit accordée à la France).

Ils se proposent aussi de réunir une conférence internationale en vue de remplacer la défunte Société des Nations (SDN). Ce sera l’ONU.

Churchill plaide pour qu’en plus des Trois Grands (États-Unis, Royaume-Uni, URSS), la France et la Chine disposent aussi d’un siège permanent à la tête de la future institution.

Bien entendu, il n’est pas question de contester à l’URSS les territoires qu’elle a déjà annexés ou s’apprête à le faire. 

En ce qui concerne les pays européens libérés de la tutelle nazie, les «Trois Grands» s’engagent à les laisser libres de choisir leur destin.

Contrairement à une légende postérieure, il n’a pas été question d’un «partage» de l’Europe au cours de la conférence de Yalta….. »

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19450204

De Gaulle et Yalta : ne m’oublie pas ….

730709731.jpg  »Roosevelt que Staline avaient, non seulement du général de Gaulle mais aussi de la France, une vision fort négative. Seul Churchill, à la fois par francophilie et par conscience qu’il n’était possible d’administrer l’Allemagne après le conflit qu’avec une participation française, soutenait le rétablissement de notre pays comme grande puissance. »

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/revues-collections/questions-internationales/11/yalta.shtml

 Le Plan Marshall…..Le sheriff joue le pacifique

« Le 5 juin 1947, dans un discours à Harvard, le secrétaire d’État George C. Marshall propose un plan qui porte son nom. La situation économique et politique de l’Europe étant instable, les États-Unis, dit-il en substance, ne sauraient demeurer indifférents ; leurs intérêts sont en jeu. La politique américaine n’est dirigée « contre aucune doctrine ni aucun pays, mais contre la faim, la pauvreté, le désespoir et le chaos ». Washington propose, en conséquence, de  samhat1.jpg fournir aux Européens les dollars dont ils ont besoin, à condition qu’ils déterminent eux-mêmes leurs besoins et assurent la répartition des crédits américains.

Cette proposition, généreuse et intéressée à la fois, fait suite à l’exposition de la doctrine Truman, qui date du 12 mars 1947 et vise à secourir les gouvernements grec et turc menacés par la « subversion communiste ». Pourtant, elle s’adresse à tous les pays européens, y compris l’Union soviétique. Moscou semble hésiter ; puis, à la fin de juin, à la Conférence de Paris, Molotov fait connaître le refus de son gouvernement. L’U.R.S.S. n’admet pas que les nations qui font partie de sa sphère d’influence puissent exprimer une opinion divergente de la sienne et contraint la Tchécoslovaquie et la Pologne à refuser à leur tour.(…) »

http://www.universalis.fr/encyclopedie/T300882/MARSHALL_PLAN.htm

« L’Organisation Européenne de Coopération Economique (OECE) a été instituée le 16 avril 1948. Elle est issue du Plan Marshall et de la Conférence des Seize (Conférence de coopération économique européenne) qui a oeuvré pour l’établissement d’une organisation permanente chargée d’assurer la mise en oeuvre d’un programme de relèvement commun et, en particulier, de superviser la répartition de l’aide. »

http://www.oecd.org/document/53/0,3343,fr_2649_201185_1876917_1_1_1_1,00.html

Alors à l’attention  de nos amis journalistes, j’ai sélectionné d’autres accroches :

Va-t-on faire une nouveau voyage à Canossa ?

Est-ce un nouveau Munich ?

Encore un coup de Trafalgar ? 

Va-t-on découvrir un watergate , un angolagate, un irangate de plus ?

La quintessence de l’affaire Elf ?

De nouveaux emprunts russes ?

Un nouveau Pelé ?

Un nouveau Michael Jackson en moins gris ? 

Une nouvelle Clara Morgane ?

Et un nouveau Raton Laveur ….



Marronniers…Made in USA

( Too Net )

« Un marronnier en journalisme  est un article d’information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marronnier_(journalisme)

u166665371.jpg  A quelques jours de l’élection présidentielle, et compte tenu de la multitude de rumeurs qui couraient sur une tentative d’assassinat de Barak Obama, je me suis penché sur ce parallèle que l’on retrouve sur le web, entre Abraham Lincoln et John Fitzgerald Kennedy.

                                      Le texte circulant sur internet

Abraham Lincoln fut élu au congrès en 1846. John F. Kennedy fut élu au congrès en 1946.

Abraham Lincoln fut élu président en 1860. John F. Kennedy fut élu président en 1960.

Les noms Lincoln et Kennedy sont composés de 7 lettres.

Les deux furent très attachés à la défense des droits civiques.

Les épouses des deux présidents perdirent leur enfant alors qu’elles vivaient à la Maison Blanche.

Les deux présidents furent tués d’une balle dans la tête. Les deux présidents perdirent la vie un vendredi.

960111.jpg La secrétaire (et le garde du corps) de Lincoln s’appelaient Kennedy. La secrétaire de Kennedy (et son garde du corps)s’appelaient Lincoln.

Les deux présidents furent assassinés par des « sudistes ». Les deux présidents eurent pour successeur un « sudiste ».

Le nom de chacun de leurs successeurs comportait 7 lettres, les deux s’appelaient Johnson.

Andrew Johnson, qui succéda à Lincoln, est né en 1808. Lyndon Johnson, qui succéda à Kennedy, est né en 1908.

John Wilkes Booth, qui assassina Lincoln, est né en 1839. Lee Harvey Oswald, qui assassina Kennedy, est né en 1939.

Les deux assassins étaient connus par leurs trois noms. Le total respectif des lettres de leurs trois noms comporte 15 lettres.

Lincoln mourut dans un théâtre appelé « Kennedy ». Kennedy mourut dans une voiture appelée « Lincoln ».

lincolnpdc1.jpgJohn Wilkes Booth tenta de s’échapper depuis un théâtre et fut arrêté dans un immeuble. Lee Harvey Oswald tenta de s’échapper depuis un immeuble et fut arrêté dans un théâtre.

Booth et Oswald furent assassinés avant leur procès…

Et maintenant le plus surprenant…

Une semaine avant d’être assassiné, Lincoln était en vacances à Monroe, Maryland. Une semaine avant d’être assassiné, Kennedy était en vacances avec Marilyn Monroe (hélas ! pour cette assertion, qui tout l’air d’un canular, il faudra y renoncer : Norma Jean avait déjà quitté cette terre depuis le 5 août 1962).

Jean-Pierre Thomas a effectué un minutieux travail de recherche et a examiné tous les points  de ce mail, qui circule sur le net, sous toutes ses coutures …je vous renvoie au portail de l’Afis..

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article83

 On retrouvera ici  le courriel dans la version américaine : 

http://www.coverups.com/jfk/lincoln.htm

On pourra également visiter ces 2  sites consacrés à l’assassinat de JFK… 

http://www.jfk-fr.com/lexique_98.php

http://www.zetetique.ldh.org/kennedy.html 

Cette dernière adresse   (de Paul-Eric Blanrue)  méritant  le détour, en raison de la documentation présentée, relative à l’assassinat du président Kennedy à Dallas (Texas)  le 22 novembre 1963 .

Par ailleurs, en marge de l’assassinat de JFK on pourra visionner :

- JFK d’Oliver Stone (1991) avec Kevin Costner, Tommy Lee Jones, Gary Oldman, Sissy Spacek, Kevin Bacon, Jo Pesci, Walter Matthau

- I comme Icare d’Henri Verneuil (1979) avec Yves Montand

Enfin pour ceux qui sont friands d’anecdotes, voici celle concernant une stripteaseuse répondant au nom de scène de Candy Barr.

Régulièrement l’édition américaine de Playboy présentait un article signé Arthur Knight et Hollis Alpert intitulé Sex in Cinema, florilège de photos tirées de films américains et européens suivi d’un commentaire de plusieurs pages sur l’évolution des scènes de nu ou de sexe, en tenant compte du contexte politique, social et éconimique, dans les sixties, les seventies, etc…

Le magazine de charme publia à deux reprises au moins, les clichés tirés d’un petit film tourné dans un motel  en 1951 , intitulé « Smart Alec »…  (le film est repris par Alex de Renzy dans son « Anthology of Blue Movie ») Juanita Dale Slusher, le vrai nom de Candy Barr, avait 16 au moment où elle tourne ce petit film, qui lui vaut le surnom de « first porn princess ».

Elle fut interrogée par le FBI sur ses relations avec Jack Ruby, propriétaire d’un night-club et assassin d’Oswald…Les enquéteurs pensaient qu’elle en savait beaucoup plus mais qu’elle avait refusé de parler.

Elle décéda en janvier 2006.

http://www.trutv.com/library/crime/notorious_murders/celebrity/candy_barr/1_index.html

http://www.blushingvintage.com/blushing/candybarr.php

http://www.iht.com/articles/2006/01/06/america/web.0106candyobit.php



Caligula ….De Suétone à Guccione

De viris illustribus…

L’historien romain, Suétone, relatait dan son ouvrage, Histoire des Douze Césars, maintes anecdotes sur l’empereur, Caius Caligula…C’est ainsi que de nombreux lycéens firent connaissance avec ce personnage fantasque, violent, débauché, répétant sans cesse : « qu’ils me haïssent pourvu qu’ils me craignent ».

(« Cals0032811.jpgius Suetonius Tranquillus est tenu pour l’un des principaux historiens de langue latine, alors qu’il fut en réalité un biographe, et ne toucha à l’histoire que dans la mesure où les personnages dont il trace les portraits et raconte la vie appartiennent à l’histoire générale. Il est d’une époque où l’érudition tend à l’emporter sur la création. Suétone est un érudit, un chasseur d’anecdotes rares. Il dut aux circonstances de sa vie d’avoir pu en recueillir de très précieuses, notamment sur les empereurs du Ier siècle après J.-C… »)

http://www.universalis.fr/encyclopedie/R170971/SUETONE.html

Les Thèmes de Camus dans la Version « théâtre »

La découverte de l’oeuvre de Camus fut une réelle et agréable surprise..La révolte, l’absurde, le suicide…

Au delà de La Peste et de l’Étranger, il y avait Noces à Tipaza, mais aussi Caligula.

Voici ce qu’en écrit Camus dans l’édition américaine du Théâtre (1957) :
« La première, Caligula, a été composée en 1938, après une lecture des Douze Césars, de Suétone.  

  »Caligula, prince relativement aimable jusque là, s’aperçoit à la mort de Drusilla, sa soeur et sa maîtresse, que le monde tel qu’il va n’est pas satisfaisant. Dès lors, obsédé d’impossible, empoisonné de mépris et d’horreur, il tente d’exercer, par le meurtre et la perversion systématique de toutes les valeurs, une liberté dont il découvrira pour finir qu’elle n’est pas la bonne. Il récuse l’amitié et l’amour, la simple solidarité humaine, le bien et le mal. Il prend au mot ceux qui l’entourent, il les force à la logique, il nivelle tout autour de lui par la force de son refus et par la rage de destruction où l’entraîne sa passion de vivre.

120413h1.jpg Mais, si sa vérité est de se révolter contre le destin, son erreur est de nier les hommes. On ne peut tout détruire sans se détruire soi-même. C’est pourquoi Caligula dépeuple le monde autour de lui et, fidèle à sa logique, fait ce qu’il faut pour armer contre lui ceux qui finiront par le tuer. Caligula est l’histoire d’un suicide supérieur. C’est l’histoire de la plus humaine et de la plus tragique des erreurs. Infidèle à l’homme, par fidélité à lui-même, Caligula consent à mourir pour avoir compris qu’aucun être ne peut se sauver tout seul et qu’on ne peut être libre contre les autres hommes. »

http://webcamus.free.fr/oeuvre/caligula.html

Un tournage romain qui tourne à l’orgie romaine…

En 1978, Victor Vramant (il succéda à Georges Bortoli comme correspondant à Moscou de la télévision française)  réalise un reportage très surprenant, sur le tournage dans les studios de Rome, d’une superproduction, Caligula.

Que dit-il ?  Justement tout est là…En glissant des mots sur le caractère peu conventionnel de ce nouveau type de peplum historique, et sur le fait qu’il a pu voir quelques scènes, le journaliste, essaie de faire comprendre à demi-mots, pour ne pas encourir les foudres des censeurs, qu’il se passe quelque chose de nouveau et sulfureux sous le soleil d’Italie.

Tous les détails concernant ce film, production, réalisation, se retrouvents sur le web et notamment sur Wikipedia

On retiendra les noms des réalisateurs Tinto Brass (Bob Guccione - »sein-patron » du magazine de charme Penthouse – et Giancarmlo Lui pour les scènes additionnelles), des scénaristes Gore Vidal, Bob Guccione, Giancarlo Lui, et Franco Rossellini.
(Production/Distribution : Distributeur(s)
Analysis Film Releasing Corporation (USA)
Independent Artists
(USA)
Éditeur DVD Seven 7 Informations annexes : Budget 17.5 millions de $ Lieux de tournage Dear Studios, Rome, Lazio, Italie.)

bxp2609521.jpgLa première version, sort le 2 juillet 1980…après être passée sous le couperet d’Anastasie..

Le casting a de quoi faire rêver :

Malcolm McDowell… Caligula

Teresa Ann Savoy … Julia Drusilla

Helen Mirren… Caesonia

Peter O’Toole… Emperor Tiberius Caesar  

Adriana Asti … Ennia

John Gielgud… Nerva

sans oublier les vedettes des séquence additionnelles :

Anneka Di Lorenzo … Messalina

Lori Wagner … Agrippina

J’ai selectionné 3 sites qui se distinguent, l’un pour la profusion des documents photographiques,

http://www.caligulathemovie.com/

et  les deux autres pour  un travail extraordinaire de collecte d’informations, qui s’apparente, par instants, à un véritable mémoire sur le film, (signé Françis Moury), initialement paru sur Dvdrama puis repris en version revue et corrigée sur Dvdclassik.

http://www.cineastes.net/textes/moury-caligula.html 

 http://www.peplums.info/pep02.htm

Rumore….

« Afin d’évoquer le plus sanguinaire des empereurs romains, selon les dires de Suétone, il fallait oser tous les débordements.   Effectivement, Bob Guccione, en 1976 décide d’investir plus de vingt millions de dollars de l’époque, somme colossale, dans la production d’un film sur Caligula. »  Pour mettre toutes les chances de son côté il va « s’entourer des meilleurs : Gore Vidal (Ben Hur, 1959) au script, le génial décorateur de Fellini, Danilo Donati (Satyricon, 1969), de grands acteurs comme Peter O’Toole, John Gielgud..(qui fera tout pour faire effacer son  nom du générique, mais en vain) »
« Le tournage commence en 1976, et les tensions sont nombreuses avec le réalisateur qui a une vision très personnelle de son film. Il crée une véritable œuvre décadente et grotesque. Guccione se sentant trahi décide de revenir la nuit sur le plateau et tourne en secret des scènes additionnelles plus chaudes et au contenu sexuellement explicite. Une fois le film terminé, Tinto Brass refuse d’assumer la paternité d’un métrage qu’il ne reconnaît plus. D’interminables procès repoussent la sortie vers 1979. »

 http://www.avoir-alire.com/article.php3?id_article=7130

1982 …Caligula en cassette !!! 

  »Caligula…Sexe et Violence sur fond d’histoire.  Dix sept millions de dollars ont été investis dans cette superproduction descendant en droite ligne de Ben-Hur et Cléopatre, faisant de Caligula l’un des films les plus chers de l’histoire du cinéma. Pas moins de cinq mois de tournage, 3592 costumes, 64 décors et quelques 40 000 mètres de pellicule furent nécessaire à sa réalisation. On sait que la version cinématographique a été censurée et que la cassette vidéo seule donne une version intégrale du chef-d’oeuvre, incluant dan ses deux heures quarante cinq, des scènes érotiques que l’on s’interdira de qualifier de pornographiques à cause de la qualité de l’image »

« L’éditeur Claude Gorsky, fit le siège de B. Guccione, jusqu’au jour où il put le convaincre de lui céder les droits du film. Selon lui Caligula restera un des grands films du vingtième siècle car il contient tous les ingrédients du succès : violence, histoire et érotisme. Sans compter la beauté hallucinante des décors. » (Gorki créa Vista Video avec un catalogue contenant à sa naissance Caligula et Lola de Fasbinder)

En relisant le texte ci dessus véritable « bande-annonce sur papier glacé » et en regradant (toujours avec plaisir) les photos qui accompagnent le document (en montrer mais pas trop), on réalise combien René Château et Vista Vidéo ont soigné le lancement de la cassette en version intégrale.

C’est le moins que l’on puisse dire.

Evidemment les scènes où l’on retrouvait Anneka Di Lorenzo, Valerie Rae Clark, Lori Wagner, ainsi que le navire surnommé « Bordel Impérial » eurent un retentissement incroyable auprès du public, au point d’en oublier de rembobiner les cassettes vidéo…(authentique)

Monsieur Tinto Brass

La cinemathèque française  a rendu hommage en 2006 à celui qui fut assistant de maîtres du cinéma aussi réputés que Federico Fellini ,son idole, ou Roberto Rosellini :

« Tinto Brass n’est certainement pas végétarien. Et dans ses films, ce n’est pas la tête qui parle, c’est le corps tout entier en action. La crudité de l’oeil de Tinto Brass est métaphorique de sa rupture avec la raison raisonnante, de son ouverture à la nudité et de sa conscience détachée. Chacun de ses films est une vision extatique d’un l’homme acéphale et une reprise étymologique du mot Prostituere, soit exposer publiquement (un corps). « 

http://www.cinematheque.fr/fr/nosactivites/projections/rendez-vous-cinema/cinemabis/archives/manifestation/V2654-cinema-bis-hommage-tinto-brass.htm 

Le cinéaste possède son propre site…

http://www.tintobrass.to/

D’autres peplum…Pâles copies

Où l’on retrouve même des scènes tirées d’autres peplums comme le Colosse de Rhodes…

Caligula ....De Suétone à Guccione dans Le Petit Carré Blanc puce2 les Folles Nuits de Caligula (Le calde notti di Caligola), de Roberto Montero, avec Carlo Colombo.
Pays : Italie
Date de sortie : 1977
Technique : couleurs
Durée : 1 h 15

 puce2 dans Le Petit Carré Blanc Caligula, la véritable histoire (Caligula, the Untold Story), de David Hills, avec David Cain Haughton.
Pays : Italie
Date de sortie : 1982
Technique : couleurs
Durée : 1 h 40

puce2 Caligula et Messaline, d’Anthony Pass, avec Vladimir Brajovic.
Pays : France et Italie
Date de sortie : 1982
Technique : couleurs
Durée : 1 h 45

 puce2 les Orgies de Caligula (Caligula’s Slaves), de Frank Kramer et Laurence Webber, avec Robert Gligorov.
Pays : Italie
Date de sortie : 1984
Technique : couleurs
Durée : 1 h 30

http://www.larousse.fr/ref/film/Caligula_1627.htm

Mais aussi …

Caligula2 de Joe d’Amato avec Laura Gemser (1982)

Messalina, Messalina (Messaline, Imperatrice et Putain)
It – 1977 -  Durée
1H35 -  
Date de sortie : 07/01/1981

Messaline et Agrippine, de  Jacob Most, avec  Raquel Evans
Date de sortie : 1982
Durée : 90 mn

Combien reste t-il de scènes inédites ? Verra t-on un jour une nouvelle « version intégrale » ? Pour ma part j’en suis convaincu… Caligula n’a pas encore livré tous ses secrets…   



Définitions…

En lisant la presse, on rencontre parfois de drôles de mots…Au premier abord on y prète guère attention mais à y regarder de plus près …on est confronté à la question qui tue : « papa qu’est ce que ça veut dire le népotisme ? » 

C’est vraif00156311.jpgment pas  de chance : vous lui aviez appris à lire avant qu’elle entre au CP, et maintenant c’est elle qui lit par dessus votre épaule…Je ne vais pas lui reprocher de préférer la presse écrite à la Starac ou à Victoria de la Roue de la Fortune…

Et puis je me suis souvenu qu’à son âge je lisais les articles de Maurice Fabreguettes dans ce Provençal, si cher au coeur de Gaston Defferre…Alors assumons notre rôle de père…

Eh bien ma chérie…le népotisme….voyons ce qu’en pense Google…

Et c’est ainsi que je suis parti à la pêche aux termes. Ceux la même qui furent jadis à la source de mes insomnies revenaient me hanter; car bien vite ce premier mot fut rejoint par d’autres tout aussi peu rassurants.

Voilà, donc, ce que j’ai pris dans les mailles de mon filet : entre les lignes il se pourrait que se cache un gros poisson…

 Despotisme : Pouvoir absolu du souverain qui gouverne avec une autorité arbitraire (Tyran, Dictature) (du grec depotes signifiant maître)

Cet homme [Napoléon Ier], dont j’admire le génie et dont j’abhorre le despotisme, cet homme m’enveloppe de sa tyrannie comme d’une autre solitude (Chateaubriand., Mémoires., t. 1, 1848, p. 15) : http://www.cnrtl.fr/definition/pragmatisme

Despotisme Éclairé : Doctrine politique des philosophes du  XVIIIe siècle  selon laquelle le souverain doit gouverner en se laissant guider par les lumières de la raison 

Népotisme: Abus qu’une personne en place fait de son influence en faveur de sa famille, bn2620441.jpg de ses amis(vient du latin nepos : neveu)

Prosélytisme : zèle déployé pour faire des prosélytes ( nouveau converti à une religion, ou personne gagnée à une doctrine, un parti), recruter des adeptes

Rien ne me choque plus que le prosélytisme et ses moyens, toujours impurs (Valéry, Variété V, 1944, p.89).

http://www.cnrtl.fr/definition/pragmatisme

Pragmatisme : Doctrine selon laquelle n’est vrai que ce qui fonctionne réellement, souci d’efficacité

« Le pragmatisme chiraquien dérapait (Le Nouvel Observateur, 30 août 1976, p.21, col. 1). » http://www.cnrtl.fr/definition/pragmatisme

Et voici un article du Sunday Telegraph, repris par Courrier International et le site La Toupie : c’est la meilleure des définitions…

Le népotisme, on a ça dans le sang
« Ce n’est pas sans fierté que le Forum économique mondial de Davos nous a présenté ses futures élites, les young global leaders, ces jeunes dirigeants mondiaux qui « ensemble bâtiront un avenir meilleur » pour la planète. Mais qui sont donc ces jeunes et brillants espoirs ?

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 Consultons la liste, tiens, et… mais, attendez voir, certains de ces noms semblent,  disons, familiers. Ça ne serait pas Jonathan Soros, le fils du milliardaire George Soros ? Ouaip. Et Miguel Forbes ? Mais oui, c’est le rejeton de la famille du magazine Forbes. Il y a aussi Aditya Mittal, le fils de 28 ans de Lakshmi Mittal, le baron de l’acier. Tony O’Reilly junior, héritier de sir Anthony, le magnat irlandais. Et Aerin Lauder, petite-fille de la légendaire Estée Lauder. Dans ce catalogue des étoiles montantes, on retrouve encore Nathaniel Rothschild, qui a réussi à gonfler les multimillions de papa, lord Rothschild, grâce à ses propres talents de magicien de la finance. Sans parler des bambins de diverses majestés en Norvège, en Suède et aux Pays-Bas. Mais qui sont les arbitres qui ont veillé à ce que tout ça reste en famille ? Entre autres, Arthur O. Sulzberger, directeur du New York Times, qui a hérité du boulot de son cher père, et James Murdoch, de BSkyB, qui… ah, bref. »
« The Sunday Telegraph », publié par « Courrier International », le 5 février 2005
http://www.toupie.org/Dictionnaire/Despotisme.htm

http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/despotisme/

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Pour ce qui est de l’illustration photographique, je vous renvoie à la désormais classique formulation :  » Toute ressemblance avec une situation existante ou ayant existé ne serait que pure…(vraiment pure) ..coïncidence. »

-Mais dis moi papa, c’est quoi le F.M.I.?

-C’est …c’est …va voir Gulli, ma chèrie !! 

 

 

 



Sables mouvants

La rose des sables 

Sur l’écran noir de mes  nuits blanches, je me fais du cinéma; c’est mon côté dernière séance.
J’emprunte les mots de Nougaro et fais référence à une chanson d’Eddy Mitchell, pour faire ressugir ces scènes mémorables que je repasse en boucle dans un Gaumont Palace imaginaire; je rêve en cinemascope….
J’entends ces voix dans le désert :
-Tu n’as pas peur anglais ?
-Ma peur ne regarde que moi !

Je vois les silhouettes de Peter O’Toole et Omar Sharif dans un saisissant face à face.
Le lieutenant Lawrence et Sherif Ali, devenaient des héros par la grâce du film de David Lean. 

 

« Lauwrence, poéte et archéologue  fait croire à l’Emir Faycal, parce qu’il y croit lui même, que renaîtra l’empire arabe du Khalife Omar. » (Commentaire de Joseph Kessel dans le film de Frédéric Rossif : Un Mur à Jérusalem)

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http://cinema.encyclopedie.films.bifi.fr/index.php?pk=62051

Au terme du long métrage de Lean, on comprend que tous les efforts de l’agent britannique, ne constitueront tout au plus qu’un écran de fumée derrière lequel se négocie le partage du moyen-orient, les accords secrets  Picot – Sykes, du nom de deux hauts fonctionnaires, signés le 16 mai 1916…

« L’entrée dans le conflit des Ottomans, aux côtés de l’Allemagne, s’explique en grande partie par l’hostilité des Turcs aux menées entreprises par les Russes, les Français et les Anglais, qui ont tenté à plusieurs reprises de s’emparer des possessions de l’Empire. De leurs côtés, les Alliés voient dans le conflit l’occasion de réaliser enfin leurs ambitions territoriales. Aussi des négociations secrètes ont-elles lieu entre sir Mark Sykes, pour le compte du gouvernement britannique, et François Georges-Picot, pour celui de la  France. » http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_741538091/Sykes-Picot accord.html

Les 730922771.jpgdocuments originaux peuvent être consultés sur le portail France diplomatie du gouvernement français. http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/ministere_817/archives-patrimoine_3512/expositions_11556/pages-histoire_14041/60e-anniversaire-etat-israel_18854/accords-sykes-picot-1916_62401.html  

Le moyen-orient va donc être découpé en plusieurs zones comme suit:

  1. Une zone d’administration britannique direste (Koweit et Mésopotamie)
  2. Une zone d’influence britannique (sud de la Syrie, Jordanie, Palestine)
  3. Une zone d’administration française directe (Liban et Cilicie)
  4. Une zone d’influence française (Nord de la Syrie et Province de Mossoul)
  5. Une zone d’administration internationale (Saint Jean d’Acre, Haifa et Jérusalem)

http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/syrie-Sykes-Picot-1916.htm

http://www.premiumorange.com/collectif-communiste-polex/histoire/Accord%20Sykes-Picot.html

« Six Jours », « Kippour », la guerre toujours… 

« Périodiquement, le spectre d’un nouveau « Sykes-Picot » ou partage du Proche-Orient imposé de l’extérieur resurgit. La prétention occidentale d’une supériorité morale fondée sur l’application de la démocratie et du libéralisme apparaît alors comme une sinistre mystification. C’est peut-être la conséquence la plus néfaste des choix de la période 1916-1920, régulièrement renouvelés depuis. »

Voilà ce qu’on pouvait lire sous la plume d’Henry Laurens en avril 2003 dans le Monde Diplomatique.

 http://www.monde-diplomatique.fr/2003/04/LAURENS/10102

La connaissance de cet épisode de l’Histoire est indispensable pour qui veut comprendre les multiples conflits du moyen-orient.

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Aussi n’est-il pas étonnant de voir de nombreux sites, qu’ils soient proches de la Palestine ou d’Israel commenter ces accords.

http://www.shalom-israel.info/

http://www.france-palestine.org/

http://www.aloufok.net/

 L’ anglais « Bédouin »

Pour percer les mystères de T.E.Lawrence, on peut parcourir la toile, et partir à la recherche de l’espion de sa majesté….

 http://www.al-lawrence.info/

http://www.vialupo.com/lawrence/

http://wiki.france5.fr/index.php/IL_ETAIT_UNE_FOIS…_-_LAWRENCE_D’ARABIE

….ou lire son ouvrage  »les 7 Piliers de la sagesse »….

Quant à moi je pars rejoindre, Alec Guinness et Anthony Quinn ou devrais je dire l’Emir Faycal Ibn Hussein et Auda Ibu Tayi, chef des Howeitat…



Crise de Foi

Nous étions face à face, tous les deux, Félix et moi.

Rien de tel qu’un plongeon dans ce bon vieux Gaffiot des années cinquante, qui sentait encore la France d’entre deux guerres : celle d’Indochine et d’Algérie.

J’ai donc ouvert ce respectable dictionnaire de Latin, à la lettre C, pour voir mon Credo.

Et j’ai conjugué ce credo au présent de l’indicatif, …credo, credis : … troisième personne du singulier : credit, il croit.

Quelle surprise ! Maintenant je comprend.

Ta banque croit que tu vas lui rembourser…toi tu crois qu’elle va te prêter.

D’ailleurs je dois confesser que j’ai placé ma confiance ( et pas que ma confiance) dans ces sociétés qui m’expliquaient à la radio, à la télé, sur Internet, qu’avec elles tout allait changer. 

BNP Paribas la banque d’un monde qui change.

Société Générale, on est là pour vous aider.

Crédit Agricole, Une relation durable ça change la vie.

LCL Demandez plus à votre argent.

La Banque Postale, bien plus qu’une banque. 

Banque Populaire, Banque et Populaire à la fois.

Caisse d’Epargne, et si une banque vous aidait à mieux vivre

C.I C. , parce que le monde bouge

Crédit Mutuel, la banque à qui parler.

HSBC, votre banque partout dans le monde

Fortis, banque des entreprises et des entrepreneurs.

ING Direct, Créateur d’intérêt

Vous aviez raison, chers banquiers, grace à vous tout a changé. Le réveil est difficile; on a tous la gueule de bois.



Les Raisins de la Colère ne sont pas des fruits de la Passion

 

En ces temps de crise, où les journées semblent suivre des scénarii écrits par Tom Clancy, où les mots font si peur que l’on préfère parler de croissance presque négative, et murmurer le terme de « récession», l’Académie de Stockholm, révèle le nom des lauréats du prix Nobel                                        (  http://nobelprize.org/  ).

mk103811.jpg Transition toute trouvée lorsque l’on sait qu’un certain John Steinbeck obtint le Nobel de littérature en 1962 et que ce même auteur signa les Raisins de la Colère, illustration remarquable d’un Amérique secouée par la crise de 29… Cette œuvre lui ayant valu le Prix Pulitzer en 1940.

  http://www.steinbeck.org/MainFrame.html

Notre première réaction devant l’angoisse du futur est de regarder vers le passé. Que se passa -t-il au cours de l’histoire de l’humanité avant et après les séismes de la finance.

Sans  reprendre intégralement le contenu des articles publiés sur la toile ces derniers jours, sachant que d’une façon générale on retrouve les mêmes repères historiques à une ou deux exceptions près, on peut toutefois citer  :

- 1636: Krach de la tulipe ou «Tulipomanie» aux Pays-Bas.

- 1720: Krach en Grande-Bretagne appelé aussi banqueroute de Law.

- 1882: Krach de l’Union Générale. La faillite de cette banque catholique française entraîne celles de nombreux agents de change. Les Bourses de Lyon et Paris sont ébranlées, plongeant la France dans une crise économique.


- 1929: Krach à Wall Street. Le jeudi 24 octobre.

- 1987: Krach du 19 octobre à Wall Street.  

- 1998: Krach russe.  

- 2000: Fin de la bulle Internet.  bxp418441.jpg 

- 2001: le 11 septembre, attentat au World Trade Center

- 2002: La falsification de ses comptes par le courtier américain en énergie Enron et la fraude du groupe américain de télécommunication Worldcom

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/10/les-krachs-boursiers-une-vieille-histoire_1105364_1101386.html

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080122/LAINFORMER/80122107/5891/LAINFORMER01http://http://www.linternaute.com/histoire/motcle/482/a/1/1/krach.shtmlhttp://http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19291024 

On ne trouve pratiquement pas de référence à 1974 (crise économique qui suivit la guerre du Kippour au Moyen Orient) alors que Warren Buffett en parle comme d’un krach boursier.

Aucune allusion non plus à l’affaire Soros… »En 1992, alors que l’Angleterre  s’enfonçait dans une crise économique, il sembla clair à Soros que la situation de la livre sterling était intenable Soros vendit à découvert 10 milliards de livres, pariant donc à la baisse sur cette monnaie. Il provoqua, par cette opération, une pression telle sur la livre que la Banqure d’Angleterre  sortit sa devise du Système Monétaire Européen » . Il fut surnommé pour cela « l’homme qui fit sauter la Banque d’Angleterre ». http://fr.wikipedia.org/wiki/

Et voilà qu’une fois de plus dans cette délicate période de septembre -octobre, hantise des traders et des petits porteurs, nous sommes confrontés à un Krach, à qui l’on ne tardera pas à donner un surnom, plus médiatique que « subprimes » .Trouvera-t-on un successeur à Steinbeck pour écrire « Qui a tué Lehman Brothers » ?    



Les Mots de la crise

«Je me cite souvent, cela apporte du piment à ma conversation.» (George Bernard Shaw)

The best is yet to come 

Jeudi 2 Octobre, une déclaration de l’ancien patron de la Réserve Fédérale Américaine, s’nscrivant dans le cadre d’un discours prononcé à la Georgetown Law’s School, a été reprise par de nombreux sites et également par Bloomberg Television :
Greenspan Says Markets Will Recover « Sooner Rather Than Later » ( http://www.streetinsider.com/ )

                                                                                                                                                                                                                                Traduite en français e483652081.jpg la formule donnait peu dans l’esthétisme mais elle avait le mérite de faire briller une petite    lueur d’espoir l’espace de quelques instants, les places financières s’étant, hélas, chargées de tout anéantir dans les journées suivantes.  « Greenspan dit que les marchés se remettront plutôt « plus tôt que plus tard » de la crise ». Dans cet univers où l’on connaît le poids de chaque mot, car de là peut naître la rumeur qui va se propager, les déclarations sont prononcées avec   prudence..en principe.                                                                                   

De là est née l’idée de reproduire quelques  phrases guidées par le bon sens et l’experience, cela va de soi.

Souvenez-vous…c’était au printemps 2008, quelques mois avant la demande de Raymond à Estelle, avant les larmes de Laure, quelques mois avant que Lehman, WaMu, Freddie, et Fannie sombrent dans les abysses du New York Stock Exchange… 

Souvenez-vous…c’était à la fin de l’été 2008, là bas on l’appelle l’été Indien, une saison qui n’existe que dans le Nord de l’Amérique…(désolé je n’ai pas pu m’en m’empêcher)….les bronzages étaient encore intacts…mais on commençait enfin à se poser les bonnes questions, ou presque.

DSK avant les vacances…

Pour Strauss-Kahn, le pire de la crise financière est passé, mais pas ses effets

http://afp.google.com/

DSK aprés les vacances…

Le pire de la crise financière est peut-être encore à venir et d’autres grands noms de la finance pourraient se retrouver prochainement dans une situation critique, a déclaré Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI).

http://www.capital.fr/actualite/   avec Reuters le 17 septembre 2008

Apocalypse Now ?

Georges Soros qui publie son livre « La Vérité sur la crise financière » a accordé un entretien « electrochoc » à l’Express.fr.

 « Les banques centrales ont beau avoir injecté des liquidités, les flux financiers vers l’économie réelle restent très perturbés. La méfiance règne entre les établissements financiers. Les doutes sur la solvabilité des uns et des autres sont loin d’avoir disparu, ce qui affecte leur capacité à se prêter de l’argent et donc à offrir du crédit. Cette peur de l’avenir se traduit aussi par un besoin de reconstituer leurs fonds propres, pour faire face à d’éventuelles pertes. La dislocation du système financier est encore plus importante que je le pensais. Pour la première fois depuis les années 1930, il est au bord de la rupture. »

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 (Propos recueillis par Thomas Bronnec mis à jour le 15/09/2008 – publié le 11/09/2008)

http://www.lexpress.fr/ 

Vive la crise ?

Je me sens « Comme un obsédé sexuel dans un harem »  (overesexed guy in a worehouse). C’est que déclarait Warren Buffett en 1974 au magazine Forbes, au moment du krach.

Un article consacré au milliardaire américain  sur Rue89, donne de la crise une vision moins sombre. On peut y lire ceci :

  »Dans un entretien à la chaîne CNBC, le célèbre investisseur explique qu’il investirait bien à hauteur de 1% dans le plan Paulson de sauvetage des banques de 700 milliards de dollars. Investir ? C’est bien le mot qu’il a employé. Car il ne faut pas selon lui voir ses 700 milliards de dollars comme des dépenses fédérales mais comme un investissement dont les retours se matérialiseront dans cinq à dix ans. »

(Source :  Guillemette Faure - Rue89 le 04/10/2008 à 10H59)

http://www.rue89.com/2008/10/04/ 

Evoquons, pour conclure, cet extraordinaire coup de bourse réalisé par Nathan Rothschild en Juin 1815 et souvent présenté comme une légende. Informé de la défaite Napoléonienne il vend ostensiblement ses actions à la Bourse de Londres, provoquant l’inévitable krach, chacun étant persuadé que Rotschild vendait parce qu’il avait des informations  précises sur la défaite de Wellington. Il put racheter les titres après l’effondrement ….la Bourse remonta le 21 aprés l’annonce de la Victoire…Et pourtant de cette grave crise, les français n’ont surtout gardé en mémoire qu’un seul mot, passé à la postérité, celui de Cambrone. C’est peut-être là, « Le » mot de la crise.  

http://www.1789-1815.com/

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