Les nouvelles dictatures…

Posté le Jeudi 3 novembre 2011

braucl0179s1.jpg  En matière de dictature, au cours du siècle dernier nous avons été plus que servis : Mussolini, Hitler, Staline, Franco, Salazar, Pol Pot, Pinochet sans oublier les colonels grecs….La liste pourrait s’allonger encore d’une bonne quantité de noms.

 Ces régimes n’ont eu pour seul mérite, dans certains cas, que celui d’afficher d’entrée la couleur, celle de l’autoritarisme à tout va.   

 On en connaît, aussi, d’autres plus souterraines, plus sournoises qui sévissent ici et là.

Jusqu’ici rien de nouveau sous le soleil.

Des organisations non gouvernementales, des sectes, des agences ayant pignon sur rue, des multinationales soucieuses de leurs monopoles et de leurs intérêts, poussent parfois le bouchon un peu loin. Citons à titre d’exemple, le rôle joué par  ITT en Amérique du sud dans les années 70 conjointement avec la CIA.

Mais depuis quelques années trois noms font la loi et font régner la terreur sur les marchés financiers, et au delà  : Moody’s, Fitch et Standard and Poors.

Ils ont tous posé le même axiome qui se résume en deux points :

Article 1  Nous ne nous trompons jamais dans nos sentences.

Article 2  Dans l’hypothèse peu probable où nous commettrions une erreur…l’article 1 entrerait en application.

C’est ainsi que ces as de la statistique ont abaissé la note des USA, avec en guise d’auto absolution un communiqué cynique qui disait à peu près ceci : « Il faut que les Républicains et les Démocrates entendent notre message. »  

Et une secousse sismique sur toute la planète…une !!!

En l’espèce, il y avait eu un « léger » oubli  des analystes : 2000 milliards de dollars….  

Le fond du problème n’était pas là estima Standard and Poors, jugeant que l’administration Obama avait été mise en garde depuis avril. Non mais !!!! 

Or, vous allez voir qu’ils peuvent faire encore plus fort. Tel Moody’s qui  note la banque Lehman Brothers avec AAA, quelques jours avant la faillite de l’établissement.

Devant le congrés Américain, le représentant de l’agence de notation, ne cède rien, comme l’atteste cet extrait paru dans la presse anglo saxonne.   

« At the hearing today, the exchange between Speier and the agency chiefs was particularly contentious.

« You had rated AIG and Lehman Brothers as AAA, AA minutes before they were collapsing. After they did fail, did you take any action against those analysts who had rated them? » Speier asked. « Did you fire them? Did you suspend them? Did you take any actions against those who had put that kind of a remarkable grade on products that were junk? »

McDaniel answered first. « No, we did not fire any of the analysts involved in either AIG or Lehman, » he replied. « An important part of our analysis was based on a review of governmental support that had been applied to Bear Stearns earlier in the year »

Je vous invite à consulter votre traducteur préféré sur Google….

N’oublions pas que le blackout sur les opérations spéculatives et frauduleuses de la société Enron (auditée par Arthur Andersen),  ou la dissimulation de la crise des subprimes, sont également à mettre si j’ose dire au crédit de ces spécialistes.    

Pour faire le contrepoids des Big Three, les européens travaillent à la création de leur propre agence de notation.Mais à ce jour aucune n’a le pouvoir de nuisance des sorcières de Wall Street.

Bien sur ces sociétés ne sont pas les responsables de la crise, toutefois on ne peut pas dire qu’elles contribuent pas à la sérénité des débats.

Alors une question s’impose : à quand l’arroseur arrosé ?

lafternews @ 11:53
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Les chemins de l’Histoire

Posté le Mardi 31 août 2010

hlcl01571.jpg Dans les années 60-70, l’Histoire et la culture  générale, empruntent de multiples chemins en vue de séduire les jeunes générations. En dehors des programmes scolaires, la légende des Siècles (merci Victor) nous fascine à travers ce que l’on n’appelle pas encore les mas média.

Au cinema, les fresques d’Abel Gance, ou de Sacha Guitry, s’éclipsent quelque peu  devant les nouvelles  productions des majors américaines.

 On se presse pour voir Lawrence d’Arabie, Paris Brûle-t-il ? (Réalisation René Clément, Scénario de Francis Ford Coppola, Gore Vidal, Jean Aurenche, …) Ben-Hur, Le Jour le Plus Long, Le Docteur Jivago, ou Alamo. Les scénaristes prennent bien souvent des libertés avec la vérité mais qu’importe.

 Les personnages vont désormais graver leur visage dans nos mémoires, sous les traits de John Wayne, Peter O’Toole, Rex Harrison, Richard Burton, Charlton Heston et bien sur Elizabeth Taylor. 

Nous ne sommes pas encore aux temps d’Apocalypse Now ou de Caligula. La censure et les parents veillent.

Les passionnés vont se diriger vers la presse écrite : la revue Tout l’univers, l’encyclopédie des jeunes propose une approche ludique de l’histoire de l’humanité : les articles explorent un large éventail de domaines, soutenus par un graphisme soigné. Ces lecteurs poursuivront la quête du savoir avec les séries Connaissances de l’Histoire et Grands Peintres voire Sciences et Vie ou Historia.

Les accrocs de la vulgarisation plébiscitent le journal Spirou qui publie les histoires de  L’oncle Paul . S’instruire en se distrayant : pourquoi pas ?

Ne nous voilons pas la face : le SLC (Salut les Copains) avec Dutronc en couverture sera très recherché, de même que ces quelques spécimens repérés en page centrale de Lui ou de l’édition américaine de Playboy

Côté petit écran, on n’ira tout de même pas jusqu’à dire que Thierry La Fronde ou Zorro apportent leur pierre à l’édifice de l’éducation nationale. Quoique, même s’il n’y a pas matière à comparaison, l’impact de la diffusion de première adaptation des Rois Maudits de Druon, en 1972 fut considérable.

Les publicitaires vont aussi surfer sur la vague. Certes la quasi totalité des annonceurs va s’afficher ouvertement copocléphile, mais le créneau de la connaissance va être plus qu’utilisé. L’huile et le café notamment nous invitent à la découverte des pays de l’Amérique du Sud, des Provinces de France ou des navires célèbres.  (Huilor Dulcine).  

Et le jeu me direz-vous ?  Il est de la partie et pas seulement par le biais du déguisement : Rome et Carthage devient un jeu de société et les plus adroits consacrent des heures à reconstituer la Santa-Maria ou le USS Saratoga. (Maquettes Revell ou Heller)

Pour ma part j’ai aussi découvert l’Histoire par le truchement de jouets venus tout droit du Royaume-Uni. C’est à eux que je dois ma passion des faits d’armes  de la Guerre d’Indépendance des États-Unis, de la guerre de sécession ou de ce peuple Zoulou qui avait infligé une cuisante défaite à l’armée de sa gracieuse majesté, la reine Victoria en 1879 à Isandhlwana.

Je vous invite vivement à vous rendre sur le site de William Britain  : le souci de la finition, la reconstitution des batailles est leur marque de fabrique. Leur devise : « Détail, Qualité et Authenticité depuis 1893″. 

Aujourd’hui, si je n’oublie pas que la guerre est une horreur au delà du clinquant des uniformes, je ne dédaigne pas emprunter ces chemins détournés, qui me reconduisent au coeur de l’Histoire.      

lafternews @ 16:08
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Alice en illimité…

Posté le Jeudi 8 avril 2010

Nous reproduisons ici, un texte écrit par Blue Pepper pour le blog de Nathalie de Piment Rose en y incluant un extrait dont le contenu est réservé aux adultes…. 

csc030431.jpg Rassure toi, ami internaute, toi qui maîtrise les arcanes de la lecture en diagonale, je ne vais pas t’infliger une nième critique du film de Tim Burton.

Ceux qui me connaissent savent que, généralement je trempe ma plume dans des fioles parfumées à l’érotisme suranné….

Bon, si on pouvait me mettre un petit thème de Francis Lai ou Royal Canin par Ennio Morricone en fond sonore, pour l’ambiance, ce serait pas de refus…

Revenons donc à Alice.

Lewis Caroll, l’auteur, la dote d’un caractère d’exploratrice curieuse, pas terrorisée pour deux sous à l’idée de suivre un lapin dans son terrier, ce qui lui fait déjà un point commun avec la créatrice de ce blog dont la passion pour les rabbits n’a jamais été démentie.

C’est en jouant sur cet aspect du personnage que fut tourné en 1976,  Alice in Wonderland, le premier film musical pornographique.  

On reconnaîtra bien volontiers que la partition et les lyrics n’ont pas laissé un souvenir impérissable dans les annales (désolé…) x103467881.jpg

Le réalisateur   Bud Townsend fut épaulé par le producteur William Osco, qui avait saisi  l’opportunité d’adapter une oeuvre dont les droits étaient tombés dans le domaine public. Osco s’était déjà distingué par une parodie érotique de Flash Gordon ( Flesh Gordon) en 1975. 

Il ne restait plus qu’à trouver une Alice juvénile et majeure. Ce fut Kristine Debell (lien réservé à un public averti), playmate d’Avril 1976.

Ce long métrage rapporta près de 90 millions de dollars; et la Fox qui flairait les bons coups, avait sorti les ciseaux pour obtenir une déclassification du film.

Depuis décembre 2007, une version restaurée et non censurée est disponible en Dvd. 

En bon nostalgique des seventies, je souhaitais évoquer ce passage peu ordinaire de l’autre côté du miroir.

lafternews @ 8:42
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La vie devant soi ?

Posté le Lundi 11 janvier 2010

k17858841.jpg A la demande générale voici le premier article « hot » de l’année 2010.

A tous ceux et  celles qui, dans les prochains mois, vont franchir le pas en se mariant ou en se pacsant, nous dédions ce papier.

Vous avez pensé à tout, j’en suis sur….le traiteur, la cérémonie, l’orchestre ou le DJ, les alliances, les fleurs, la salle, le photographe – oui je suis passé par là !!! – la robe de mariée, les limousines, la liste des invités, la nuit et le voyage de noces, les cadeaux, etc, etc…

C’est à ce moment précis que vous avez intégré un mot incontournable à votre conversation : concession.

Le mariage c’est le miroir des vanités : les susceptibilités se froissent plus que les beaux habits. 

Pour gérer ce stress et éviter de frôler la « nervous breakdown » vos amis ou vos copines ont prévu de faire les choses en grand….enfin c’est ce qu’ils se disent au départ.

Il vont prendre en charge votre enterrement de vie de célibataire.

Là, vous vous dites : « au secours !!!!!!!!!!!! ». Vous les connaissez si bien que vous craignez le pire. k26308271.jpg

Rassurez-vous. Comme votre serviteur, ils ont cherché les bons plans sur Google. Ils ont été servi au delà de leurs espérances. Du plus cher au moins cher, du plus chic au plus vulgaire, du plus basique au plus branché, de Barcelone à Bruxelles : on trouve tout sur la toile.

Les sites  mariage.com , cordocou.com  ,  cortège.com et bien d’autres proposent des plans soirées les plus variés. Vous n’échapperez pas à la ribambelle de produits dérivés (Megafête) : écharpes,  t-shirts, strings, sex-toys, tétines, poupées gonflables et l’inévitable certificat de virginité à faire remplir par les forces de l’ordre.    

Difficile aussi de les éviter : les légions de chippendales et autres strip-teaseuses; il y a là un beau gâteau dont chacun veut une part. Ici sexe et mort, même fictive, font bon ménage. Même les clubs s’y sont mis. 

Certaines sociétés ont choisi de se démarquer, tout en demeurant dans la même gamme de produits : la soirée « coquine » entre copines, semble de plus en plus plébiscitée (Piment Rose). 

 On s’interroge aussi sur le net pour savoir ce qui se fait ailleurs.  Un survol des traditions du Canada à la Suisse en passant par l’Inde est proposé au lecteur; on notera par ailleurs que Wikipedia, ne consacre au phénomène que quelques lignes dans sa version française. Dans quelques cas on rappelle les origines anglo saxonnes de cet enterrement. 

Mais si l’on y regarde de plus près, notamment du côté des pays ayant connu la dictature k17941911.jpg(Espagne ou Argentine par exemple), l’expression « se lâcher » prend toute sa dimension.

Taper sur google ou un autre moteur : « despedidas de soltera » ou « mamadas en la despedida«  .  (Attention contenu réservé aux adultes). Ces demoiselles ou ces dames ne reculent devant aucune extrémité, même dans la langue de Cervantes.

Plus qu’un enterrement c’est une resurection !!

lafternews @ 11:39
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Lecture pour tous…..

Posté le Mercredi 25 novembre 2009

Le 15 mars 1968, Le Monde publie un article de Pierre Viansson-Ponté, « Quand la France s’ennuie », titre qui fait référence à une phrase d’Alphonse de Lamartine «La France est une nation qui s’ennuie.».

 Certains passages sont d’une troublante actualité. 

k25631191.jpg  »Ce qui caractérise actuellement notre vie publique, c’est l’ennui. Les Français s’ennuient. Ils ne participent ni de près ni de loin aux grandes convulsions qui secouent le monde. La guerre du Vietnam les émeut, certes, mais elle ne les touche pas vraiment. Invités à réunir « un milliard pour le Vietnam », 20 F par tête, 33 F par adulte, ils sont, après plus d’un an de collectes, bien loin du compte.

D’ailleurs, à l’exception de quelques engagés d’un côté ou de l’autre, tous, du premier d’entre eux au dernier, voient cette guerre avec les mêmes yeux, ou à peu près. Le conflit du Moyen-Orient a provoqué une petite fièvre au début de l’été dernier : la chevauchée héroïque remuait des réactions viscérales, des sentiments et des opinions en six jours, l’accès était terminé. Les guérillas d’Amérique latine et l’effervescence cubaine ont été , un temps, à la mode elles ne sont plus guère qu’un sujet de travaux pratiques pour sociologues de gauche et l’objet de motions pour intellectuels.

Cinq cent mille morts peut-être en Indonésie, cinquante mille tués au Biafra, un coup d’Etat en Grèce, les expulsions du Kenya, l’ « apartheid »sud-africaine, les tensions en Inde : ce n’est guère que la monnaie quotidienne de l’information. La crise des partis communistes et la révolution culturelle chinoise semblent équilibrer le malaise noir aux Etats-Unis et les difficultés anglaises.pha0550000291.jpg
 

De toute façon, ce sont leurs affaires, pas les nôtres. Rien de tout cela ne nous atteint directement : d’ailleurs la télévision nous répète au moins trois fois chaque soir que la France est en paix pour la première fois depuis bientôt trente ans et qu’elle n’est ni impliquée ni concernée nulle où que ce soit dans le monde.

La jeunesse s’ennuie. Les étudiants manifestent, bougent, se battent en Espagne, en Italie, en Belgique, en Algérie, au Japon, en Amérique, en Egypte, en Allemagne, en Pologne même. Ils ont l’impression qu’ils ont des conquêtes à entreprendre, une protestation à faire entendre, au moins un sentiment de l’absurde à opposer à l’absurdité. Les étudiants français se préoccupent de savoir si les filles de Nanterre et d’Antony pourront accéder librement aux chambres des garçons, conception malgré tout limitée des droits de l’homme.

Quant aux jeunes ouvriers, ils cherchent du travail et n’en trouvent pas. Les empoignades, les homélies et les apostrophes des hommes politiques de tout bord paraissent à tous ces jeunes, au mieux plutôt comiques, au pis tout à fait inutiles, presque toujours incompréhensibles.

c0021756ts1.jpgHeureusement, la télévision est là pour détourner l’attention vers les vrais problèmes : l’état du compte en banque de Killy, l’encombrement des autoroutes, le tiercé, qui continue d’avoir le dimanche soir priorité sur toutes les antennes de France.
 

 Le général de Gaulle s’ennuie. Il s’était bien juré de ne plus inaugurer les chrysanthèmes et il continue d’aller, officiel et bonhomme, du Salon de l’agriculture à la Foire de Lyon. Que faire d’autre ? Il s’efforce parfois, sans grand succès, de dramatiser la vie quotidienne en s’exagérant à haute voix les dangers extérieurs et les périls intérieurs. A voix basse, il soupire de découragement devant la « vachardise »de ses compatriotes qui, pourtant, s’en sont remis à lui une fois pour toutes de leurs affaires. Ce qui fait d’ailleurs que la télévision ne manque pas une occasion de rappeler que le gouvernement est stable pour la première fois depuis un siècle.

Seuls quelques centaines de milliers de Français ne s’ennuient pas : chômeurs, jeunes sans emploi, petits paysans écrasés par le progrès, victimes de la nécessaire concentration et de la concurrence de plus en plus rude, vieillards plus ou moins abandonnés de tous. Ceux-là sont si absorbés par leurs soucis qu’ils n’ont pas le temps de s’ennuyer, ni d’ailleurs le cœur à manifester et à s’agiter. Et ils ennuient tout le monde. La télévision, qui est faite pour distraire, ne parle pas assez d’eux. Aussi le calme règne-t-il.k22141561.jpg

La réplique, bien sûr, est facile : c’est peut-être cela qu’on appelle, pour un peuple, le bonheur. Devrait-on regretter les guerres, les crises, les grèves ? Seuls ceux qui ne rêvent que plaies et bosses, bouleversements et désordres, se plaignent de la paix, de la stabilité, du calme social.


L’argument est fort. Aux pires moment des drames d’Indochine et d’Algérie, à l’époque des gouvernements à secousses qui défilaient comme les images du kaléidoscope, au temps où la classe ouvrière devait arracher la moindre concession par la menace et la force, il n’y avait pas lieu d’être particulièrement fier de la France. Mais n’y a-t-il vraiment pas d’autre choix qu’entre l’immobilité et la tempête ? Et puis, de toute façon, les bons sentiments ne dissipent pas l’ennui, ils contribueraient plutôt à l’accroître.

Cet état de mélancolie devrait normalement servir l’opposition. Les Français ont souvent montré qu’ils aiment le changement pour le changement, quoi qu’il puisse leur en coûter. Un pouvoir de gauche serait-il plus gai que l’actuel régime ? La tentation sera sans doute de plus en plus grande, au fil des années, d’essayer, simplement pour voir, comme au poker. L’agitation passée, on risque de retrouver la même atmosphère pesante, stérilisante aussi. On ne construit rien sans enthousiasme.

fst0560311.jpgLe vrai but de la politique n’est pas d’administrer le moins mal possible le bien commun, de réaliser quelques progrès ou au moins de ne pas les empêcher, d’exprimer en lois et décrets l’évolution inévitable. Au niveau le plus élevé, il est de conduire un peuple, de lui ouvrir des horizons, de susciter des élans, même s’il doit y avoir un peu de bousculade, des réactions imprudentes.
Dans une petite France presque réduite à l’hexagone, qui n’est pas vraiment malheureuse ni vraiment prospère, en paix avec tout le monde, sans grande prise sur les événements mondiaux, l’ardeur et l’imagination sont aussi nécessaires que le bien-être et l’expansion.
 Ce n’est certes pas facile. L’impératif vaut d’ailleurs pour l’opposition autant que pour le pouvoir. S’il n’est pas satisfait, l’anesthésie risque de provoquer la consomption. Et à la limite, cela s’est vu, un pays peut aussi périr d’ennui. »

PIERRE VIANSSON-PONTE
Le Monde du 15 mars 1968

 

lafternews @ 21:13
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Mc Cartney …live and let die

Posté le Vendredi 11 septembre 2009

f00155281.jpg Après la sortie de l’intégrale des Beatles, dans sa version immaculée, je vous propose de remasteriser un bon vieux « marronnier » des années 60. 

Voilà ce que l’on appelle une légende urbaine, une rumeur, une stratégie marketing qui tombe presque du ciel comme la pomme d’Isaac Newton.

Mc Cartney, Sir Paul Mc Cartney serait mort il y a bien longtemps, en 1966, dans un accident de voiture : un sosie  l’aurait remplacé au pied, ou plutôt à la main gauche levée.

C’est le disc-jockey américain   Russ Gibb  qui lança cette rumeur le 12 octobre 1969…

Des preuves ? Internet regorge de preuves.

La pochette d’Abbey Road, celles de Sergent Pepper’s et Magical Mistery Tour fourmillent d’indices sans parler des enregistrements eux-mêmes qui livrent leurs secrets si l’on tend bien l’oreille ou si l’on fait défiler la bande son à l’envers.

Au fil des sites ( YellowSub.net  ou  The Beatles Discut Forum ) on se delectera dans un flot de pieds nus, de mains, de couleurs, d’inscriptions, de cigarettes tenues de la main droite, de messages subliminaux parmi lesquels j’ai relevé cette phrase :  k06816241.jpg

« Encore plus étrange, le nom de l’hôtesse du bus Magical Mystery Tour : Wendy  Wenters, soit si l’on supprime les W de chacun des deux mots : Endy Enters soit en français  » Finalement enterré « 

Si vous avez l’âme d’un Sherlock Holmes, vous pourrez partir sur les traces de ce cher Paul et puis de là faire un tour à Los Angeles pour voir si Michael a réellement quitté ce monde : n’en doutons pas, il y a ici, matière à une nouvelle légende urbaine.     

lafternews @ 19:42
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We are the world

Posté le Mercredi 1 juillet 2009

cb01305511.jpg Au moment où la planète met un crêpe noir, mais sûrement pas un point final, à une success story « unbelievable », je souhaitais évoquer le souvenir d’un des plus grands professeurs de musique, de ce siècle…

Mais quel rapport avec la disparition de Bambi ?

Patience j’y viens…

Elle s’appelait Nadia Boulanger et sa réputation dépassa largement nos frontières, les élèves en manque d’harmonie accourant du monde entier, et notamment des U.S.A., pour suivre son enseignement comme on recueille une potion magique.  

L’histoire de sa vie que l’on retrouve chez Wikipedia mais également sur d’autres sites,  fait ressortir les noms de Gabriel Fauré, Maurice Ravel  ou Igor Stravinsky.    

En 1928 elle expliquera à Georges Gershwin qu’elle ne peut le prendre pour élève : « Que pourrais-je vous enseigner que vous ne sachiez déjà ? ». De la même façon elle conseillera à Astor Piazzolla, de concentrer son travail sur le tango, plutôt que sur la musique symphonique.

Elle enseignera au Conservatoire National de Musique de Paris, au Conservatoire Américain de287001a1.jpg  Fontainebleau, à la prestigieuse Juilliard School et   dirigera  notamment le New York Philharmonic au Carnegie Hall en février 1939.

En 1956  au cours d’une tournée avec Dizzy Gillespie, un certain Quincy Jones découvre un musicien nommé Lalo Schiffrin. ( Mission Impossible c’est lui )

Est-ce à la suite de cette rencontre qu’il décide de s’installer à Paris pour se perfectionner auprès de Nadia Boulanger et Olivier Messiaen, c’est fort possible…

Après quelques sérieux ennuis de santé, il collaborera avec les plus grands : Sinatra, Streisand et travaillera pour le cinéma et la télévision. 

Les bios de Quincy Jones, sont assez détaillées sur le net, toutefois pour les frenchies, il manquera quelques anecdotes sur sa période parisienne ; on retient généralement qu’il est celui qui a travaillé avec Barclay comme directeur musical et qui fut l’ami de Salvador. Il fut aux côtés de Nana Mouskouri, dans les années 60.

Et voilà comment on en revient à Michael Jackson…Off the Wall 1979.

On connaît la suite…

urb0461.jpg Michel Legrand, Vladimir  Cosma, Pierre Henry, Daniel Barenboïm, Léonard Bernstein : certes, on  observera l’eclectisme du parcours des élèves de Nadia Boulanger, mais surtout on n’oubliera pas que derrière les strass et les paillettes, il y a la rigueur, le travail, l’exigence poussées au paroxysme, pour offrir une approche de la perfection.

Revoyez le clip de We are the world : tous les musiciens et les chanteurs ont une partition à portée de mains. 

Je sais qu’au Paradis, Michael retrouvera de bons musiciens : Satchmo, Ray Charles et tant d’autres et  un professeur d’exception : Nadia Boulanger.

lafternews @ 7:35
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Saintes écritures…

Posté le Lundi 15 juin 2009

k08895931.jpg Avec l’aimable autorisation du blog Le Paf  nous reproduisons l’intégralité de l’article intitulé  »Saintes Ecritures ».

Depuis près de deux mois ma fille dévore des livres à un rythme qui doit réjouir les directeurs commerciaux de la Fnac…Par bonheur nous fûmes sauvés du naufrage à la sauce mortgage par la proximité de la Médiathèque Simone de Beauvoir.

Mais rendons à César ce qui lui appartient.

Grâce au travail de fond d’un professeur des écoles, des enfants de CM2 se sont découverts une passion pour tous les personnages de la galaxie Bottero.  

Un auteur français est donc parvenu à se frayer un chemin, que dis-je une sente dans un monde où règnent entre autres J. K. Rowling et son apprenti sorcier binoclard, Harry Potter, qui s’écrase régulièrement sur mon mur « Facebook » (et autant vous le dire je ne souhaite pas savoir dans quelle maison de Poudlard  j’irais vivre)  ou encore John Ronald Reuel Tolkien, auteur du Seigneur des Anneaux (The Lord of the Rings), et qui, décédé le 2 septembre 1973, ne prendra jamais connaissance du succès planétaire de la version cinématographique de son oeuvre  …    

Ewilan Gil’ Sayan, Salim Condo , Akiro Gil’ Sayan,  Éléa Ril’ Morienval, et les marchombres, ont k06598631.jpg envahi notre paisible demeure par la magie de la plume de cet ancien instituteur, passionné de litterature, qui donne vie à des mondes oniriques.   

Bref je suis le plus heureux des « pafs » , rien qu’à la pensée que ma fille va dans la foulée, se laisser bercer par la douce mélodie de textes inoubliables… Justement la voilà  qui arrive…

Ma chère enfant puis-je te poser quelques questions de culture générale.

- Tu connais Hugo ?

- C’est une Eau de Toilette pour homme.

- Zola ?

- Un défenseur de l’Inter de Milan ?

- Sartre ?

- Un département français

- Camus ?

 - Le producteur de Johnny…

- Et un dernier pour la route : Truman Capote

- Une marque de préservatifs pour gays . 

 Sok19009651.jpgit. Alors partons de Bottero pour construire ton savoir.

« Et moi, je te dis qu’il est Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai ton futur »

Pardonnez moi seigneur de parodier un verset de Matthieu, mais je n’ai pas résisté à la tentation de toucher aux Saintes Ecritures …  

lafternews @ 13:10
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A star is born…

Posté le Mercredi 3 juin 2009

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 On aura tout vu sur la toile et même un poème à la « gloire » de Jean-Michel Cohen…

Jean Michel il a dit,  fais pas couler le sucre

Même l’orge à Gainsbarre, dans la bouche d’Annie ?

Il faudrait  donc créer la brigade des stupres

Et mettre d’un seul  jet,  un bemol aux envies ?

******

Jean-Michel il a dit, évite les corps gras

Et puis tant qu’on y est, touche pas à ta femme ? !

Mets de l’huile repond, le choeur, en plein orgasme

On se fait une bouffe et après on verra…

******   

Jean-Michel il a dit, ne touche pas au sel

Alors là, c’est facile, je ne me baigne plus

Je ne prendrai qu’un sceau, le rateau et la pelle

Pour regarder la plage, les strings et les seins nus.

****** 

Jean-Michel il a dit, que la pilllule Alli

C’était pas du pipo, ni même un placebo

Mais de là à crier,  ô Seigneur, j’ai maigri

Le tour que l’on nous joue , il le trouve un peu gros.

****** 

Jean-Michel il a dit, il faut manger  des fruits

Et aussi des légumes, et que ce soit bouilli 

Sinon c’est le cancer et d’autres maladies

Il ferait presque peur !! ah ! yala,  “cinq” sur lui !!  

******

Jean-Michel sur M6,  TF1 et Gulli

Ce n’est plus un docteur, c’est télé- calories

Et là bas sur  Facebook, cherche-t-il  des amis ?

Il finira pour sur,  Expert à Miami…  

******

lafternews @ 18:37
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Second « sex » Life

Posté le Lundi 25 mai 2009

cb1077311.jpg La frontière entre le cinéma classique et le X ressemble de plus en plus à la ligne Maginot : on passe par dessus ou on la contourne dans l’allégresse…

A l’occasion de la sortie du film « Coco Chanel et Igor Stravinsky » de Jan Kounen les projecteurs se sont posés sur Anna Mouglalis  (Interview disponible sur Elle.fr ). De fil en aiguille on la découvre, également, en tant que réalisatrice « cryptée » pour Canal + .

Par ailleurs la projection d’Antichrist de Lars Von Treers a confirmé la tendance qui consiste à saupoudrer les films de scènes de sexe non simulées. L’article suivant a été relevé sur le net durant le festival de Cannes, il est assez représentatif de ce qui se dit sur la toile à propos de la performance des acteurs et du réalisateur :

 » Avec Antichrist (le T combine en fait une croix et le symbole féminin), Lars von Trier a repoussé les limites de l’ignoble. Dès la première scène, le ton est donné : Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe font l’amour sur une musique religieuse, avec images de pénétration en gros plan, pendant qu’un bébé glisse par la fenêtre. Plus tard, Charlotte Gainsbourg, entièrement nue, se masturbe frénétiquement dans les bois. Puis fait de même à son compagnon inconscient, qui éjacule du… sang. Et pour cause : elle vient de lui balancer une boîte à outil entre les jambes. Juste après…   » Si vous êtes à jeun, lire la suite ici

Comme dirait Coluche : » Et ils le vendent leur film ? »k06115551.jpg

Ces deux sorties cinématographiques ont aiguillé ce papier vers des sentiers torrides, à consommer avec modération, et interdits aux mineurs en ce qui concerne le film évoqué ci-après.   

Avec le très hot  Destricted,  (4 extraits derrière le lien)  qui regroupait plusieurs courts métrages d’artistes avec comme unique cahier des charges de proposer une représentation de la sexualité, Larry Clark, (extrait explicite sur Xhamster) Matthew Barney, Gaspar Noé ou encore Sam Taylor-Wood, avaient créé des oeuvres débridées et pornographiques, mais surtout destinées aux garçons.¨

Par la suite, cinq réalisatrices françaises, Lola Doillon, Maïwenn le Besco, Helena Noguerra, Arielle Dombasle et Caroline Loeb avaient toutes tourné un court métrage sur la thématique du désir féminin. Et tous ces petits films furent regroupés pour former X-plicit, qui sera à terme projeté au cinéma.

Une seule contrainte leur avait été imposée : réaliser des scènes pornographiques !

 Vous pouvez vous rendre sur le site ,  Second Sexe, pour en apprendre davantage…en voici un avant goût…

k02817581.jpg  » Les six x-plicit films de Second Sexe se retrouvent ici unis dans une version longue: Arielle Dombasle et « Le bijou indiscret », Lola Doillon et « Se faire prendre au jeu », Laetitia Masson et « Enculées », Helena Noguerra et « Peep show Heros », Mélanie Laurent avec « A ses pieds » et enfin Caroline Loeb avec « Vous désirez? « .  6 propositions foisonnantes réalisées par des personnalités fougueuses… »

Pour la seconde saison, nommée X Femmes 2, de nouvelles artistes ont été contactées :  l’américaine Zoe Cassavetes, fille du grand John et soeur de Nick, avec Samedi Soir, la chorégraphe espagnole Blanca Li qui a fait Pour elle, la cinéaste française Tonie Marshall et son Beau Sexe et enfin Anna Mouglalis avec Les Filles.  Le sexe abordé avec le regard de femmes talentueuses… Le résultat sera à la télévision sur Canal + dès le 27 juin.  Sur Pure People

Dans ce cas précis, les producteurs ont au moins le mérite d’annoncer la couleur d’entrée.  

Qui se souvient de la Grande Bouffe de Marco Ferreri en 1973 ? Le fantasque italien avait défrayé la chronique avec son « oeuvre » polémique. Pour l’époque Pompidou-Giscard c’était très audacieux.

Je ne suis pas devin ni critique de cinéma, mais il y fort à parier que nous reviendrons à un cinéma plus académique, question de faire une pause, avant de repartir de plus belle dans la provocation.

lafternews @ 21:44
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